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Archives D'une Année !

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 00:00

 

La guerre chimique entre champignons au service de l'homme ...

Berne, 14.11.2008 - Les champignons colonisant le même substrat sont contraints de se livrer une vraie guerre chimique afin de défendre le territoire conquis par chacun. Une approche novatrice, développée par la Station de recherche Agroscope Chan-gins-Wädenswil ACW, permet d'isoler et d'identifier les molécules produites dans ces zones de confrontation, dans le but d'obtenir de nouvelles substances actives, tant pour l'agronomie que pour la santé humaine.


Lorsque plusieurs espèces de champignons se rencontrent dans un même substrat, elles interagissent, ce qui implique des modifications importantes de leur développement, ainsi que dans la synthèse de molécules d'attaque et de défense. Ce phénomène est très reconnaissable dans des substrats tels que le bois. Dans ce cas, le territoire de chaque champignon est délimité par une bande noire nettement visible. Cette zone d'interaction indique qu'au moins deux champignons sont entrés en confrontation et ont synthétisé des composés toxiques, jouant le rôle de défense naturelle, leur permettant de protéger leur territoire.


Les champignons de l'esca, causant le dessèchement et la mort foudroyante des ceps de vigne, ont été choisis comme premier modèle d'étude par ACW. Une technique novatrice a permis de recréer ces confrontations sur des substrats de synthèse et d'isoler les zones de "guerre chimique". Les molécules nouvellement synthétisées ont été identifiées en partenariat avec l'institut de pharmacognosie et phytochimie de l'université de Genève. Plus de 80% des molécules identifiées et généralement inconnues jusqu'à ce jour, sont synthétisées de novo, ce qui signifie que le champignon seul, ne subissant pas de stress, est incapable de les produire. Plus intéressant encore, même si la majorité de ces substances a un effet antifongique, quelques molécules inédites sont également fortement phytotoxiques ou montrent des activités anti-bactériennes.

D'une manière générale, les champignons représentent une source importante de composés naturels, par exemple pour l'industrie pharmaceutique (antibiotiques, immunosuppresseurs) ou agro-alimentaire (arômes, ferments...). Ils sont aussi à l'origine de molécules extrêmement toxiques, telles que l'amanitine, ou les aflatoxines et vomitoxines produites par les moisissures des denrées alimentaires, pour ne citer qu'elles.
Toutefois, dans tous ces cas, les composés sont produits dans des conditions standard, en présence d'un seul organisme.


L'approche présentée ici et impliquant plusieurs champignons, ouvre donc des perspectives fondamentalement nouvelles pour la conquête de nouvelles matières actives produites dans des conditions jusqu'ici inexplorées, permettant une lutte ciblée contre divers champignons pathogènes ou encore la découverte de nouveaux herbicides ou de molécules bioactives liées à la santé humaine.

Renseignements:

Katia GINDRO   et Judith AUER

Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW

CP 1012, CH-1260 NYON

E-Mail: katia.gindro@acw.admin.ch  et  judith.auer@acw.adminwww.acw.admin.ch




Ave les Amycos
 



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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 16:47

Les géants  ça existe  même chez les champignons !!!



Paru dans SUD OUEST














Autres géants  !!!
mais ceux là !!! vrais ou faux ??? 
(trouvés sur le net !!!)
si vous avez une idée merci de laisser un commentaire































Alors ! ... Vrais , faux ?, images truquées ? ...  merci de vos avis  éclairés  ...




Ave les Amycos ...




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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 10:00


A propos des Morilles 


Point de vue des auteurs mycologues de Franche-Comté :

  "Les mycologues s'interrogent encore sur l'existence de plusieurs espèces dans le genre Morchella.
 Nombreux sont ceux qui considèrent qu'il n'existe que 4 ou 5 espèces distinctes (voire moins !), et un nombre très important de formes écologiques (c'est-à-dire dont l'aspect est conditionné par l'habitat, le climat, etc.). On peut tout de même délimiter assez nettement deux "groupes" de Morilles : le groupe "esculenta" et le groupe "elata
" "




 

1. Groupe de Morchella esculenta L.:Fr.: Chapeau arrondi ou ovoïde, à alvéoles non alignées. Vallécule subnulle ou nulle (vallécule = petit espace circulaire séparant le pied des alvéoles chez les morilles) .  












Morchella esculenta var. vulgaris           et                                 Morchella  rotunda




2. Groupe de Morchella elata Fr.:Fr. (= M. conica) : Chapeau plutôt allongé, à alvéoles également allongées, assez souvent régulières et/ou alignées. Vallécule présente. 








 




                    Morchella elata                    et                    Morchella elata var. costata



Deux Morilles méritent encore d'être élevées au rang d'espèces : la Morille des jardins (Morchella hortensis Boud.) photo ci contre, à tête brun-noir, à alvéoles "frisées", et qui vient dans les jardins ou sur les détritus et les tas d'ordures ; la Morille des dunes (Morchella dunensis (Boud.) Clowez) pas de photo !!!, de petite taille, à tête ochracé pâle, à alvéoles également "frisées", et qui vient en bordure de mer, dans les dunes humides calcaires, mais également sur terrain sablonneux plus à l'intérieur des terres.


Un peu dommage - à notre modeste avis - que les caractéristiques des stipes, parfois particulières, soient passées sous silence.


NB. En ce qui concerne la détermination d'une morille , une coupe délicate effectuée sur toute la hauteur apporte des éléments d'identification non négligeables (par ex. : la vallécule sépare ou non le stipe du chapeau).










Ave les Amycos !!!








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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 14:18

Les champignons médicinaux, un potentiel incroyable et pourtant méconnu.


Trop souvent associés aux rituels de sorcellerie, souvent toxiques et parfois mortels, les champignons ont suscité depuis longtemps beaucoup de méfiance ; et l'on évoque leurs qualités uniquement au plan gastronomique, lorsqu'ils sont comestibles. En réalité, ils possèdent de très nombreuses vertus médicinales, que l'on redécouvre à peine aujourd'hui.

 

Les Asiatiques ont depuis longtemps été les plus gros consommateurs de champignons médicinaux. Alors qu'en Europe, l'on n'étudie guère que leurs propriétés toxicologiques, les chercheurs extrême-orientaux, mais aussi américains, ont mené de nombreuses études sur les propriétés médicinales des champignons, constatant la présence d'une substance anti-cancéreuse, le bêta 1-3 glucane, chez près de sept cents espèces !!!


Ces recherches ont également permis de découvrir l'utilité des champignons, selon les espèces, dans les cas de diabète, d'hypercholestérolémie, d'obésité, de chute immunitaire, de grippe, d'asthénie nerveuse ou sexuelle, etc...

 

 

Les champignons médicinaux : de la sorcellerie à la thérapie moderne .

Par Alain Tardif *

 

" C'est seulement à l'aube du XXIème siècle que le monde occidental commence à s'intéresser aux propriétés médicinales des champignons, ou mycothérapie. Pourtant, les champignons ont été depuis longtemps employés pour des raisons thérapeutiques. Mais les accidents culinaires (voire les assassinats) ou les usages magiques et mystiques ont suscité aussi beaucoup de méfiance chez les occidentaux. Le cartésianisme et le matérialisme de la Révolution Industrielle du XIXème siècle ont eu peu à peu raison de la mycothérapie, en Occident tout au moins, si bien qu'aujourd'hui, de nombreux savoirs traditionnels en ce domaine ont été oubliés. Mais l'étude des usages ancestraux et les connaissances des asiatiques nous permettraient de redécouvrir un potentiel incomparable.

D'après une étude japonaise, près de 700 espèces de champignons possèdent des propriétés anti-cancéreuses !!! Ce simple chiffre démontre à l'envie l'essor que devrait prendre la mycothérapie dans le monde des thérapies naturelles. Or on n'utilise aujourd'hui guère plus de quatre ou cinq espèces de champignons : le shiitake, le maitake ou Polyporus umbellatus (Fr.), l'Amanite tue mouche (Amanita muscaria, photo ci dessus),  qui donne un remède homéopathique nommé Muscaria, l'Amadouvier et la Vesse  de loup géante (Langermannia gigantea).










Amadouvier  (à gauche) et  Vesse de loup géante (à droite)




Au Japon et en Chine, la mycothérapie a gardé ses lettres de noblesse, et on peut compter sur de nombreux remèdes, souvent de longue vie. Citons par exemple Cordyceps sinensis, qui était réservé au Dalaï Lama, ou encore le Tricholome matsutake, très réputé au Japon et inconnu en Occident, enfin le Ganoderme luisant (photo ci dessous), que l'on trouve aussi en Europe, et qui possède des propriétés immuno-stimulantes très puissantes au point qu'il a été testé en Californie chez des malades du SIDA !!!


Pourtant, nos plus lointains ancêtres avaient déjà exploré le potentiel guérisseur des champignons, puisque l'homme de Cro Magnon retrouvé congelé en Autriche dans les glaces d'un glacier portait sur lui des fragments d'un polypore, qui aurait été identifié comme étant Piptoporus betulinus (Bull. ex Fr.), Karst., plus connu sous le nom de polypore du bouleau.  (photo ci dessous)












Cette espèce, très commune dans l'Hémisphère Nord, possèderait des propriétés médicinales, comme de nombreux polypores, lesquels étaient vraisemblablement employés comme vulnéraires. L'amadouvier, l'un des polypores les plus connus, est d'ailleurs encore employé comme cicatrisant et désinfectant des plaies.    Ainsi, le polypore du bouleau aurait pu être l'ancêtre de nos cicatrisants !!!

En Occident, on retrouve la trace d'un usage médicinal à des périodes plus récentes. Ainsi, la vesse de loup géante, nommée scientifiquement Langermannia gigantea (Batsch:Pers.) Roskov, a été employée comme cicatrisant dans les campagnes anglaises par les garnements qui se faisaient de petites coupures, et les barbiers allemands en utilisaient une poudre pour... cicatriser les coupures qu'ils pouvaient occasionner à leurs clients !!!

                                         Hypholome en touffe (Hypholoma fasciculare)

D'autres espèces étaient réputées pour dépurer le foie et la vésicule biliaire (Hypholome en touffe, très amer et de couleur jaune, comme la bile), pour nettoyer les reins et chasser la chaude-pisse, comme les lactaires (Lactarius piperatus, Lactarius lignyotus, Lactarius deliciosus, etc.).











           Lactaire poivré (Lactarius piperatus) et Lactaire délicieux (Lactarius deliciosus)

Citons encore cette préparation traditionnelle des pays baltes, à base de Phallus impudicus fermenté !!! Ce champignon célèbre par sa forme évocatrice et par son odeur nauséabonde fournit un pied que l'on fait fermenter selon un procédé traditionnel en Lituanie. Le produit obtenu est employé dans le traitement traditionnel "du cancer", et ce depuis longtemps. Des chercheurs lituaniens ont d'ailleurs mené une étude prouvant les propriétés anti-cancéreuses de cette préparation peu ragoûtante.


Cependant, si la mycothérapie a eu ses lettres de noblesse en médecine classique occidentale, c'est seulement à travers l'usage de la levure de bière, ou encore du penicillium (qui a fourni le plus célèbre des antibiotiques), car très vite, l'Occident n'a conservé de l'univers des champignons que les caractères culinaires de certaines espèces et le pouvoir mortel ou rituel de certaines autres.












     Amanite des Césars (Amanita caesarea)     et     Tricholome equestre

Les meilleures espèces de champignons, très recherchées, étaient souvent réservées aux Nobles et aux Chefs d'Etat. Ainsi, l'Amanite des Césars, était réservée aux Empereurs Romains, et le Tricholome équestre, réservé aux nobles à l'époque du Moyen Âge. A l'inverse, le bolet dit des bouviers était réservé aux manants.


                                    Bolet des bouviers  (Suillus bovinus)


Les empoisonneuses se sont emparées également des champignons afin d'éliminer tel ou tel César ou Roi. Le cas d'Agrippine est historique, puisqu'elle a fait passer un plat d'Amanite phalloïde pour un plat d'Amanite des Césars. Elle a ainsi empoisonné son mari, l'empereur Claude, afin que Néron, son fils obtenu d'un précédent mari, puisse s'emparer du trône laissé ainsi vacant. Mais mal lui en prit, car, en bon fils, Néron... la fit tuer à son tour pour ne pas subir sa tutelle !!!


Pire, de nombreuses espèces étaient réputées entrer dans des recettes de sorcières, ce qui n'était pas fait pour inciter le développement d'un usage médicinal des champignons. Ne dit-on pas d'ailleurs, un rond de sorcière, pour désigner une poussée de champignons en cercle ? Par ailleurs, les chamanes d'Asie Centrale, et surtout de Sibérie, et les sorciers zapotèques (actuel Mexique) employaient aussi les champignons pour guérir ou pour prédire. Les premiers utilisaient l'Amanite tue-mouche (Amanita muscaria, Lin. ex Fr.) dont le célèbre chapeau des contes de sorcières, à cuticule rouge et à écailles blanche, possède des propriétés hallucinogènes très puissantes. La méfiance des occidentaux vis à vis de cette amanite remonte assez loin, puisqu'on signale qu'une chapelle du Limousin représente le Serpent non pas autour d'un pommier mais autour d'un exemplaire de ce champignon !!!



Chez les peuples indigènes mexicains, la consommation de champignons hallucinogènes était également réservée à des sorciers ou à des chamanes. Ces champignons sont essentiellement des strophaires ou des psilocybes, aux pouvoir fortement hallucinogènes, comparables par leur effet au LSD, selon les médecins qui les ont étudiés et qui en ont pris expérimentalement. Ces derniers rapportent toujours des expériences de visions très colorées, somptueuses, merveilleuses, mais la prise de ces champignons comporte de graves dangers neurologiques. Actuellement, on peut déplorer que l'usage traditionnel, magique et rituel, a été détourné dans un but purement hédoniste. La loi française, par exemple, réprime sévèrement et à raison, le ramassage de Psilocyba semilanceata (Fr.) Quél., espèce hallucinogène européenne poussant dans les prés.


Signalons également l'existence de rituels en Papouasie Nouvelle Guinée, au cours desquels les participants hommes et femmes consommaient une espèce de russule, aux propriétés hallucinogènes et aphrodisiaques !!! Un médecin a relaté que ce genre de rituel s'achevait en général dans des orgies...


Si l'Occident a longtemps méprisé l'usage médicinal des champignons en les reléguant aux cuisines et aux antres des empoisonneuses, les recherches lui ont cependant donné tort. La plupart des champignons médicinaux contiennent un principe anti-cancéreux, le bêta 1-3 glucane, sorte de glucide très répandu dans les espèces de champignons.

D'autres espèces se révèlent anti grippales (Pholiote changeante), anti diabétiques (de nombreuses pleurotes), anti allergiques (le champignon de Paris), toniques cérébrales, etc. La girolle est riche en vitamine A et le cèpe de Bordeaux est un tonique comparable au shiitake.


En tout, une soixantaine d'espèces peuvent déjà être considérées comme médicinales et la plupart d'un emploi assez facile. Mais il est vraisemblable que de nombreuses autres espèces, absolument pas étudiées, peuvent receler des surprises étonnantes.


Or beaucoup de champignons sont menacés par les fongicides de l'agriculture conventionnelle, la disparition de biotopes (haies, marécages et autres zones humides, certains types de forêts, prairies naturelles non amendées, etc.). Les nitrates sont également une cause de disparition de nombreuses stations de champignons. La disparition massive d'espèces de champignons risquerait de faire partir en fumée toute une richesse de produits médicinaux naturels, et de priver l'être humain de végétaux traditionnellement employés. Il est donc urgent de ne pas attendre, et d'entreprendre très vite une vaste étude des ressources médicinales des champignons, ainsi que de prendre les mesures nécessaires pour protéger leurs biotopes et leur développement. "




 

Alain Tardif, naturopathe, a publié un ouvrage intitulé "la mycothérapie, les propriétés médicinales des champignons"

Site web : www.bionaturel.com







Ave les Amycos !!!

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 19:00

LES CHAMPIGNONS TOXIQUES ….. ( partie 7 / 9)

 genres Lactarius, Lepiota, Lepista et Leucoagaricus

 

La Société Mycologique de France a édité une liste à priori non exhaustive, comportant 256 espèces toxiques regroupées en 41 genres dont certains très connus et d’autres un peu moins.

 

Les genres concernés sont :

 

Agaricus, Agrocybe, Amanita, Boletus, Chlorophyllum, Clitocybe, Collybia, Conocybe, Copelandia, Coprinus, Cortinarius, Cystolepiota, Entoloma, Galerina, Gyroporus, Hebeloma, Hygrocybe, Hypholoma, Inocybe, Lactarius, Lepiota, Lepista, Leucoagaricus, Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus, Pholiotina, Psylocybe, Ramaria, Ramicola, Russula, Sarcospharea, Scleroderma, Scutiger, Stropharia, Tricholoma et Ustilago.

 

Les genres surbrillés en jaune ont été vus dans de précédents articles.

Cet article  aborde les genres Lactarius, Lepiota, Lepista et Leucoagaricus.

  

 

Genre LACTARIUS

Les Lactaires forment un groupe  homogène relativement facile à caractériser :

-  leur chair est cassante comme de la craie (texture granuleuse).

-  lorsqu’on froisse les lames ou qu’on blesse la chair, il y a écoulement d’un « lait » (latex), plus ou moins abondant, blanc, transparent,  rouge, orangé, immuable ou changeant de couleur !  par exemple jaune, vert, gris, rose, etc .

-  les lames, généralement claires (sporées blanches à jaunâtres)   sont toujours plus ou moins décurrentes.  

Les espèces du genre sont  du genre mycorhizien ; on les rencontre sous feuillus et conifères.

Les lactaires  à lait rouge ou orangé sont comestibles  à condition d’être bien cuits.

  Le genre comporte environ 150 espèces dont une seule est  réellement toxique.

 

* Lactarius helvus (Lactaire à odeur de chicorée) :

 

 

   

Chapeau:  3-12 cm de diamètre, convexe et un peu mamelonné, puis étalé-déprimé, parfois avec une papille au centre; à surface sèche, granuleuse ou finement squamuleuse, particulièrement au centre, parfois un peu zonée, brun beige à brun jaune grisâtre; à marge incurvée au début puis étalée; à chair beige pâle, beige orangé dans le pied, à odeur de biscuit à l'érable, forte après séchage; au lait aqueux, peu abondant, doux, immuable.

Lames:  adnées ou un peu décurrentes, serrées à très serrées, souvent fourchues près du pied, à nombreuses lamellules intercalées, crème, puis jaune-beige à reflet rosâtre.

 

 

 

Genre LEPIOTA 

Toutes les espèces du genre ont  un chapeau écailleux caractéristique, des lames libres et un pied avec anneau.

Indépendamment de la taille, seules  les caractéristiques microscopiques  permettent de différencier  les 220 espèces du genre dont 21 sont toxiques et 4 sont mortelles (voir  sur ce blog l’article du  3 août 2007 intitulé « champignons mortels : les premiers à connaître »)

   

 

* Lepiota fuscovinacea  (Lépiote vineuse) : Mortelle !!!

  Lepiota fuscovinacea croît en forêts et dans les taillis avec tendance à croître sur les décombres (tendance rudérale) 

 

  












* Lepiota helveola 
: Mortelle !!!

 Assez rare, Lepiota helveola est une espèce méridionale thermophile qui croît   dans les taillis les prés et les bois. 

 

   

* Lepiota brunneoincarnata  (Lépiote brun rose) :  Mortelle !!!

  Lepiota brunneoincarnata pousse en lisières et sur dunes boisées. 

 

   

* Lepiota josserandii  (Lepiote de Josserand) : Mortelle !!!

  Donnée comme assez commune par certains auteurs et assez rare par d’autres, la lépiote de Josserand   croît dans les taillis, les parcs et les jardins  dans des zones ensoleillées. Tendance rudérale comme L. fuscovinacea. 

 

  

* Lepiota brunneolilacea (Lepiote brun lilas) :

Assez rare ou même très rare , on la rencontre  dans les dunes  plantées d’oyats  en bordure de la méditerranée ou de l’atlantique ; inodore elle est caractérisée par un anneau laineux  oblique ! 

   

  

* Lepiota castanea   (Lepiote châtain) :

Comme la précédente, cette Lépiote est assez rare ou même très rare. Elle croît dans les taillis et en forêt surtout sous feuillus. Elle est caractérisée par une odeur acidulée  fétide qui provoque dégoût et envie de vomir !   

 

 

          

 

 

 

 

 

 

 

  



* Lepiota cristata (Lepiote crêtée) :

 Assez courante, cette espèce croît en forêt, dans les lisières et les taillis. Tout comme Lepiota castanea, son odeur est vireuse acidulée. 

 

 

* Lepiota cristata var. exannulata :   pas d’info ni de photo !

 

* Lepiota cristata var. pallidior :   pas d’info ni de photo !

   

* Lepiota fulvella :

  Cette espèce  toxique, photo de gauche, est assez rare et ressemble beaucoup  à Lepiota boudieri (lépiote de Boudier) certes comestible mais sans intérêt.  Les 2 espèces  croissent dans des taillis rudéralisés ou des terrains argilo-calcaires. 













 

 




* Lepiota griseovirens
(Lépiote gris violacé) :

  Isolés ou grégaires, les spécimens de l’espèce sont rares et croissent  en bordure de forêts sur sols riches en humus et sels minéraux, plutôt sablonneux-argileux. 

 

 

* Lepiota helveoides :  (pas de photo)

 Ressemble à Lepiota brunneoincarnata décrite plus haut et représentée ci dessous

 Plus petite , elle s’en distingue essentiellement par une forte odeur fruitée de mandarine.

 

 

* Lepiota kuehneri :  (pas de photo)

Ressemble également à Lepiota brunneoincarnata ; vient surtout sous conifères.

 

 

* Lepiota ochraceofulva : (peu d’information)

   Espèce rare ! 

 


 
 

* Lepiota pseudohelveola :

  Assez peu commune – Très toxique !  

Elle est caractérisée par un chapeau densément squamuleux et un bracelet  soyeux blanchâtre au dessus de l’anneau . Elle a une odeur faible et croît  sous feuillus. Souvent  sur anciennes ruines !

 






* Lepiota pseudohelveola  var. Sabulosa : (pas de photo)

 Ressemble  à Lepiota pseudohelveola  mais avec un anneau mince et oblique ! Elle croît dans les dunes et les forêts arrière-littoral.

 

 

* Lepiota pseudolilacea :  (pas d’info.) 

 

 

 

* Lepiota rhacodes var. bohemica :

  Espèce plus robuste que le type, à chapeau à fond plus pâle et squames déchirées en étoile, anneau double, chair moins rougissante. Espèce rudérale, nitrophile qui croît dans les parcs et les jardins. 

 

 

 

* Lepiota rufipes  (Lépiote à pied roux) :

  Cette  lépiote est une petite espèce. Sur le terrain on peut la confondre  avec Lepiota hymenoderma  Toutefois, Lepiota rufipes apparaît plus tôt, dans les tons ocre rosâtre, et son pied porte un anneau ténu. (Le stipe peut être nuancé de rougeâtre chez les deux espèces !). Assez rare, on la rencontre  sous conifères dans des endroits herbeux.

 

 

  

* Lepiota saponella :

   C’est également une petite espèce !  les écailles sur le chapeau sont confuses  et caractère distinctif :  elle a une odeur de  …. savonnette !!! 

  

 

* Lepiota subfelinoides  :   pas d’info ni de photo !

 

 

* Lepiota subincarnata : pas d’info. 

 

 

 

* Lepiota xanthophylla (Lépiote à lames jaunes) :

  Petite espèce  assez rare caractérisée par des lames jaune citrin ; elle n’a pas d’odeur ! et croît  en forêt et  dans les taillis. 

 

 

Genre LEPISTA 

 Le genre Lepista comporte une  trentaine d’espèces dont une seule est actuellement considérée comme toxique.

  Les espèces du genre  ont une silhouette de clitocybe ou de tricholome ; leurs lames sont souvent séparables  et les sporées blanches ou rose pâle.

 

 

* Lepista irina :

  Espèce assez commune   rencontrée  plutôt  en forêt. Elle est reconnaissable aux taches (guttules) sur son chapeau et surtout à sa forte odeur  de fleurs !!! 

 

  

 

Genre LEUCOAGARICUS 

 Agarics à lames blanches !!!

Ce sont des champignons  à silhouette souvent charnue à marge non striée, avec chapeau glabre, lisse ou squamuleux. Le pied est souvent  orné d’un anneau mince peu ou non coulissant.

Les 50 espèces du genre dont 5 sont toxiques, sont difficiles à identifier.

 

 

* Leucoagaricus badhamii  (Lépiote de  Badham) :

 Assez rare, il croît sous les taillis, dans les parcs ; tendance  rudérale  (tendance à croître ou il y a des ruines). Le rougissement puis noircissement généralisé de la chair  est un caractère spécifique de l’espèce. 

 

 

* Leucoagaricus bresadolae (Lépiote de Bresadola) :

 Tout comme L. badhamii, L. bresadola est assez rare ;  l’anneau qui orne son pied est membraneux ; sa chair   jaunit, rosit puis noircit !!! A signaler une réaction verte à l’ammoniaque !!!

Il  pousse en touffes sur les débris de végétaux, la sciure et a comme L. badhamii, une tendance rudérale.

Attention car facile à confondre avec les Macrolépiotes !!! 

 

 

* Leucoagaricus brunneolilacinus : pas d’info ni de photo !

  

* Leucoagarticus  mairei :  pas d’info ni de photo !

  

* Leucocoprinus subcretaceus :  peu d’info et pas de photo !

 Le genre Leucocoprinus regroupe de sujets graciles et fragiles  (comme les coprins !) dont le chapeau est fortement strié à la marge. Ce sont aussi  des champignons à lames blanches !!!

Ci dessous  photos de Leucoagaricus cretaceus. 

 








Le prochain article (ce sera l'avant dernier sur les toxiques), abordera les  genres  Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus et Pholiotina.





 

 

Ave les Amycos !

 




N'ayant pu  pour des raisons techniques, contacter et demander préalablement aux auteurs l'autorisation de publication des photos parues dans cet article,  je les remercie néanmoins chaleureusement  car je suis certain  qu'ils me pardonneront ce manquement élémentaire aux bonnes manières.



 




 
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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 19:00


Les quatre filles de la famille Tuber


Comme chacun sait, il y a truffe et truffe. Savoir les reconnaître est une autre affaire. Les spécialistes distinguent entre autres , au sein de la famille Tuber, 4 espèces comestibles.


Tuber magnatum,
c’est le nec plus ultra, la « truffe du Piémont », la fameuse truffe blanche d’Italie, prisée par les restaurateurs. Au goût aillacé.




Tuber melanosporum
,

numéro deux au hit-parade, dite « truffe du Périgord », appellation trompeuse car «la Melano» pousse surtout dans le Sud-Est. Noire, odorante, fragile, chère, elle se cave de décembre à fin février.




Tuber uncinatum , dite truffe de Bourgogne ou truffe de Champagne pousse essentiellement dans l’Est , elle est appréciée pour son parfum profond de sous-bois et son goût de noisette.









Tuber indicum,
c’est la truffe de Chine, la bête noire des trufficulteurs. Elle est, de fait noire, odorante, similaire à la mélanosporum… au détail près qu’elle n’a aucun goût. Les Chinois en produisent 300 tonnes par an et l’écoulent en toute légalité sur le marché occidental. Le problème, c’est que certains la font passer pour une truffe du Périgord. Ainsi, dans des préparations (foie gras truffé, conserves…), il n’est pas rare de trouver un mélange de truffe odorante avec de la truffe chinoise. le parfum dominant de T. melanosporum se communicant aux autres truffes leurre facilement les consommateurs .

 

 

En France, les truffes et spécialement les truffes noires du Périgord (Tuber melanosporum) sont très appréciées en gastronomie grâce à leurs qualités organoleptiques et représentent une activité économiquement importante que ce soit au niveau de la vente de plants truffiers ou des corps fructifères .

Les truffes sont des champignons mycorhiziens à développement souterrain classées parmi les Ascomycètes. Elles appartiennent à l'ordre des Tubérales et constituent le genre Tuber.
Les mycorhizes, organes produits par l'association entre les racines de l'arbre hôte et le mycélium fongique, sont trouvées en grand nombre au niveau de l'appareil racinaire des plants truffiers. Si, la plupart des truffes peuvent être identifiées grâce aux caractères macro et microscopiques de leurs ascocarpes (corps fructifères), de leurs spores ou de leurs mycorhizes, certaines espèces économiquement importantes ne peuvent pas l'être par ces seuls critères morphologiques. La trufficulture moderne repose sur le renouvellement de l'outil de production basé principalement sur de nouvelles plantations mettant en oeuvre des plants mycorhizés selon des procédés mis au point par l'INRA . Les pépiniéristes produisent chaque année entre 400 et 450 000 plants truffiers. Certains, avant commercialisation, sont certifiés par des contrôles, réalisés par le CTIFL ou l'INRA, basés sur la morphologie des mycorhizes.


L'arrivée, en France, de la truffe de Chine  (Tuber indicum) dont les mycorhizes sont morphologiquement très semblables à celles de la truffe noire du Périgord, a suscité une grande inquiétude chez les professionnels qui redoutent une introduction accidentelle ou volontaire de cette espèce dans l'écosystème trufficole français. De qualité inférieure, ayant une croissance beaucoup plus rapide, cette introduction pourrait représenter un risque écologique majeur :

La truffe de Chine, par sa virulence, pourrait se répandre, rentrer en compétition avec la truffe indigène et la supplanter !!!


Souvenez-vous de l'algue Caulerpa qui s'est échappée du musée océnographique de Monaco... Un exemple à méditer.

Tuber brumale   est également une espèce de truffe très proche morphologiquement de T. melanosporum, aussi ces deux espèces ont été longtemps confondues et vendues en mélange. La qualité inférieure de T. brumale pouvant nuire à l'activité économique générée par T. melanosporum, il est primordial, comme dans le cas de T. indicum, d'être en mesure d'identifier l'espèce présente au niveau des mycorhizes. L'utilisation exclusive des critères morphologiques n'étant pas suffisamment discriminantes, des techniques de détermination basées sur l'analyse du polymorphisme des acides nucléiques ont été développées.

 Après la mise au point d'une technique d'extraction de l'ADN à partir des mycorhizes, la deuxième étape a été l'identification de séquences caractéristiques des espèces de truffe.

Des profils spécifiques d'une région particulière de l'ADN ont été obtenus pour les 3 espèces ce qui a permis de mettre au point un test permettant l'identification de l'espèce présente au niveau des mycorhizes de l'appareil racinaire des plants truffiers.

Ce test de réalisation simple, est spécifique, sensible, rapide, permet sans aucunes ambiguïtés, l'identification des 3 espèces de truffe à forte convergence morphologique que sont : T. melanosporum, T. brumale et T. indicum.



Si vous souhaitez visiter une truffière en Meuse  alllez jeter un cil sur :

http://www.truffiere.org/icadres.html


 






Ave les Amycos !!!

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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 16:45


Un champignon vénéneux à reproduction sexuée.
 





 
Une équipe de chercheurs d'Irlande et du Royaume-Uni vient de découvrir que le champignon vénéneux Aspergillus fumigatus se reproduit sexuellement. Cette découverte marque une véritable révolution dans la compréhension de ce pathogène responsable du décès de 50% des personnes immunodéficientes infectées par ce champignon. Cette étude a été partiellement financée par une bourse Marie Curie de l'UE et est publiée dans la revue Nature.

Les spores d'A. fumigatus sont répandues dans l'atmosphère. Nous inhalons régulièrement certaines de ces spores, mais un système immunitaire sain suffit à les éliminer. En revanche, un système immunitaire affaibli succombe facilement à l'attaque de ce champignon opportuniste présent dans l'air; A. fumigatus est la principale cause de décès par infection chez les patients atteints de leucémie et ayant subi une greffe de la moelle osseuse.

Les spores provoquent également de l'asthme réfractaire et des sinusites allergiques chez les humains, ainsi que l'aspergillose (momification) des colonies d'abeilles.

Le champignon, organisme important dans le recyclage des nutriments dans le sol, a été décrit pour la première fois il y a 145 ans, et a depuis fait l'objet de nombreuses études. Jusqu'à présent, on pensait qu'il se reproduisait de manière asexuelle. La reproduction sexuée permet aux organismes de se diversifier et de s'adapter, ce qui constitue une caractéristique très intéressante chez les champignons bénéfiques. La découverte de gènes sexués chez le champignon pathogène pourrait avoir d'importantes implications pour la maîtrise des infections fongiques.

Le Dr Paul Dyer de l'université de Nottingham, au Royaume-Uni, est un expert du développement sexué et de la variation de population des champignons. Cette découverte est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle, déclare-t-il. «La mauvaise nouvelle est que nous savons maintenant qu'Aspergillus fumigatus se reproduit de manière sexuée; ainsi, il résistera plus facilement aux médicaments antifongiques sur une période plus courte, et les spores sexuelles pourront davantage survivre aux conditions environnementales rigoureuses. La bonne nouvelle est que nous pouvons utiliser ce nouveau cycle sexuel en tant qu'outil précieux dans des expériences en laboratoire pour tenter de déterminer la manière dont le champignon provoque la maladie et déclenche des réactions asthmatiques.

Le Dr Dyer et l'étudiante en doctorat Céline O'Gorman de l'University College de Dublin, en Irlande, ont réalisé une analyse génétique poussée d'une population environnementale irlandaise d'A. fumigatus, composée de 91 isolats rassemblés dans 5 lieux différents à Dublin (Irlande) en 2005. Ils ont observé les structures de reproduction sexuée du champignon à l'aide des techniques de microscopie lumineuse et de microscopie électronique à balayage, et ont classé les échantillons en fonction de toutes les associations possibles de «types d'accouplement». Après l'accouplement, les champignons ont été incubés dans l'obscurité.

Les chercheurs ont remarqué que la reproduction était hétérothallique; en d'autres termes, la reproduction sexuée se produit lorsque les isolats sont de types d'accouplement complémentaires (de sexes différents). D'après l'étude, les efforts précédents consistant à provoquer la reproduction sexuée chez A. fumigatus ont été sans succès, probablement en raison des conditions environnementales requises pour déclencher l'acte sexuel, qui sont sans doute très spécifiques.

Dans la nature, le processus se passe très certainement dans les tas de compost, mais personne n'a encore étudié le champignon dans les conditions qui prévalent dans cet écosystème, explique Melle O'Gorman à CORDIS Nouvelles. Dans cette étude, les scientifiques ont fait pousser le champignon dans des températures élevées et ont utilisé de l'agar «fabriqué maison» (à base de flocons d'avoine). En outre, les échantillons ont été cultivés pendant six mois entiers, autrement dit beaucoup plus longtemps que dans les études précédentes. L'association de ces facteurs pourrait avoir permis de recréer les conditions que l'on trouve dans les tas de compost, a-t-elle déclaré.

L'analyse génétique d'A. fumigatus a également offert d'autres informations de grande valeur. «Une fois la base génétique de la maladie comprise, nous pouvons nous pencher sur l'élaboration de méthodes permettant de maîtriser et d'éliminer le champignon», déclare le Dr Dyer. «La découverte d'un cycle sexuel chez A. fumigatus nous a fourni des informations importantes concernant la biologie et l'évolution de l'espèce», conclut l'étude. On peut donc expliquer la raison pour laquelle il existe autant de variétés de champignons (que l'on ne pourrait identifier s'ils se reproduisaient par clonage) et pourquoi ils comportent des gènes sexuels. Cette découverte permet également d'expliquer les aspects de l'évolution du génome d'A. fumigatus ainsi que la capacité des spores à survivre dans les conditions environnementales les plus défavorables.

Ces découvertes ont apporté de nouveaux renseignements sur la biologie de cette espèce fongique importante et sa résistance aux médicaments antifongiques. Il est à souhaiter que les résultats de cette recherche mènent à de meilleurs traitements et de nouvelles façons de contrôler les infections par A.fumigatus.


Pour de plus amples informations, consulter:
 Nature:
http://www.nature.com/nature

University College de Dublin: http://www.ucd.ie/

Université de Nottingham: http://www.nottingham.ac.uk/

Catégorie: Résultats de projets

Source des informations: Revue Nature; Université de Nottingham

Référence du Document: O'Gorman CM, et al. (2008). Discovery of a sexual cycle in the opportunistic fungal pathogen Aspergillus fumigatus. Revue Nature. Publié en ligne le 30 novembre; DOI: 10.1038/nature07528.




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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 12:30

 

 

 

 

 

 

 

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 15:58


La biologie va-t-elle domestiquer la truffe ?


Les agronomes français relancent les recherches pour tenter de comprendre le développement très complexe des  truffes.

La truffe enchante l'oeuf et la coquille Saint-Jacques des gourmets mais elle frustre l'agronome. Depuis quelques décennies, la biologie dompte un peu mieux la culture des trois espèces de champignons qui fructifient ces puissantes boules de saveur. Pour autant, « Tuber melanosporum » et ses cousines n'ont rien perdu de leurs caprices. La trufficulture reste une activité très aléatoire, risquée, et sa production ne cesse de baisser depuis un siècle pour des raisons plus ou moins compréhensibles. Une équipe d'une vingtaine de chercheurs sous la direction de François Le Tacon (Inra) a décidé de sortir la grosse artillerie : séquençage du génome, puce à ADN, métagénomique, les outils les plus pointus de la biologie suffiront-ils à percer les derniers secrets de la truffe ? S'il est validé par l'Agence nationale de la recherche, le programme débloquera 3,2 millions d'euros.


Les champignons de la truffe vivent en symbiose avec certains arbres (chêne, hêtre) au travers d'un organe commun. Ces mycorhizes sont un réseau de filaments qui captent les nutriments du sol (azote, phosphore) et les transmettent aux racines de l'arbre. Les champignons reçoivent en échange les sucres que seule génère la photosynthèse de l'arbre. Cette symbiose doit pourtant affronter une concurrence féroce puisque des milliers d'autres champignons, comme le cèpe ou le bolet, cherchent à en profiter. Les biologistes veulent comprendre pourquoi certaines truffières sont très mycorhizées et d'autres non. L'étude du métagénome des bactéries du sol pourrait notamment éclairer la domination des champignons. D'autres phénomènes comme les herbicides qu'émettent parfois les mycorhizes intriguent les chercheurs.


L'Inra a réussi dans les années 1970 à mettre au point une méthode pour « mycorhizer » de jeunes plants de chêne. En laboratoire, on sème un gland dans une terre désinfectée (sans champignons) puis on la mélange avec des spores de « Tuber melanosporum ». Le jeune arbre sort alors de la pépinière avec des racines entièrement colonisées par le champignon truffier. Sauf qu'une fois planté dans le champ, la compétition reprend et les bonnes mycorhizes peuvent être chassées.


Le rôle des bactéries

Les caprices de la truffe ne s'arrêtent pas là. Même si l'arbre comporte de nombreux mycorhizes, rien n'indique qu'ils produiront des truffes. « Nous ne comprenons pas comment les champignons choisissent une reproduction végétative ou une reproduction sexuée, explique François Le Tacon. J'ai déjà vu des arbres à 100 % mycorhizés mais ne donnant aucune truffe ou des arbres peu mycorhizés et très producteurs. » Dans le cas d'un développement végétatif, le champignon émet directement des spores. Seule la seconde voie sexuée intéresse la trufficulture puisqu'elle passe par le développement à la fin du printemps de petits fruits, les truffes. Les agronomes suspectent l'interaction des champignons avec les bactéries du sol d'influencer le choix de la voie de reproduction. Mais d'autres hypothèses restent ouvertes.

Ces corps fructifères entament alors une longue traversée de l'été durant lequel ils souffrent de la sécheresse. C'est pourquoi l'agronomie recommande depuis trente ans l'irrigation des truffières. En fin d'été, certaines truffes parviennent à grossir, d'autres non. Le programme de recherche de François Le Tacon insiste donc sur la nutrition de la truffe. On ne sait pas par exemple si le corps fructifère dépend beaucoup des apports de l'arbre. Les chercheurs veulent également mieux connaître la diversité génétique des truffes avec une comparaison des populations européennes.

MATTHIEU QUIRET   21/12/2008

 

La truffe en chiffres

· La truffe représente une centaine d'espèces mais 3 espèces sont exploitées en Europe : truffe noire du Périgord (« Tuber melanosporum ») ; truffe de Bourgogne (« Tuber uncinatum ») ; truffe blanche (« Tuber magnatum »).

· Terrain d'élection : sols calcaires.

· Climats d'élection : la Provence et le Sud-Ouest pour melanosporum, l'Est et la Lorraine pour uncinatum.

· Période de récolte : hiver pour melanosporum, automne pour uncinatum.

· Production française : évaluée à plus d'une cinquantaine de tonnes mais l'opacité du marché rend ce chiffre très discutable.

Ce qui est sûr c'est que la production a chuté en un siècle, probablement à cause de la sécheresse et de la qualité des sols.

· Quelque 300.000 arbres truffiers, soit de 1.000 hectares à 1.200 hectares sont plantés chaque année.




Ave les Amycos !!!

 

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 22:30

MYCOGASTRONOMIE – Recettes 6

 

 

«La cuisine, c’est quand les choses ont le goût de ce qu’elles sont !! ! »

 

ANTHELME BRILLAT-SAVARIN 
 

Quelques originalités !!!

 

Langue de boeuf  (Fistulina hepatica) en cocotte

 

Pour 4 personnes :

600 gr de langues de bœufs, 250 gr de lardons, 150 gr d'oignon,   2 gousses d'ail, 2 tomates, 1 cube de bouillon de bœuf, 100gr d'anchois à l'huile, 3 cuillères à soupe d'huile d'olive, 1 petit bouquet garni, 1 bouteille de vin blanc 1 cuillères à café de poivre en grain concassé.

 

Pelez et hacher les oignons ainsi que les gousses d'ail, pelez les tomates les épépiner et concasser la pulpe. Égouttez les anchois soigneusement et les hacher, versez le vin blanc dans une casserole, laisser réduire de moitié et laissez refroidir. Débarrassez la langue de boeuf des tubes et de la peau qui recouvre la partie supérieure, la couper en cube de 2 cm de côté. Mettez les lardons dans une casserole, couvrir largement d'eau froide et porter à ébullition puis retirez du feu et égouttez. Réunissez tous les ingrédients dans une cocotte allant au four, champignons, lardons, tomates, ail et oignons, anchois etc... mélangez  bien et ne salez pas ! Mouillez avec le vin blanc réduit et compléter avec de l'eau, jusqu'à ce que le liquide dépasse le contenu d'environ 2 cm. Couvrez la cocotte et mettez à cuire au four à 120° pendant 1h30. Goûtez et rectifiez l'assaisonnement avant de servir

 

 



Fricot de Vesses de loup
( Lycoperdon perlatum, Vascellum pratense, etc )

 

Pour 4 personnes :

1kg de vesses de loup très jeunes et bien fermes, 2 jaunes d'œufs, 50 g de beurre, 50 g de chapelure, sel, poivre persil, cerfeuil, ciboulette.

 

Nettoyez les vesses de loup en les passant rapidement sous l ' eau, les sécher dans un torchon propre ou du papier absorbant. Les découper en tranches, les tremper dans les jaunes d' oeuf battus à la fourchette. Préparez un mélange d'herbe avec le persil, cerfeuil et ciboulette, hachez très fin. Salez, poivrez , recouvrez les vesses de chapelure et d’un peu d'herbes. Faire frire dans du beurre et servir aussitôt.

 

 

 

 


Steaks aux "Golmottes"
(Amanita rubescens)

 

Pour 4 personnes :

500g d’amanites rougissantes (golmottes), 4 steaks hachés, 2 gousses d’ail, 2 échalotes, 2 cuillerées à soupe d’huile, sel, poivre.

 

Nettoyer les champignons, les couper en dés, les faire cuire dans une poêle à feu doux. Saler et poivrer.

Hacher l’ail et l’échalote très finement avant les incorporer aux champignons. Laisser refroidir. (la cuisson des champignons peut être effectuée la veille)

Dans une assiette creuse, malaxer, avec une fourchette les steaks hachés et les champignons, de façon à 4 faire 4 gros steaks. Les faire cuire à feu vif pendant 2 minutes sur chaque face et les servir avec un œuf au plat à cheval.



Photos Rémy PEAN


Ave les Amycos !!!! 

 

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