MYCO-NIMBUS !
Un
site

pour faire connaissance avec le
monde des champignons
et s'initier à la
mycologie
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5 - « Le Guide des champignons - France et Europe ». Superbe ouvrage !
3000 espèces décrites et 1400 photos. (Format 13x23 cm)
Par Guillaume EYSSARTIER et Pierre ROUX paru chez Belin
(Un excellent guide pour les mycophiles confirmés !!!)
Pendant des siècles et des siècles, de l’Antiquité jusqu’au XXe siècle, les
champignons ont été considérés comme des plantes. Et puis, brusquement, au milieu du XXe siècle, en 1969 pour être exact, ils ont été exclus du règne botanique. Les champignons seraient donc
des animaux ? Non plus. Ils ont un peu des deux, mais pas assez pour en faire partie. En fait, il a été créé un nouveau règne rien que pour eux. On pourrait croire qu’au XXIe siècle, la
classification systématique des êtres vivants en règne, ordre, espèce, etc. est enfin terminée. Eh bien, on n’en est pas encore là, et bien des zones d’incertitudes demeurent tant certains
êtres vivants résistent farouchement à cette manie humaine de l’étiquette. La taxinomie, la science du classement et de l’appellation des différents êtres vivants, reste bel et bien pour les
scientifiques de tout poil un champ de bataille.
Mais revenons à l’exemple des champignons. La plus amusante caractéristique de leur classification du temps où ils étaient des plantes, c’est qu’on les définissait par ce qu’il leur manquait pour
être de «vraies» plantes. Dès le IVe siècle avant notre ère, Théophraste (qui veut dire «le divin parleur»), philosophe et naturaliste grec, inventeur d’une des premières classifications des
plantes (qui n’était d’ailleurs pas si mal faite), estime que «le champignon et la truffe, à la différence des autres plantes, n’ont ni racine, ni tige, branche, graine ou fleur». Carl von Linné,
le grand naturaliste suédois du XVIIIe siècle, auteur d’une classification sur laquelle repose encore en grande partie la nôtre, place les champignons, moisissures, fougères et algues parmi
les plantes. Au début du XXe siècle, les différentes sortes de champignons sont appelées cryptogames, ce qui veut dire «plantes sans fleurs» ou thallophytes, «sans tige et sans
feuilles».
Ce qui va chambouler ce bel édifice, ce sont les études microscopiques, puis cellulaires et biochimiques. Là, on découvre que les champignons se sont bien moqués des savants. Car leurs caractéristiques biologiques sont tout sauf végétales. Par exemple, si les cellules de champignon ont bien une paroi, elle n’est pas faite de cellulose comme chez les plantes, mais de chitine, une substance présente chez les insectes et les crustacés. Autre exemple, les champignons ne stockent pas leurs réserves sous forme d’amidon, mais sous forme de glycogène, comme les animaux. De plus, ils n’ont pas de chlorophylle, ne peuvent donc pas utiliser la photosynthèse, et doivent se nourrir de manière organique. Comme les animaux.
Mais en même temps, ils ont trop de différences avec les animaux pour pouvoir entrer dans leur règne. C’est pourquoi un éminent chercheur américain proposa, en 1969, de créer un nouveau règne pour les champignons. Ce qui donne cinq règnes pour les êtres vivants : les végétaux, les animaux, les bactéries, les protistes – qui sont toutes les cellules vivant de manière isolée et qui ne sont pas des bactéries – et, enfin les champignons.
Un règne pourrait en cacher un autre
Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines. Ou plutôt de celles des scientifiques. Car il ne faut pas oublier que toute classification s’établit en fonction de critères. Ils peuvent être par exemple morphologiques ou généalogiques, les fameux arbres de l’évolution. Ils peuvent encore être génétiques. Mais on pourrait en choisir d’autres. Par exemple, classer les êtres vivants pluricellulaires en fonction de leur capacité à se rassembler si les différentes cellules qui les composent sont séparées. Selon ce critère, l’être vivant qui serait en haut de l’échelle serait… l’éponge. Désagrégez une éponge en la passant dans un tamis au-dessus de l’eau, elle se rassemblera très vite. Une performance que nous n’atteindrons jamais. Et certains organismes classés aujourd’hui chez les champignons, par exemple les agents du mildiou, cette maladie de la vigne, de la tomate ou de la pomme de terre, sont finalement plus proches des algues.
Ces questions de critère sont l’objet d’âpres luttes entre spécialistes. Deux exemples concrets. À la fin des années 1980, des critères scientifiques ont expulsé le chrysanthème commun du genre du même nom pour le reléguer sous un nom obscur (Dendrathema). Mais les lobbies des fans du chrysanthème ont œuvré et la décision a été annulée. De même pour certains pétunias. Mais les géraniums ont eu moins de chances et quelques espèces ont été «déclassées» et placées sous la bannière des Pélargonium. Un changement qui semble être aujourd’hui entré dans les mœurs.
Le règne, au sens classification, des champignons pourrait cacher un autre règne. Car le plus
grand organisme connu vivant du monde est… un champignon. Il a été découvert dans une forêt de l’Oregon, aux États-Unis. Il couvre 890 hectares (1 200 terrains de foot) et est
âgé de plusieurs milliers d’années. Qu’on se
le dise, un champignon n’est ni végétal ni animal. C’est un… champignon.
Article paru dans Le FIGARO - sciences
·
La chronique de Jean-Luc Nothias du 19 décembre 2007.
Ave les Amycos !!!
Les HOMOBASIDIOMYCETES constituent le groupe le plus important des champignons. Ils se caractérisent par leurs basides non cloisonnées, appelées homobasides, de forme clavée ou cylindrique, ne
produisant pas de spores secondaires. Ce groupe comporte la plupart des champignons charnus basidiomycètes. Selon la classification traditionnelle, ils forment une
classe, elle-même divisée en trois sous-classes :
- les Aphyllophoromycetideae : champignons à hyménophore non lamellé, par exemple les hydnes, les polypores ou les
chanterelles.
- les Agaricomycetideae : champignons à hyménophore lamellé (agarics, amanites, russules etc.), sachant que
les lamelles peuvent prendre la forme de tubes porés (comme chez les bolets) ;
- les Gasteromycetideae : champignons dont les basides se trouvent à l'intérieur du basidiocarpe, par exemple la vesse-de-loup.
1- Les SARCOSCYPHINEAE scindés en 2
familles
-
Sarcosomataceae
-
Sarcoscysphaceae Sarcoscypha, Urnula,
Morchella esculenta (à g.) et Mitrophora semilibera (à
d.)
Sarcoscypha coccinea
A priori, la classification la plus récente définit trois Subdivisions :
- Les TAPHRYNOMYCOTINA
- Les SACCHAROMYCOTYNA , subdivision contenant entre autres "la levure de boulangerie".
- Les PEZIZOMYCOTYNA, subdivision contenant le plus grand nombre d'espèces.
Exemples de Xylaires
et de Cordyceps
5 – Les PEZIZOMYCETIDEAE ou DISCOMYCETES
Parmi les plus typiques des PEZIZOMYCETIDEAE on peut citer les Pézizes (ci-dessous à gauche), les Helvelles (ci-dessous en bas à gauche) et les morilles ( ci-dessous à droite), etc ...
· Les CHYTRIDIOMYCOTA
Pour les champignons, au niveau des mycophiles, le minimum consiste à donner un binôme latin qui précise le genre + un adjectif spécifique.
Exemple Russula virescens (Russule verdoyante).
A propos de la désignation en latin , j’y suis tout à fait favorable bien que n’ayant pas étudié cette langue dans mon cursus scolaire ! Il permet d’éviter tout malentendu lié aux désignations diverses et variées données d’un pays voire d’une région à une autre ! Exemple : Agaricus nivescens (littéralement Agaric boule de neige) est aussi appelé Agaric des jachères, Rosé des prés, Paturon blanc, Boule de neige (nom donné également à Agaricus silvicola !! etc, etc.
Pour parler des mêmes choses, parlons latin !
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TAXONS HIERARCHISES
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Terminaisons latines
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Exemple
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Division
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…mycota
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BASIDIOMYCOTA
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Subdivision
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…mycotina
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Classe
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…mycetes
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HOMOBASIDIOMYCETES
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Sous-classe
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…mycetideae
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AGARICOMYCETIDEAE
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Ordre
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…ales
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RUSSULALES
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Sous-ordre
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…ineae
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Famille
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…aceae
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RUSSULACEAE
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Sous-famille
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…oideae
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Tribu
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…eae
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Genre
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xxx
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RUSSULA
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Sous-genre
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xxx
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Section
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xxx
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HETEROPHYLLAE
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Sous-section
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xxx
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Virescentineae
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Espèce
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RUSSULA VIRESCENS
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Sous-espèce
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xxx
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Variété
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xxx
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Forme
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xxx
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Le distinguo entre les groupes est effectué en fonction des propriétés et des diverses formes prises par l’appareil végétatif ; par exemple : chez les GYMNOMYCOTA (Myxomycètes), désormais hors du règne FUNGI, l’appareil végétatif est simplement constitué par un plasmode, substance mucilagineuse (liquide épais et visqueux) ; chez les ZYGOMYCOTA (Phycomycètes) comme pour les autres groupes, il n’y a pas de plasmode mais un mycélium qui se distingue chez les ZYGOMYCOTA par le fait que les filaments sont continus (pas de cloison transversale) alors que chez les Basidiomycota et les Ascomycota, les tubes mycéliens sont cloisonnés ( on dit septés !! d’où le nom d’ailleurs de Septomycètes) etc… etc …