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Archives D'une Année !

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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 18:34

 

Un chercheur israélien de l’Université de Tel-Aviv, Dr. Amir Sharon, a découvert un champignon transgénique assez fort pour pouvoir en transformer même les parties les plus résistantes en bioéthanol (composant utilisé comme biocarburant).

Ce champignon, à la longévité renforcée génétiquement, est rendu très résistant à des conditions telles que la chaleur ou la toxicité qui sont toutes deux nécessaires au processus de transformation de biomasse en éthanol. La production d’éthanol à partir de ce champignon spécifique engendrerait plus d’efficacité.

Dr. Sharon a découvert ces propriétés de manière accidentelle : après avoir effectué des tests sur la modification de la germination du champignon par l’utilisation de gènes de résistance, c’est en voulant nettoyer la chambre froide qu’il a découvert des champignons qui auraient dû mourir des mois auparavant !

La robustesse inhabituelle de ce champignon trouve aussi des applications dans l’industrie agroalimentaire et pharmaceutique dans lesquelles le processus de fermentation est impliqué.

Irit Ben Chlouch, directrice chargée d’affaires au Ramot, le centre de transfert de technologie de l’université de Tel-Aviv, précise que “sans même mentionner les biocarburants, le marché biotechnologique du champignon, qui inclut les médicaments, les enzymes et l’industrie alimentaire, est estimé à plus de 100 milliards de US dollars par an”.
Inutile de préciser que Mme Ben Chlouch négocie d’ores et déjà avec plusieurs entreprises dans le but de développer et commercialiser la découverte décisive de Dr. Sharon…


Par IsraelValley Desk
Publié le 23 juillet 2008 à 07:54

Source:

B.E. Israël


Ave les Amycos !!!

 

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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 09:54


La radioactivité au menu des champignons.
.

Les champignons ne peuvent produire directement de l’énergie, comme le font, par exemple, les plantes. C’est du moins ce que l’on croyait jusqu’à la publication d’un article par une équipe de chercheurs du Albert Einstein College of Medicine, à New York. Selon cette étude, les champignons seraient capables de s’alimenter. Et leur diète n’est pas banale. Ils se nourrissent de radioactivité !

C’est en apprenant qu’un robot avait ramené des champignons noirs de l’intérieur du réacteur de Tchernobyl que la curiosité d’un des chercheurs a été piquée au vif. Au fil de ses recherches, il découvrit aussi que les eaux de refroidissement des centrales nucléaires étaient souvent contaminées par des moisissures noires. Il semblait qu’un pigment, la mélanine, était à la base de ce comportement exotique. Or, la fonction biologique de ce pigment chez les champignons était alors incomprise.

Pour en avoir le cœur net, les scientifiques exposèrent des champignons contenant de la mélanine à des radiations équivalentes à 500 fois le niveau naturel. Parallèlement, ils les ont privés d’autres sources de nourriture. Dans ces conditions, les variétés noires, contenant de la mélanine, poussèrent trois fois plus vite que les blanches !

Chez les humains, la mélanine est le pigment qui protège la peau contre les rayons ultraviolets. Selon les chercheurs, ce pigment aurait également la vertu de capturer l’énergie solaire. Si les aliments constituent la principale source d’énergie de l’Homme, le Soleil est un carburant à ne pas négliger. Cela constitue une raison supplémentaire de profiter – avec prudence – des rayons estivaux !

 

Yvan Dutil

Paru sur le site de Agence sciences - presse le 8 juin 20078 juin 2007



Ave les Amycos !

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 19:58


Rongée par la moisissure, la « chapelle Sixtine de la préhistoire » pourrait être classée dans la liste du Patrimoine mondial en péril de l'Unesco.

De 1963 à aujourd'hui, chronique d'une maladie mal soignée
.

Article paru dans le journal "L'EXPRESS" du 2 juillet 2008.



Pour lire l'article :
http://www.lexpress.fr:80/actualite/sciences/champignons-mortels_521273.html





 
Ave les Amycos !!!

 

 


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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 17:15
LES CHAMPIGNONS TOXIQUES ….. (partie 5 / 9)

des genres  Cystolepiota, Echinoderma, Entoloma, Galerina, Gyroprous, Hebeloma , Hygrocybe et Hypholoma.

La Société Mycologique de France a édité une liste à priori non exhaustive, comportant 256 espèces toxiques regroupées en 41 genres dont certains très connus et d’autres un peu moins.
 
Les genres concernés sont :
 
Agaricus, Agrocybe, Amanita, Boletus, Chlorophyllum, Clitocybe, Collybia, Conocybe, Copelandia, Coprinus, Cortinarius, Cystolepiota, Echinoderma, Entoloma, Galerina, Gyroporus, Hebeloma, Hygrocybe, Hypholoma, Inocybe, Lactarius, Lepiota, Lepista, Leucoagaricus, Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus, Pholiotina, Psylocybe, Ramaria, Ramicola, Russula, Sarcospharea, Scleroderma, Scutiger, Stropharia, Tricholoma et Ustilago.
 
Les genres surbrillés en jaune ont été vus dans de précédents articles.
Cet article  aborde les genres Cystolepiota, Echinoderma, Entoloma, Galerina, Gyroporus, Hebeloma , Hygrocybe et Hypholoma.

 
Genre CYSTOLEPIOTA 
 Les espèces du genre ont une sporée blanche et un chapeau dont le revêtement est pruineux granuleux et parfois grossièrement hérissé.
Un caractère pour les reconnaître : le chapeau des espèces du genre émettent au froissement, un crissement caractéristique !!!
 
Le genre comporte environ 18 espèces dont une seule est toxique !  :
 
* Cystolepiota langei :   hélas ! pas d’info. ni de photo !
 
 
Genre ECHINODERMA 
 Les espèces du genre sont à sporée blanche et ont la peau du chapeau  hérissée de pointes, d’écailles pyramidales peu stables. 
 
Le genre comporte environ 8 espèces dont 4  sont toxiques !
 
 
* Echinoderma asperum  (lépiote à lames fourchues)
 
Croît de préférence sur des zones à taillis plus ou moins nitrophiles. Reconnaissable à sa chair pâle et à son odeur nauséeuse de caoutchouc !

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



* Echinoderma acutisquamosum :
pas d’info. !
 
 
 
 
 
 *  Echinoderma  friesii : pas d’info. ni de photo !
 

*  Echinoderma  hystrix :
peu d’info. et pas de  photo !
Champignon à priori assez rare, saprotrophe terricole et basophile.
 

 
Genre ENTOLOMA 
 Parmi les champignons à chair fibreuse dont le pied est nu et non séparable du chapeau, les espèces du genre Entoloma sont très polymorphes et leur systématique (voir définition de ce terme dans l’article intitulé « Base de la classification ») difficile est basée sur des caractères microscopiques (spores, tissus, cystides etc)  ! Un trait commun cependant : leur sporée roses  à brun rosacé et des spores polygonales !!!
 
Le genre comporte environ 280 espèces dont 12  sont toxiques  et une mortelle : Entoloma lividum (Entolome livide) (
voir sur le blog l’article du 3 août 2007 intitulé « Champignons mortels : les premiers à connaître ! ».
 

*  Entoloma hirtipes
 :

Assez commun sous chênes et hêtres et sous conifères en montagne, il affectionne les terrains calcaires. Odeur caractéristique de « foie de poissons »  pour certains, odeur « d’huîtres ou de mastic pour d’autres » !!!
 
 
 
 
  

*  Entoloma lividoalbum :

 On rencopntre l'espèce sous  feuillus en terrain calcicoles.
Reconnaissable à  son odeur et à sa saveur de concombre !!!
 
 
 
  

*  Entoloma mutabilipes :

Espèce assez rare qui croît de préférence dans les prairies, parfois dans les lieux herbeux des forêts. La marge de son chapeau est légèrement striée. Son pied d’abord bleu ciel devient gris avec l’âge !
 
 
 
 
  
 
*  Entoloma nidorosum (Entolome nitreux) :
 
Son chapeau est hygrophane. La  marge d’abord enroulée  devient ondulante et striée.
Son odeur nitreuse (salpêtre) à chlorée ou vaguement ammoniaquée est caractéristique. Il croît en sous bois mixtes mais principalement sous feuillus ou il affectionne la présence de hêtres pour certains auteurs et de chênes pour d’autres auteurs !
Entoloma nidorosum serait une forme de Entoloma rhodopolium ! (voir plus loin dans l’article)
 
 
 
 
 
  

*  Entoloma niphoides :
 
Champignon entièrement blanc éclatant ! Que l’on peut rencontré au printemps en lisière, dans des taillis, des haies, avec Rosacea arbusives (églantiers, aubépines, pruneliers, ) .
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



*  Entoloma nitidum
(Entolome brillant)
:

Assez rare, cette espèce est d’un  gris bleu foncé particulier, presque noir au disque (centre du chapeau). Le pied élancé, parfois torsadé, est gris bleu métallisé  plus pâle que le chapeau. On la rencontre en forêt plutôt sous conifères.
 
 
 
 
 
   

*  Entoloma queletii (Entolome de Quelet) :
 
Ce champignon assez rare croît dans les zones humides des bois  de feuillus, à terre ou sur souches moussues.
 
 
 
  
 
 

*  Entoloma rhodopolium :
 
A l’inverse de sa forme nidorosum, Entoloma rhodopolium est totalement inodore
 
 
 
 
  
 

*  Entoloma sinuatum  : pas de photo !

Peut être confondu  avec Clitocybia nebularis (Clitocybe nébuleux) et Entoloma lividum (Entolome livide) mortel !!!. Entoloma sinuatum a des lames blanches au départ et a une odeur farineuse ou alcaline.
 
                        Entoloma lividum mortel !!!
 
   
 
 
 
   
*  Entoloma turbidum :

Assez peu commune,  cette espèce croît  dans les tourbières et les marais acides, les landes tourbeuses ; on la rencontre parfois sous les bouleaux.
 
 
 
  
 
 

*  Entoloma undulatosporum !
 
Champignon peu commun qui croît sur prairies pauvres, sur sols secs dont les dunes littorales. Odeur et saveur de farine. (Pour ceux qui font de la microscopie : spores à parois très minces et à nombreuses bosses ;8 à 11 microns x 6 à 7 microns ; pas de cystides ; boucles abondantes dans l’hyménium, rares ailleurs)
 
 
 
 
 
 
 

*  Entoloma vernum (Entolome printanier) :

Espèce peu commune venant au printemps sous conifères, sur les landes ou clairières acides sous feuillus.
  
 

 

 
 
  


 








Genre GALERINA
 
 Le genre à port collybioïde ou mycenoïde, est caractérisé par un chapeau souvent hygrophane pruineux ou glabre. Nombreuses espèces dont la détermination est difficile !
Le genre comporte environ 125 espèces dont 5  sont toxiques 
et  3 sont mortelles. (voir sur le blog l’article du 3 août 2007 intitulé « Champignons mortels : les premiers à connaître ! ».
  

Mortelle : Galerina badipes 
 
 
 
  
Mortelle : Galerina marginata 
(Galère marginée)
 
Galerina marginata Mortelle à gauche et Pholiote changeante à droite (excellent comestible) Attention à la confusion fatale !!!
 
 
 
 
 
 
 
 
 



Champignons grégaires pour les 2 espèces, non cespiteux sur souches et bois surtout de conifères (mais feuillus également !) –
Rare sur bois de conifères pour Pholiote changeante !
 
  
 
 Mortelle : Galerina unicolor 
 
 
 
 
  
* Galerina cedretorum :  pas d’info ni de photo !!!
 

*  Galerina mniophila  
(Galère des Mnium) :
 
Croît dan la mousse sur terre ou sur souche dans bois mêlés.
 
 
 
 
 
 *  Galerina pumila (Galérine naine) : pas d’info !
 
 
 
 
 *  Galerina steglichii   : peu d’info et pas de photo !!!

Champignon psychotrope contenant de la psilocybine et de la psilocine.
Odeur forte, agréable de terre fraichement retournée ou celle de l’humus forestier.
 
 
*  Galerina tibicystis :  pas d’info!!!
 
 
 
 
 
 
 
 

Genre GYROPORUS  
Le genre Gyroporus est un petit genre qui ne comporte que 2 espèces  et leurs variantes : Gyroporus castaneus et Gyroporus cyanescens.
Gyroporus castaneus  et sa variété ammophilus sont toxiques toutes les 2 !
 
Gyroporus cyanescens (Bolet bleuissant) est un bon comestible mais se fait rare !
 
 Gyroporus cyanescens (Bolet bleuissant)
 
 
 
 
  
 
*  Gyroporus castaneus  (Bolet Châtain) :
 
Le Bolet Châtain peu commun,  a une chair cassante immuable (qui ne change pas de couleur). Il aime les terrains acides et croît sous conifères et feuillus , surtout sous les chênes.
 
 
 
 
 

*  Gyroporus castaneus  var. ammophilus   : pas de photo !
La variété ammophilus est plus grande avec un chapeau rose saumon.
 
 
 
Genre HEBELOMA  
Ordre des Cortinariales, famille des Cortinariaceae, les Hébélomes sont voisins des Cortinaires et constituent un ensemble homogène quant à leur silhouette et à leurs couleurs souvent beige à brunâtre et leurs lames « café au lait »
Aucune espèce du genre ne présente d’intérêt culinaire !
 
Le genre Hebeloma dont les espèces sont difficiles à identifier sans microscope,  comporte environ 90 espèces dont 7 sont toxiques .
 

 Hebeloma crustuliniforme  (Hébélome croûte de pain) :

Assez commun en automne sous feuillus et conifères. A une odeur de rave !
 
 
 
 
  

*  Hebeloma crustuliniforme  var. longicaudum : pas d’info. ni de photo !!
 
 
*  Hebeloma fastibile (Hébélome répugnant)

Odeur nauséuse ; croît sous conifères
 
 
 
 
 

*  Hebeloma favrei

Il croît dans des terrains plutot secs (meso-xérophile), le disque de son chapeau a tendance a être coloré et le bulbe de son pied est marginé.
 
 
 
 

*  Hebeloma marginatulum :
 
Il croît dans les régions alpines et ressemble  en plus petit et avec un chapeau plus bombé à l'Hébélome de Bruchet (Hebeloma repandum)
 
 
 
 
  

*  Hebeloma sinapizans  (Hébélome échaudé) :

Très commun en automne sous feuillus principalement sous les chênes. Odeur très raphanoïde ; saveur amère ! pied vite creux avec une mèche sommitale caractéristique !
 
 
 
 
  

*  Hebeloma testaceum : peu d’info. et pas de photo

Cortine sur le pied (caulinaire) et marge voilée. Odeur chocolatée caractéristique !
 
 


Genre HYGROCYBE
 Les espèces du genre sont souvent liées à des graminées. Généralement peu charnus et de couleur vive,  leurs lames sont adnées ou ascendantes , rarement décurrentes.
 
Le genre Hygrocybe comporte environ 75 à 80 espèces dont 4 sont toxiques .
 
 
*  Hygrocybe conica  (Hygrophore conique) :

Assez courant, il croît sur les pelouses et lieux gramineux . (les basides de H. conica sont bisporiques)
 
 
 
 
 *  Hygrocybe langei (Hygrocybe de Lange) :

On trouve cette espèce dans les bois mais surtout sur les prairies, landes et pelouses à tendance calcaire.
 
 
 
 
 
 
*  Hygrocybe nitrata :

Espèce relativement rare qui affectionne les bois siliceux graminéens et les pâturages de montagne. La chair mince et cassante a une odeur d’ammoniac.
 
 
 
 
  

*  Hygrocybe pseudoconica (hygrophore pseudo conique - Hygrophore noircissant) :

A les mêmes couleurs qu’Hygrocybe conica mais est de plus grande taille (chapeau de 4 à 7 cm de diamètre contre 2 à 4, et hauteur de 7 à 12 cm contre 4 à 6 cm) – (Basides en majorité tetrasporiques)
 
  Aquarelle de Chritian FRUND
 
  
 
 
 
 

Genre HYPHOLOMA 
 Champignons à marge frangée, qui poussent le plus souvent en touffes sur bois divers ou débris ligneux.
Le genre Hypholoma comporte 16 espèces dont 4 sont toxiques .
 
 
*  Hypholoma fasciculare  (Hypholome en touffes)

 Un des champignons lignicole les plus courants. Toujours en touffes (cespiteux) plus ou moins importantes, il croît sur souches et bois divers même par le sec !
 
 
 
 
 *  Hypholoma fasciculare  var. pusillum : pas de photo .

La variété pusillum de H. fasciculare  ne diffère de l’espèce que sa plus petite taille, un chapeau très mince, dont le diamètre ne dépasse généralement pas  1 cm,  et un pied très fragile.
 


*  Hypholoma marginatum
(Hypholome disséminé) :

Pousse en groupes mais n’est pas  cespiteux, sur souches ou bois pourris de conifères.
 
 
 
  

*  Hypholoma sublateritium   (Hypholome couleur de briques)
 
Espèce commune qui pousse en touffes sur bois de feuillus
 
 
 
  
  
 
 
 

Ave les Amycos !
 
Le prochain article abordera les Inocybes !!! et il y en au moins 45 de toxiques !!!
 



N'ayant pu  pour des raisons techniques, contacter et demander préalablement aux auteurs l'autorisation de publication des photos parues dans cet article,  je les remercie néanmoins chaleureusement  car je suis certain  qu'ils me pardonneront ce manquement élémentaire aux bonnes manières.


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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 08:36



Un champignon peut être mortel même lorsqu'on ne le mange pas selon un cas rapporté dans la dernière édition de la revue médicale The Lancet. Un jardinier amateur a en effet succombé après avoir respiré les spores d’un champignon, Aspergillus fumigatus, alors qu’il retournait des feuilles mortes. Pour les experts, le cas est cependant trop rare pour justifier des précautions supplémentaires pour les jardiniers.

Lire l'article  paru sur le site d'Europe 1

http://www.europe1.fr/Info/Actualite-Internationale/Europe/Un-jardinier-mort-apres-avoir-respire-des-champignons/(gid)/143475



Ave les Amycos !!!

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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 19:49


Article paru dans le journal "LE MONDE" le 23 avril 2008


Les agrocarburants n'ont plus la cote !.

Lundi 21 avril, le président péruvien, Alan Garcia, les a accusés d'être à l'origine de la crise alimentaire actuelle. La ministre allemande de la coopération et du développement a appelé à suspendre la production de carburants à base de céréales jusqu'à la fin de cette crise. Et ils ont essuyé un feu nourri de critiques lors d'une réunion du Forum international de l'énergie, à Rome

Les agrocarburants - également appelés biocarburants - sont issus de la transformation de la biomasse, c'est-à-dire des matières organiques.


Les agrocarburants dits de première génération
 sont fabriqués à partir de matières végétales produites par l'agriculture (betterave, blé, maïs, colza, tournesol, canne à sucre) et entrent en concurrence avec des cultures alimentaires.

 

Les agrocarburants de deuxième génération  :

Les industriels du secteur se sont d'ores et déjà attelés à mettre au point la seconde génération d'agrocarburants, fondée sur la biomasse (l'ensemble des matières organiques) seront produits à partir de la cellulose et la lignigne contenues dans le bois ou dans les parties non comestibles des végétaux. Les microalgues ou l'exploitation biologique des déchets constituent d'autres pistes de recherches.et, promettent-ils, beaucoup plus vertueuse que la première. Le propos relève pour l'instant du pari. Si, partout dans le monde, des chercheurs planchent pour trouver la ressource et la technologie idéales, il faudra attendre une dizaine d'années avant de passer à la production en quantité industrielle de ce carburant du futur.

"Il reste encore beaucoup de questions à résoudre", insiste Dominique Dron, responsable de la nouvelle chaire de l'Ecole des mines consacrée aux nouvelles stratégies énergétiques. L'avenir des agrocarburants de deuxième génération dépend des réponses apportées à plusieurs de ces questions.


Le recours à la biomasse évite-t-il la concurrence avec les cultures à vocation alimentaire ?

C'est un des principaux arguments pour développer la seconde génération : utiliser la totalité de la plante - et non plus seulement la graine ou le tubercule - permet de valoriser la partie non comestible des cultures. L'absence de concurrence est encore plus évidente lorsque la biomasse provient du bois ou de ses résidus.

Plusieurs bémols doivent cependant être apportés. Le premier concerne la nécessaire préservation des sols. "Les stocks d'humus, qui jouent un grand rôle dans la fertilité des sols, dépendent des apports de résidus de cultures" , explique Cathy Neill, de l'Ecole normale supérieure. Agir sur la quantité d'humus n'est donc pas sans conséquences. D'autant, ajoute la chercheuse, qu'"on estime que l'humus a une capacité de stockage du carbone trois fois supérieure à celle des plantes terrestres". Deuxième limite : l'utilisation du bois ne doit pas conduire à la déforestation... sous peine d'accentuer le changement climatique.


Le rendement énergétique des agrocarburants de deuxième génération sera-t-il satisfaisant ?

"Pour l'instant, les rendements restent très bas" 
 constate Claude Roy, coordinateur interministériel pour la valorisation de la biomasse. Le processus de conversion des molécules cellulosiques qui composent la biomasse requiert des technologies complexes, qui devront encore beaucoup progresser pour offrir un vrai gain énergétique. La sophistication et le coût de ces technologies préoccupent la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced), qui craint que les pays du Sud ne puissent se les approprier.


L'impact sur l'environnement sera-t-il moindre, comparé à la première génération ?

 


La réponse à cette question dépend beaucoup de l'équation technologique précédente. Même si les promoteurs des agrocarburants de seconde génération soulignent, par exemple, qu'on n'utilise ni engrais ni pesticides pour faire pousser des arbres.

 

 

 

Il ne faut pas attendre du saut dans la seconde génération qu'il bouleverse la place des agrocarburants dans le classement des solutions alternatives aux énergies fossiles. Thomas Guillé, chercheur au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), a calculé que sur les 4 milliards de tonnes de résidus agricoles produits annuellement dans le monde, et compte tenu des différents usages, 300 millions de tonnes seulement pourraient être converties en énergie.

Un chiffre à comparer, même s'il ne tient pas compte de la filière bois, à la production mondiale d'énergie primaire actuelle, qui atteint 11 milliards de tonnes équivalent pétrole.


Laurence Caramel


Article paru dans le journall "LE MONDE" , édition du 23.04.08.




Ave les Amycos  !!!

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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 09:01


TERMITES ET CHAMPIGNONS :
UNE RELATION SYMBIOTIQUE VIEILLE DE 7 MILLIONS D'ANNEES !

Après la découverte d’Abel, de Toumaï (*)  et de milliers de fossiles de vertébrés, les sites à hominidés du Tchad ont livré un nouveau type de fossiles, vieux de 7 millions d’années : des fossiles de « meules à champignons » crées par des termites cultivateurs de champignons. On pensait que ces structures particulières, présentes dans certaines termitières actuelles, étaient non fossilisables.

Les chercheurs de la Mission Paléoanthropologique Franco-Tchadienne (MPFT) : Centre de géochimie de la surface (CNRS – Université Strasbourg 1), Laboratoire de géobiologie, biochronologie et paléontologie humaine (CNRS – Université de Poitiers) et Département de paléontologie de l’Université de N’Djaména (Tchad),  apportent ainsi la plus ancienne preuve d'une relation symbiotique  entre termites et champignons. Ces travaux, publiés dans la revue Naturwissenschaften de décembre 2007, complètent nos connaissances de l’environnement naturel dans lequel évoluait Toumaï, le plus ancien représentant actuellement connu du rameau humain.

 

(*)  Rappelons  qu'après Lucy, notre grand-mère à tous, il y a eu Toumaï.
Son crâne fossilisé complet, vieux de plus de 6 millions d'années, a fait la une des médias du monde entier.  Le nom scientifique de ce nouveau candidat au titre de plus vieil ancêtre de l'homme  qui a été donné à cette nouvelle espèce est Sahelanthropus tchadensis, en référence à ces hominidés qui vivaient, 3 millions d'années avant Lucy, dans le désert du Tchad, à 2 500 km à l'ouest de la vallée du Rift, considérée jusqu'alors comme le berceau de l'humanité.
Rappelons que le papa scientifique de Toumaï est un Français : Michel Brunet.

 

http://www-ulp.u-strasbg.fr/docs/pdf/2006/12/856-presse.pdf


Ave les Amycos !!!

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 18:30

Miser sur les champignons filamenteux pour produire les biocarburants de demain

 


Raréfaction du carbone fossile, hausse des prix du pétrole et raréfaction du carbone fossile, hausse des prix du pétrole et augmentation des gaz à effet de serre relancent le développement des biocarburants. Mais les filières de production actuelles à partir de colza (biodiesel), blé ou betterave (ETBE) ne constituent pas des solutions viables à terme : trop d'hectares seraient nécessaires pour satisfaire la demande future. Les biocarburants de demain devront utiliser des ressources plus abondantes et qui n'entrent pas en compétition avec l'alimentation humaine telles que pailles résidus de récolte, bois, déchets verts urbains. Le constituant essentiel en est la lignocellulose qu'on ne sait pas transformer aujourd'hui de façon rentable en éthanol biocarburant. Des chercheurs de l'Inra à Marseille étudient la transformation de ces lignocelluloses par les enzymes de champignons filamenteux pour lever les verrous scientifiques et technologiques nécessaires au développement de cette filière d'avenir.

 

L'éthanol biocarburant répond à une nécessité pour l'économie et pour l'environnement

Le bioéthanol permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre, en particulier le CO2, de 60 à 80 % par rapport aux émissions à partir d'essences. Les directives européennes souhaitent un ajout de biocarburant (éthanol ou éthanol transformé en ETBE) dans l'essence sans plomb de 5,75 en 2010. Or, les volumes à produire pour remplir cet objectif imposent de diversifier les matières premières végétales utilisées.

Les verrous scientifiques et technologiques d'une filière de production

La lignocellulose est la matière première végétale la plus abondante. D'un point de vue chimique, les celluloses sont des réseaux de chaînes (polymères) formées de maillons élémentaires : des sucres. Elles sont associées aux lignines, hétéropolymères de composés phénoliques. Pour transformer la cellulose en éthanol, il faut donc d'abord la séparer de la lignine. L'étape suivante consiste à la transformer en sucres par une hydrolyse qui coupe les chaînes en maillons élémentaires. Les sucres ainsi obtenus sont alors transformés en alcool par fermentation.

 Pour hydrolyser la cellulose, on utilise des enzymes de champignons : par exemple, la paille de blé est pré-fractionnée à l'acide, puis les enzymes de champignon transforment la paille en sucre, le verrou de cette transformation réside dans l'utilisation d'enzymes performantes de dégradation de la lignine. Cette voie biologique permet d'agir de manière hautement spécifique et n'engendre aucun sous-produit. Cependant la transformation de la lignocellulose pèse pour moitié dans le coût du bioéthanol ainsi produit. Améliorer la transformation et réduire son coût est donc un enjeu de recherche important : la diversité biologique des champignons et de leurs enzymes fournit un atout essentiel pour y parvenir.
Pour convertir les sucres en alcool, on recourt à une fermentation réalisée par des levures. Mais actuellement les pentoses, sucres formés à partir de 5 atomes de carbone, sont mal valorisés : ceci est également une question de recherche
.

Du modelage des génomes des champignons filamenteux aux essais moteurs : le programme intégré européen Nile

Le projet européen Nile (new improvements for lignicellulosic ethanol), coordonné par l'Institut français du pétrole, réunit 12 pays européens et associe 5 centres de recherche, 6 universités et 8 industriels à l'expertise et aux expériences complémentaires, couvrant toute la chaîne de production et d'utilisation du bioéthanol, jusqu'au producteur automobile. Doté d'un budget global de 12,8 millions d'euros, il va permettre de développer, d'étudier et d'évaluer de nouvelles technologies en vue de la transformation efficace de lignocellulose en bioéthanol par hydrolyse fongique et fermentation. Ces technologies seront validées dans une usine pilote unique et entièrement intégrée afin d'obtenir des données fiables pour les évaluations socio-économiques et environnementales globales, et pour la conception d'une future unité de démonstration. 

L’Inra pilote le sous-projet relatif à l’hydrolyse enzymatique avec pour principal objectif de diminuer les coûts de cette transformation. Dans ce cadre, l'unité mixte de recherche Inra-universités Aix-Marseille I et II "Biotechnologie des champignon filamenteux" de Marseille coordonne trois actions :

  • le criblage fonctionnel à haut débit des ressources génétiques du Centre français des ressources fongiques de l'UMR et l'amélioration par évolution dirigée des enzymes fongiques ciblées ;
  • le modelage du génome de Trichoderma reesei par l'incorporation d'enzymes auxiliaires de champignons Basidiomycètes. Et également, la construction de nanosomes (complexes plurienzymatiques) et d'enzymes chimériques (qui associent les propriétés de plusieurs enzymes) ;
  • la maîtrise et la conduite de bioréacteurs à haute densité fongique en liaison avec l'étude de secretomes des lignées de champignon sélectionnées.

 

 

 

 

Rédaction :  Mission communication
Contact scientifique :  Marcel Asther, marcel.asther@esil.univ-mrs.fr
Unité :  Unité Inra-universités Aix-Marseille I et II "Biotechnologie des champignon filamenteux", centre d'Avignon, http://compact.jouy.inra.fr/compact/CONSULTER/INTER/ externe/unites/ecrans/1163
Département :  Caractérisation et élaboration des produits issus de l'agriculture - http://compact.jouy.inra.fr/compact/CONSULTER/INTER/ externe/departements/ecrans/52
Date de création : 23 Mars 2006
Date de dernière mise à jour : 12 Septembre 2007







Ave les Amycos !!!
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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 10:32

La biodiversité des champignons filamenteux artisans de la chimie verte !

Améliorer le rendement énergétique et la qualité du papier, synthétiser à partir de produits végétaux des arômes alimentaires ou de nouveaux agents de texture, mettre au point de nouvelles filières de production de biocarburant… Toutes ces applications industrielles ont un point commun : elles font appel à l'activité biologique de champignons (dégradation et/ou fonctionalisation enzymatique) impliqués dans la transformation des parois végétales. Ces champignons responsables à l'état naturel de la dégradation du bois présentent, selon les régions du monde, une grande diversité biologique et renferment ainsi un potentiel très riche d'applications industrielles. Pour cela, l'Inra cherche à mieux connaître leur biologie et leur activité en relation avec les connaissances sur l'organisation des parois végétales.

 

Un gisement de bioproduits et de biotransformations


La Chine et la France possèdent un des plus grands réservoirs de biodiversité grâce à leurs forêts tropicales de Hainan, de Guangxi et de Guyane. Près de 75000 espèces de champignons filamenteux sont décrites à ce jour, mais elles pourraient être mille fois plus nombreuses. Les champignons de transformation du bois dans ces zone tropicale permettent une dégradation 5 à 10 fois plus efficace que ceux des zones tempérées. Ces champignons pourraient être employés pour nombre d'applications industrielles dans des domaines aussi variés que l'agroalimentaire, la papeterie ou les biocarburants.

Ils peuvent par exemple être utilisés pour produire des gels texturants végétaux, aptes à se substituer à la gélatine animale, ou de la vanilline biotechnologique. Ainsi, Pycnoporus cinnabarinus est une pourriture blanche du bois qui présente des voies métaboliques clés pour la production d'arômes ou d'antioxydants. Ce champignon a été retenu comme modèle de laboratoire par l'Inra de Marseille. 

L'unité Inra-universités Marseille I et II "Biotechnologie des champignon filamenteux" étudie l'intérêt des enzymes, par exemple la laccase, metalloenzyme "bleue", qui peut être produite à partir de différents champignons. Il a été montré que le papier produit à l'aide de laccase permettait 30 % de gain d'énergie, utilisait 50 % de produits chimiques en moins, et présentait plus grande résistance à la déchirure.

Trichoderma reesi est un champignon isolé pendant la guerre du Vietnam où il dégradait les uniformes des soldats. Il est actuellement utilisé industriellement pour produire du sucre dans la filière bioéthanol. Le laboratoire l'utilise comme
modèle industriel pour rentabiliser cette transformation.

Les recherches vont de l'inventaire et de la caractérisation de la diversité des gènes de champignons filamenteux et de leurs fonctions (biodiversité fonctionnelle) à la mise au point d'enzymes ou de nanosomes (complexes de plusieurs enzymes) pour étudier leurs propriétés et les mettre à disposition de filières industrielles.

 
 

Pycnoporus cinnabarinus



Rédaction :  Mission communication
Contact scientifique :  Marcel Asther, marcel.asther@esil.univ-mrs.fr
Unité :  Unité Inra-universités Aix-Marseille I et II - "Biotechnologie des champignon filamenteux", centre d'Avignon http://compact.jouy.inra.fr/compact/CONSULTER/INTER/ externe/unites/ecrans/1163
Département :  Caractérisation et élaboration des produits issus de l'agriculture et Microbiologie et chaîne alimentaire
Date de création : 23 Mars 2006
Date de dernière mise à jour : 27 Avril 2007



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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 18:20

 


Une méthode biologique de dégradation de bois a été développée par un groupe de chercheurs, universitaires et industriels, dans le but de produire du bioéthanol.

Le bois est constitué principalement de lignine et de cellulose. Pour produire du bioéthanol à partir de bois, il faut tout d'abord séparer la cellulose, riche en glucose, de la lignine afin d'en extraire le sucre et le fermenter.


Les procédés actuels de dégradation consistent à broyer mécaniquement les débris de bois, ce qui est très coûteux en énergie. La méthode biologique exploite la propriété lignivore de la pourriture blanche, espèce fongique issue de nombreuses variétés autochtones de champignons.
 La lignine étant détruite, l'extraction du glucose contenue dans la cellulose est facilitée. L'irradiation des matériaux par micro-ondes permet d'accélérer la dégradation.
 Ce procédé nécessite au final 10 fois moins d'énergie que les techniques mécaniques.


Cette méthode a été développée dans le cadre d'un projet financé par la NEDO (New Energy and Industrial Technology Development Organization).

L'utilisation de biomasse non-alimentaire tels que les résidus de coupe ou le bois de sciage est un enjeu majeur pour le Japon qui est loin de survenir à ses besoins en bioéthanol.


L'équipe souhaite commercialiser cette méthode d'ici 3 à 5 ans, une fois la culture des champignons optimisée.


Info extraite du
Bulletin Electronique Japon numéro 442 (14/05/2007) - Ambassade de France au Japon / ADIT -
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/42788.htm


 Ave les Amycos

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