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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 18:41
PRUDENCE !!!
 
Tous les champignons, même comestibles, peuvent entraîner des troubles digestifs. En effet, consommés en trop grande quantité, mal cuits ou avariés, ils sont souvent à l’origine de troubles intestinaux, plus ou moins importants selon la fragilité de chacun. Les manifestations sont variables : nausées, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales, etc...
 
Une cinquantaine de champignons dangereux !!!
 
Mis à part ces syndromes digestifs banals, il existe en Europe une cinquantaine de champignons provoquant de véritables intoxications qui surviennent entre juillet et octobre, au moment où la pousse est abondante, ce qui augmente les risques de confusion.
 
Plus c’est long, plus c’est grave... 
Le temps d’apparition des troubles est un bon indicateur de la gravité de l’intoxication. Le plus souvent, le problème est moins grave lorsque les signes surviennent rapidement (entre 30 minutes et 3 heures). Si les troubles apparaissent tardivement (6 heures après le repas), l’hospitalisation est impérative.
 
Principales intoxications rencontrées.
 
  • Le syndrome résinoïde 
    Il est largement le plus répandu en France. Malgré des signes alarmants (douleurs intenses d’apparition rapide), l’intoxication est bénigne et laisse rarement des séquelles. Elle est due à différents champignons : le bolet Satan (Boletus satanas), l’agaric jaunissant (Agaricus xanthoderma), la russule émétique (Russula emetica) , le pleurote de l’olivier (Omphalotus olearius = Clitocybe olearius), le clavaire doré (Ramaria aurea), etc... Attention, ces champignons ressemblent à des comestibles recherchés...
 
  • Le syndrome phalloïdien 
    Sa réputation précède ce syndrome, qui représente plus de 90 % des cas d’intoxication mortelle. Il est dû à plusieurs poisons : les amatoxines et les phallotoxines, principalement. L’arrivée des signes de l’intoxication est généralement tardive. Ils surviennent au moment où tout le plat est digéré : le lavage gastrique ou les renvois sont inutiles. La première phase débute au bout de quelques heures par des vomissements et une diarrhée. La seconde phase se caractérise par une atteinte hépatique grave. Elle peut entraîner la mort à moins qu’une transplantation de foie ne soit pratiquée. Les traitements disponibles se révèlent d'une efficacité relative compte-tenu du délai de leur mise en place (Il s'agit du charbon activé qui favorise l'élimination des toxines, de la pénicilline, de la N-acétylcystéine et de la silibinine). Les champignons incriminés sont entre autres : l’amanite phalloïde (Amanita phalloides), l’amanite printanière (Amanita verna), l’amanite vireuse (Amanita virosa), la Lepiota helveola, etc... Attention, ces champignons ressemblent à des comestibles recherchés : russules, lépiotes, tricholomes, etc.
 
  • Le syndrome muscarinien 
    Il est dû à la muscarine, une toxine qui a des effets sur notre système nerveux. L’intoxication se traduit par une hypotension, un ralentissement du coeur et une augmentation des sécrétions (salives, sueur, etc...) ; signes apparaissant de 30 minutes à deux heures après l’ingestion. Il existe un antidote : l’atropine. Les principaux champignons responsables sont certains inocybes et clitocybes.
 
  • Le syndrome gyromitrien 
    Cette intoxication est principalement due aux Gyromitres (Gyromitra esculenta et sa variété fraglis, Gyromitra infula) et aux espèces proches comme les Helvelles, surtout s’ils sont insuffisamment cuits. Les symptômes apparaissent de 6 à 24 heures après l’ingestion avec nausées, vomissements et douleurs abdominales puis une toxicité hépatique se manifeste avec une atteinte neurologique dans les cas graves.
 
  • Le syndrome orellanien 
    Cette intoxication est due à une toxine (l’orellanine) présente chez certains cortinaires dont le Cortinaire couleur de Rocou (Cortinarius orellanus) et Cortinarius orellanoides. Elle se caractérise par un temps d’incubation très long, de trois à plus de 15 jours ! Les manifestations sont des nausées, vomissements, douleurs abdominales et lombaires, soif, etc... Dans les cas les plus sévères, l’issue peut être fatale si une transplantation rénale n’est pas réalisée.
  • Le syndrome coprinien 
    Ce syndrome, dû essentiellement à l’ingestion de coprin noir d’encre, ne se manifeste qu’en cas de consommation concomitante (ou dans les 36 heures) d’alcool. L’effet de cette association est appelé effet antabuse. Il se manifeste par des bouffées de chaleurs, des sueurs, des maux de tête et une augmentation de la fréquence cardiaque.
 
  • Le syndrome panthérinien 
    Ce syndrome, assez complexe, est dû à des toxines présentes dans certaines amanites : amanite panthère (Amanita pantherina), amanite jonquille (Amanita gemmata) et amanite tue-mouche (Amanita muscaria). Ces toxines provoquent des symptômes à l’opposé du syndrome muscarinien : augmentation de la fréquence cardiaque, hypertension, sécheresse des muqueuses... D’apparition rapide après l’ingestion, cette intoxication est généralement sans conséquence grave.
 
CONSEILS SECURITE !!!
 
  • Ne JAMAIS consommer un champignon dont l’identification n’est pas CERTAINE. Considérez que tout champignon inconnu est potentiellement toxique ;
  • Au moindre doute, adressez-vous à un mycologue ou au pharmacien.
  • Tout champignon sauvage doit être bien cuit ;
  • Crus ou mal cuits, même certains bons comestibles sont très indigestes. 
Si vous ramassez un champignon inconnu :
  • Ne pas le mettre dans le même panier que les autres champignons ramassés et identifiés comme comestibles (les spores que libèrent les champignons toxiques le sont souvent aussi) ;
  • Ramassez le champignon dans son ensemble pour faciliter son identification ultérieure par un mycologue ou à l’aide d’un livre illustré ; (Voir sur le BLOG l’article intitulé « Eléments de base pour une identification visuelle des champignons »)
  • La présence de traces d’une consommation du champignon par un insecte ou une chenille ne signifie pas qu’il est comestible.
  • Utilisez des paniers ou des sacs en tissus mais jamais de sac plastique car les champignons peuvent y fermenter et devenir indigestes voire toxiques (Voir sur le BLOG l’article intitulé « Récolte et préparation  des champignons »)
 
 
Après ces conseils et ces mises en garde je ne peux que vous inviter à lire ou relire sur le BLOG, l’article consacré « aux CHAMPIGNONS MORTELS - LES PREMIERS A CONNAITRE ! »
 
Soyez prudents !!!
 
Bonne lecture !!!
 
Ave les AMYCOS

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