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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 09:56
champimaison.JPG  PREMIERS PAS VERS L’IDENTIFICATION !
 
La détermination des champignons n’est pas chose facile !

Elle ne peut et ne doit se faire qu’avec le concours et la présence sur place  d’un mycologue confirmé.
En aucun cas on ne peut identifier avec certitude un champignon en comparant simplement le spécimen avec une image ou un texte.
Une détermination sérieuse de champignons ne peut se faire à distance !  

L’identification doit procéder avec méthode et rigueur ; elle passe notamment et obligatoirement par une prise en compte  du biotope et un examen attentif des caractères morphologiques macroscopiques (et dans certains cas microscopiques) des champignons.
 
De même qu’un champignon n’est pas facile à identifier, il est difficile d’affirmer qu’il est comestible ou non. Si pour un certain nombre, heureusement limité, d’espèces connues comme mortelles, il n’en est pas de même pour les espèces toxiques !
La toxicologie des champignons est une science complexe en perpétuelle évolution. A l’heure actuelle, la recrudescence des études menées sur ce sujet conduit les spécialistes à considérer que de plus en plus de champignons sont dangereux, même ceux que d'anciens ouvrages donnaient comme comestibles.
 
J’ai tenté d’expliquer dans un article précédent (« Conseils pour la récolte et la préparation des champignons »)  que la notion de  "comestibilité" s'entendait pour des champignons correctement cuits car hormis 2 ou 3 espèces consommables crus, tous les champignons sont plus ou moins toxiques voire mortels consommés crus. Qui plus est, la toxicité naturelle de  l'espèce  peut être accrue par des facteurs liés à la nature ou à la pollution du biotope (stockage de métaux lourds et de radioactivité). L'état d’avancement, un conditionnement et ou un entreposage des champignons ramassés, constituent également des  facteurs aggravants.
 Il faut par ailleurs rappeler que la sensibilité propre et   le degré de tolérance variant  d’un individu à un autre, les réactions seront différentes d’un sujet à un autre. Souvenez vous qu’il faut consommer les champignons avec modération c'est-à-dire par petites quantités et à fréquence raisonnable ; les préférer en accompagnement ou en condiment ou encore pour parfumer une sauce, plutôt qu’en guise de plat !!!
 
Dans un prochain article, je détaillerai les points relatifs au biotope et aux caractères macroscopiques à prendre en considération pour tenter une identification.
 
Je vous ferai part également de ma très modeste expérience en la matière.
 
Je voudrais terminer cet article en vous conseillant 3 excellents guides :
 
1 – « Le Guide des champignons » en 900 photos et fiches (format 13x25 cm)
 Par Didier BORGARINO et Christian HURTADO paru chez EDISUD.
(Un excellent guide pour les  mycophages et mycophiles débutants !!!)
 
2 – « Les champignons de France et d’Europe occidentale » guide illustré ; plus de 1500 espèces et variétés décrites. (Format 12x19 cm)
 Par Marcel BON paru chez FLAMMARION.
(Un excellent guide pour les mycophiles confirmés !!!)
 
3 – « Le Guide des champignons de France et d’Europe » guide illustré ; plus de 1750 espèces et variétés décrites. (Format 13x20 cm)
Par Régis COURTECUISSE et Bernard DUHEM paru chez Delachaux & Niestlé.
(Un excellent guide pour les mycophiles confirmés !!!)
 
 
 
Pour information, vous trouverez ci après le fac similé d’une affiche éditée par la Fédération des Associations Mycologiques Méditerranéennes, placardée à l’entrée des Expos mycologiques depuis 1998 !!!

affiche-mise-en-garde.JPG

Ave les Amycos !
 
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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 09:58

Classification des HOMOBASIDIOMYCETES
 
 
 
 
Comme je l’ai mentionné dans l’Article consacré à la classification des BASIDIOMYCOTA, ces derniers  sont divisés en quatre Classes :
 
·              Les HOMOBASIDIOMYCETES
·              Les PHRAGMOBASIDIOMYCETES
·              Les TELYOMYCETES (HEMIBASIDIOMYCETES)
·              des groupes de transition comportant des champignons difficilement classables.
 
 
Les HOMOBASIDIOMYCETES  constituent le groupe le plus important des champignons basidiomycètes. Ils sont divisés en 3 Sous-classes :

·   les APHYLLOPHOROMYCETIDEA : champignons à hyménophore non lamellé, par exemple les hydnes, les polypores ou les chanterelles.

    Hydnum répandum (pied de mouton) et   Cantharellus cibarius (girolle)         
 Hydnum-repandum.jpgCantharellus-cibarius.jpgPolyporus-brumalis.jpg
                                                 Polyporus brumalis  



     ·  
les Agaricomycetideae : champignons à hyménophore lamellé (agarics, amanites, russules etc.), sachant que les lamelles peuvent prendre la forme de tubes porés (comme chez les bolets) .


Agaricus-silvaticus.jpg













    Agaricus silvaticus (Agaric sylvatique) à g.  et    Amanita phalloides (Amanite phalloide)  à d.






Russula-emetica.jpgBoletus-felleus.jpg











          Russula emetica (Russule émétique) à g. et   Boletus felleus (Bolet de
fiel
) à d.








 ·   les Gasteromycetideae : champignons dont les basides se trouvent à l'intérieur du basidiocarpe, par exemple la vesse-de-loup. 

                                     Lycoperdon perlatum (Vesse de loup perlée)

 
Cette Classification simplifiée est issue de l’ouvrage « Guide des champignons de France et d’Europe » de Régis COURTECUISSE et Bernard DUHEM paru chez Delachaux & Niestlé.
 
 
Les   APHYLLOPHOROMYCETIDEAE 
 
Les espèces de cette sous-classe sont rangées dans 8 Ordres.
 
 Les genres rangés dans les familles, sous-familles ou tribus sont indiqués en vert !
 
1 CORTICIALES (divisés en 3 familles …ACEAE)
            1.1 Corticiaceae      Corticium, Peniophora, Cytidia, Phlebia, Merulius,
            1.2 Stereaceae        Stereum,
            1.3 Coniophoraceae Coniophora, Serpula= Gyrophana, Plicaturopsis= Plicatura,                                                
 
2 TELPHORALES (3 familles …ACEAE
            2.1, Bankeraceae Sarcodon, [Hydnellum=Calodon=Phellodon], Tomentella ?, Bankera,
            2.2 Thelephoraceae Thelephora=Phylacteria,
            2.3 Hydnaceae   Hydnum, Sistotrema
 
3 HERICIALES (3 familles …ACEAE)
            3.1Auriscalpiaceae Auriscalpium,
            3.2 Hericiaceae     Hericium,
            3.3 Clavicoronaceae
            (3.4 Lentinellaceae)
 
4 HYMENOCHAETALES (3 familles …ACEAE
            4.1 Coltriciaceae [Coltricia=Polysticus=Xanthocrous],
            4.2 Phellinaceae
            4.3 Hymenochaetaceae Inonotus, Hymenochaete, [Phellinus=Ochroporus],
 
5 GANODERMATALES (1 famille …ACEAE)
            5.1  Ganodermataceae Ganoderma,
 
6 POLYPORALES (9 familles …ACEAE) Polyporellus, Cytidia ?, Favolus dans polyporales ?, Porothelium ?,
 
            6.1 Phaeolaceae     Fomes, [Phaeolus=Hapalopilus],
            6.2 Grifolaceae        Grifolia, Meripilus, [Bjerrkandera=Leptoporus]
            6.3 Fomitopsidaceae Daedalea, Fomes, [Fomitopsis = Heterobasidion =Ungulina],
            6.4 Coriolaceae Lenzites, [Trametes=Daedaleopsis, Trichaptum, Coriolus], Irpex, Gloeophyllum, Pycnoporus,
            6.5 Bjerkanderaceae Piptoporus,  [Spongipellis=Climacocystis], Oligoporus, [Heteroporus=Abortiporus],                                                                       
            6.6 Fistulinaceae      Fistulina,
            6.7 Polyporaceae     Polyporus (Meripilus, Dendropolyporus, Grifolia, Laetiporus etc), Boletopsis, [Dendropolyporus=Poplypilus], Scenidium,
 
            6.8 Schizophyllaceae Schizophyllum,
           
            6.9 Cyphellaceae     Cyphella,
 
7 CLAVARIALES (7 familles …ACEAEPistillaria, Ceratella,
            7.1 Clavariaceae      Clavaria,
            7.2 Clavariadelphaceae  
            7.3 Clavulinaceae   
            7.4 Ramariaceae     Ramaria
            7.5 Pterulaceae      Pterula, 
            7.6 Sparassidaceae             Sparassis,
            7.7 Typhulaceae      Typhula, Macrotyphula,
 
8 CANTHARELLALES (4 familles…ACEAE)
            8.1 Gomphaceae     Gomphus,
            8.2 Craterellaceae   Craterellus,
            8.3 Cantharellaceae Cantharellus,
            8.4 Scutigeraceae ??? ou dans POLYPORALES ?
 
 
 
Les   AGARICOMYCETIDEAE 
 
Les espèces de cette sous-classe sont rangées dans 8 Ordres.
 
 Les genres rangés dans les familles, sous-familles ou tribus sont indiqués en vert !
 
 
1 ENTOLOMATALES (3 familles …ACEAE)
            1.1 Rhodotaceae   Rhodophyllus,
            1.2 Macrocystiditaceae   Macrocystidia,
            1.3 Entolomataceae     Entoloma, Clitopilus, (Clitopilopsis), Rhodocybe,
 
2 TRICHOLOMATALES (6 familles …ACEAEOrdre très important !
            2.1 Hygrophoraceae (2 tribus …EAE)
                                   2.1.1 Hygrocybeae   Hygrocybe, Cuphophyllus=Camarophyllus,
                                   2.1.2 Hygrophoreae Hygrophorus,
 
            2.2 Tricholomataceae         (3 sous familles …OIDEAE
                        2.2.1 Leucopaxilloideae (2 tribus …EAE)    
                                   2.2.1.1 Leucopaxilleae Leucopaxillus, Melanoleuca,
                                   2.2.1.2 Biannulariae Catathelasma=Biannularia,
                                  
                        2.2.2 Lyophylloideae (2 tribus …EAE)
                                   2.2.2.1 Nyctalideae    Nyctalis, Asterophora,
                                   2.2.2.2 Lyophylleae [Lyophyllum, Calocybe, Tephrocybe],
 
                        2.2.3 Tricholomatoideae (6 tribus …EAE)
                                   2.2.3.1 Lepistae              Lepista, Rhodopaxillus, Ripartites,
                                   2.2.3.2 Tricholomateae Tricholoma, Tricholomopsis,
                                   2.2.3.3 Clitocybeae        Clitocybe, Omphalina, Omphala = Rickenella, Armillaria, Clitocybula,
                                   2.2.3.4 Fayodiae              Fayodia,
                                   2.2.3.5 Laccarieae          Laccaria,
                                   2.2.3.6 Leptoglosseae     (rangés en 2.6.7 par M. BON !)        Arrhenia, Phaeotellus
 
            2.3 Dermolomataceae         [Oudemansiella= Mucidula= Xerula], Flammulina, Cystoderma, Strobilurus, Camarophyllopsis, Leucocortinarius, Phaeolepiota,   Megacollybia, Hydropus, Dermoloma, Rhodotus,
 
            2.4 Marasmiaceae (4 tribus …EAE)
                                   2.4.1 Favolaschiae
                                   2.4.2 Myceneae   Mycena, Baeospora, Delicatula, Xeromphalina,
                                   2.4.3 Collybieae     Collybia,  (Mucidula, Xerula) ?,Marasmiellus, Micromphale,
                                   2.4.4 Marasmieae    Marasmius/Crinipellis,
 
            2.5 Lachnellaceae
 
            2.6 Pleurotaceae (6 tribus …EAE)
                                   2.6.1 Geopetaleae
                                   2.6.2 Resupinateae   Resupinatus, Hohenbuehelia,
                                   2.6.3 Lentinelleae      Lentinellus,
                                   2.6.4 Panelleae          Panellus,
                                   2.6.5 Pleuroteae        Pleurotus, Pleurotellus, Nothopanus,
                                   2.6.6 Lentineae          Lentinus, Panus,
 
 
3 AMANITALES (2 familles …ACEAE)
            3.1 Amanitaceae        Amanita, Limacella, Aspidella (=section de Lepidella),
            3.2 Termytomycetaceae
 
 
4 BOLETALES (7 familles …ACEAE)  
            4.1 Omphalotaceae Omphalotus,
            4.2 Hygrophoropsidaceae Hygrophoropsis
            4.3 Paxillaceae        Paxillus,
            4.4 Gomphidiaceae Gomphidius, Chroogomphus,
            4.5 Boletaceae         Boletus, Xerocomus, Tylopilus, leccinum=Krombholziella, Porphyrellus, Suillus, Chalciporus, Pulveroboletus ?
            4.6 Gyrodontaceae Gyrodon, Gyropus, Boletinus,
            4.7 Strobilomycetaceae Strobilomyces,
 
 
5 RUSSULALES (1 famille …ACEAE)
            5.1 Russulaceae     Russula, Lactarius, 
 
 
6 CORTINARIALES (4 familles …ACEAE) A classer :Annelaria défini par A. Maublanc inconnu ailleurs !!,
 
            6.1 Bolbitiaceae (2 tribus …EAE)
                                   6.1.1 Panaeoleae Panaeolus,
                                   6.1.2 Bolbitieae     Bolbitius, Agrocybe, [Pholiotina=Conocybe],
 
            6.2 Strophariaceae (2 tribus …EAE)
                                   6.2.1 Stropharieae Stropharia, Hypholoma, Psylocybe,
                                   6.2.2 Pholioteae      Pholiota, Flammula=Ss. genre de Pholiota,
 
            6.3 Cortinariaceae (3 tribus …EAE)
                                   6.3.1 Hebelomeae Hebeloma, [Alnicola= Naucoria],
                                   6.3.2 Inocybeae      Inocybe,
                                   6.3.3 Cortinarieae   Cortinarius, Rozites,
 
            6.4 Crepidotaceae   Gymnopilus, Galerina, Kuehneromyces, Crepidotus, Phaeocollybia, Tubaria,
 
 
 
7 AGARICALES (2 familles …ACEAE
            7.1 Coprinaceae     Coprinus, Psathyrella,
            7.2 Agaricaceae (3 tribus …EAE)    
                                   7.2.1 Agariceae    Agaricus,
                                   7.2.2 Leucocoprineae    Leucoagaricus, Macrolepiota, Leucocoprinus,
                                   7.2.3 Lepioteae      , Lepiota, Cystolepiota, Echinoderma,
 
8 PLUTEALES (1 famille…ACEAE)
            8.1 Pluteaceae      Pluteus, Volvariella,
 
 
 
Les   GASTEROMYCETIDEAE 
 
Les espèces de cette sous classe sont rangées dans 8 Ordres.
 
 Les genres rangés dans les familles, sous-familles ou tribus sont indiqués en vert !
 
 
1 HYMENOGASTRALES (2 familles …ACEAE)
            1.1 Gasterellaceae
            1.2 HymenogastraceaeHymenogaster , Rhizopogon, Gautiera (AM) , Octaviana (AM) , Hydnangium (AM),
 
           
2 MELANOGASTRALES (2 familles …ACEAE
            2.1 Melanogastraceae Melanogaster,
            2.2 Leucogastraceae
            etc
 
3 LYCOPERDALES (2 familles …ACEAE)
            3.1Geastraceae   Geaster=Geastrum, Myriostoma,
            3.2 LycoperdaceaeLycoperdon, Bovista,
           
4 SCLERODERMATALES (3 familles …ACEAE)  
            4.1 Astraeaceae (proche de Geastracea) Astraeus,
            4.2 Pisolithaceae   Pisolithus,
            4.2 Sclerodermataceae  Scleroderma=Sclerangium,
           
5 TULOSTOMATALES (2 familles …ACEAE)
            5.1 Battareaceae Battarraea,
            5.2 TulostomataceaeTylostoma=Tulostoma,
 
6 NIDULARIALES (2 familles …ACEAE)
            6.1 NidulariaceaeNidularia, Cyathus, Crucibulum,
            6.2 Sphaerobolaceae         sphaerobolus,
           
7 HYSTERANGIALES (0 famille …ACEAE
            Hysterangium, Phallogaster,
 
8 PHALLALES (2 familles…ACEAE)
            8.1 Phallaceae                     Phallus, Mutinus,
            8.2 Clathraceae                   Clathrus,
 
 
 
Nota : La liste des genres notés en vert dans le texte, n’est pas exhaustive ! Elle est très incomplète !
Elle a été renseignée au fur et à mesure  de mes « découvertes » dans la littérature et sur le terrain.
 
Merci de me signaler erreurs, anomalies, etc .. 



Ave les  Amycos  !
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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 14:36
Classification des BASIDIOMYCOTA
 
Dans l’article consacré à « La classification générale des champignons », j’ai souligné  comme pour les ASCOMYCOTA, l’importance de la Division des BASIDIOMYCOTA (ou BASIDIOMYCETES) dans le règne des FUNGI.
Ce groupe considérable comprend un grand nombre d’espèces microscopiques et parasites souvent nuisibles comme la Rouille, le Charbon, etc mais également un nombre extrêmement important de champignons « charnus ».

Les BASIDIOMYCOTA sont caractérisés par des spores formées à l'extrémité Basides.JPGde cellules spécialisées, les basides et on trouve dans cette Division la plupart des espèces produisant des carpophores comestibles ou non ; les BASIDIOMYCOTA sont couramment appelés "champignons à chapeau". Ces champignons peuvent être classés sur des critères
·                    morphologiques (forme du pied et du chapeau, consistance de la chaire, couleur des spores),
·                    organoleptiques (odeur et saveur),
·                    chimiques.
 

En ce qui me concerne, j’utilise la classification simplifiée décrite par Régis COURTECUISSE * dans l’ouvrage écrit en collaboration avec Bernard DUHEM : « Guide des champignons de France et d’Europe ».
Cette classification repose sur des critères variés :
·                    Hyper spécialisation parasitaire et biologique,
·                    Type de baside,
·                    Possibilité de produire des spores secondaires à partir de basidiospores (spores issues de basides) sexuées,
·                    Mode de libération des spores,
·                    Type d’hymenophore (structure qui supporte l’hyménium),
·                    Structure anatomique,
·                    Structure et morphologie (ontologie) des basidiocarpe (= sporophore, appareil fructifère, = ce qu’on appelle improprement le « champignon »)
·                    etc
 
Sur ces bases, les Basidiomycota peuvent être divisés en quatre Classes :
·              Les HOMOBASIDIOMYCETES
·              Les PHRAGMOBASIDIOMYCETES
·              Les TELYOMYCETES (HEMIBASIDIOMYCETES)
·              À ces trois classes, il convient d'ajouter des groupes de transition comportant des champignons difficilement classables, comportant des caractéristiques appartenant à des classes différentes.
 
 
1 - Les  HOMOBASIDIOMYCETES
 

Les HOMOBASIDIOMYCETES constituent le groupe le plus important des champignons. Ils se caractérisent par leurs basides non cloisonnées, appelées homobasides, de forme clavée ou cylindrique, ne produisant pas de spores secondaires. Ce groupe comporte la plupart des champignons charnus basidiomycètes. Selon la classification traditionnelle, ils forment une classe, elle-même divisée en trois sous-classes :

      -  les Aphyllophoromycetideae : champignons à hyménophore non lamellé, par exemple les hydnes, les polypores ou les chanterelles.
  - les Agaricomycetideae : champignons à hyménophore lamellé (agarics, amanites, russules etc.), sachant que les lamelles peuvent prendre la forme de tubes porés (comme chez les bolets) ;
   - les Gasteromycetideae : champignons dont les basides se trouvent à l'intérieur du basidiocarpe, par exemple la vesse-de-loup.

 
Compte tenu de l’importance de ces sous-classes, je détaillerai leur contenu dans un prochain article
 
2 - Les PHRAGMOBASIDIOMYCETES:
Les espèces de cette Classe sont à basides cloisonnées et  production possible de spores secondaires.
La Classe comporte 2 Ordres :
· Les Auricularialesà basides cloisonnées longitudinalement.
Une famille : les Auriculariaceae dont un genre : Auricularia. auricularia-auricula-judae-copie-1.jpg            



                                            Ex.
 Auricularia auricula-judae
 



· 
Les Tremellales àbasides cloisonnées transversalement.
Une famille : les Tremellaceae regroupant les principaux genres suivants :
Tremella, Pseudohydnum ou Tremellodon, Sebacina, Tremiscus ou Guepinia, etc ...
Tremella-encephala.jpg




                       Ex. Tremella encephala

  
 


3 - Les
TELYOMYCETES (HEMIBASIDIOMYCETES)
Les espèces de cette Classe sont à basides cloisonnées transversalement.
La Classe comporte 1 Ordre :
· Les UREDINALES ou rouilles (environ 800 espèces), champignons parasites des végétaux supérieurs ou charbons des graminées.
 
 
4 – Les  GROUPES DE TRANSITION
Pourquoi  des espèces« inclassables » ?, parce que certaines avec des basides incomplètement cloisonnées d’autres avec des basides particulières, etc …
 
Cette Classe un peu « fourre-tout » comporte aujourd’hui les principaux ordres suivants :
 
· Les EXOBASIDIALES    Parasites des plantes supérieures.
 
· Les DACRYMYCETALES Espèces gélatineuses à basidiocarpe résupiné, pustuleux, légèrement cérébriformes ou clavarioïdes dont le genre le plus représentatif est celui des Calocera.
Calocera-viscosa.jpg
Dacrymyces-stillatus.jpg
 
 
                        
    
           Calocera viscosa à g.    et      Dacrymyces stillatus à d.
 



· Les SYZYGOSPORALES Parasites des champignons.
 
· Les TULASNELLALES
 
J’ai et je ne trouve que peu d’information pratique au sujet de cet Ordre ! Si vous en avez, je suis preneur ! Merci …
  
 Tulasnella-violea.jpg
  
                                                  Tulasnella violea
 
 
 
 
 
Dans un prochain Article,  je donnerai des détails sur les HOMOBASIDIOMYCETES et en particulier  sur les 3 sous-classes :
Aphyllophoromycetideae,
AGARICOMYCETIDEAE,
Gasteromycetideae, 
 qui regroupent la plupart des champignons charnus et dont on  rencontre fréquemment un très grand nombre d’espèces dans nos forêts.
 
Ave.
 
 
* Régis COURTECUISSE  Actuel Président de la Société Mycologique de France
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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 15:07
Classification des PEZIZOMYCETIDEAE
 
 
Dans l’article consacré à « La classification des ASCOMYCOTA »,  j’ai précisé qu’ils étaient divisés en quatre Classes :
·        Les LABOULBENIOMYCETES
·        Les ACARPOASCOMYCETES (ou HEMIASCOMYCETES)
·        Les PLECTOMYCETES
·        Les HYMENOASCOMYCETES
 
Les 4 classes ont été sommairement décrites et différenciées et j’ai également précisé que les HYMENOASCOMYCETES étaient divisés en  5 Sous-classes :
 
Les LECANOROMYCETIDEAE, les LOCULOASCOMYCETIDEAE, les ERYSIPHOMYCETIDEAE,  les PYRENOMYCETIDEAE et  les PEZIZOMYCETIDEAE.
 Cette dernière  Sous-classe, immense en nombre d’espèces, est caractérisée par un ascocarpe du type apothécie (en forme de coupe ou de disque et dont la face interne est tapissée par l’hyménium), largement ouvert. 

Parmi les plus typiquesdes PEZIZOMYCETIDEAE, on peut citer 
PézizesHelvellesMorilles, ....
Les PEZIZOMYCETIDEA sont divisés en 3 branches  dont  une tout à fait à part  (à part des operculés et des inoperculés mais néanmoins très proche des operculés) et qui regroupe les TUBERALES, liées au mode de rupture de l'asque au moment de la libération des spores . 2 modes sont différenciés :
 
  • Asques inoperculés (l’asque ne s’ouvre à maturité que par un orifice terminal).
  • Asques operculés (l’asque s’ouvre suivant une fente circulaire qui détache un petit opercule se soulevant pour laisser passer les spores).
 
 
 
Pezizomycetideae INOPERCULES
Chez les inoperculés, 3 Ordres sont distingués :
  • Les PHACIDIALES essentiellement des champignons parasitaires.
  • Les OSTROPORALES
  • Les LEOTIALES (ou HELOTIALES) Ordre important divisé en nombreuses familles dont :
- Les Sclerotiniaceae
- Les Hyaloscyphaceae
- Les Dermataceae dont la détermination est difficile.
- Les Geoglossaceae dont les principaux genres sont Trichoglossum,Geoglossum, Spathularia, etc
Spathularia-flavida.jpg 









Geoglossum barlae à g. et   Spathularia flavida à d.
 

On distingue par ailleurs un groupe à part  (des inoperculés et des operculés mais néanmons plus proche des operculés que des inoperculés) qui rassemble des Ascomycetes  dits « supérieurs » et qui ont optés au cours de l’évolution des espèces pour un mode de vie « hypogé » (Qui croit sous terre ou qui ne fait surface qu’à la fin) ce sont les
  • TUBERALES   dont on peut citer quelques genres comme : Terfezia, Hydnotria, Choiromyces,  et bien sur Tuber ,  bien connu des mycophages !!!
 

Choiromyces-meandriformis.jpgTuber-melanosporum.jpg










Choiromyces meandriformis (à g.) et Tuber melanosporum (à d.)
 
Nota sur les TUBERALES (Commentaires de Pierre Arthur MOREAU 19/05/2007)
"Les Pezizomycètes ou Discomycètes (Ascomycètes à hyménium exposé à maturité : en forme de coupe ou dérivés de cette forme, comme les helvelles, morilles, etc.) se scindent en deux groupes naturels, selon que les asques libèrent les spores par un opercule (discomycètes operculés) ou par un système d'ouverture plus sophistiqué (discomycètes inoperculés). Dans ces deux cas, il s'agit d'espèces épigées, expulsant leurs spores dans l'atmosphère.
Les Tuberales forment un groupe à part, car leur mode de vie souterrain les empêche d'expulser leurs spores dans l'air ; aussi les asques ne présentent-ils aucun système d'ouverture. Où les classer ? sur la base du caractère operculé-inoperculé, ils sont inclassables. C'est pourquoi il est pratique de les laisser à part dans une classification "grand public".
On sait à présent, notamment grâce aux analyses moléculaires, que les "Tubérales" forment un groupe hétérogène, mais tous sont apparentés à des groupes de Discomycètes operculés : Tuber est proche des Peziza, Hydnotrya proche des Helvella, etc. Donc, malgré l'absence d'opercule, il s'agit bien de Discomycètes operculés, qui se sont adaptés à une vie souterraine et ont perdu les caractéristiques de leurs ancêtres épigés."
 
Pezizomycetideae OPeRCULES
 
Avec l’Ordre des PEZIZALES  lui-même divisé en 2 sous ordres :

          1-  Les SARCOSCYPHINEAE  scindés en 2 familles 
                       - Sarcosomataceae
                       - Sarcoscysphaceae  Sarcoscypha, Urnula,

 
           2- Les PEZIZINEAE scindés en 6 familles 
                        - Morchellaceae Morchella, Mitrophora, Verpa, Ptychoverpa, Disciotis,
                        - Helvellaceae Rhizina, Gyromitra, Helvella,
                        - Pezizaceae Peziza, Sarcospharea, Galactina,
                        - Otideaceae  Tazetta, Otidea, Sowerbyella,
                        - Aleuriaceae Aleuria,
                        - Pyronemataceae & divers Famille rassemblant toutes les espèces restantes du groupe
                                           Humaria = Lachnea, Scutellinia, Geopora, Geopyxis, Pyronema, Melastiza, Anthracobia,
 



Morchella-esculenta.jpgMitrophora-semilibera.jpgMorchella esculenta (à g.)   et   Mitrophora semilibera (à d.)
 
Ptychoverpa-bohemica.jpgGyromitra-gigas.jpg
Ptychoverpa bohemica ( à g) et 
(à d.) Gyromitra gigas (mortel)
 

Helvella-acetabulum.jpgHelvella-crispa.jpg








      Helvella acetabularia  (à g.)     et   Helvella crispa (à d.)
 

Sarcoscypha--coccinea.jpgSarcoscypha coccinea








 
Voila , c’est tout pour la classification des ASCOMYCOTA !!!
 
Ave les Amycos !.






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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 17:21
 
 
TOUT EN UN !!! Ou tout savoir sur les champignons !
 
Reprise in extenso d’un article paru sur le site Univers-Nature
(Voir mes liens préférés)
 
U---N-1.JPGLes champignons sont un peu à part du règne végétal avec une façon bien à eux et assez particulière de se développer. Ils ont un appareil végétatif sans "vraies racines, tiges, feuilles" et surtout sans chlorophylle.
 
 
Donc ni animal, ni végétal, les champignons font partie du règne fongique (FUNGI).
 
Le champignon est donc "vivant" il naît, se développe, se reproduit, et meurt.
 
 
La classification et sa morphologie
 
L'histoire : Les champignons ont presque toujours intrigué les hommes, mais c'est en 1795 qu'un botaniste nommé Jean-Jacques Paulet (1740-1826) définit la science du champignon comme étant la mycologie.
 
Depuis, les champignons ont été classés et sous-classés, et la mycologie les divise en deux groupes principaux :
 
- Les champignons microscopiques dit inférieurs comme le mildiou, la rouille, les mycoses, les moisissures ...
- Les champignons dits supérieurs comme la truffe du Périgord, les bolets, les amanites,  les pleurotes.......
 
Vu la complexité du sujet, nous ne traiterons que des champignons supérieurs !
 
Les champignons supérieurs  sont eux aussi classés, en deux groupes :
 
les ascomycètes :
La morille, la truffe, se reproduisent par des spores qui se forment dans des sacs Baside-et-asque.JPGappelés asques (II), d'où le nom ascomycète.
Dans les asques les spores sont en général au nombre de 8.
 
Les basidiomycètes :
Les champignons à chapeau, amanites, cèpes.......
Ils se reproduisent par des spores qui se forment sur des sacs appelés basides (I) d'où le nom basidiomycete.
Sur les basides qui ont une forme de massue les spores sont généralement au nombre de 4.
 
Sa vie
Mode de nutrition du champignon
 
Faute de chlorophylle ils ne peuvent synthétiser la lumière. Contrairement aux végétaux qui "s'alimentent" grâce à la lumière du soleil et au gaz carbonique, les champignons sont en fait de simples consommateurs, qui prélèvent le carbone qui leur est indispensable sur d'autres organismes, ou d'autres substances. On dit des champignons qu'ils sont comme les animaux : hétérotrophes
 
3 modes de vie : Ils vivent grâce à la matière organique des autres.
Les saprophytes : Ils s'attaquent à la matière organique morte : bois, humus, fruit, cadavre, ils digèrent tout, et participent activement au nettoyage de la forêt. Ex : coprins, agarics des prés ...
Les parasites : Il suffit d'une blessure ou d'une faiblesse sur un arbre pour qu'ils s'y installent .Ils pénètrent dans les cellules, s'attaquent aux tissus vivants, et y puisent tout ce dont ils ont besoin en entraînant la mort de leur victime. Ex : polypores, fistuline hépatique ...
Les symbiotiques : Les champignons vivent  en symbiose sur les racines de certains arbres. Ils s'apportent mutuellement des avantages qu'ils n'auraient pas les uns sans les autres. Certains arbres ne peuvent vivre dans un sol neuf sans leurs champignons et vice versa. Ex : cèpes ...
Grâce à ces trois modes de vies, il est plus simple pour les mycologues de trouver telle où telle variété de champignons, selon le type d'endroit, de sol, ou d'essence de l'arbre
 
Sa reproduction
Comme nous allons le voir, le champignon est une sorte de fructification.
Cette fructification a son appareil reproducteur sous le chapeau où se trouvent les spores (graines). Elles seront libérées de leurs sacs, basides ou asques, quand le champignon sera à maturité. Les spores seront emmenées au loin, le plus souvent par le vent et, si l'endroit de leur chute est favorable, elles pourront germer. Leur observation se fait principalement au microscope, mais on peut aussi les observer en récupérant une sporée. Chaque champignon laisse échapper des millions de spores, dont quelques-unes seulement arriveront à germer. Heureusement d'ailleurs, car, si toutes les spores germaient, il n'y aurait plus de place pour nous sur la terre. Un champignon comme la psalliote produit plusieurs milliards de spores en une seule nuit.
La germination donnera naissance à un filament composé de petits noyaux comme la spore. C'est le mycélium. Au fil de sa croissance, les noyaux se multiplientt, le mycélium s'étend et se divise en cheminant dans le sol. C'est le mycelium primaire.
Mais pour que la fructification ait lieu, il faut que notre mycélium en rencontre un autre de « sexe » opposé, pour qu'ils fusionnent. Ils forment ensemble le mycélium secondaire. Le mycélium secondaire poursuivra son cheminement dans le sol jusqu'à ce qu'un jour, les conditions atmosphériques (pluie, température, bien souvent à l'automne) permettent la naissance du champignon.
Bien après la mort du champignon le mycélium persiste dans le sol. C'est pourquoi il faut éviter de bouleverser la terre qui fournit de bonnes récoltes, il est important aussi de laisser quelques vieux spécimens.
On peut facilement comparer le champignon à un fruit et le mycélium à son arbre. Si l'on veut trouver le mycélium, il faut de bons yeux et de la délicatesse. En soulevant les feuilles et les brindilles qui sont au pied du champignon, on pourra observer des filaments parfois colorés de jaune, de violet, ou de blanc, qui cheminent dans l'humus, c'est le mycélium.
 
Son développement
Le champignon au début de sa vie, n'est qu'une petite boule qui nait sur le mycelium (My) Schema--am-cesar.jpgau milieu de l'humus (ou autre). Dans cette boule, tout est déjà en place, les lamelles (L), la volve (V), le chapeau (Ch), le pied (P) .... Elle se transformera au cours de son développement. Dans la boule, les lamelles sont soudées au pied et au chapeau par chaque extrémité. La volve qui se trouve au pied de certain champignon adulte, est la membrane qui recouvre la petite boule. Elle se déchire lors de sa croissance.
le chapeau comme le pied, peut avoir plusieurs formes et tailles.
L'anneau (A) que certains champignons possèdent, se forme lorsque le voile qui relie le pied au bord du chapeau, se déchire et retombe comme une jupe
 
 
 
 
 
 
 
 
 
A la fois utile et nuisible
 
Il existe plus de deux cent mille espèces de champignons en comptant bien sûr les champignons microscopiques.
Parmi toutes ces espèces, certaines moisissures permettent la fabrication d'antibiotiques telle la pénicilline, et d'autres, comme les levures, permettent la fermentation, sans lesquelles le pain, le vin, le fromage et la bière ne seraient pas ce qu'ils sont. Mais il en existe aussi quelques-uns de très nuisibles qui provoquent aussi bien des maladies sur les cultures (mildiou, ergot ...), que des maladies sur les hommes ou les animaux (teigne, mycose, eczéma).
 
Les champignons supérieurs, sont au nombre de 4000; ils offrent une incroyable multitude de formes, de grosseurs, de couleurs, de goûts. Certains font le bonheur des gastronomes passionnés de promenade en forêt.
Attention ! Si certains sont délicieux et offrent une palette d'arômes incroyables (trompettes de la mort, chanterelles ...) d'autres sont dangereux, provoquent des hallucinations (amanite tue mouche, psilocybe) ou peuvent causer la mort (amanite phalloïde, amanite vireuse).
 
Quelques exemples de champignons hallucinogènes
Am.-tue-mouches.JPGL'Amanite tue-mouche C'est certainement le plus connu des champignons, rouge à petits points blancs, il ne passe pas inaperçu dans la forêt. Les enfants le connaissent comme étant l'habitation des petits lutins des contes et des légendes. Mais attention, il ne faut pas se laisser tromper par ses jolies couleurs, c'est un champignon vénéneux. Il était très recherché par les anciens peuples nordiques (les Vikings) qui lui attribuaient un pouvoir divin et était consommé pendant les cérémonies rituelles. Les effets, suite à son ingestion, se déroulent en trois phases : excitation (cris, rires, chants), cette période euphorique est suivie d'angoisse et de stupeur; puis les effets de la drogue s'estompent dans un sommeil profond qui peut être entrecoupé de Psilocybe-semilanceata.JPGcauchemars. Les drogués n'hésitaient pas à boire ou faire boire leur urine, car la filtration rénale, n'altère pas les "propriétés" hallucinogènes de l'amanite tue-mouche. Attention, outre les conséquences ci-dessus, son ingestion peut provoquer des sueurs, des troubles gastro-intestinaux, une dilatation de la pupille, des larmoiements, une salivation et un ralentissement du coeur. Il peut donc entraîner de sérieuses intoxications.
Le Psilocybe (Psilocybe semilanceata) Il était chéri par les peuples mayas car il augmentait la perception sensorielle; il était toujours présent lors des cérémonies religieuses.
 
Conseils
Il est fortement conseillé de ne pas se déclarer cueilleur de champignons du jour au lendemain. Aussi, pour une cueillette,est- il recommandé d'accompagner une personne de confiance qui connaît parfaitement les champignons ?. Pourquoi ne pas prendre aussi un livre qui traite de mycologie, en faisant attention à tous les détails : volve, anneau, couleur. Certains champignons vénéneux ressemblent fortement à des comestibles, donc le moindre petit détail peut changer un repas de fête en un séjour à l'hôpital, ou pire......
Au moindre doute, il est préférable, lors de la cueillette, de séparer les champignons douteux des autres et de les montrer à un professionnel (pharmacien ou mycologue professionnel). Consommez votre récolte le plus tôt possible et ne la mettez ni ne la conservez pas dans un sac plastique, stockez la dans la partie inférieure du frigo dès votre retour de cueillette.


Cet article est tiré in extenso du site  UNIVERS-NATURE 
qui traite de sujets très intéressants sur la Nature , l'environnement et l'Ecologie
. 
N'hésitez pas à allez y jeter plus qu'un coup d'oeil en cliquant dans mes liens préférés.
 
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 18:08

RECOLTE ET PREPARATION DES CHAMPIGNONS
 
Matériel à prévoir pour la récolte : Un panier à fond plat, un bon couteau, un bâton, si possible une loupe grossissement x10 à x15,    et facultativement un GPS pour ceux qui perdent le nord en forêt !!!
 pannier.JPG
La récolte des champignons doit être faite avec soin et précautions afin de les rapporter à la maison dans le meilleur état possible. Le mieux est d’utiliser un grand récipient rigide (un panier à fond plat en osier ou en bois convient parfaitement). Il faut vivement déconseiller l’emploi de sacs plastique dans lesquels les champignons vont être tassés et subir en particulier aux heures chaudes de la journée, un début de fermentation qui va développer des substances toxiques aminées (ptomaïnes). Des champignons parfaitement comestibles  vont ainsi  à cause de cela, devenir dangereux et provoquer des empoisonnements en apparence inexplicables.
Sachant également que les spores des champignons toxiques ont un pouvoir toxiques et que les spores des champignons mortels ont un pouvoir mortel, li faut impérativement dans votre panier, séparer les champignons comestibles des non comestibles. Utilisez des boites en plastique pour trier et ranger les petits spécimen ou les spécimen fragiles. Disposez tout cela avec soin dans votre panier.
Les exemplaires que vous allez par ailleurs rapporter pour identification devraient bénéficier d’un traitement particulier ! : Un panier spécial avec compartiments ou boites plastique dans lesquels vous regrouperez par espèce deux ou trois exemplaires à différents stades de maturité si possible. Pour faciliter l’identification ultérieure, prenez aussi toujours si possible, quelques notes sur l’environnement (lieu, arbres à proximité, nature du sol, etc)
 
Cueillez correctement !
Ramassez de préférence des exemplaires jeunes dont les qualités gastronomiques sont supérieures aux exemplaires âgés. Attention !!! les exemplaires jeunes sont un peu plus difficiles à identifier que les exemplaires plus âgés !
Ne ramassez que des exemplaires en bon état dans des lieux non pollués !!
Dans tous les cas, prélevez les champignons dans leur intégralité à l’aide d’un couteau en déterrant avec soin la base du pied qui comporte fréquemment des éléments importants pour l’identification. Evitez également de trop les manipuler au risque de faire disparaître des caractères morphologiques indispensables à leur identification.
Sur le terrain, débarrassez vos champignons de la terre et des débris végétaux divers, après examen soigné de la base du pied, procédez si nécessaire à son élimination. Ce nettoyage sommaire en forêt vous évitera de souiller votre récolte.
 
 
Nettoyez correctement
De retour à la maison, examinez avec soin les champignons identifiés comme comestibles et terminez le nettoyage. Eliminez les parties rongées ou entamées par vers et limaces. Otez la peau des chapeaux des espèces visqueuses ou squameuses. Pour les Bolets, éliminez les tubes (le foin) lorsqu’ils sont ramollis ou spongieux.
Eliminez le bout ou la totalité du pied ; le bout seulement s’il est charnu ; la totalité s’il est fibreux. Procédez ensuite au lavage ! Attention, ne jamais faire subir à vos champignons un lavage prolongé ; rincez les simplement deux ou trois fois a l’eau fraîche. Chaque fois que cela sera possible, contentez vous de les nettoyer avec un chiffon humide puis de les sécher avec du papier  absorbant essuie tout.
 
Cuisez correctement
Ne consommez que les espèces que vous connaissez parfaitement ! ou que vous aurez faites identifier par un Mycologue ou un Pharmacien.
Ne vous fiez surtout pas aux vielles recettes pour déterminer la comestibilité (changement de couleur de la chair, le noircissement ou non de la cuillère d’argent dans la poêle, mangé ou nom par les limaces, etc, etc). Seule la détermination précise de l’espèce peut vous permettre d’apprécier la comestibilité 
 
A part une ou deux espèces comestibles qui peuvent être consommées crues, toutes les autres doivent impérativement subir une cuisson prolongée sans couvercle !
Cette façon de cuire qui exclut par conséquent la cuisson au grill, vaut particulièrement pour les morilles, l’amanite rougissante (golmotte), l’amanite vaginée, quelques bolets, etc, particulièrement toxiques consommés crus ou insuffisamment cuits. Elle a par ailleurs aussi l’avantage de détruire le fameux  parasite   responsable de l’échinococcose transmis par les déjections de renard.
 
En ce qui me concerne (ou plus exactement en ce qui concerne Michèle mon épouse !!! …..), la cuisson à la poêle est faite en 2 temps :
 
1 – une première cuisson à feu doux ou moyen dans une poêle non couverte, sans matière grasse (ou juste un peu d’huile pour éviter que ça attache !) et sans assaisonnement. Au bout de 25 à 30 minutes quand les champignons ont perdu leur eau, procédez à la seconde cuisson
2 – La seconde cuisson consiste à faire sauter les champignons qui ont perdu leur eau. Jetez les alors dans une poêle très chaude contenant de la matière grasse (huile d’olive ou mélange d’huile d’olive et de beurre par exemple ou bien encore graisse de canard ! tout est possible !!!). Salez, poivrez. Lorsque les champignons sont dorés et croustillants, éliminez la matière grasse en excédent, et ajoutez un hachis d’ail et de persil.
 
Il n’y a plus qu’à déguster et à savourer !!!
 
Derniers conseils
 
Les champignons sont par nature difficiles à digérer ; ils ne conviennent pas aux sujets à l’estomac fragile ! Leur degré de tolérance  peut varier d’un sujet à un autre et varier d’une époque à une autre pour un même sujet.
Ils ont par ailleurs la faculté d’accumuler certains polluants comme les métaux lourds, la radioactivité, etc
Il faut par conséquent les consommer avec modération c'est-à-dire par petites quantités et à fréquence raisonnable ; les préférer en accompagnement ou en condiment ou encore pour parfumer une sauce, plutôt qu’en guise de plat !!!
 
Dans un prochain article je vous communiquerai un certain nombre de recettes spécifiques !!!
 
Ave les Amycophages !!!
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 17:26
MYCOGASTRONOMIE – Recettes 1
 
 
« La découverte d’un mets nouveau fait plus pour le genre humain que la découverte d’une étoile ! »
A. BRILLAT-SAVARIN
 
Je ne suis pas Mycologue mais Mycophile et je l’avoue Mycophage ; « casseroleux comme disent les Mycologues !!! mais je n’en ai pas de honte !
 
Je vais même vous faire profiter de mes petites connaissances en la matière.
Mais attention ! rappelez vous que, comme je l’ai précisé dans l’article intitulé « Récolte et préparation des champignons »,  les champignons doivent être consommés avec modération !!!
 
 
Champignons de couche et coquilles Saint Jacques
 
Pour 4 personnes,agaricus-bisporus.jpg
Approvisionnez  16 coquilles 8 champignons à farcir du type « champignon de Paris » (dont cela dit en passant, la forme sauvage est l’Agaricus bisporus !), oignons, beurre, sel, poivre. 
Nettoyez la chair des coquilles,
Découpez les selon l’usage et réservez le corail.
Faites fondre au beurre 2 oignons finement hachés et passez au chinois pour qu’il ne subsiste pas de fragments d’oignon. Faites cuire la chair des coquilles dans ce beurre pendant 10 à 15 minutes selon leur grosseur des morceaux, ajoutez le corail quatre minutes avant la fin de la cuisson. Assaisonnez au cours de la cuisson.
Faites griller* les chapeaux après les avoir enduits au pinceau de beurre fondu. Garnissez les chapeaux grillés de la chair des coquilles en plaçant le corail bien au centre, ajoutez un morceau de beurre. Mettez six minutes au four !
 
Servez chaud !!!
 
*     Le champignon de Paris est un des rares champignons à pouvoir être consommé cru ou grillé. Voir l’article intitulé « Conseils pour la récolte et la préparation des champignons » publié en mai 2007.
 
 
Palourdes aux « Améthystes) (Laccaria amethystina)
 laccaria-amethystina.jpg
Pour…………..n    personnes !!!!     à vous de voir !
Nettoyez et lavez 50 chapeaux de Laccaria amethystina de 2 à 3 cm de diamètre.
Hachez 25 grammes d’échalotes grises, 2 gousses d’ail, 12 grammes de persil plat, 7 grammes de cerfeuil, et 1 gramme de basilic.
Mélangez et triturez longuement le tout avec 250 grammes de beurre.
Salez (peu), Poivrez abondamment avec poivre blanc et paprika doux.
Ouvrez 50 palourdes ; éliminez la coquille supérieure et détachez complètement les mollusques ; laissez les dans la coquille inférieure. Posez dessus un chapeau cru de Laccaria amethystina, puis garnissez en dôme avec le beurre farci.
Rangez les palourdes dans un plat à feu et faites cuire à four très chaud pendant une dizaine de minutes.
 

En ce qui me concerne, je déguste en accompagnant d’un petit cointreau glacé !
 
 
C’est tout pour aujourd’hui !!!
 
Si vous souhaitez d’autres recettes, faites moi signe !
 
Ave les mycophages !
 
 
Photos toujours aussi belles d’Yves DENEYER
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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 15:12

Classification des ASCOMYCOTA
 
Dans l’article consacré à « La classification générale des champignons », j’ai souligné l’importance de la Division des ASCOMYCOTA dans le règne des FUNGI en avançant le chiffre de 150 000 espèces !
Ce groupe énorme comprend un nombre considérable d’espèces microscopiques et parasites souvent nuisibles comme la teigne, la maladie de l’orme, les divers oïdiums qui attaquent les rosiers, les chênes, les pommiers, la vigne, etc… Un certain nombre d’espèces ont cependant  évolué vers des formes moins primitives visibles à l’oeil, voire vers de grandes tailles dont les genres les  plus connus sont les Pézize, les Helvelles, les Gyromitres et bien sur les Morilles.
 
 
La classification des Ascomycota a été, et est toujours, l'objet de nombreuses révisions. Certaines classifications sont basées sur la morphologie de l'asque, d'autres sur celle de l’ascocarpe (organe sur, ou dans, lequel se forment les asques – pour le commun des mortels, c’est ce que l’on ramasse et que l’on met dans son panier !!!).


A priori, la classification la plus récente définit trois Subdivisions :

- Les TAPHRYNOMYCOTINA
- Les SACCHAROMYCOTYNA , subdivision contenant entre autres "la levure de boulangerie".
- Les PEZIZOMYCOTYNA, subdivision contenant  le plus grand nombre d'espèces.

En ce qui me concerne, j’utilise la classification sommaire décrite par Régis COURTECUISSE  dans l’ouvrage écrit en collaboration avec Bernard DUHEM : « Guide des champignons de France et d’Europe ».
 
Cette classification  repose sur la présence ou l’absence d’ascocarpe, de sa structure et de son mode de formation (ontogénie) quand il existe, de la structure et du mode d’ouverture de l’asque (déhiscence), et enfin d’une éventuelle spécialisation parasitaire.
 
Su ces bases, les Ascomycota peuvent être divisés en quatre Classes :
·        Les LABOULBENIOMYCETES
·        Les ACARPOASCOMYCETES (ou HEMIASCOMYCETES)
·        Les PLECTOMYCETES
·        Les HYMENOASCOMYCETES
 
 
·        Les LABOULBENIOMYCETES
Cette Classe est marginale. Elle renferme des espèces parasitaires d’insectes et d’arthropodes.
 
 
·        Les ACARPOASCOMYCETES (ou HEMIASCOMYCETES)
Les espèces de cette Classe ne possèdent pas d’ascocarpe ; les asques sont nus et produits directement par le système végétatif.
Les espèces sont globalement de 2 types :
1 - Des levures (que l’on trouve en abondance dans les milieux sucrés) utilisées principalement pour les fermentations (pain, vin, bière, etc)
2 – Des parasites de végétaux supérieurs (Cloque du pêcher par exemple)
 
 
·        Les PLECTOMYCETES
Ils possèdent un ascocarpe quasi sphérique totalement clos a paroi très fine. Les asques y sont répartis de façon désordonnée (pas d’hymenium)
C’est dans cette classe que sont rangées par exemple :
- des champignons croissant sous terre (on dit hypogés !) tel que « la truffe de cerf » (Elaphomyces granulatus !!!)
 
 elaphomyces-granulatus.jpg
- des champignons  responsables de la teigne ou encore des maladies des ongles …
- des champignons agents de dangereuses mycoses chez l’homme.
- des champignons parasites des végétaux supérieurs (graphiose de l’orme !!!)
- des champignons engendrant des moisissures néfastes parfois très dangereuses pour l’homme (aspergillose pulmonaire !)
- des champignons engendrant des moisissures bienfaitrices ! (Penicillium !!! par exemple)
 
 
·        Les HYMENOASCOMYCETES
Autrefois dénommés EUASCOMYCETES, la Classe comporte des espèces possédant un ascocarpe portant des asques ordonnés en hymenium.
 
Ces espèces sont rangées en 5 Sous-classes :
 
1 – Les LECANOROMYCETIDEAE
Champignons à ascocarpe divers ; cette sous-classe se divise en 4 Ordres comportant essentiellement des lichens.
Peu d’intérêt pour moi mycophile !
 
2- Les LOCULOASCOMYCETIDEAE
Champignons également à ascocarpe divers mais dont les asques sont à paroi  complexe. Peu d’intérêt pour moi  au niveau auquel je suis !!!
 
3 – Les ERYSIPHOMYCETIDEAE
Champignons à ascocarpe du type cléistothèce(sans ouverture naturelle ; les asques et les spores sont libérés lorsque le cléistothèce absorbe de l'eau). La sous-classe regroupe des champignons du type Oïdium comme l’oïdium de la vigne et le blanc des rosiers.
La encore, peu d’intérêt pour moi !!!
 
4 – Les PYRENOMYCETIDEAE ou Pyrenomycetes.
Champignons à ascocarpe du type périthèce(volume en forme de sphère ou de bouteille qui  reste clos ou ne s’ouvre que par des fentes à maturité à son sommet pour libérer les spores).
Cette sous-classe se divise en 4 Ordres dont 2 intéressants puisque regroupant les Xylaires pour l’Ordre des XYLARIALES et les Cordyceps et les Claviceps pour l’Ordre des CLAVICIPITALES.
 

Exemples de Xylaires 

 

                      

                            









 et  de Cordyceps

 

              Cordyceps-canadensis.jpg                                                                                           

                                                                                                                                                                  

 

  

 

5 – Les PEZIZOMYCETIDEAE ou DISCOMYCETES

Sous-classe immense en nombre d’espèces pour lesquels l’ascocarpe du type apothécie (en forme de coupe ou de disque et dont la face interne est tapissée par l’hyménium), est largement ouvert.

Parmi les plus typiques des  PEZIZOMYCETIDEAE on peut citer les Pézizes  (ci-dessous à gauche), les Helvelles (ci-dessous en bas à gauche) et les morilles ( ci-dessous à droite), etc ...

peziza-badia.jpgMorchella-rotunda.jpg

 

 

 

 

 

Helvella-acetabulum.jpg 

 
Les PEZIZOMYCETIDEAE sont divisés en 2 branches liées au mode de rupture de l'asque au moment de la libération des spores; 2 modes  sont différenciés :
  • Asques operculés (en b  l’asque s’ouvre suivant une fente circulaire qui détache un petit opercule se soulevant pour laisser passer les spores).
  •  Asques inoperculés (en a  l’asque ne s’ouvre à maturité que par un orifice terminal).
 sch--ma-asques.JPG

A la question quelles sont les genres, les espèce rencontrés dans cette sous-classe et ces branches ?  La réponse est :
 
 Beaucoup de champignons intéressants dont certains sont de bons, voire d’excellents comestibles !!!
 
Mais ceci est une autre histoire que je tenterai de vous raconter dans un prochain article !!!
 
Ave et à bientôt les Amycos !!!
 
 
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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 12:13
 
 
Classification générale des champignons.
 
Surtout n’ayez pas peur du mot classification ! .............
 
 Une classification bien comprise permet de distinguer  comment la nature à partir des champignons les plus rudimentaires est parvenue par adaptations successives a fabriquer les champignons évolués aux structures complexes et efficaces que nous rencontrons aujourd’hui.
 
 Si l’on veut se risquer au cours d’une promenade en forêt à tenter l’identification d’un champignon, ne serait-ce qu’à partir d’un examen visuel macroscopique, il me parait au minimum nécessaire de posséder les rudiments d’une telle classification.
 
Dans mon article du 30 mai 2007 intitulé « FUNGI ou les champignons », il est précisé que dans le règne FUNGI, désormais dissocié des règnes « animal » et « végétal », 5 grands groupes peuvent être distingués :
 
  • Les CHYTRIDIOMYCOTA 
  • Les ZYGOMYCOTA (anciennement dénommés PHYCOMYCETES)
  • Les GLOMEROMYCOTA   (Maj du 15/12/2009)
  • Les BASIDIOMYCOTA
  • Les ASCOMYCOTA
 
Le distinguo entre les groupes est effectué en fonction des propriétés et des diverses formes prises par l’appareil végétatif ; par exemple chez les Zygomycota le mycélium  se distingue par le fait que les filaments sont continus (pas de cloison transversale) alors que chez les Basidiomycota et les Ascomycota, les tubes mycéliens sont cloisonnés (on dit septés !! d’où le nom d’ailleurs de Septomycètes) etc… etc …
 

·       Les CHYTRIDIOMYCOTA 

 
Espèces de petite taille ou microscopiques
Cette Division des FUNGI correspond au reste des espèces à spores uniflagellés et paroi cellulaire chitineuse de l'ancienne division des Mastigomycota (qui chevauchait deux règnes aujourd'hui séparés en Chytridiomycota (Fungi) et Chromista.)
Le nom fait référence au chytridium (du grec chytridion signifiant « petit pot »), la structure renfermant les spores. Dans les classifications antérieures, les chytrides (à l'exception des ordres récents des Neocallimastigales et des Spizellomycetales) étaient placés dans la classe des Mastigomycota (ou Phycomycetes, du grec « champignons algues »), appartenant elle-même à la sous-division des Myxomycophyta. Dans une acception plus ancienne et plus restreinte, le terme de « chytrides » faisait seulement référence à l'ordre des Chytridiales.
Les chytrides sont considérés par la phylogénie (Etude du mode de formation des espèces et des organismes vivant jusqu’à un être considéré) comme la base évolutive des champignons, d'où ont émergé les Zygomycota puis les Ascomycota et les Basidiomycota. La plupart sont aquatiques, présents surtout dans les eaux douces. Ils sont saprophytes ou parasites, dégradant la chitine et la kératine. Leurs diverses espèces ont été réparties en cinq ordres. L'un de leurs points communs est de posséder des spores mobiles (zoospores) à un flagelle ; ce sont d'ailleurs les seuls organismes classés dans les « mycètes » à posséder ce type de spores. Le thalle ne forme pas un vrai mycélium. Certaines espèces sont unicellulaires.
Une espèce en particulier, Batrachochytrium dendrobatidis, est connue pour causer la chytridiomycose, une maladie infectieuse occasionnant la mort des amphibiens en bloquant leurs organes respiratoires (phénomène reconnu depuis 1998, en Australie et à Panama). D'autres espèces peuvent s'attaquer au maïs, à la luzerne, ou à un certain nombre d'autres plantes ; ce sont des parasites endocellulaires.
 
 
·       Les ZYGOMYCOTA 
Très discrets et de taille le plus souvent microscopique, les Zygomycota sont des champignons à spores dépourvues de flagelles, dans lesquels les cellules ne sont pas séparées par des cloisons, leurs hyphes étant cœnocytiques (les champignons ont une structure coenocytique lorsque les hyphes ne sont pas cloisonnées et forment de très longs filaments tubulaires dans lesquels existent de très nombreux noyaux cellulaires)  ou siphonnés. Ces champignons sont également caractérisés par une abondante reproduction asexuée, et une croissance rapide qui leurs permettent de coloniser rapidement leur milieu
Ils doivent leur nom à leur mode de reproduction sexuée, qui se fait par isogamie avec formation de zygospores (du grec ancien zugos = couple).
Mucorales, Entomophtorales, Basidiobolales et Endogonales sont les principaux ordres de cette division.
 
     ·       Les GLOMEROMYCOTA 
 
Séparés en1993 des Zygomycota ou ils étaient rangés dans l'ordre des Glomales, les Glomeromycota regroupent des champignons mycorhiziens dont  environ 150 espèces  ont été identifiées à ce jour.
Champignons à mycelium siphonné, on ne leur connait pas  de reproduction sexuée.



     ·       Les ASCOMYCOTA et les BASIDIOMYCOTA
 
Spores non flagellées -  Reproduction sexuée (en partie)
Ascomycota et Basidiomycota, sont de beaucoup les plus importants et renferment indépendamment d’un grand nombre d’espèces microscopiques, tous les champignons de grande taille. Ils ont le caractère commun de posséder un mycélium cloisonné mais diffèrent l’un de l’autre par le mode de reproduction ; en effet,  les spores naissent au sommet d’organes appelés basides chez les Basidiomycota et à l’intérieur d’organes appelés asques chez les Ascomycota. Basides et asques sont disposés en une assisse régulière   à la surface du tissu du sporophore pour constituer l’hyménium.
  Baside-et-asque.JPGsch--ma-asques.JPGHym--nium.jpg
      
Fig. I    baside portant 4 spores à l’extrémité de stérigmates.
Fig. II  asque contenant des spores.
Fig. a   asque non operculé s’ouvrant par déchirure.
Fig. b   asques operculés en cours d’ouverture
Fig. de droite ensemble de basides à différents stades de leur évolution sur la surface d’une lamelle.
 
 



ASCOMYCOTA
Les Ascomycota (ascomycètes) constituent un vaste embranchement (ou Division) des champignons (plus de 150 000 espèces !), caractérisés comme déjà dit plus haut, par des spores formées à l'intérieur d'asques.
Les Ascomycota colonisent tous les milieux ; ils sont saprophytes (Se dit des espèces qui croissent aux dépens de matières organiques (non vivantes) en décomposition), symbiotiques (Se dit d'espèces qui se prêtent mutuellement appui ; on dit aussi mycorhiziques quand les champignons vivent en symbiose sur les racines des arbres ou des herbes ; par exemple, certains bolets ne poussent que sous les pins, les oronges que sous les chênes, certains hygrophores que sous les hêtres, l’amanite vineuse (Amanita rubescens !) elle , accepte tous les arbres, etc …) ou parasites (Se dit des espèces qui croissent aux dépens d’autres espèces mortes ou vivantes; par exemple les Polypores, les Pholiotes, les Armillaires, etc …)
Parmi les ascomycètes, on trouve de nombreuses espèces utiles à l'Homme comme les levures utilisées en boulangerie, brasserie et vinification, des espèces bien connues des mycophiles et des mycologues amateurs comme les morilles, les pézizes, les truffes. Cette Division des FUNGI comporte également de nombreuses moisissures et des champignons occasionnant des maladies aux  plantes cultivées.
Classification
La classification des Ascomycota a été, et est toujours, l'objet de nombreuses révisions. Certaines classifications sont basées sur la morphologie de l'asque, d'autres sur celle de l'ascocarpe (organe sur, ou dans, lequel se forment les asques).
Je vous ferai part dans un prochain article de celle que j’utilise.
 
 
BASIDIOMYCOTA
 
Les Basidiomycota (basidiomycètes) constituent  également une importante  Division des champignons. Caractérisés par des spores formées à l'extrémité de cellules spécialisées, les basides, on trouve dans cette Division la plupart des espèces produisant des sporophores comestibles ou non, les Basidiomycota sont couramment appelés "champignons à chapeau". Ces champignons peuvent être classés sur des critères morphologiques (forme du pied et du chapeau, consistance de la chaire, couleur des spores), organoleptiques (odeur et saveur) et chimiques.
Classification
Je vous ferai part également dans un prochain article, de celle que j’utilise.

Ave  les Amycos !.
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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 20:01
 
Les bases de la classification !!!
 
La Mycologie est la science de l’étude des champignons. Cette étude scientifique doit passer par 3 stades :
  • La taxonomie.
  • La systématique.
  • La nomenclature.
 
La taxonomie est la science qui consiste à étudier un «être» vivant sans connaître précisément son nom, afin de pouvoir l’individualiser et ultérieurement, le reconnaître de manière fiable et répétitive. Le taxonomiste range les êtres qu’il étudie dan des tiroirs virtuels : les taxons.
Ces tiroirs virtuels peuvent en contenir d’autres et constituer un système  hiérarchisé un peu  identique à des poupées russes ! Cette hiérarchisation des taxons est la systématique. La taxonomie définit les limites des taxons ; la systématique les hiérarchise.
En ce qui concerne la nomenclature, elle a pour objet de donner un nom à chaque taxon. Le Code International de Nomenclature Botanique (ICBN) précise les règles de dénomination.

Pour les champignons, au niveau des mycophiles, le minimum consiste à donner un binôme latin qui précise le genre + un adjectif spécifique.

Exemple  Russula virescens (Russule verdoyante).

 
 
 
 

A propos de la désignation en latin , j’y suis tout à fait favorable bien que n’ayant pas étudié  cette langue dans mon cursus scolaire ! Il permet d’éviter tout malentendu lié aux désignations diverses et variées données d’un pays voire d’une région à une autre ! Exemple : Agaricus nivescens   (littéralement Agaric boule de neige) est aussi appelé Agaric des jachères, Rosé des prés, Paturon blanc, Boule de neige (nom donné également à Agaricus silvicola !! etc, etc.

Pour parler des mêmes choses, parlons latin !

 
Revenons à la classification;
Voici avec un exemple (Russula virescens) le système de classification actuellement en vigueur : ( sachant que la désignation n’est pas obligatoirement continue. )
 
TAXONS HIERARCHISES
Terminaisons latines
Exemple
Division
…mycota
BASIDIOMYCOTA
Subdivision
…mycotina
xxxxxxxxxxxxxxxxx
Classe
…mycetes
HOMOBASIDIOMYCETES
Sous-classe
…mycetideae
AGARICOMYCETIDEAE
Ordre
…ales
RUSSULALES
Sous-ordre
…ineae
xxxxxxxxxxxxxxxxx
Famille
…aceae
RUSSULACEAE
Sous-famille
…oideae
xxxxxxxxxxxxxxxxx
Tribu
…eae
xxxxxxxxxxxxxxxxx
Genre
xxx
RUSSULA
Sous-genre
xxx
xxxxxxxxxxxxxxxxx
Section
xxx
HETEROPHYLLAE
Sous-section
xxx
Virescentineae
Espèce
xxx
RUSSULA VIRESCENS
Sous-espèce
xxx
xxxxxxxxxxxxxxxxx
Variété
xxx
xxxxxxxxxxxxxxxxx
Forme
xxx
xxxxxxxxxxxxxxxxx
 
A partir de « Tribu », les choses ne sont pas toujours très nettes en raison des dénominations anciennes qui ne devraient plus être utilisées mais qui persistent néanmoins parce que délicat d’éliminer brutalement ! (sic mon professeur et Maître Daniel LEBORNE) . Par exemple dans les Russules beaucoup de sections ont une terminaison en « …eae » et toutes les sous-sections ont une terminaison en « …ineae » !!???......
 Allons c’est pas grave !!! Tout cela va s’arranger avec le temps !
 
Mais c’est bel et bien cette terminologie qu’il faut employer.
 
A bon entendeur salut ! non Ave !!!
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