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Archives D'une Année !

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 12:00






Le conseil d'administration de la montagne particulière de Hèches, par son président Jean-Louis Chaire, a autorisé le programme Micosylva sur la forêt de Hèches. Une vingtaine de personnes ont assisté à la présentation de ce programme de coopération territoriale de l'espace Sud-Ouest européen (SUDOE) entre l'Espagne, la France et le Portugal (18 parcelles au total). Ce projet a pour objectif de préserver les espaces forestiers au travers de la mycosylviculture (gestion des arbres et de la diversité fongique) est porté en France par le lycée agricole et forestier Jean-Monet de Vic-en-Bigorre avec Jean Rondet et les chambres d'agriculture des Hautes-Pyrénées, avec Anaïs Zimmerlin, et de Dordogne.


Article  paru le 30 octobre 2009  à 03h 49 sur LADEPECHE.FR


Pour en savoir plus:

http://www.ladepeche.fr/article/2009/10/30/704851-Heches-Le-programme-europeen-Micosylva-adopte-par-la-montagne-particuliere-de-Heches.html

Ave les Amycos ...
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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 14:47

Les champignons sauvent les plantes de la disparition

Zurich, 27.11.2008 - Un tiers de la flore suisse se trouve sur la liste rouge des espèces menacées. Un de ses plus grands problèmes est lié aux apports d'azote venant de l'atmosphère. Sans l'aide du sous-sol, la situation serait encore plus critique.

Les voitures et les usines d'incinération produisent des liaisons azotées qui retombent sur les prairies et les champs avec les pluies. Cette fertilisation gratuite venue de l'atmosphère est une des causes du recul de la diversité de nos prairies maigres riches en espèces végétales. Les plantes gourmandes d'engrais, notamment les herbacées très compétitives, évincent les espèces qui se satisfaisaient depuis des millions d'années de très peu d'éléments nutritifs. Dans le cadre d'une étude sur une sélection de graminées et de papilionacées, un chercheur d'Agroscope Reckenholz-Tänikon ART a découvert comment les plantes mises sous pression peuvent malgré tout s'imposer. Les champignons viennent au secours de l'achillée, du trèfle blanc et du thym en situation difficile.


Un programme de soutien pour les plantes


Les champignons appelés mycorhizes arbusculaires s'associent d'une part aux cellules racinaires grâce à leurs filaments et d'autre part, se développent dans le sol voisin. Ils y puisent le phosphore qu'ils transmettent ensuite aux racines des plantes. En contrepartie, les champignons se nourrissent du sucre que la plante produit lors de la photosynthèse. Il s'agit donc en quelque sorte d'un programme d'entraide «nourriture pour engrais».

Cette portion supplémentaire d'engrais provenant des champignons aide de nombreuses plantes à survivre dans les prairies maigres. C'est ce qu'ont montré Marcel van der Heijden d'ART et ses collègues de l'Université libre d'Amsterdam dans le cadre d'une expérience. Ils ont semé 18 types de prairies différentes dans des pots remplis de terre stérilisée. Ces prairies contenaient notamment de l'achillée commune, du gaillet, du trèfle blanc et cinq herbacées. Dans la moitié des pots, ils ont ajouté quatre espèces de Champignons mycorhizines.

Les herbacées foisonnantes ont notamment évincé les papilionacées comme le trèfle blanc ou la bugrane rampante. La biomasse totale de ces dernières était réduite à 3 % dans les pots sans champignon. ,Si l'expérience avait duré une année de plus, ces espèces auraient sans doute disparu", déclare M. van der Heijden. Cela veut dire que sans mycorhizes, la probabilité est plus élevée que certaines plantes disparaissent des prairies maigres soumises à un fort apport en azote.


L'infusion fortifie

La situation était nettement meilleure dans les pots avec champignons. La part des papilionacées y représentait près d'un cinquième de la biomasse. Ce résultat est dû au phosphore qui arrivait directement dans leurs racines par l'intermédiaire des filaments des champignons. Le phosphore donnait aux plantes la force de tenir en respect les herbacées envahissantes.

L'étude montre que les champignons mycorhiziens arbusculaires naturels jouent un rôle essentiel pour le maintien de la richesse des espèces végétales dans les prairies maigres. C'est pourquoi les mycorhizes sont d'une certaine manière tout aussi dignes d'être protégés que l'arnica ou l'orchis.


L'étude a été publiée en novembre 2008dans le magazine scientifique ,Global Change Biology". Elle est disponible en ligne sous: http://www3.interscience.wiley.com/cgi-bin/fulltext/121394451/PDFSTART


Ave les Amycos !!!

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 10:21

SEMAINE NATIONALE DU CHAMPIGNON


Interview  de  Régis Courtecuisse.

Professeur à la fac des sciences pharmaceutiques de Lille, Président de la Société mycologique de France, il est aussi l’un des responsables de la société mycologique du Nord de la France : l’homme consacre sa vie aux champignons.

 

Pourquoi une Semaine nationale du champignon ?

« Cette 2e édition correspond au souhait de la Société mycologique de France et des fédérations régionales de sensibiliser le public. Le domaine des champignons est bien plus vaste que la mycophagie (consommation des champignons). Il ne faut pas seulement les regarder avec l’estomac ! La thématique de cette année, c’est la toxicité et l’intoxication, car la protection fait aussi partie du rôle des sociétés mycologiques. L’an prochain, le thème sera la biodiversité. »

 

Les champignons sont-ils en danger ?
« Comme tous les êtres vivants, ils subissent les modifications de l’environnement liées aux activités humaines. Les champignons absorbent les polluants – métaux lourds, radioéléments –, ce qui peut être dangereux pour le consommateur. Des espèces disparaissent : c’est flagrant dans les pelouses et prairies où on met de l’engrais. C’est pour cela qu’avec les gestionnaires de l’environnement – office national des forêts, parcs naturels,... –, on fait un gros travail d’inventaire. »

 

Un inventaire national que vous coordonnez...
« Aujourd’hui, 17 000 espèces sont repertoriées en France, 5 300 dans le Nord - Pas-de-Calais. Ce qui doit inciter à la prudence : les ressemblances entre les différentes espèces peuvent être trompeuses. »

 

 De nouvelles espèces apparaissent, parfois néfastes pour l’homme...

« Comme l’amanita proxima méridionale arrivée en Picardie il y a deux ou trois ans. Elle provoque une toxicité relativement importante. Mais quand une nouvelle espèce apparaît, difficile de savoir s’il s’agit d’une migration, d’une mutation ou d’une espèce non répertoriée.. »

 

Pourquoi une telle diversité ?
« Rien que dans la région, entre les influences maritime d’un côté et continentale de l’autre, on a une variété de niches écologiques et d’habitats.
Les champignons s’adaptent, aussi bien dans les dunes que sur les terrils. »

 

Quel rôle jouent-ils ?
« Ils sont un maillon de l’écosystème. Comme les hommes, ils ont besoin de trouver de la matière organique pour vivre. Ils ont pour cela plusieurs stratégies : recycler la matière morte, parasiter d’autres vivants ou réaliser des échanges avec eux. Par exemple, si les champignons n’étaient pas là, les forêts ne seraient pas aussi grandes. De quoi les regarder autrement ! »

 

RECUEILLI PAR C. L.

La Voix du Nord - Édition du samedi 17 octobre 2009

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 13:00

Les champignons sont-ils l'avenir de l'homme ?




Pour tenter de répondre à cette question je vous conseille d'aller faire un tour sur  :

http://www.centpapiers.com/le-champignon-est-il-lavenir-de-lhomme/10071/


Un excellent article  sur les champignons et avec une vidéo  vraiment extraoordinaire ou vous verrez croître  et se déplacer des champignons !   

Une séquence vidéo est entre autre consacrée  a Dictyophora indusiata ( Satyre voilé) !
 je ne vous en dit pas plus !!! Il faut aller voir ça !!!






 Ave les Amycos  !!!
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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 16:30

LES CHAMPIGNONS TOXIQUES ….. ( partie 9 / 9)

   (du genre Psylocybe, Ramaria, Ramicola, Russula, Sarcospharea, Scleroderma, Scutiger, Stropharia, Tricholoma et Ustilago)

 

La Société Mycologique de France a édité une liste à priori non exhaustive, comportant 256 espèces toxiques regroupées en 41 genres dont certains très connus et d’autres un peu moins.

 

Les genres concernés sont :

 

Agaricus, Agrocybe, Amanita, Boletus, Chlorophyllum, Clitocybe, Collybia, Conocybe, Copelandia, Coprinus,  Cortinarius, Cystolepiota, Entoloma, Galerina, Gyroporus, Hebeloma, Hygrocybe, Inocybe, Lactarius, Lepiota, Lepista, Leucoagaricus, Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus, Pholiotina, Psylocybe, Ramaria, Ramicola, Russula, Sarcospharea, Scleroderma, Scutiger, Stropharia, Tricholoma et Ustilago.

Les genres surbrillés en jaune ont été vus dans de précédents articles. Ce dernier article de la série,  aborde les genres Psylocybe, Ramaria, Ramicola, Russula, Sarcospharea, Scleroderma, Scutiger, Stropharia, Tricholoma et Ustilago.

 

     

Genre PSILOCYBE 

Les psilocybes font partie de la famille des Strophariaceae ; ce sont des champignons  à la silhouette mycenoïde à collybioïde généralement de petite taille, à lames ventrues ascendantes ou horizontales largement adnées avec un voile partiel souvent rudimentaire et une sporée brun violacé.

 

Parmi les  40 à 45 espèces regroupées dans le genre aucune n’est comestible et  5 sont toxiques.

 

* Psilocybe cyanescens  (Psilocybe bleuissant):

Espèce grégaire qui croît dans les zones humides sur les débris ligneux, les feuilles mortes, les copeaux de bois  de la fin de l’été  jusqu’au milieu de l’hiver.

Ce champignon est toxique et hallucinogène.

 

 

 
* Psilocybe laetissima :
Pas d’information ni de photo.

 

 
* Psilocybe semilanceata (Psilocybe lancéolé) :

Avec un chapeau d’environ 2cm en « bonnet de lutin », l'espèce qui croît dans les prairies et la lande  sur terrains acides, est connue en Europe pour ses effets hallucinogènes.  Il  est très toxique ; son ramassage, son transport et sa vente sont interdits  par la loi en France.


 

 

 

 

 

 

 

   

 


* Psilocybe silvatica :     
Pas d’information ni de photo.


* Psilocybe strictipes :   
Pas d’information ni de photo.



Genre RAMARIA 

Le genre Ramaria  fait partie  de la famille des Ramariaceae, l’une des 7 familles  rassemblées dans l’ordre des CLAVARIALES.

 Ce sont des champignons dressés, sans chapeau,  dont le port est très variable,  filiforme ou en massue,  ramifiés, plus ou moins charnus ou bien  encore en  « chou-fleur » ou en éponge !

3 espèces sont toxiques.

 

  

* Ramaria formosa   (Ramaire jolie) :

Peut atteindre 10 cm de haut.

Croît sous feuillus de préférence sous les hêtres

Chair blanche virant au rose à rouge sombre à la coupe


 
 

 

 

 

 

 






 
  



* Ramaria ignicolor 
(Ramaire couleur de feu):

Cette espèce relativement rare et  plutôt méridionale  croit  sous les conifères ; pouvant atteindre 6 cm de haut, ses rameaux rose saumon vif sont épais  et courts, jaunâtres au sommet. Sa chair est blanche, et son odeur désagréable. 

 

 

 

 
* Ramaria pallida (Ramaire pâle) :
En forme de  chou fleur  ou ramifiée comme du corail (4 à 15 cm de diamètre et 6 à 12 cm de haut), cette espèce de Ramaire  assez répandue, croît au sol dans forêts de feuillus et de conifères  de juillet à octobre.

  

 

  


Genre RAMICOLA 

Petit genre regroupant 10 espèces  dont une  toxique.

 

 

* Ramicola centunculus  (Simocybe olivâtre) :

Petit champignon dont le chapeau de  3 cm de diamètre environ est hygrophane ; il est assez commun et  croît  sur des bois pourris de feuillus !

                                                                 

                                                                  

 




 

 

 

 

 

      
Genre
RUSSULA                                                  

Les espèces du genre ont une chair grenue et cassante comme les lactaires dont elles sont voisines mais ne laissent pas exsuder de lait à la cassure ou au froissement des lames. Leur chapeau est typiquement convexe à déprimé, les lames sont rarement décurrentes et le pied  presque toujours cylindrique.

   

Le genre est vaste et homogène  mais l’identification des espèces est difficile ; elle passe souvent par  l’identification des caractères microscopiques (structure du revêtement,  nature des hyphes,  cystides, etc),  la couleur de la sporée (de blanc pur à jaune foncé !!!) et la saveur (amère, poivrée ou douce).

Les  Russules ont des couleurs  très variées et relativement changeantes ! De nombreuses  espèces (une trentaine) sont rouges.

En terme de comestibilité, seules quelques espèces douces sont comestibles ! Les Russules à chair amère ou poivrée sont à rejeter.

Le genre Russula comporte environ 400 espèces dont 5 toxiques :

 

* Russula betularum (Russule des bouleaux) :

Caractérisée par un chapeau  assez  fragile rose rougeâtre  se décolorant très rapidement pour devenir presque blanc  avec un revêtement séparable découvrant une chair blanche ou à peine rosée en surface.

 Comme son nom l’indique, elle est toujours associée aux bouleaux !

  

 

  


* Russula emetica (Russule émétique) :

Son chapeau rouge vif est convexe, ferme et charnu avec une marge un peu cannelée ; La chair superficielle sous le revêtement est rosâtre. Les lames assez serrées ont des reflets crème pâle ; le pied, cylindrique, est légèrement jaunissant avec l’âge. Cette espèce,  peu commune, croît préférentiellement  sous conifères (épiceas en particulier) en zone humide de montagne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




* Russula emetica forme  longipes :

Elle se distingue  de l’espèce initiale par  un chapeau très sombre au disque et un pied  clavé et généralement plus élancé. On la rencontre  dans les zones tourbeuses de montagne sous épicéas et pins.

 

 

 
* Russula emetica var.gregaria : Pas de photo

Cette variété de R. emetica est plus petite  avec un pied souvent trapu, rouge saturé, elle vient en pessières à myrtilles.



* Russula griseascens (Russule grisonnante) :  

Cette espèce répandue mais peu fréquente vient   en été et en automne sous épicéas et pins , sur sols acides humides. Son pied bientôt creux  a une surface finement veinée blanche puis grisonnant sur l’arête des veinules au début  puis entièrement  avec l’âge.

Sa chair à une odeur de bonbon !

 

 

 

 Genre SARCOSPHAERA 

Dans la famille des Pezizaceae, sous ordre des Pezizineae, ordre des Pezizales,  les espèces du genre Sarcospharea sont des champignons  en forme de coupe.

 Le genre comporte 2 espèces toxiques !

 

 

* Sarcosphaera crassa  (Pézize couronnée) :

 Ce champignon qui croît au printemps sur sols calcaire dans les parcs et au bord des chemins. On le rencontre  en forêts de feuillus et de conifères, sur terre nue, sur talus,  sur aiguilles en décomposition.

C’est d’abord une boule fermée  enfouie dans le sol qui  va grossir (diamètre de 30 à 100 mm), se déchirer  et s’ouvrir en étoile .Sa chair est blanche et cassante.

Isolé ou en groupe, localement abondant, il revient chaque année aux mêmes places.

 

 

 
* Sarcosphaera crassa  var. nivéa : Pas de photo ni d’info.

 


Genre SCLERODERMA

De forme globuleuse ou subglobuleuse, ce petit genre de Gastéromycètes comporte une dizaine (?) d’espèces dont 3 sont toxiques :

 

 

* Scleroderma areolatum (Scléroderme aréolé) :

Espèce  assez courante en été et en automne rencontrée  en lisières  de forêts, sur terrains en friche ou en forêts de feuillus. (thermophile)

 Les fines écaille qui ornent sa surface se contractent pour former des aréoles ; son pied est très court  (1,5 cm) ou nul et totalement enfoui.

 

 

 

 * Scleroderma verrucosum (Scléroderme  verruqueux) :

Presque globuleux comme Scleroderma areolatum, a un pseudopied très épais  muni de rhizoïdes (gros poils plus ou moins charnus qui ressemblent à des racines). L’enveloppe fine jaune ochracé qui entoure la gleba (Hyménium interne) est couverte d’écailles brunes  non aréolées. A la coupe, odeur forte et désagréable !

 L’espèce est commune dans les parcs, au bord des chemins et des routes.

 

 

 

 
*  Scleroderma citrinum (Scléroderme citrin – Scléroderme commun) :

Espèce commune et très répandue qui croît dans les forêts et les prés sur sols acides.

L’enveloppe jaune ochracé est couverte de verrues concolores brunissant avec l’âge ; elle est nettement coriace et plus épaisse (4 à 5mm) que  pour les 2 espèces qui précèdent  (1 à 1,5mm).

A la coupe, odeur caractéristique  de caoutchouc !

 

 

  

 


Genre SCUTIGER

Je n’ai  que peu d’information sur ce genre !!!

Selon certains auteurs et diverses sources peu nombreuses d’ailleurs, le genre Albatrellus serait la nouvelle désignation  et donc le synonyme du genre Scutiger !  à  vérifier tout de même !!!

Si tel est le cas,  Scutiger ferait partie des Polyporaceae, une des  9 familles de l’ordre des Polyporales dans la sous-classe des  Aphyllophoromycetideae.

Le genre regrouperait  une douzaine d’espèces dont une toxique.

 

* Scutiger subrubescens  (alias  Albatrellus subrubescens ? photo ci dessous) :

 

 

  Réunis en bouquets, ils sont rarement isolés.Albatrellus subrubescens  est très répandu et croît  de l’été à l’automne  dans les forêts de conifères et les forêts mixtes  La surface de son  chapeau  (épaisseur 10 mm) est finement feutrée, fendillée aréolée à l’état sec ; blanchâtre au début, puis jaune soufre à jaune vert et ocre brunâtre  dans la vieillesse. La face inférieure est tapissée  de pores, longs de 1 à 5 mm, blanchâtres, jaunissant au toucher, peu décurrents. Les pores  de 2 à 4 mm sont arrondis-anguleux . Le pieds souvent excentrique est plein et finement feutré, aminci vers la base, cylindrique ou aplati. La chair est cassante, blanche  avec odeur agréable et saveur de noix !

(extrait du Tome 2 des Champignons de Suisse par J BREITENBACH & F KRÄNZLIN)

 

 

 

 

Genre STROPHARIA                                           

Les espèces du genre ont des silhouettes  tricholomoïdes ou collybioïdes à voile partiel bien développé donnant un anneau  plus ou moins persistant  généralement membraneux. Leur sporée  est brun violacé. Ils poussent sur  humus ou sur fumier !

Parmi les 15 espèces  que comporte le genre, aucune n’est comestible, 4 sont toxiques.

 

 * Stropharia  aeruginosa (Strophaire vert de gris) :

Assez facilement reconnaissable à son chapeau bleu-vert  visqueux, couvert de flocons blancs plus dense à la marge et à son pied gainé de méchules blanches,  on le rencontre fréquemment  en automne dans l’humus des  forêts, en lisière,  sous feuillus et conifères.

 

 


 
* Stropharia  caerulea (Strophaire bleue) :

On le rencontre fréquemment en été et en automne, au bord des chemins et en lisières de bois, dans les zones nitrophiles.

 Bien que ressemblant à S. aeruginescens, il s’en distingue en particulier par l’ornementation du pied qui est  revêtu de flocons fibrilleux blancs jusqu’à une zone annulaire fugace et dont la base  est ornée de cordonnets mycéliens blancs.

 

 

 
* Stropharia  coronilla
(Strophaire à petite couronne) :

Espèce assez commune qui croît isolément ou en petits groupes à la fin  du printemps et en automne dans les champs, au bord des routes et dans les clairières . Souvent reconnaissable à son chapeau légèrement visqueux et  à son anneau blanc  strié qui avec l’âge, se colore de noirâtre par les spores.

 

 

 
* Stropharia  semiglobata
(Strophaire demi-globuleuse) :

Assez courant  au printemps et en automne  dans les prairies sur bouses et crottins, il a comme son nom l’indique un chapeau hémisphérique, légèrement visqueux. Son pied grêle est visqueux  sous l’anneau !

 

 

 

Genre TRICHOLOMA 

Le genre  regroupe une centaine d’espèces  dont 2 mortelles  (Tricholoma pardinium et sa variéré filamentosum et Tricholoma auratum) et  8 espèces toxiques à très toxiques.

 

* Tricholoma pardinium var.filamentoseum

Tricholoma pardinium  (Tricholome tigré) à gauche et sa variété filamentosum à droite .Tous les 2 mortels .

 

                                                                 

 

 

 

 

 

 

 

 








* Tricholoma auratum (tricholome doré, équestre, canari, bidaou)

 

 

 (voir  sur ce blog l’article du  3 août 2007 intitulé « champignons mortels : les premiers à connaître »)

                                                                                                         
 
 Les espèces du genre sont mycorhiziques (terricoles), assez robustes  et ont des lames échancrées. Ce sont généralement des champignons tardifs.

 

 Le genre comporte quelques très bons comestibles comme Tricholoma terreum (Tricholome terreux) très commun sous les pins en automne, Tricholoma squarrulosum (Tricholome squarruleux) sous chênes en automne, Tricholoma scalpturatum (Tricholome gravé) très commun sous feuillus, etc.

  

 

* Tricholoma fulvum (Tricholome fauve ou Tricholome à lames jaunes) :

Espèce assez commune qui croît sous feuillus et particulièrement  sous les bouleaux.

La marge de son chapeau est très nettement cannelée !  Il a une odeur de farine et sa chair est amarescente .

 

 

 
* Tricholoma  josserandii
(Tricholome de Josserand) : 

Il croît en régions submontagneuses à méridionales sous feuillus aimant les sols acides. On le rencontre parfois sous les cèdres. Il a une chair blanche a odeur rance écoeurante.

 

 

 
* Tricholoma  pardinium
(Tricholome tigré) :   

De même  que sa variété filamentosum, il est  extrêmement toxique  et est donné comme  mortel par certains auteurs.

Heureusement peu commun, il croît  surtout en montagne  sur terrains calcaires sous sapins et hêtres en automne.

(voir  sur ce blog l’article du  3 août 2007 intitulé « champignons mortels : les premiers à connaître »)

 

 

  

* Tricholoma  pardinium forme albellum     :  Pas de photo ni d’info.

 

 

* Tricholoma  pessundatum :

Espèce relativement peu commune que l’on rencontre  surtout sous les pins en forêts atlantiques.  Sa chair pale a une odeur et une saveur  très farineuse  ou de concombre !

 

 

 
* Tricholoma  sudum  :
 Pas de photo ni d’info.

 


* Tricholoma  virgatum
(Tricholome vergeté) :    

Reconnaissable à son chapeau conique puis mamelonné, fibrilleux soyeux gris argenté, ce champignon  rare en plaine, croît cependant en nombre en montagne sous feuillus et conifères.

 

 

  

 



* Tricholoma  virgatum f. roseipes :                                  


Quasiment identique  à  Tricholoma  virgatum, la forme roseipes s’en distingue par  son pied orné de fibrilles ocre rosé.

 Je n’ai pas trouvé, ni dans ma littérature  ni sur le net de photographies de cette forme "roseipes" ; je vous propose cependant  cette magnifique aquarelle  de Christian FRUND.




 

 Pour découvrir qui est Christian FRUND et ce qu’il fait, n’hésitez pas  à aller sur :      http://www.champis.net/wiki/index.php/Christian_Frund

 

 

Genre USTILAGO

 

Division  des Basidiomycota – Sous division des Ustilaginomycotina – Classe des Ustilaginomycètes – Ordre des Ustilaginales -  Famille des Ustilaginaceae, le genre Ustilago regroupe environ une soixantaine d’espèces.

Ce sont  des champignons  microscopiques parasites qui provoquent des maladies  telles que le charbon ou la rouille.

 

* Ustilago maydis :  

L’espèce  est un champignon pathogène provoquant une maladie du maïs appelée « charbon du maïs »

 L’espèce est donnée comme toxique par la Société Mycologique de France mais   au Mexique, les grains infectés  (déformés) sont appelés « huitlacoche » et considérés comme un met recherché !!!  Alors !!!! ...

 

                                                                    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 Au travers  de 9 articles , je vous ai présenté très très sommairement  260 champignons toxiques !
 Pour faire plus ample connaissance avec eux, je vous invite vivement à aller  voir  les descriptions détaillées qui en sont faites dans vos ouvrages de référence !!!

Bon courage

Ave les Amycos  !!!



N'ayant pu  pour des raisons techniques, contacter et demander préalablement aux auteurs l'autorisation de publication des photos parues dans cet article,  je les remercie néanmoins chaleureusement  car je suis certain  qu'ils me pardonneront ce manquement élémentaire aux bonnes manières.



 

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 17:05






Le Cercle Mycologique de Marcoussis et Environs (CMME) organise :

 sa 9 ème exposition de champignons  (entrée libre).


            Date : du 3 au 5octobre 2009


Horaires : 
14h à 19h le 3/10 et 10h à 19h les 4 et 5/10.




Lieu : Orangerie du Parc des Célestins  rue Gambetta à Marcoussis .

Contacts : Alain THIRIOT  au 01 64 91 38 98 ou alain.thiriot@wanadoo.fr  -  site : http://cmme.thurion.fr/


Les Mycologues du Cercle  guideront  le public parmi les différentes tables thématiques de l’exposition.









A partir des spécimens présentés, ils apprendront aux visiteurs, à éviter les confusions possibles entre champignons comestibles et espèces toxiques voire mortelles . Cette information est d’autant plus importante que de nombreux cas d’intoxications liés à la consommation de champignons sont encore malheureusement observés chaque Année en France.




 Une sortie d'initiation en forêt est organisée pour le public  le dimanche 4/10 - rendez vous  devant l'expo.  à 9h30.


En 2008, 150 espèces présentées à plus de 1 000 visiteurs !!!



 En 2008, un visiteur de marque !!!
Guillaume Eyssartier.




Amycologiquement.


 
Nimbus
Secrétaire du CMME.

 

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 12:13

LES CHAMPIGNONS TOXIQUES ….. ( partie 8/9)

 genres Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus et Pholiotina.

 

 La Société Mycologique de France a édité une liste à priori non exhaustive, comportant 256 espèces toxiques regroupées en 41 genres dont certains très connus et d’autres un peu moins.

 

Les genres concernés sont :

 

Agaricus, Agrocybe, Amanita, Boletus, Chlorophyllum, Clitocybe, Collybia, Conocybe, Copelandia, Coprinus, Cortinarius, Cystolepiota, Entoloma, Galerina, Gyroporus, Hebeloma, Hygrocybe, Hypholoma, Inocybe, Lactarius, Lepiota, Lepista, Leucoagaricus, Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus, Pholiotina, Psylocybe, Ramaria, Ramicola, Russula, Sarcospharea, Scleroderma, Scutiger, Stropharia, Tricholoma et Ustilago.

 

Les genres surbrillés en jaune ont été vus dans de précédents articles.

Cet article  aborde les genres Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus et Pholiotina.

   

Genre LYOPHYLLUM 

 

Les champignons du genre Lyophyllum sont  terricoles ou lignicoles ; Ils ont une silhouette tricholomoïde ;

 

 

 Ils poussent en touffes (cespiteux) et possèdent une chair généralement élastique.

 Le genre regroupe environ 40 espèces dont une seule est toxique !

 

* Lyophyllum connatum  (tricholome conné) :

Autrefois considéré comme comestible, il faut aujourd’hui le rejeter ! (renferme des substances cyto-toxiques)

Il pousse  en automne en touffes denses au bord des chemins, sur les pelouses, dans les prés et les bois. Ce champignon  commun, vous le reconnaîtrez à son odeur caractéristique de petit pois frais ! et  à la réaction violette de ses lames au sulfate de fer !!!

 

 

   

Genre MACROLEPIOTA 


Grande Lépiote !!!

Les champignons du genre sont souvent très robustes, avec chapeaux plus ou moins squamuleux dont les lames  sont souvent pseudocollariées  Le pied est muni d’un anneau coulissant à maturité.

Le genre comporte  environ 20 espèces  dont 1 seule est toxique : Macrolepiota venenata !

 Il faut cependant signaler  Macrolepiota rhacodes  (Lépiote déguenillée) à consommer  avec prudence car mal à très mal tolérée par certains

 

* Macrolepiota venenata  (Lépiote vénéneuse) :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 M. Venenata  à gauche        et        M. rhacodes à droite.

 

 

Genre MYCENA 

Les espèces du genre peuvent avoir des allures typiquement mycénoïdes mais également  parfois omphaloïdes ou encore collybioïdes.

   
 

                                                                              
Silhouettes
mycénoïdes,                         omphaloïdes ,                    collybioïdes
.

 

Elles sont généralement petites, fragiles et peu charnues. Parmi les 170 espèces regroupées dans le genre, aucune n’est comestible et 11 espèces sont recensées  comme toxiques.

 

* Mycena pura  (Mycène pure ) :

Très commun  en automne sous feuillus et conifère, Mycena pura a une chair blanche a odeur et saveur de rave (raphanoïde) !

 

 

   


* Mycena pura  fo.  ianthina :  Pas d’information ni de photo.

C’est une forme blanche de mycena pura.

 

* Mycena pura  fo.  lutea :  Peu d’information.

C’est une forme blanche  à chair jaune de mycena pura.

 

 

   

* Mycena pura  fo. multicolor :  Pas d’information ni de photo.

 

* Mycena pura fo. purpurea Pas d’information ni de photo.

Exemplaires souvent violacés et à chair blanche.

 

* Mycena pura fo. roseoviolacea :  Pas d’information ni de photo.

 

* Mycena pura fo. violacea :   Pas d’information ni de photo.

 

* Mycena pura  var. mediterranea :   Pas d’information ni de photo.

 

 

* Mycena rosea (Mycène rose) :

Très commun en automne sous feuillus et conifère  Mycena rosea  est  quasiment une variante de Mycena pura qui s’en distingue macroscopiquement parlant par  des lames blanc rosé à arête non colorée et un pied  plus clair que le chapeau  à base  feutrée blanchâtre

 

 

   

* Mycena pelianthina  (Mycène à arête violette) :

Bien que ne figurant pas sur la liste des toxiques de la Société mycologique de France  je fais figurer ici Mycena pelianthina donné comme toxique dans l’excellent ouvrage de Didier BORGARINO et Christian HURTADO (paru aux éditions Edisud)

 

Comme son nom l’indique,   ses lames gris lilas sont  à arête brun violet sombre ! c’est une espèce commune que l’on rencontre  en automne  sous feuillus surtout sous hêtres.

 

 

   

Genre OMPHALOTUS 

Les espèces du genre ont des silhouettes de Clitocybe ou de Pleurote ! Les Omphales ont de lames serrées, décurrentes et viennent sur  bois !

                    

      Toutes les espèces du genre sont toxiques à fortement toxiques !!!

 

 

* Omphalotus olearius ( Clitocybe de l’olivier )

Dénommée aussi Clitocybe olearius cette espèce  a une odeur forte et peu agréable. Bien qu’il croisse le plus souvent  dans le midi sur troncs ou racines d’oliviers, on le rencontre également sur d’autres feuillus.

C’est un champignon très toxique !!!  souvent confondu dans le midi avec la girolle !!! (Omphalotus olearius est lignicole et possède des lames très serrées alors que la girolle est terricole et ne possède pas de lames mais des plis hyméniaux !) 
                  

 

  

* Omphalotus illudens :

Omphalotus illudens est moins méridional que Omphalotus Olearius  mais est tout aussi toxique . Bien que plus petit et avec des couleurs moins éclatantes  il est également souvent confondu avec la girolle !!! 

 

 

Genre PANAEOLUS 

Les champignons du genre possèdent des lames dites nuageuses à cause de la maturation des spores qui se fait par plages ! Leur chapeau est  hémisphèrique à conico-convexe, ridulé ou craquelé. Le pied  est souvent pruineux avec de très fines gouttelettes devenant noires par les spores.

 

Sur les 20 espèces du genre, aucune n’est comestible et 9 sont toxiques

  

 

* Paneolus ater (Panéole sombre) :  

Assez rare ! Le plus souvent grégaires en bordure des chemins, dans les prés, les parcs et les pâturages, ils affectionnent les stations fumées.

 

 

  

 

* Panaeolus cyanescens var. bisporus (Panéole bleuissant)

ou Copelandia cyanescens var. bisporus 

 

Panaéolus cyanescens représenté ici,  est un petit champignon blanchâtre à crème brunâtre    dont la marge a conservé des restes pendants du voile général (on dit appendiculé) et qui bleuit  au froissement . Ses lames sont peu serrées  ventrues de couleur  gris à  olivâtre noir à arêtes blanches. Le pied est grêle   (7 cm de haut pour 3 mm de diamètre !), généralement pâle,  pruineux en haut  et bleuissant. 

Panaéolus cyanescens est coprophile , il croit dans les prairies  fumées et aime la chaleur .        
 

Il est assez rare !

   

* Panaeolus fimicola (Panéole des pelouses)

Ce petit champignon (chapeau de 3 cm de diamètre et pied  de 6 cm de haut pour 2 mm de diamètre) généralement commun, pousse sur les pelouses,dans les prairies et aux bords des chemins.

 

 

  

* Panaeolus  fimicola var. bisporus :  Pas d’information ni de photo.

 

* Panaeolus foenisecii (Panéole des moissons) :

Ou  Panaeolina  foenisecii

Petit champignon hygrophane assez commun qui comme le précédent , pousse sur les pelouses,dans les prairies et aux bords des chemins.

 

 


* Panaeolus papilionaceus  (Panéole marbré) :

Petit champignon  qui croît  seul ou en groupe sur excrément est assez répandu en été et en automne  dans les pâtures ou il y a eu  chevaux, moutons ou bovins.

 

 

 * Panaeolus retirugis :      Pas d’information ni de photo.

 

* Panaeolus sphinctrinus (Panéole à marge dentelée) :

De petite taille et assez rare, il pousse sur excréments et dans prairies fumées ;  Il est reconnaissable à ses lames serrées et à la marge appendiculée de son chapeau (lambeaux triangulaires de voile partiel ornant  la marge !)

 

 

 * Panaeolus subbalteatus :   Pas d’information

 


 
Genre PAXILLUS

Le genre regroupe  des espèces  à chapeau plus ou moins excentré,  ayant l’aspect de pleurotes ou de lactaires  avec des lames décurrentes très facilement séparables du chapeau.

 Sur les 6 espèces  du genre, 3 sont données comme toxiques  dont une très toxique, Paxillus involutus, qui est donné comme parfois mortelle  dans certains ouvrages et mortelle dans d’autres !!! Donc très grande prudence !!!

 

 

 

* Paxillus involutus (Paxille enroulé) :

Espèce répandue, fréquente  et ubiquiste avec préférence des sols acides ! Lames décurrentes,  serrées, moutarde puis brunâtre  et  « salissantes »  (elles tachent les doigts !), très facilement séparable de la chair et se tachant de brun au toucher.

 Très toxique et parfois mortel !!!

 Très commun sur pelouses !!! donc attention  si vous avez des enfants !

 

 


 * Paxillus rubicundulus   (Paxille des aulnes) :

Espèce très voisine de la précédente !

Très répandue mais peu fréquente  l’espèce croît  principalement sous les aulnes ( A. glutinosa et A. incana) dans les forêts riveraines humides, au bord des rivières.

Les lames se tachent de brun rouge au toucher !

 

 

 * Paxillus involutus f. subrubicundulus :  Pas d’information ni de photo.

 

 

 

Genre PHAEONEMATOLOMA 
Champignons  généralement fragiles et de petite taille, ils font partie de la famille des strophaires (Strophariaceae)

Le genre ne comporte seulement que quelques espèces  dont une toxique : Phaeonematoloma myosotis.

  

 

* Phaeonematoloma myosotis (Phaeonematoloma myosotis) :

 Ce petit champignon plutôt septentrional croit  dans les landes humides, au bord des mares sur des sphaignes (mousses des marais dont la décomposition donne la tourbe)

 

 

  

 


Genre PHOLIOTINA

Ce genre regroupe des champignons  souvent mycenoïdes difficiles à identifier sans l’aide d’examens au microscope.

Il comporte 22 espèces dont une toxique.

 

* Pholiotina filaris    (Conocybe ridé) :

 Isolés ou grégaires  , les champignons de l’espèce sont  assez peu fréquents ; on les  trouve  du début de l’année  jusqu’en automne  dans les forêts ou à découvert ,dans  les parcs et jardins,  en bordure des chemins, sur terre nue fraîche et riche,  sur débris ligneux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 













Le prochain article (ce sera le dernier de la série sur les toxiques), abordera les  genres  Psylocybe, Ramaria, Ramicila, Russula, Sarcospharea, Scleroderma, Scutiger, Stropharia, Tricholoma et Ustilago.





 

 

Ave les Amycos !




N'ayant pu  pour des raisons techniques, contacter et demander préalablement aux auteurs l'autorisation de publication des photos parues dans cet article,  je les remercie néanmoins chaleureusement  car je suis certain  qu'ils me pardonneront ce manquement élémentaire aux bonnes manières.






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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 17:23

Paru dans " Le Journal de MONTREAL"




"Les champignons qu'auraient consommés deux fillettes du quartier Ahuntsic, samedi dernier, pourraient être de la même variété que ceux qui ont coûté la vie à une femme de Waterville, vendredi dernier.

Judith Koritar, qui avait dû subir une greffe du foie après avoir été intoxiquée par des champignons sauvages, il y a quelques semaines, est finalement décédée vendredi dernier.

Même si les champignons qu'elle avait trouvés sur le parterre d'un voisin n'ont pas été identifiés précisément, l'une des hypothèses les plus sérieuses est qu'il s'agirait de Lépiotes de Josserand (Lepiota josserandii), un champignon européen recensé depuis quelques années en Amérique du Nord, notamment dans le sud du Québec.

Selon les informations fournies par le Centre antipoison au personnel de l'hôpital Sainte- Justine, les champignons que les fillettes d'Ahuntsic auraient portés à leur bouche seraient aussi des lépiotes de Josserand. Il pourrait toutefois s'agir également d'une lépiote crêtée (lepiota cristata), une variété dont la toxicité serait moindre.


En mauvais état

Par contre, il a été impossible pour les mycologues experts, d'identifier précisément les champignons consommés par la dame de Waterville, puisque les spécimens qui restaient étaient en très mauvais état.

Même si elle avait une bonne connaissance des champignons sauvages, il semble que Judith Koritar aurait confondu les champignons toxiques avec des marasmes des Oréades, une variété comestible, très répandue au Québec. Il est aussi possible qu'une ou plusieurs lépiotes se soient glissées dans sa cueillette de marasmes.

Quel qu'il soit, le champignon qu'elle a mangé a eu un effet dévastateur : son foie a été détruit et ses reins et ses poumons ont subi de graves dommages.

Après l'espoir de la greffe de foie, sa condition s'était détériorée au cours de la semaine dernière, selon Denise Maheu, une amie qui a communiqué des informations sur un blogue créé pour la soutenir dans son épreuve.


Les fillettes vont bien

Quant aux deux fillettes d'Ahuntsic, elles vont bien, après avoir subi un traitement de désintoxication au charbon liquide actif. Cette substance, très épaisse, absorbe les substances toxiques plus rapidement que les parois gastro-intestinales, ce qui prévient les empoisonnements.

Il n'est cependant pas certain qu'elles aient réellement avalé les champignons, mais leurs parents et les médecins n'ont pas voulu courir de risques. "

Mathieu Turbide
Le Journal de Montréal
28/07/2009 07h07


Ave les Amycos !!!

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 17:00

MYCOGASTRONOMIE – Recettes 8

 

 

«La cuisine, c’est quand les choses ont le goût de ce qu’elles sont !! ! »

 

ANTHELME BRILLAT-SAVARIN 


 Si vous avez le bonheur de mettre la main sur  quelques oronges ( Amanita caesarea)  ou  Amanite des Césars !!! je vous propose deux recettes pour préparer et déguster cet excellent champignon !!!

Photo  Yves DENEYER

Oronges aux Jambon de Bayonne

 

Préparation pour 4 personnes.


Ingrédients: 700 grammes d' oronges, 2 tranches de jambon de Bayonne, 1/2 verre de vin blanc sec, 1 gros bouquet de persil, 1 gousse d'ail, 2 échalotes, 4 cuil. à soupe d'huile d'arachide, sel et poivre.


Peler les échalotes et les hacher finement, couper le jambon en petits dés, ciseler le persil, peler la gousse d'ail et la hacher finement, mélanger ail et persil dans un bol.

Ôter la partie terreuse des pieds des oronges, les essuyer avec un torchon humide, les couper en lamelles.
Faire chauffer l'huile dans une grande poêle et y faire revenir les échalotes à feu doux, ajouter les dés de jambon de Bayonne et mélanger doucement.
Ajouter les oronges dans la poêle et faire cuire à feu doux jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de jus, tout en mélangeant régulièrement avec une cuillère en bois.
Lorsque les champignons sont cuits, saler légèrement et poivrer, verser le vin dans la poêle, ajouter le hachis d'ail et de persil, mélanger rapidement puis retirer du feu.
Dresser les champignons dans un plat de service et servir immédiatement.

 

 


Amanites des césars au fromage

 

Pour 4 personnes :

500 gr d’Oronges, 200 g de fromage à raclette, 20 cl de crème fraîche fluide, 60gr de beurre, sel et poivre.


Nettoyez très délicatement les champignons avec un chiffon humide, coupez les en lamelles pas trop fines.

Faites revenir les champignons dans une poêle avec un peu de beurre jusqu' à ce qu' il n' y ait plus de jus, salez et poivrez.

Beurrez un plat à four et y disposez les champignons en couches intercalées avec du fromage, terminez par une couche de fromage rapé puis versez la crème fraiche. 
Faites cuire au four thermostat 6 pendant 15 mn environ.

 




 Bon appétit  et Ave les Amycos

 

 

 

 

 

 


 

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 12:00



Des champignons récoltés il y a 70 ans !!!

 

 

 

Paru le 06-05-2009  12:44:00   voir l’article original sur    http://www.maxisciences.com

 

 États-Unis - Après avoir été stockée à l’Université Cornell de l’État de New York pendant près de 70 ans, une partie d'une précieuse collection de champignons chinois retournera bientôt vers son pays natal. Les mycologues et scientifiques de l'Empire du milieu vont pouvoir profiter du retour de ces spécimens pour actualiser leurs connaissances.


La Collection de champignons de Cornell comprend de nombreuses espèces qui étaient les premières de leur type à être collectées et identifiées. Trametes cinnabarina, Phellinus pini ou Exobasidium sawadae font, par exemple, partie de ces espèces. Elles ont été récoltées dans les années 20 par M. Teng, un étudiant chinois en mycologie. Ce dernier a quitté l’université Cornell avant d’être diplômé pour parcourir son pays et collecter des milliers d’échantillons avec son équipe.

En 1940, lorsque la seconde guerre mondiale menaçait son travail, M. Teng a voulu envoyer ses 2 000 spécimens collectés à l’université Cornell pour les protéger. Malgré tout, certains champignons ont été détruits. « Les spécimens sont impressionnants par eux-mêmes, mais encore plus par leur passé historique et les sacrifices personnels réalisés par M. Teng et sa famille pour les sauver de la destruction » déclare David Skorton, président de Cornell.

Après la mort de M. Teng en 1970, sa famille a travaillé pour compléter son livre sur les champignons chinois, publié en 1996.

« Ces spécimens sont inestimables pour les mycologues chinois, qui pourront actualiser leurs propres connaissances et avoir un aperçu des conditions naturelles du temps où ils ont été récoltés » explique Richard P.Korf, directeur du « Plant Pathology Herbarium » de Cornell. D'autant plus que certaines zones de collecte ont aujourd'hui disparu en Chine.

Les experts de Cornell travaillent actuellement avec la délégation chinoise pour rapatrier les champignons qui devraient être renvoyés en Chine courant 2010. « Les champignons vont être soigneusement préparés et documentés dans les mois à venir, afin d’accomplir le rapatriement de cette importante collection en toute sécurité, lors de ma prochaine visite à Pékin » précise David Skorton.




Ave les Amycos !!!





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