Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de NIMBUS
  • Le blog de NIMBUS
  • : BLOG d'un vieux mycophile qui voudrait devenir jeune mycologue !!!
  • Contact

Texte Libre

Abonnez-vous à la newsletter pour être informé dès la parution d'un article !!!

Rechercher

Archives D'une Année !

Pages

7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 17:28

DEVELOPPEMENT DU SPOROPHORE D’UN CHAMPIGNON
Exemple d''un Basidiomycota   Genre Amanita  (Amanite   en Français !!!)                                                                            Schema--am-cesar.jpg                                                                                                                                                                                                                                                               
 
Le mycélium de ce champignon forme dans le sol un fin réseau de filaments blancs. Il peut rester à cet état jusqu’à ce que se trouvent réunies les conditions favorables ou défavorables au développement des réceptacles (chaleur, humidité, stress …).
 
Lorsque ces conditions sont réunies, on voit alors apparaître sur le mycélium, de petites boules qui grossissent rapidement ; ce sont les débuts des appareils "fructifères" : les réceptacles (ou sporophores).
Ces jeunes réceptacles sont à leurs premiers stades, complètement enfouis dans le sol ; ils ne se montrent en surface que lorsqu’ils ont atteint la taille d’un œuf dont ils ont d’ailleurs l’aspect.
 
Si à ce stade on fait une coupe de l’un de ces œufs, (schéma I), on constate d’abord la présence d’une enveloppe externe blanche épaisse entourant tout le champignon ; c’est le voile général (qui ici prend le nom de volve) . A l’intérieur de la volve, on peut déjà reconnaître les différentes parties constitutives du champignon adulte : le chapeau (ou hyménophore), le pied (ou stipe) dont la base est soudée à la volve. Si les conditions sont favorables, le développement s’accélère et le champignon peut acquérir ses dimensions et sa conformation définitives en quelques heures ! (schéma II) Sch--ma-lame--avec-basides.JPG
 
En même temps que la volve cesse de s’accroître, le pied s’allonge entraînant avec lui le chapeau qui progressivement s’étale. Il en résulte une rupture de la volve à sa partie supérieure tandis que sa partie inférieure enrobe la base du pied ; à ce moment on constate que le bord du chapeau est réuni au pied par une membrane assez résistante appelée voile partiel, qui cache tout le dessous du chapeau. Celui-ci, continuant à grandir et à s’étaler, le voile partiel ne tarde pas à se déchirer dans sa partie périphérique et vient se rabattre en forme de collerette autour du pied pour constituer l’anneau. On peut alors voir que la partie inférieure du chapeau est constituée de fines lames rayonnantes serrées les unes contre les autres. Toute la surface des lames porte les basides et constitue la partie fertile du champignon : l’hyménium.





Ave les Amycos !


 
Repost 0
7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 15:52
 
VIE ET FONCTIONNEMENT DES CHAMPIGNONS
 
Ce que nous appelons champignon est généralement constitué d’un pied terminé par un chapeau dont la face inférieure est couverte de lames rayonnantes. Cet ensemble n’est en réalité qu’une partie de l’organisme fongique et n’est en fait, qu’un réceptacle fructifère (appelé sporophore) dont le rôle est de porter les organes reproducteurs (les spores) du champignon. Ce sporophore a pris naissance sur un tissu filamenteux blanc et très fin : le mycélium!
Pour simplifier et imager, on peut dire que le sporophore, appareil reproducteur du champignon, est comparable aux fruits des plantes supérieures et que le mycélium représente alors le système végétatif (racines, branches, feuilles, fleurs).
En fait, l’organisme fongique dépourvu de racines, branches, feuilles, fleurs, est un thalle constitué généralement de cellules allongées appelée hyphes dans les cas les plus fréquents ou syphons dans des cas plus rares (les hyphes sont des cellules cloisonnées et articulées bout à bout, les syphons ne sont pas séparées les unes des autres).
Les hyphes s’associent pour donner le mycélium qui représente l’appareil végétatif de l’organisme fongique
 La dimension des filaments mycéliens est très variable, tantôt grêle comme dans la plupart des espèces terrestres vivant dans les bois, tantôt large comme chez les espèces qui croissent sur les fumiers et qui ont un développement très rapides tels que les Coprins.
La coloration des filaments est blanche dans la majorité des cas mais on trouve des Basidiomycota à mycélium coloré (par exemple brun chez divers polypores, jaune chez Corticium sufureum, Ixocomus piperatus, rouge chez certains tramètes et cortinaires, etc … A noter qu’à l’état de mycélium, un champignon est pratiquement indéterminable !
 
Pour se reproduire, les champignons produisent des cellules particulières appelées spores.
Les spores peuvent être issues d’un phénomène de reproduction asexuée ou sexuée.
Dans la reproduction asexuée, il y a simplement fragmentation du thalle ; dans la reproduction sexuée,  il y a phénomènes sexuels faisant intervenir une fusion de noyaux cellulaires avec brassage génétique.
 
En résumé :

Pour les champignons supérieurs, ceux que nous rencontrons au cours de nos promenades, on peut considérer que la naissance survient lors de la germination d’une spore. Cet évènement génère un filament mycélien dit mycélium primaire, dont les cellules renferment un seul noyau à n chromosomes. 

Ce mycélium primaire va croître et envahir plus ou moins rapidement son substrat. Lorsque les conditions vont le permettre (favorables ou défavorables !!!) la reproduction va intervenir.
Si la reproduction est asexuée, le mycélium va produire simplement des spores sur le mycélium ou sur des sporophores.Reproduction-champi-copie-1.JPG                                                       
anse-anastomose.JPG














Si la reproduction est sexuée, il sera nécessaire que deux mycéliums de polarité (sexe) complémentaires s’associent pour former par fusion des cytoplasmes, un mycélium secondaire. Ce dernier présentera des cellules à deux noyaux non fusionnés (2 x n chromosomes). C’est sur ce dernier qui présente souvent au droit des cloisons, des « boucles de conjugaison » appelée aussi « anses d’anastomose ») que se développera un sporophore sur lequel prendront naissances des cellules fertiles (asques ou basides). 


Ce n’est que dans ces cellules fertiles, donc plu tard dans le cycle de reproduction, qu’interviendra la fécondation par fusion nucléaire qui donne un noyau à 2n chromosomes. La fusion est immédiatement suivie d’une série de trois divisions qui redistribuent dans les spores un stock nucléaire haploïde. Le cycle est ainsi bouclé puisque les spores libérées  redonneront après germination, un mycélium primaire.
 
 
 
 
D’après l’ouvrage de Régis COURTECUISSE illustré par Bernard DUHEM « LES CHAMPIGNONS DE FRANCE ET D’EUROPE » paru chez DELACHAUX&NIESTLE
Repost 0
3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 17:46
 
Et si on commençait par le commencement ?!!!
 
Les champignons sont des "êtres" vivants !
 
Pour beaucoup d’entre nous, les "êtres" vivants peuvent être rangés dans 2 règnes : les animaux et les végétaux.
La tendance actuelle vise en fait à en reconnaître 5 !  Les Animaux, les Végétaux, les Protocaryotes, les Chromistes et les Fungis, règne dans lequel sont rangés les « champignons ».
Cette position est liée à un ensemble de caractères originaux propres à ces organismes.
 
Selon Régis COURTECUISSE *, le règne fongique actuel est défini par 7 caractères fondamentaux. Ce sont des organismes :
  • Eucaryotes (avec cellules contenant un noyau)
  • Hétérotrophes (vis-à-vis du carbone ; ils doivent donc impérativement trouver du carbone organique dans leur environnement.)
  • Absorbotrophes (ils se nourrissent par  absorption alors que les animaux « ingèrent » et que les végétaux « assimilent » grâce à la photosynthèse.)
  • Développant un appareil végétatif diffus, ramifié et tubulaire (mycélium …)
  • Se reproduisant par des spores (cellules particulières issues de phénomènes de reproduction asexuée ou sexuée.)
  • …les spores étant non flagellées ou exceptionnellement à un seul flagelle.
  • A paroi cellulaire chitineuse (comme les animaux ! les végétaux ayant eux, une paroi cellulosique)
 
Toujours selon Régis COURTECUISSE,  « il est assez difficile de préciser les origines du règne fongique. On sait qu’il est très ancien. Les premiers champignons correspondant à la définition actuelle du règne, sont les Chytridiomycota qui seraient apparus au Cambien il y a environ 550 millions d’années. Les champignons se prêtant mal à la fossilisation, on en connaît peu de traces objectives et la plupart des maillons de leur évolution sont manquants. On a pourtant retrouvé en République Dominicaine un champignon agaricoïde (à hymenophore libre, lamellé), Coprinites dominicanus, inclus dans de l’ambre fossile daté de 40 millions d’années ! Les espèces à chapeau et lamelles étant considérées comme évoluées, cela confirme que les groupes primitifs sont beaucoup plus anciens ; ces derniers étant des organismes aquatiques à partir desquels ont émergés les Zygomycota, Ascomycota et les Basidiomycota . »
 
 
 
 
 
* Actuel Président de la Société Mycologique de France et auteur de nombreux ouvrages dont un en collaboration avec Bernard DUHEM « Guide des champignons de France et d’Europe » paru chez DELACHAUX & NIESTLE.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Repost 0
30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 15:58
 
FUNGI (règne fongique)  ou LES CHAMPIGNONS
 
Les champignons font partie des Thallophytes c’est à dire que leur appareil végétatif le thalle, n’est pas différencié  comme pour les plantes supérieures, en racines, branches, feuilles, fleurs et ne comporte pas de vaisseaux ligneux.
Ils se distinguent des autres Thallophytes comme les algues marines par exemple, par l’absence de pigment spécial aux végétaux verts : la chlorophylle.
Par suite de cette absence de chlorophylle les champignons  ne peuvent assimiler directement le carbone minéral dont ils ont besoin et sont obligés de l’emprunter à des substances où il existe déjà à l’état combiné (hydrates de carbone ou glucide notamment).
Un champignon est généralement constitué d’un pied terminé par un chapeau dont la face inférieure est couverte de lames rayonnantes. Cet ensemble n’est en réalité qu’une partie du végétal  et n’est en fait, qu’un réceptacle fructifère (appelé sporophore) dont le rôle est de porter les organes reproducteurs (les spores) du champignon. Ce sporophore  a pris naissance sur un tissu filamenteux blanc et très fin : le mycélium!
Pour simplifier et imager, on peut dire que le sporophore, appareil reproducteur du champignon, est comparable aux fruits des plantes supérieures et que le mycélium représente alors le système végétatif (racines, branches, feuilles, fleurs).
 
Généralités relatives à la classification des champignons
 
5 grands groupes peuvent être distingués :
  • CHYTRIDIOMYCOTA 
  • Les GYMNOMYCOTA, anciennement dénommés MYXOMYCETES ont été sortis du règne FUNGI en 2000
  • ZYGOMYCOTA (anciennement dénommés PHYCOMYCETES)
  • GLOMEROMYCOTA  (Maj du 15/12/2009)
  • BASIDIOMYCOTA
  • ASCOMYCOTA

Le distinguo entre les groupes est effectué en fonction des propriétés et des diverses formes prises par l’appareil végétatif ; par exemple : chez les GYMNOMYCOTA (Myxomycètes), désormais hors du règne FUNGI, l’appareil végétatif est simplement constitué par un plasmode, substance mucilagineuse (liquide épais et visqueux) ; chez les ZYGOMYCOTA (Phycomycètes) comme pour les autres groupes, il n’y a pas de plasmode mais un mycélium qui se distingue chez les ZYGOMYCOTA par le fait que les filaments sont continus (pas de cloison transversale) alors que chez les Basidiomycota et les Ascomycota, les tubes mycéliens sont cloisonnés ( on dit septés !! d’où le nom d’ailleurs de Septomycètes) etc… etc …

 Les 2 premiers groupes ne renferment que des espèces de petite taille ou microscopiques. Le groupe des CHYTRIDIOMYCOTA ne comporte que des espèces aquatiques ; c’est lui qui a donné naissance aux ZYGO puis aux BASIDIO et aux ASCOMYCOTA. 
 
Séparés en
 1993 des Zygomycota ou ils étaient rangés dans l'ordre des Glomales, les Glomeromycota regroupent des champignons mycorhiziens dont  environ 150 espèces  ont été identifiées à ce jour.

Les 2 derniers, Basidiomycota et Ascomycota, sont de beaucoup les plus importants et renferment indépendamment d’un grand nombre d’espèces microscopiques, tous les champignons de grande taille. Ils ont le caractère commun de posséder un mycélium cloisonné mais diffèrent l’un de l’autre par le mode de reproduction ; les spores naissent au sommet d’organes appelés basides chez les Basidiomycota et à l’intérieur d’organes appelés asques chez les Ascomycota.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  Ave les Amycos !
 
 
 
 
 
 
 
Repost 0