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monde des champignons
et s'initier à la
mycologie
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LES CHAMPIGNONS TOXIQUES ….. ( partie 9 / 9)
(du genre Psylocybe, Ramaria, Ramicola, Russula, Sarcospharea, Scleroderma, Scutiger, Stropharia, Tricholoma et Ustilago)
La Société Mycologique de France a édité une liste à priori non exhaustive, comportant 256 espèces toxiques regroupées en 41 genres dont certains très connus et d’autres un peu moins.
Les genres concernés sont :
Agaricus, Agrocybe, Amanita, Boletus, Chlorophyllum, Clitocybe,
Collybia, Conocybe, Copelandia, Coprinus, Cortinarius, Cystolepiota, Entoloma, Galerina, Gyroporus, Hebeloma, Hygrocybe, Inocybe, Lactarius,
Lepiota, Lepista, Leucoagaricus, Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus, Pholiotina, Psylocybe, Ramaria, Ramicola, Russula, Sarcospharea,
Scleroderma, Scutiger, Stropharia, Tricholoma et Ustilago.
Les genres surbrillés en jaune ont été vus dans de précédents articles. Ce dernier article de la série, aborde les genres
Psylocybe, Ramaria, Ramicola, Russula, Sarcospharea, Scleroderma, Scutiger, Stropharia, Tricholoma et Ustilago.
Genre PSILOCYBE
Les psilocybes font partie de la famille des Strophariaceae ; ce sont des champignons à la silhouette mycenoïde à collybioïde généralement de petite taille, à lames ventrues ascendantes ou horizontales largement adnées avec un voile partiel souvent rudimentaire et une sporée brun violacé.
Parmi les 40 à 45 espèces regroupées dans le genre aucune n’est comestible et 5 sont toxiques.
* Psilocybe cyanescens (Psilocybe bleuissant):
Espèce grégaire qui croît dans les zones humides sur les débris ligneux, les feuilles mortes, les copeaux de bois de la fin de l’été jusqu’au milieu de l’hiver.
Ce champignon est toxique et hallucinogène.
* Psilocybe laetissima : Pas d’information ni de photo.
* Psilocybe semilanceata (Psilocybe lancéolé) :
Avec un chapeau d’environ 2cm en « bonnet de lutin », l'espèce qui croît dans les prairies et la lande sur terrains acides, est connue en Europe
pour ses effets hallucinogènes. Il est très toxique ; son ramassage, son transport et sa vente sont interdits par la loi en France.
* Psilocybe silvatica : Pas d’information ni de
photo.
* Psilocybe strictipes : Pas d’information ni de photo.
Genre RAMARIA
Le genre Ramaria fait partie de la famille des Ramariaceae, l’une des 7 familles rassemblées dans l’ordre des CLAVARIALES.
Ce sont des champignons dressés, sans chapeau, dont le port est très variable, filiforme ou en massue, ramifiés, plus ou moins charnus ou bien encore en « chou-fleur » ou en éponge !
3 espèces sont toxiques.
* Ramaria formosa (Ramaire jolie) :
Peut atteindre 10 cm de haut.
Croît sous feuillus de préférence sous les hêtres
Chair blanche virant au rose à rouge sombre à la coupe
* Ramaria ignicolor (Ramaire couleur de feu):
Cette espèce relativement rare et plutôt méridionale croit sous les conifères ; pouvant atteindre 6 cm de haut, ses rameaux rose saumon vif sont épais et courts, jaunâtres au sommet. Sa chair est blanche, et son odeur désagréable.
* Ramaria pallida (Ramaire pâle) :
En forme de chou
fleur ou ramifiée comme du corail (4 à 15 cm de diamètre et 6 à 12 cm de haut), cette espèce de Ramaire assez répandue, croît au sol dans forêts de feuillus et de conifères de
juillet à octobre.
Genre RAMICOLA
Petit genre regroupant 10 espèces dont une toxique.
* Ramicola centunculus (Simocybe olivâtre) :
Petit champignon dont le chapeau de 3 cm de diamètre environ est hygrophane ; il est assez commun et croît sur des bois pourris de feuillus !
Genre
RUSSULA
Les espèces du genre ont une chair grenue et cassante comme les lactaires dont elles sont voisines mais ne laissent pas exsuder de lait à la cassure ou au froissement des lames. Leur chapeau est typiquement convexe à déprimé, les lames sont rarement décurrentes et le pied presque toujours cylindrique.
Le genre est vaste et homogène mais l’identification des espèces est difficile ; elle passe souvent par l’identification des caractères microscopiques (structure du revêtement, nature des hyphes, cystides, etc), la couleur de la sporée (de blanc pur à jaune foncé !!!) et la saveur (amère, poivrée ou douce).
Les Russules ont des couleurs très variées et relativement changeantes ! De nombreuses espèces (une trentaine) sont rouges.
En terme de comestibilité, seules quelques espèces douces sont comestibles ! Les Russules à chair amère ou poivrée sont à rejeter.
Le genre Russula comporte environ 400 espèces dont 5 toxiques :
* Russula betularum (Russule des bouleaux) :
Caractérisée par un chapeau assez fragile rose rougeâtre se décolorant très rapidement pour devenir presque blanc avec un revêtement séparable découvrant une chair blanche ou à peine rosée en surface.
Comme son nom l’indique, elle est toujours associée aux bouleaux !
* Russula emetica (Russule émétique) :
Son chapeau rouge vif est convexe, ferme et charnu avec une marge un peu cannelée ; La chair superficielle sous le revêtement est rosâtre. Les lames assez serrées ont des reflets crème pâle ; le pied, cylindrique, est légèrement jaunissant avec l’âge. Cette espèce, peu commune, croît préférentiellement sous conifères (épiceas en particulier) en zone humide de montagne.
* Russula emetica forme longipes :
Elle se distingue de l’espèce initiale par un chapeau très sombre au disque et un pied clavé et généralement plus élancé. On la rencontre dans les zones tourbeuses de montagne sous épicéas et pins.
* Russula emetica var.gregaria : Pas de photo
Cette variété de R. emetica est plus petite avec un pied souvent trapu, rouge saturé, elle vient en pessières à myrtilles.
* Russula griseascens (Russule grisonnante) :
Cette espèce répandue mais peu fréquente vient en été et en automne sous épicéas et pins , sur sols acides humides. Son pied bientôt creux a une surface finement veinée blanche puis grisonnant sur l’arête des veinules au début puis entièrement avec l’âge.
Sa chair à une odeur de bonbon !
Genre SARCOSPHAERA
Dans la famille des Pezizaceae, sous ordre des Pezizineae, ordre des Pezizales, les espèces du genre Sarcospharea sont des champignons en forme de coupe.
Le genre comporte 2 espèces toxiques !
* Sarcosphaera crassa (Pézize couronnée) :
Ce champignon qui croît au printemps sur sols calcaire dans les parcs et au bord des chemins. On le rencontre en forêts de feuillus et de conifères, sur terre nue, sur talus, sur aiguilles en décomposition.
C’est d’abord une boule fermée enfouie dans le sol qui va grossir (diamètre de 30 à 100 mm), se déchirer et s’ouvrir en étoile .Sa chair est blanche et cassante.
Isolé ou en groupe, localement abondant, il revient chaque année aux mêmes places.
* Sarcosphaera crassa var. nivéa : Pas de photo ni d’info.
Genre SCLERODERMA
De forme globuleuse ou subglobuleuse, ce petit genre de Gastéromycètes comporte une dizaine (?) d’espèces dont 3 sont toxiques :
* Scleroderma areolatum (Scléroderme aréolé) :
Espèce assez courante en été et en automne rencontrée en lisières de forêts, sur terrains en friche ou en forêts de feuillus. (thermophile)
Les fines écaille qui ornent sa surface se contractent pour former des aréoles ; son pied est très court (1,5 cm) ou nul et totalement enfoui.
* Scleroderma verrucosum (Scléroderme verruqueux) :
Presque globuleux comme Scleroderma areolatum, a un pseudopied très épais muni de rhizoïdes (gros poils plus ou moins charnus qui ressemblent à des racines). L’enveloppe fine jaune ochracé qui entoure la gleba (Hyménium interne) est couverte d’écailles brunes non aréolées. A la coupe, odeur forte et désagréable !
L’espèce est commune dans les parcs, au bord des chemins et des routes.
* Scleroderma citrinum (Scléroderme citrin – Scléroderme commun) :
Espèce commune et très répandue qui croît dans les forêts et les prés sur sols acides.
L’enveloppe jaune ochracé est couverte de verrues concolores brunissant avec l’âge ; elle est nettement coriace et plus épaisse (4 à 5mm) que pour les 2 espèces qui précèdent (1 à 1,5mm).
A la coupe, odeur caractéristique de caoutchouc !
Genre SCUTIGER
Je n’ai que peu d’information sur ce genre !!!
Selon certains auteurs et diverses sources peu nombreuses d’ailleurs, le genre Albatrellus serait la nouvelle désignation et donc le synonyme du genre Scutiger ! à vérifier tout de même !!!
Si tel est le cas, Scutiger ferait partie des Polyporaceae, une des 9 familles de l’ordre des Polyporales dans la sous-classe des Aphyllophoromycetideae.
Le genre regrouperait une douzaine d’espèces dont une toxique.
* Scutiger subrubescens (alias Albatrellus subrubescens ? photo ci dessous) :
Réunis en bouquets, ils sont rarement isolés.Albatrellus subrubescens est très répandu et croît de l’été à l’automne dans les forêts de conifères et les forêts mixtes La surface de son chapeau (épaisseur 10 mm) est finement feutrée, fendillée aréolée à l’état sec ; blanchâtre au début, puis jaune soufre à jaune vert et ocre brunâtre dans la vieillesse. La face inférieure est tapissée de pores, longs de 1 à 5 mm, blanchâtres, jaunissant au toucher, peu décurrents. Les pores de 2 à 4 mm sont arrondis-anguleux . Le pieds souvent excentrique est plein et finement feutré, aminci vers la base, cylindrique ou aplati. La chair est cassante, blanche avec odeur agréable et saveur de noix !
(extrait du Tome 2 des Champignons de Suisse par J BREITENBACH & F KRÄNZLIN)
Genre
STROPHARIA
Les espèces du genre ont des silhouettes tricholomoïdes ou collybioïdes à voile partiel bien développé donnant un anneau plus ou moins persistant généralement membraneux. Leur sporée est brun violacé. Ils poussent sur humus ou sur fumier !
Parmi les 15 espèces que comporte le genre, aucune n’est comestible, 4 sont toxiques.
* Stropharia aeruginosa (Strophaire vert de gris) :
Assez facilement reconnaissable à son chapeau bleu-vert visqueux, couvert de flocons blancs plus dense à la marge et à son pied gainé de méchules blanches, on le rencontre fréquemment en automne dans l’humus des forêts, en lisière, sous feuillus et conifères.
* Stropharia caerulea (Strophaire bleue) :
On le rencontre fréquemment en été et en automne, au bord des chemins et en lisières de bois, dans les zones nitrophiles.
Bien que ressemblant à S. aeruginescens, il s’en distingue en particulier par l’ornementation du pied qui est revêtu de flocons fibrilleux blancs jusqu’à une zone annulaire fugace et dont la base est ornée de cordonnets mycéliens blancs.
* Stropharia coronilla (Strophaire à petite couronne) :
Espèce assez commune qui croît isolément ou en petits groupes à la fin du printemps et en automne dans les champs, au bord des routes et dans les clairières . Souvent reconnaissable à son chapeau légèrement visqueux et à son anneau blanc strié qui avec l’âge, se colore de noirâtre par les spores.
* Stropharia semiglobata (Strophaire demi-globuleuse) :
Assez courant au printemps et en automne dans les prairies sur bouses et crottins, il a comme son nom l’indique un chapeau hémisphérique, légèrement visqueux. Son pied grêle est visqueux sous l’anneau !
Genre TRICHOLOMA
Le genre regroupe une centaine d’espèces dont 2 mortelles (Tricholoma pardinium et sa variéré filamentosum et Tricholoma auratum) et 8 espèces toxiques à très toxiques.
* Tricholoma pardinium var.filamentoseum
Tricholoma pardinium (Tricholome tigré) à gauche et sa variété filamentosum à droite .Tous les 2 mortels .
* Tricholoma auratum (tricholome doré, équestre, canari, bidaou)
(voir sur ce blog l’article du 3 août 2007
intitulé « champignons mortels : les premiers à connaître »)
Les espèces du genre sont mycorhiziques (terricoles), assez robustes et ont des lames échancrées. Ce
sont généralement des champignons tardifs.
Le genre comporte quelques très bons comestibles comme Tricholoma terreum (Tricholome terreux) très commun sous les pins en automne, Tricholoma squarrulosum (Tricholome squarruleux) sous chênes en automne, Tricholoma scalpturatum (Tricholome gravé) très commun sous feuillus, etc.
* Tricholoma fulvum (Tricholome fauve ou Tricholome à lames jaunes) :
Espèce assez commune qui croît sous feuillus et particulièrement sous les bouleaux.
La marge de son chapeau est très nettement cannelée ! Il a une odeur de farine et sa chair est amarescente .
* Tricholoma josserandii (Tricholome de
Josserand) :
Il croît en régions submontagneuses à méridionales sous feuillus aimant les sols acides. On le rencontre parfois sous les cèdres. Il a une chair blanche a odeur rance écoeurante.
* Tricholoma pardinium (Tricholome tigré) :
De même que sa variété filamentosum, il est extrêmement toxique et est donné comme mortel par certains auteurs.
Heureusement peu commun, il croît surtout en montagne sur terrains calcaires sous sapins et hêtres en automne.
(voir sur ce blog l’article du 3 août 2007 intitulé « champignons mortels : les premiers à connaître »)
* Tricholoma pardinium forme albellum : Pas de photo ni d’info.
* Tricholoma pessundatum :
Espèce relativement peu commune que l’on rencontre surtout sous les pins en forêts atlantiques. Sa chair pale a une odeur et une saveur très farineuse ou de concombre !
* Tricholoma sudum : Pas de photo ni d’info.
* Tricholoma virgatum (Tricholome vergeté) :
Reconnaissable à son chapeau conique puis mamelonné, fibrilleux soyeux gris argenté, ce champignon rare en plaine, croît cependant en nombre en montagne sous feuillus et conifères.
* Tricholoma virgatum f. roseipes
:
Quasiment identique à Tricholoma virgatum, la forme roseipes s’en distingue par son pied orné de fibrilles ocre rosé.
Je n’ai pas trouvé, ni dans ma littérature ni sur le net de photographies de cette forme "roseipes" ; je vous propose cependant cette
magnifique aquarelle de Christian FRUND.
Pour découvrir qui est Christian FRUND et ce qu’il fait, n’hésitez pas à aller
sur : http://www.champis.net/wiki/index.php/Christian_Frund
Genre USTILAGO
Division des Basidiomycota – Sous division des Ustilaginomycotina – Classe des Ustilaginomycètes – Ordre des Ustilaginales - Famille des Ustilaginaceae, le genre Ustilago regroupe environ une soixantaine d’espèces.
Ce sont des champignons microscopiques parasites qui provoquent des maladies telles que le charbon ou la rouille.
* Ustilago maydis :
L’espèce est un champignon pathogène provoquant une maladie du maïs appelée « charbon du maïs »
L’espèce est donnée comme toxique par la Société Mycologique de France mais au Mexique, les grains infectés (déformés) sont appelés « huitlacoche » et considérés comme un met recherché !!! Alors !!!! ...
Au travers de 9 articles , je vous ai présenté très très sommairement 260 champignons toxiques !
Pour faire plus ample connaissance avec eux, je vous invite vivement à aller voir les descriptions détaillées qui en sont faites dans vos ouvrages de
référence !!!
Bon courage
Ave les Amycos !!!
N'ayant pu pour des raisons techniques, contacter et demander préalablement aux auteurs l'autorisation de publication
des photos parues dans cet article, je les remercie néanmoins chaleureusement car je suis certain qu'ils me pardonneront ce manquement élémentaire aux bonnes manières.
LES CHAMPIGNONS TOXIQUES ….. ( partie 8/9)
genres Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus et Pholiotina.
La Société Mycologique de France a édité une liste à priori non exhaustive, comportant 256 espèces toxiques regroupées en 41 genres dont certains très connus et d’autres un peu moins.
Les genres concernés sont :
Agaricus, Agrocybe, Amanita, Boletus, Chlorophyllum, Clitocybe, Collybia, Conocybe, Copelandia, Coprinus, Cortinarius, Cystolepiota, Entoloma, Galerina, Gyroporus, Hebeloma, Hygrocybe, Hypholoma, Inocybe, Lactarius, Lepiota, Lepista, Leucoagaricus, Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus, Pholiotina, Psylocybe, Ramaria, Ramicola, Russula, Sarcospharea, Scleroderma, Scutiger, Stropharia, Tricholoma et Ustilago.
Les genres surbrillés en jaune ont été vus dans de précédents articles.
Cet article aborde les genres Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus et Pholiotina.
Genre LYOPHYLLUM
Les champignons du genre Lyophyllum sont terricoles ou lignicoles ; Ils ont une silhouette tricholomoïde ;
Ils poussent en touffes (cespiteux) et possèdent une chair généralement élastique.
Le genre regroupe environ 40 espèces dont une seule est toxique !
* Lyophyllum connatum (tricholome conné) :
Autrefois considéré comme comestible, il faut aujourd’hui le rejeter ! (renferme des substances cyto-toxiques)
Il pousse en automne en touffes denses au bord des chemins, sur les pelouses, dans les prés et les bois. Ce champignon commun, vous le reconnaîtrez à son odeur caractéristique de petit pois frais ! et à la réaction violette de ses lames au sulfate de fer !!!
Genre MACROLEPIOTA
Grande Lépiote !!!
Les champignons du genre sont souvent très robustes, avec chapeaux plus ou moins squamuleux dont les lames sont souvent pseudocollariées Le pied est muni d’un anneau coulissant à maturité.
Le genre comporte environ 20 espèces dont 1 seule est toxique : Macrolepiota venenata !
Il faut cependant signaler Macrolepiota rhacodes (Lépiote déguenillée) à consommer avec prudence car mal à très mal tolérée par certains
* Macrolepiota venenata (Lépiote vénéneuse) :
M. Venenata à gauche et M. rhacodes à droite.
Genre MYCENA
Les espèces du genre peuvent avoir des allures typiquement mycénoïdes mais également parfois omphaloïdes ou encore collybioïdes.
Silhouettes
mycénoïdes, omphaloïdes
, collybioïdes.
Elles sont généralement petites, fragiles et peu charnues. Parmi les 170 espèces regroupées dans le genre, aucune n’est comestible et 11 espèces sont recensées comme toxiques.
* Mycena pura (Mycène pure ) :
Très commun en automne sous feuillus et conifère, Mycena pura a une chair blanche a odeur et saveur de rave (raphanoïde) !
* Mycena pura fo. ianthina : Pas d’information ni de photo.
C’est une forme blanche de mycena pura.
* Mycena pura fo. lutea : Peu d’information.
C’est une forme blanche à chair jaune de mycena pura.
* Mycena pura fo. multicolor : Pas d’information ni de photo.
* Mycena pura fo. purpurea : Pas d’information ni de photo.
Exemplaires souvent violacés et à chair blanche.
* Mycena pura fo. roseoviolacea : Pas d’information ni de photo.
* Mycena pura fo. violacea : Pas d’information ni de photo.
* Mycena pura var. mediterranea : Pas d’information ni de photo.
* Mycena rosea (Mycène rose) :
Très commun en automne sous feuillus et conifère Mycena rosea est quasiment une variante de Mycena pura qui s’en distingue macroscopiquement parlant par des lames blanc rosé à arête non colorée et un pied plus clair que le chapeau à base feutrée blanchâtre
* Mycena pelianthina (Mycène à arête violette) :
Bien que ne figurant pas sur la liste des toxiques de la Société mycologique de France je fais figurer ici Mycena pelianthina donné comme toxique dans l’excellent ouvrage de Didier BORGARINO et Christian HURTADO (paru aux éditions Edisud)
Comme son nom l’indique, ses lames gris lilas sont à arête brun violet sombre ! c’est une espèce commune que l’on rencontre en automne sous feuillus surtout sous hêtres.
Genre OMPHALOTUS
Les espèces du genre ont des silhouettes de Clitocybe ou de Pleurote ! Les Omphales ont de lames serrées, décurrentes et viennent sur bois !
Toutes les espèces du genre sont toxiques à fortement toxiques !!!
* Omphalotus olearius ( Clitocybe de l’olivier )
Dénommée aussi Clitocybe olearius cette espèce a une odeur forte et peu agréable. Bien qu’il croisse le plus souvent dans le midi sur troncs ou racines d’oliviers, on le rencontre également sur d’autres feuillus.
C’est un champignon très toxique !!! souvent confondu dans le midi avec la girolle !!! (Omphalotus olearius est lignicole et possède des lames très serrées alors que la girolle est terricole et ne possède pas de lames mais des plis
hyméniaux !)
* Omphalotus illudens :
Omphalotus illudens est moins méridional que Omphalotus Olearius mais est tout aussi toxique . Bien que plus petit et avec des couleurs moins éclatantes il est également souvent confondu avec la girolle !!!
Genre PANAEOLUS
Les champignons du genre possèdent des lames dites nuageuses à cause de la maturation des spores qui se fait par plages ! Leur chapeau est hémisphèrique à conico-convexe, ridulé ou craquelé. Le pied est souvent pruineux avec de très fines gouttelettes devenant noires par les spores.
Sur les 20 espèces du genre, aucune n’est comestible et 9 sont toxiques
* Paneolus ater (Panéole sombre) :
Assez rare ! Le plus souvent grégaires en bordure des chemins, dans les prés, les parcs et les pâturages, ils affectionnent les stations fumées.
* Panaeolus cyanescens var. bisporus (Panéole bleuissant)
ou Copelandia cyanescens var. bisporus
Panaéolus cyanescens représenté ici, est un petit champignon blanchâtre à crème brunâtre dont la marge a conservé des restes pendants du voile général (on dit appendiculé) et qui bleuit au froissement . Ses lames sont peu serrées ventrues de couleur gris à olivâtre noir à arêtes blanches. Le pied est grêle (7 cm de haut pour 3 mm de diamètre !), généralement pâle, pruineux en haut et bleuissant.
Panaéolus cyanescens est coprophile , il croit dans les prairies fumées et aime la chaleur .
Il est assez rare !
* Panaeolus fimicola (Panéole des pelouses)
Ce petit champignon (chapeau de 3 cm de diamètre et pied de 6 cm de haut pour 2 mm de diamètre) généralement commun, pousse sur les pelouses,dans les prairies et aux bords des chemins.
* Panaeolus fimicola var. bisporus : Pas d’information ni de photo.
* Panaeolus foenisecii (Panéole des moissons) :
Ou Panaeolina foenisecii
Petit champignon hygrophane assez commun qui comme le précédent , pousse sur les pelouses,dans les prairies et aux bords des chemins.
* Panaeolus papilionaceus (Panéole marbré) :
Petit champignon qui croît seul ou en groupe sur excrément est assez répandu en été et en automne dans les pâtures ou il y a eu chevaux, moutons ou bovins.
* Panaeolus retirugis : Pas d’information ni de photo.
* Panaeolus sphinctrinus (Panéole à marge dentelée) :
De petite taille et assez rare, il pousse sur excréments et dans prairies fumées ; Il est reconnaissable à ses lames serrées et à la marge appendiculée de son chapeau (lambeaux triangulaires de voile partiel ornant la marge !)
* Panaeolus subbalteatus : Pas d’information
Genre PAXILLUS
Le genre regroupe des espèces à chapeau plus ou moins excentré, ayant l’aspect de pleurotes ou de lactaires avec des lames décurrentes très
facilement séparables du chapeau.
Sur les 6 espèces du genre, 3 sont données comme toxiques dont une très toxique, Paxillus involutus, qui est donné comme parfois mortelle dans certains ouvrages et mortelle dans d’autres !!! Donc très grande prudence !!!
* Paxillus involutus (Paxille enroulé) :
Espèce répandue, fréquente et ubiquiste avec préférence des sols acides ! Lames décurrentes, serrées, moutarde puis brunâtre et « salissantes » (elles tachent les doigts !), très facilement séparable de la chair et se tachant de brun au toucher.
Très toxique et parfois mortel !!!
Très commun sur pelouses !!! donc attention si vous avez des enfants !
* Paxillus rubicundulus (Paxille des aulnes) :
Espèce très voisine de la précédente !
Très répandue mais peu fréquente l’espèce croît principalement sous les aulnes ( A. glutinosa et A. incana) dans les forêts riveraines humides, au bord des rivières.
Les lames se tachent de brun rouge au toucher !
* Paxillus involutus f. subrubicundulus : Pas d’information ni de photo.
Genre PHAEONEMATOLOMA
Champignons généralement fragiles et de petite taille, ils font partie de la famille des strophaires (Strophariaceae)
Le genre ne comporte seulement que quelques espèces dont une toxique : Phaeonematoloma myosotis.
* Phaeonematoloma myosotis (Phaeonematoloma myosotis) :
Ce petit champignon plutôt septentrional croit dans les landes humides, au bord des mares sur des sphaignes (mousses des marais dont la décomposition donne la tourbe)
Genre PHOLIOTINA
Ce genre regroupe des champignons souvent mycenoïdes difficiles à identifier sans l’aide d’examens au microscope.
Il comporte 22 espèces dont une toxique.
* Pholiotina filaris (Conocybe ridé) :
Isolés ou grégaires , les champignons de l’espèce sont assez peu fréquents ; on les trouve du début de l’année jusqu’en automne dans les forêts ou à découvert ,dans les parcs et jardins, en bordure des chemins, sur terre nue fraîche et riche, sur débris ligneux.
Ave les Amycos !
N'ayant pu pour des raisons techniques, contacter et demander préalablement aux auteurs l'autorisation de publication
des photos parues dans cet article, je les remercie néanmoins chaleureusement car je suis certain qu'ils me pardonneront ce manquement élémentaire aux bonnes manières.
"Les champignons qu'auraient consommés deux fillettes du quartier Ahuntsic, samedi dernier, pourraient être de la même variété que ceux qui ont coûté la vie à une femme de Waterville, vendredi dernier.
Judith Koritar, qui avait dû subir une greffe du foie après avoir été intoxiquée par des champignons sauvages, il y a quelques semaines, est finalement décédée
vendredi dernier.
Même si les champignons qu'elle avait
trouvés sur le parterre d'un voisin n'ont pas été identifiés précisément, l'une des hypothèses les plus sérieuses est qu'il s'agirait de Lépiotes de Josserand
(Lepiota josserandii), un champignon européen recensé depuis quelques années en Amérique du Nord, notamment dans le sud du Québec.
Selon les informations fournies par le Centre antipoison au personnel de l'hôpital Sainte- Justine, les champignons que les fillettes d'Ahuntsic auraient portés à
leur bouche seraient aussi des lépiotes de Josserand. Il pourrait toutefois s'agir également d'une lépiote crêtée (lepiota cristata), une variété dont la toxicité serait moindre.
En mauvais état
Par contre, il a été impossible pour les mycologues experts, d'identifier précisément les champignons consommés par la dame de Waterville, puisque les spécimens qui restaient étaient en très mauvais état.
Même si elle avait une bonne connaissance des champignons sauvages, il semble que Judith Koritar aurait confondu les champignons toxiques avec des marasmes des Oréades, une variété comestible, très répandue au Québec. Il est aussi possible qu'une ou plusieurs lépiotes se soient glissées dans sa cueillette de marasmes.
Quel qu'il soit, le champignon qu'elle a mangé a eu un effet dévastateur : son foie a été détruit et ses reins et ses poumons ont subi de graves dommages.
Après l'espoir de la greffe de foie, sa condition s'était détériorée au cours de la semaine dernière, selon Denise Maheu, une amie qui a communiqué des informations
sur un blogue créé pour la soutenir dans son épreuve.
Les fillettes vont bien
Quant aux deux fillettes d'Ahuntsic, elles vont bien, après avoir subi un traitement de désintoxication au charbon liquide actif. Cette substance, très épaisse, absorbe les substances toxiques plus rapidement que les parois gastro-intestinales, ce qui prévient les empoisonnements.
Il n'est cependant pas certain qu'elles aient réellement avalé les champignons, mais leurs parents et les médecins n'ont pas voulu courir de risques. "
Mathieu Turbide
Le Journal de Montréal
28/07/2009 07h07
Ave les Amycos !!!
LES CHAMPIGNONS TOXIQUES ….. ( partie 7 / 9)
genres Lactarius, Lepiota, Lepista et Leucoagaricus
La Société Mycologique de France a édité une liste à priori non exhaustive, comportant 256 espèces toxiques regroupées en 41 genres dont certains très connus et d’autres un peu moins.
Les genres concernés sont :
Agaricus, Agrocybe, Amanita, Boletus, Chlorophyllum, Clitocybe, Collybia, Conocybe, Copelandia, Coprinus, Cortinarius, Cystolepiota, Entoloma, Galerina, Gyroporus, Hebeloma, Hygrocybe, Hypholoma, Inocybe, Lactarius, Lepiota, Lepista, Leucoagaricus, Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus, Pholiotina, Psylocybe, Ramaria, Ramicola, Russula, Sarcospharea, Scleroderma, Scutiger, Stropharia, Tricholoma et Ustilago.
Les genres surbrillés en jaune ont été vus dans de précédents articles.
Cet article aborde les genres Lactarius, Lepiota,
Lepista et Leucoagaricus.
Genre LACTARIUS
Les Lactaires forment un groupe homogène relativement facile à caractériser :
- leur chair est cassante comme de la craie (texture granuleuse).
- lorsqu’on froisse les lames ou qu’on blesse la chair, il y a écoulement d’un « lait » (latex), plus ou moins abondant, blanc, transparent, rouge, orangé, immuable ou changeant de couleur ! par exemple jaune, vert, gris, rose, etc .
- les lames, généralement claires (sporées blanches à jaunâtres) sont toujours plus ou moins décurrentes.
Les espèces du genre sont du genre mycorhizien ; on les rencontre sous feuillus et conifères.
Les lactaires à lait rouge ou orangé sont comestibles à condition d’être bien cuits.
Le genre comporte environ 150 espèces dont une seule est réellement toxique.
* Lactarius helvus (Lactaire à odeur de chicorée) :
Chapeau: 3-12 cm de diamètre, convexe et un peu mamelonné, puis étalé-déprimé, parfois avec une papille au centre; à surface sèche, granuleuse ou finement squamuleuse, particulièrement au centre, parfois un peu zonée, brun beige à brun jaune grisâtre; à marge incurvée au début puis étalée; à chair beige pâle, beige orangé dans le pied, à odeur de biscuit à l'érable, forte après séchage; au lait aqueux, peu abondant, doux, immuable.
Lames: adnées ou un peu décurrentes, serrées à très serrées, souvent fourchues près du pied, à nombreuses lamellules intercalées, crème, puis jaune-beige à reflet rosâtre.
Genre LEPIOTA
Toutes les espèces du genre ont un chapeau écailleux caractéristique, des lames libres et un pied avec anneau.
Indépendamment de la taille, seules les caractéristiques microscopiques permettent de différencier les 220 espèces du genre dont 21 sont toxiques et 4 sont mortelles (voir sur ce blog l’article du 3 août 2007 intitulé « champignons mortels : les premiers à connaître »)
* Lepiota fuscovinacea (Lépiote vineuse) : Mortelle !!!
Lepiota
fuscovinacea croît en forêts et dans les taillis avec tendance à croître sur les décombres (tendance rudérale)
* Lepiota helveola : Mortelle !!!
Assez rare, Lepiota helveola est une espèce
méridionale thermophile qui croît dans les taillis les prés et les bois.
* Lepiota brunneoincarnata (Lépiote brun rose) : Mortelle !!!
Lepiota
brunneoincarnata pousse en lisières et sur dunes boisées.
* Lepiota josserandii (Lepiote de Josserand) : Mortelle !!!
Donnée comme
assez commune par certains auteurs et assez rare par d’autres, la lépiote de Josserand croît dans les taillis, les parcs et les jardins dans des zones ensoleillées. Tendance
rudérale comme L. fuscovinacea.
* Lepiota brunneolilacea (Lepiote brun lilas) :
Assez rare ou même très rare , on la rencontre dans les
dunes plantées d’oyats en bordure de la méditerranée ou de l’atlantique ; inodore elle est
caractérisée par un anneau laineux oblique !
* Lepiota castanea (Lepiote châtain) :
Comme la précédente, cette Lépiote est assez rare ou même très rare. Elle croît dans les taillis et en forêt surtout sous feuillus. Elle est caractérisée par une odeur acidulée fétide qui provoque dégoût et envie de vomir !
* Lepiota cristata (Lepiote crêtée) :
Assez courante, cette espèce croît en forêt, dans les
lisières et les taillis. Tout comme Lepiota castanea, son odeur est vireuse acidulée.
* Lepiota cristata var. exannulata : pas d’info ni de photo !
* Lepiota cristata var. pallidior : pas d’info ni de photo !
* Lepiota fulvella :
Cette espèce toxique, photo de gauche, est assez rare et ressemble beaucoup à Lepiota boudieri (lépiote de Boudier) certes comestible mais sans intérêt. Les 2 espèces croissent dans des taillis rudéralisés ou des terrains argilo-calcaires.
* Lepiota griseovirens (Lépiote gris violacé) :
Isolés ou grégaires, les spécimens de l’espèce sont rares et croissent en bordure de forêts sur
sols riches en humus et sels minéraux, plutôt sablonneux-argileux.
* Lepiota helveoides : (pas de photo)
Ressemble à Lepiota brunneoincarnata décrite plus haut et représentée ci dessous
Plus petite , elle s’en distingue essentiellement par une forte odeur fruitée de mandarine.
* Lepiota kuehneri : (pas de photo)
Ressemble également à Lepiota brunneoincarnata ; vient surtout sous conifères.
* Lepiota ochraceofulva : (peu d’information)
Espèce rare !
* Lepiota pseudohelveola :
Assez peu commune – Très toxique !
Elle est caractérisée par un chapeau densément squamuleux et un bracelet soyeux blanchâtre au dessus de l’anneau . Elle a une odeur faible et croît sous feuillus. Souvent sur anciennes ruines !
* Lepiota pseudohelveola var. Sabulosa : (pas de photo)
Ressemble à Lepiota pseudohelveola mais avec un anneau mince et oblique ! Elle croît dans les dunes et les forêts arrière-littoral.
* Lepiota pseudolilacea : (pas
d’info.)
* Lepiota rhacodes var. bohemica :
Espèce plus
robuste que le type, à chapeau à fond plus pâle et squames déchirées en étoile, anneau double, chair moins rougissante. Espèce rudérale, nitrophile qui croît dans les parcs et les
jardins.
* Lepiota rufipes (Lépiote à pied roux) :
Cette lépiote est une petite espèce. Sur le terrain on peut la confondre avec Lepiota hymenoderma Toutefois, Lepiota rufipes apparaît plus tôt, dans les tons ocre rosâtre, et son pied porte un anneau ténu. (Le stipe peut être nuancé de rougeâtre chez les deux espèces !). Assez rare, on la rencontre sous conifères dans des endroits herbeux.
* Lepiota saponella :
C’est également une petite espèce ! les écailles sur le chapeau sont confuses et caractère distinctif : elle a une odeur de ….
savonnette !!!
* Lepiota subfelinoides : pas d’info ni de photo !
* Lepiota subincarnata : pas d’info.
* Lepiota xanthophylla (Lépiote à lames jaunes) :
Petite espèce assez rare caractérisée par des lames jaune citrin ; elle n’a pas d’odeur !
et croît en forêt et dans les taillis.
Genre LEPISTA
Le genre Lepista comporte une trentaine d’espèces dont une seule est actuellement considérée comme toxique.
Les espèces du genre ont une silhouette de clitocybe ou de tricholome ; leurs lames sont souvent séparables et les sporées blanches ou rose pâle.
* Lepista irina :
Espèce assez commune rencontrée
plutôt en forêt. Elle est reconnaissable aux taches (guttules) sur son chapeau et surtout à sa forte odeur de fleurs !!!
Genre LEUCOAGARICUS
Agarics à lames blanches !!!
Ce sont des champignons à silhouette souvent charnue à marge non striée, avec chapeau glabre, lisse ou squamuleux. Le pied est souvent orné d’un anneau mince peu ou non coulissant.
Les 50 espèces du genre dont 5 sont toxiques, sont difficiles à identifier.
* Leucoagaricus badhamii (Lépiote de Badham) :
Assez rare, il croît sous les taillis, dans les parcs ; tendance rudérale (tendance à croître ou il y a des ruines). Le rougissement puis noircissement généralisé de la chair est un caractère spécifique de l’espèce.
* Leucoagaricus bresadolae (Lépiote de Bresadola) :
Tout comme L. badhamii, L. bresadola est assez rare ; l’anneau qui orne son pied est membraneux ; sa chair jaunit, rosit puis noircit !!! A signaler une réaction verte à l’ammoniaque !!!
Il pousse en touffes sur les débris de végétaux, la sciure et a comme L. badhamii, une tendance rudérale.
Attention car facile à confondre avec les
Macrolépiotes !!!
* Leucoagaricus brunneolilacinus : pas d’info ni de photo !
* Leucoagarticus mairei : pas d’info ni de photo !
* Leucocoprinus subcretaceus : peu d’info et pas de photo !
Le genre Leucocoprinus regroupe de sujets graciles et fragiles (comme les coprins !) dont le chapeau est fortement strié à la marge. Ce sont aussi des champignons à lames blanches !!!
Ci dessous photos de Leucoagaricus cretaceus.
Le prochain article (ce sera l'avant dernier sur les toxiques), abordera
les genres Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus et
Pholiotina.
Ave les Amycos !
N'ayant pu pour des raisons techniques, contacter et demander préalablement aux auteurs l'autorisation de publication
des photos parues dans cet article, je les remercie néanmoins chaleureusement car je suis certain qu'ils me pardonneront ce manquement élémentaire aux bonnes manières.
LES CHAMPIGNONS TOXIQUES ….. ( partie 6 / 9 )
genre Inocybe
La Société Mycologique de France a édité une liste à priori non exhaustive, comportant 256 espèces toxiques regroupées en 41 genres dont certains très connus et d’autres un peu moins.
Les genres concernés sont :
Agaricus, Agrocybe, Amanita, Boletus, Chlorophyllum, Clitocybe, Collybia, Conocybe, Copelandia, Coprinus, Cortinarius, Cystolepiota, Entoloma, Galerina, Gyroporus, Hebeloma, Hygrocybe, Hypholoma, Inocybe, Lactarius, Lepiota, Lepista, Leucoagaricus, Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus, Pholiotina, Psylocybe, Ramaria, Ramicola, Russula, Sarcospharea, Scleroderma, Scutiger, Stropharia, Tricholoma et Ustilago.
Les genres surbrillés en jaune ont été vus dans de précédents articles.
Cet article aborde le genre Inocybe.
Genre Inocybe
Les espèces du genre, avec leur silhouette caractéristique et la couleur brun tabac de la sporée, constituent un
groupe homogène aisément reconnaissable ; cependant, les espèces entre elles sont difficiles à identifier sur le terrain ; cette identification passe obligatoirement par l’examen microscopique des spores et des
cystides ! seules quelques espèces peuvent être identifiées macroscopiquement parlant sur le terrain.
Les Inocybes ont fréquemment un chapeau de couleur terne, conique plus ou moins mamelonné,
sec, fibrilleux, mèchuleux ou écailleux, souvent déchiré radialement.
Les lames échancrées souvent à arête blanche, ont des couleurs allant du beige
à brun tabac foncé en passant par l’ocre jaunâtre ! Le pied
parfois bulbeux est fibrilleux, poudré ou mèchuleux ; il est souvent pourvu d’une cortine .
Le genre comporte environ 350 espèces dont 45 sont toxiques !
A noter que tous les Inocybes contiennent en plus ou moins grande quantité des substances toxiques .
* Inocybe aeruginascens (Inocybe verdâtre):
Roussâtre à mamelon
verdâtre pâle ! L’espèce croît sous peupliers, dans les parcs et jardins en terrain plutôt sablonneux.
* Inocybe asterospora (Inocybe à spores étoilées):
L’espèce est assez commune et croît essentiellement sous feuillus.
* Inocybe bongardii (Inocybe à odeur de benjoin) :
Espèce assez commune qui croît dans des zones humides sous feuillus en terrain argileux. La marge du chapeau est rougissante et les lames claires sont tachées de rose-rougeâtre. Son odeur est caractéristique lui a valu son nom !
Le benjoin est une substance aromatique et résineuse tirée d’un arbre (le styrax) poussant en Thaïlande, au Vietnam et dans les îles de Sumatra ; Il exhale une odeur agréable balsamique qui ressemble à celle de la vanille !
* Inocybe calamistrata (inocybe à base vert sombre) :
Assez peu commun, il croît sous feuillus avec une prédilection pour les bouleaux , mais on le rencontre aussi sous conifères.
Il affectionne les lieux humides ! Son odeur de baume du Pérou ou de benjoin ou encore de fruit mur est assez caractéristique !
*
Inocybe de cookei (Inocybe à odeur de miel) :
Son odeur de miel est caractéristique ; assez commun, il croît en terrain plutôt calcaire en lisière de feuillus
* Inocybe corydalina (Inocybe à mamelon vert) :
Cette espèce affectionne les sols riches, frais et humides. Comme Inocybe bongardii, il a exhale une odeur de benjoin !
Le mamelon d’abord voilé, se colore en vert olive foncé avec l’âge.
* Inocybe curvipes (Inocybe
variable) :
Espèce assez commune que l’on rencontre dans les lieux humides, sous feuillus ou
dans les chemins herbeux.
* Inocybe decipiens : pas d’info !
*
Inocybe fastigiata (Inocybe fastigié) :
Espèce
commune qui croît en forêt, surtout de feuillus, en lisière, dans chemins, sur talus, etc. Odeur spermatique.
* Inocybe fibrosa (Inocybe
fibreux) :
Espèce rare que l’on rencontre sous conifères en zone montagneuse sur terrain calcaire .
Ce champignon figure sur une liste rouge en Suède (sont sur liste rouge, les espèces dont l’existence ou la survie est compromise par les activités humaines !)
* Inocybe fuscidula (Inocybe brunâtre) :
Espèce assez commune que l’on rencontre surtout sous conifères mai également sous feuillus. L’espèce est plus courante en zone montagneuse qu’en plaine.
* Inocybe gausapata :
Espèce assez rare à odeur spermatique. On rencontre ce champignon en sous bois surtout de feuillus.
* Inocyybe geophylla (Inocybe à lames terreuses) :
Cette espèce très courante exhale également une odeur spermatique. On la rencontre sur terrain calcaire en sous bois surtout de feuillus. Il en existe plusieurs variantes.
* Inocybe geophylla (Inocybe à lames terreuses) var. lilacina :
Outre sa couleur lilas violeté, cette variante a un mamelon jaune !
* Inocybe geophylla (Inocybe à lames terreuses) var violacea :
Cette espèce ne figure pas sur la liste publiée par la Société Mycologique de France ! Je la fais néanmoins figurer dans cet article car elle est donnée comme toxique dans l’excellent ouvrage « LE GUIDE DES CHAMPIGNONS » de Didier BORGARINO et Christian HURTADO paru chez Edisud.
* Inocybe geophylla (Inocybe à lames terreuses) var. lateritia : pas d’info ni de photo !
* Inocybe glabrescens : pas d’info ni de photo !
* Inocybe godfrinioides : pas d’info ni de photo !
* Inocybe haemacta (Inocybe rouge et vert)
:
Ce champignon assez rare aime les endroits riches en matières azotées et croit sous feuillus. La chaire du chapeau comme du pied est rosissante. Odeur nulle ou de crottin de cheval !
* Inocybe hirtella (Inocybe à odeur d’amandes amères) :
Egalement assez rare, l’espèce croit en terrain calcaire humide , sous les feuillus en taillis et lisières. Son odeur d’amandes amères est caractéristique.
* Inocybe incarnata :
Ressemble à un autre inocybe : Inocybe piriodoria (Inocybe à odeur de poire) qui comme son nom l’indique exhale une très forte, voire entêtante odeur de poire mûre ou d’alcool de poire ! et qui croit en terrain calcaire sous feuillus et conifères.
* Inocybe kuehneri (Inocybe de KÜHNER) :
Espèce assez courante rencontrée surtout sous conifères mais parfois sous feillus.
* Inocybe lanuginosa (Inocybe laineux) :
Espèce peu commune que l’on rencontre dans des zones humides plantées de conifères.
* Inocybe lucifuga : peu d’info et pas de photo !
Le champignon représenté ci-dessous est Inocybe eutheles !
Inocybe lucifuga lui ressemble beaucoup avec un pied un peu plus robuste et des lames olivâtres (alors que chez Inocybe eutheles elles sont très pâles !)
* Inocybe maculata (Inocybe maculé) :
Espèce commune à odeur de pain d’épices, que vous rencontrerez plutôt sur sols frais, sous feuillus dans les allées. Il affectionne les zones de décombres à tendance calcaire !
* Inocybe maculata forme fulva : pas d’info ni de photo sur cette forme
fulva !
* Inocybe malenconii (Inocybe de MALENCON) : pas d’info ni de photo
La photo ci-dessous est celle de la variété megalospora de Inocybe malenconii.
* Inocybe mixtilis :
Champignon assez courant rencontré sous feuillus et surtout sous conifères.
* Inocybe napipes (Inocybe à pied bulbeux) , (Inocybe à bulbe napiforme) :
Cette espèce assez commune à odeur spermatique ou un peu terreuse, croît dans les bois bourbeux, les marais à sphaignes, sous feuillus et conifères. Il aime les terrains acides !
* Inocybe obscura (Inocybe obscur) :
Cette espèce à odeur spermatique assez peu commune, croît sous feuillus en terrain calcaire humide.
* Inocybe obscuroides (Inocybe faux obscur) :
Espèce assez peu commune voire rare !!! Son odeur est également spermatique mais elle croît sous conifères.
* Inocybe obsoleta (Inocybe fastigié) : pas d’info !
* Inocybe paludinella (Inocybe des marais) :
Ce champignon assez rare croît sous conifères ou au bord des mares sous feuillus. Comme son nom l’indique, il affectionne les endroits humides !
* Inocybe patouillardii (Inocybe de PATOUILLARD) :
Ce champignon, heureusement assez rare, est très toxique !!!
Son chapeau beige clair et ses lames rougissent au toucher et à la manipulation.
Son odeur est fruitée et sa saveur est douce . Vous risquez de le trouver sous feuillus en terrain calcaire surtout au printemps et en été mais parfois en automne !
* Inocybe personata :
Espèce rare ; identifiable en partie grâce à son odeur de pelargoniée ! Croît sous feuillus et conifères.
* Inocybe petiginosa (Inocybe à chapeau zoné) :
Cette espèce de petite taille ( chapeau d’1cm de diamètre – pied de 3 cm et de 2 mm de diamètre) est assez commune et croît sous feuillus (surtout charmille) dans les endroits argilo-calcaires humides.
* Inocybe piriodora (Inocybe à odeur de poire) :
Peu commun, ce champignon qui comme son nom l’indique exhale une très forte, voire entêtante odeur de poire mûre ou d’alcool de poire, croit en terrain calcaire sous feuillus et conifères.
* Inocybe praetervisa (Inocybe à pied blanc) :
Cette espèce assez courante croît sous feuillus, parfois sous conifères et affectionne les terrains calcaires.
* Inocybe pudica (Inocybe pudique) :
Espèce peu commune à chapeau clair se tachant rapidement de rouge briqueté. Odeur légèrement spermatique. Il croît en zone humide sous feuillus et conifères.
* Inocybe subbrunea :
Espèce assez rare rencontrée plutôt en zone de montagne sous conifères.
* Inocybe subcarpta : pas d’info !
* Inocybe terrigena :
Espèce au chapeau et au pied écailleux ; odeur terreuse. Ce champignon affectionne les endroits humides.
* Inocybe umbratica (Inocybe sciaphile) :
L’espèce assez rare croît surtout en région de montagne sous conifères dans des zones humides. Odeur spermatique. (sur liste rouge en Suisse !)
* Inocybe umbrina (Inocybe brun d’ombre) :
Cette espèce assez commune aime les terrains acides et croît sous feuillius et conifères. Le bulbe de son pied « en oignon blanc » est caractéristique.
* Inocybe xanthomelanea (Inocybe jaune noircissant) :
Assez rare, cette espèce croît également sous feuillus et conifères mais en terrains calcaires. (sur liste rouge en Suisse !)
Voilà
! c'est tout pour les Inocybes !!! Rappelez vous qu'ils sont quasiment tous toxiques !!! Alors entrainez vous à les reconnaître
!!!
Le prochain article abordera les Lactarius, Lepiota, Lepista et les Leucoagaricus !!!
Ave les Amycos !
N'ayant pu pour des raisons techniques, contacter et demander préalablement aux auteurs l'autorisation de publication
des photos parues dans cet article, je les remercie néanmoins chaleureusement car je suis certain qu'ils me pardonneront ce manquement élémentaire aux bonnes manières.
Photo Rémy PEAN
A priori, peu de danger avec les
espèces du genre dont la plus connue est peut-être l’Agaricus bisporus (champignon de Paris ! photo de dr.) mais à signaler néanmoins pour le genre, la présence en quantité
variable selon les espèces, d’une molécule pouvant faire craindre une toxicité à long terme. Par ailleurs, à signaler également que les espèces ayant une tendance au jaunissement
dont certaines réputées comestibles, sont les plus sensibles à la pollution par les métaux lourds ! donc consommer avec modération ! Même et y compris « les rosés
des prés » !!!
* Agaricus phaeolepidotus (Agaric à écailles sombres - ressemble beaucoup à Agaricus silvaticus !)
Croît sous feuillus et a une
odeur rappelant l’iode ou l’encre !