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Archives D'une Année !

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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 10:05
MYCOGASTRONOMIE – Recettes 5
 
  champimaison.JPG
«La cuisine est le plus ancien des arts parce qu’Adam naquit à jeun !! ! »
 
ANTHELME BRILLAT-SAVARIN
 
 
3 recettes à base de Pleurotes
Pleurotus ostreatus (Pleurote en huître à gauche), ou mieux pour mon goût,  Pleurotus eryngii (Pleurote du panicaut à droite).

 
 Pleurote-panicaut.jpg Pleurote-en-huitre.jpg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 




Chaussons aux pleurotes
 
Pour 4 gros chaussons :
Prévoyez 2 cuillères à soupe d’huile d'olive, 1 oignon finement haché, 130 g. de pleurotes et 220 g. de champignons de Paris grossièrement hachés, 125 ml. de bouillon de poulet, 1 boîte de lait concentré non sucré, 8 belles tranches de bacon hachées, sel, poivre, un rouleau de pâte feuilletée, un jaune d’oeuf.
Préparation :
Dans une sauteuse, faites revenir pendant 5 minutes, l’oignon et les champignons dans l’huile chaude en mélangeant régulièrement.
Ajoutez le bouillon de poulet et le lait concentré non sucré.
Portez à ébullition et laissez réduire à découvert pendant une vingtaine de minutes.
Ajoutez le bacon, salez, poivrez, mélangez.
Préchauffez le four thermostat à 6.
Découpez la pâte feuilletée en 4 rectangles .
Répartissez la garniture sur les rectangles.
Scellez les chaussons avec les doigts en pressant bien.
Badigeonnez de jaune d’œuf au pinceau chaque chausson.
Déposez les chaussons sur une plaque de cuisson et enfournez pour environ 40 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit dorée et croustillante.
 
 
 Darnes de lieu jaune aux pleurotes
 
 
Pour 4 personnes
Approvisionnez 4 darnes de lieu jaune, 600 g. de pleurotes, 150 g. de beurre, persil plat frais, 2 citrons, du sel et  du poivre.
 
Réalisez une marinade avec le citron, le sel et le poivre. Faites mariner les darnes de poisson au frais pendant 15 min.
Dans une poêle, chauffez un peu de beurre et faites y dorer les darnes sur les deux côtés, en les retournant plusieurs fois. Réservez au chaud.
Enlevez le bout du pied des champignons. Nettoyez les champignons avec un chiffon humide et séchez les bien avec un chiffon sec ou du papier absorbant, puis émincez les; faites les revenir au beurre dans une poêle pendant environ 5 minutes. Salez et poivrez.
Débarrassez les champignons, et disposez les autour des darnes sur des assiettes chaudes.
Réunissez le jus de cuisson des pleurotes avec le jus de citron et montez le au beurre ; faites réduire 1 minute à feu vif, puis nappez les champignons de cette sauce. Décorez avec un peu de persil plat.
 
 
 Pleurotes au parmesan.
 
 Vous allez utiliser 200 g. de pleurotes, du beurre, du parmesan frais en tranches fines, du sel et du poivre.
 
 Nettoyez les champignons avec un chiffon humide, éliminez le bout du pied, séchez bien les champignons avec un chiffon sec ou du papier absorbant. Faites revenir les champignons dans une poêle avec une grosse noix de beurre à feu vif. Assaisonnez à votre convenance. Retirez l'eau des champignons en cours de cuisson. Faites dorer les champignons 3 ou 4 minutes. Servez chaud en rajoutant  par-dessus les tranches de parmesan frais.



champi.gifAve les Amycos !!!
 
 
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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 16:00
LES CHAMPIGNONS TOXIQUES ….. (partie 4 / 9)
  (du genre Cortinarius)
 
La Société Mycologique de France a édité une liste à priori non exhaustive, comportant 256 espèces toxiques regroupées en 41 genres dont certains très connus et d’autres un peu moins.
 
Les genres concernés sont :
 
Agaricus, Agrocybe, Amanita, Boletus, Chlorophyllum, Clitocybe, Collybia, Conocybe, Copelandia, Coprinus, Cortinarius, Cystolepiota, Entoloma, Galerina, Gyroporus, Hebeloma, Hygrocybe, Hypholoma, Inocybe, Lactarius, Lepiota, Lepista, Leucoagaricus, Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus, Pholiotina, Psylocybe, Ramaria, Ramicola, Russula, Sarcospharea, Scleroderma, Scutiger, Stropharia, Tricholoma et Ustilago.

Les genres surbrillés en jaune ont été vus dans de précédents articles. Cet article  aborde le genre  Cortinarius
 
Genre CORTINARIUS 
La sporée rouille et la présence d’une cortine, caractérisent assez bien les espèces du genre.
Le genre comporte de 500 à  2500 espèces selon les auteurs (compte tenu des doublons, synonymes, etc …,  on doit à mon avis être plus près des 500 que des 2500) !!!! dont 31 sont toxiques et 8 mortelles (voir sur le blog l’article du 3 août 2007 intitulé « Champignons mortels : les premiers à connaître ! ».

Autant ce groupe est intéressant pour les mycologues compte tenu de sa diversité autant il est dangereux et inintéressant pour les mycophages ! Car outre les 8 espèces mortelles et les 31 toxiques qu’il regroupe, le genre ne comporte en effet  qu’un seul comestible : Cortinarius praestans.
 Donc méfiance, méfiance avec les cortinaires !
 
Le seul comestible : Cortinarius praestans (cortinaire remarquable)
 Cortinarius-praestans.jpg
 
    
 

* Cortinarius anthracinus
Espèce assez rare qui croît en forêt dans les endroits humides.
  Cortinarius-anthracinus.jpg
 
 
  
 

* Cortinarius aureifolius pas de photo !
Espèce rare décrite pour la première fois  en 1885 par C.H. PECK. C’est un Cortinaire aux teintes claires appartenant au sous genre Dermocybe. Son pied est jaunâtre avec dans la partie basse, un voile fibrilleux orange à orange-brunâtre.   Cortinarus aureifolius  serait présent dans les forêts de pins sablonneuses  du sud de la Suède. Il serait plus répandu en Amérique du nord d’où il serai originaire.
 
 
* Cortinarius bolaris (Cortinaire à écailles rouges) :
 Espèce peu commune qui croît sous chênes et hêtres.
 
 Cortinarius-bolaris--yd-_2-copie-1.jpg
 
 
  
 

* Cortinarius callisteus (Cortinaire à odeur de fumée de locomotive) :
L’espèce, peu commune, croît sous les conifères. Cortinarius callisteus est reconnaissable   à l’odeur caractéristique de la fumée de locomotive ! Mais, comme dans la chanson, odeur « …que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître …. »
 
  Cortinarius-callisteus.jpg
 
 
   
   
 
 

* Cortinarius cedretorum :
 Quand il est jeune, son chapeau est jaune ,ses lames sont jaune verdâtre ; avec le temps le chapeau prends des tons rouge orangé. Le pied a souvent des reflets bleuâtres. Cortinarius cedretorum est fréquemment confondu avec Cortinarius elegantissimus (voir plus loin dans l’article) qui a cependant des spores plus grandes.
 
  Cortinarius-cedretorum.jpg


 
 

* Cortinarius cinnabarinus (Cortinaire rouge cinabre) :
 Espèce assez rare à odeur raphanoïde. Croît sous feuillus et particulièrement sous les hêtres.
 
 Cortinarius-cinnabarinus.jpg
 
 
  
 

* Cortinarius cinnamofulvus  : pas d’info. ni de photo !
  
   
* Cortinarius cinnamomeobadius var.meridionalis : pas d’info ni de photo !
 Doit être très proche de Cortinarius cinnamomeolbadius photo ci-dessous.

  
* Cortinarius cinnamomeofulvus : pas d’info ni de photo ! 
 
 
* Cortinarius cinnamomeoluteus (Cortinaire jaune cannelle) :
Croît surtout sous conifères mais parfois sous feuillus. Odeur iodée à raphanoïde (odeur de rave ou de radis !).
 
 Cortinarius-cinnamomeoluteus.jpg
 
 
 
  
 
* Cortinarius cinnamomeus(Cortinaire à lames cannelle)     
 On trouve cette espèce dans les bois de feuillus et de conifères. Il affectionne les terrains acides et humides. Reconnaissable à son odeur iodée et raphanoïde !
 
 Cortinarius-cinnamomeus.jpg
 
  
 

* Cortinarius cinnamomeus var.croceiofolius : pas d’info ni de photo !

 
* Cortinarius claroflavus  : photo de gauche
A une odeur faible. Chapeau jaune pâle ocracé, floconneux. Chair blanche dans le chapeau et jaune dans le pied ; il peut être confondu avec Cortinarius  splendens (Cortinaire resplendissant – photo de droite - Mortel !) visqueux à l'humidité, de couleur jaune soufre se tachant d'ocre à brun, surtout vers le centre.
 
 Cortinarius-claroflavus.jpgCortinarius-splendens.jpg
 
 
 
 
 













* Cortinarius croceus
(Cortinaire safran) :
Croît surtout sous conifères. Espèce assez commune à chair jaune, à odeur d’iodoforme et de saveur amarescente (amer à la mastication !)
 
 Cortinarius-croceus.jpg
 
  
 

* Cortinarius elegantissimus (Cortinaire très élégant) :   
 Un des plus jolis cortinaires ! Il  croît surtout sous les hêtres (fagus) sur terrain calcaires et il aime la chaleur !
 
 Cortinarius-elegantissimus--DS-.jpgCortinarius-elegantissimus--JJW-.jpg
 
   











* Cortinarius flavescentium :  
pas d'info ni de photo !
 
  
* Cortinarius fulvaureus pas d’info ni de photo !
 
 
* Cortinarius gentilis :
Espèce hygrophile , Cortinarius gentilis est un champignon élancé qui  a des lames épaisses et très espacées.
 
 cortinarius-gentilis.jpg
 
  
 
* Cortinarius infractus :
 Croît en forêts. Saveur très amère.
 
  Cortinarius-infractus.jpgCortinarius-infractus-1.jpg
 
 
 
   
 









* Cortinarius infractus f. subhygrophaneus :
peu d’info., pas de photo !
 Espèce assez rare qui a tendance à croître dans forêts de feuillus et de conifères en régions montagneuses, plutôt nordiques.
 
  

* Cortinarius malicorius (Cortinaire à chair olive) :
 Cortinarius malicorius se caractérise par une chair olive et une odeur plus ou moins aromatique ! Il croît préférentiellement sous les épiceas en zone humide et sous les aulnes dans les régions submontagneuses.
 
 Cortinarius-malicorius.jpg
 
  
 
 Cortinarius palustris    (Cortinaire des marais) :
Espèce assez rare dont les lames sont franchement olive et dont le pied est guirlandé de brun rouillé !
 
 Cortinarius-palustris.jpg
 
 
 
  

* Cortinarius pavonius  : pas de photo !
 Cortinarius pavonius est caractérisé par un chapeau  écailleux de rouge cuivré et des lames ….violettes !!!
 
 
* Cortinarius phoeniceus  (Cortinaire de Phénicie) :
 Croît de préférence sous pins et bouleaux. Ce champignon assez rare a une odeur caractéristique raphanoïde.
 
 Cortinarius-phoeniceus-1.jpgCortinarius-phoeniceus-am--2.jpg
 
 
 
  
 
 








* Cortinarius rubicundulus
(Cortinaire rubicond) :
Croît sous feuillus préférentiellement dans terrains acides.
 
 Cortinarius-rubicundulus.jpg
 
 
* Cortinarius rufoolivaceus (Cortinaire roux olivacé) :
 Espèce à tendance calcicole ; croît surtout sous les chênes et les hêtres.
 
 
 
 
   

* Cortinarius splendens (Cortinaire splendide) :
Réputé MORTEL selon Régis COURTECUISSE !
Espèce également à tendance calcicole ; croît surtout sous les hêtres
 
 
 
 
  
 

* Cortinarius tophaceoides : pas de photo !
 Espèce rencontrée sous conifères. Le chapeau est presque lisse, jaune orangé brunâtre, les lames sont brun rouillé. Le pied est rougeâtre à la base. Sa chair blanche a une odeur rappelant celle de la pomme !
 
 
* Cortinarius tophaceus :  pas de photo !! 


* Cortinarius tophaceus  var. redimitus: pas de photo !!
 Ces 2 espèces à priori très voisines ; elles croissent sous les feuillus et ont une chair blanche ou pâle. Le chapeau de Cortinarius tophaceus  est furfuracé (c'est-à-dire couvert de petits grains semblables à de la poussière de son !). Il a une odeur de rave.
 
 
Les 3 espèces de Cortinaires qui suivent ne figurent pas sur la liste publiée par la Société Mycologique de France !
Je les fais figurer dans cet article car elles sont données comme toxiques dans l’excellent ouvrage « LE GUIDE DES CHAMPIGNONS » de Didier BORGARINO et Christian HURTADO paru chez Edisud.
 
 
* Cortinarius purparascens  (Cortinaire purpurescent) :
 Cette espèce assez commune croît sous conifères.
 
 Cortinarius-parparascens.jpg
 
 
  

* Cortinarius sanguineus (Cortinaire sanguin) :
 Ce Cortinaire est très toxique ; peu commun,il croît surtout sous les épicéas et les sapins dans des lieux humides, des tourbières à sphaignes (mousses des marais).
 
 Cortinarius-sanguineus.jpg
 
 
 
 * Cortinarius azureovelatus var. subcaligatus (Cortinaire bleu et voilé) :
 Peu commun, il croît sous feuillus et conifères.
 
 Cortinarius--azur-ovelatus.jpg
 
 
  
 



Dans un prochain article je présenterai  les toxiques du genre 
Cystolepiota, Echinoderma, Entoloma, Galerina, Gyroporus,  Hygrocibe  et Hypholoma !!! 

Ave les Amycos !










N'ayant pu  pour des raisons techniques, contacter et demander préalablement aux auteurs l'autorisation de publication des photos parues dans cet article,  je les remercie néanmoins chaleureusement  car je suis certain  qu'ils me pardonneront ce manquement élémentaire aux bonnes manières.



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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 12:26
LES CHAMPIGNONS TOXIQUES ….. (partie 3 / 9)
   (du genre Collybia, Conocybe, Copelandia et Coprinus )
 
La Société Mycologique de France a édité une liste à priori non exhaustive, comportant 256 espèces toxiques regroupées en 41 genres dont certains très connus et d’autres un peu moins.
 
Les genres concernés sont :
 
Agaricus, Agrocybe, Amanita, Boletus, Chlorophyllum, Clitocybe, Collybia, Conocybe, Copelandia, Coprinus, Cortinarius, Cystolepiota, Entoloma, Galerina, Gyroporus, Hebeloma, Hygrocybe, Hypholoma, Inocybe, Lactarius, Lepiota, Lepista, Leucoagaricus, Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus, Pholiotina, Psylocybe, Ramaria, Ramicola, Russula, Sarcospharea, Scleroderma, Scutiger, Stropharia, Tricholoma et Ustilago.

Les genres surbrillés en jaune ont été vus dans de précédents articles. Cet article  aborde les genres
Collybia, Conocybe, Copelandia, et Coprinus.

Genre COLLYBIA 
 
Généralement à chapeau fibrilleux ou soyeux, les espèces du genre ont une chair élastique qui, après dessiccation, ne reprend pas sa forme initiale en présence d’eau.
Le genre Collybia comporte environ 40 espèces dont  une seule serait toxique !
Régis COUTECUISSE et  Bernard DUHEM précisent néanmoins dans leur ouvrage « Guide des champignons de France et d’Europe », qu’un certain nombre d’espèces rangées dans des sous-genres de Collybia sont non comestibles ou toxiques.
 
* Collybia oreadoides
 Collybia-oreadoides.JPG
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Genre CONOCYBE 

 Champignons à chapeau conique ou en dé,
 Le genre Conocybe regroupe environ 70 espèces dont une donnée comme toxique par la SMF.
  
* Conocybe cyanopus :   pas de photo !
 
Espèce rare rencontrée   dans les régions du nord de l’Europe et en Amérique du nord.
C’est un champignon hallucinogène (contenant de 0,5 à 1% de psylocybine).
Il a  un chapeau conique  (convexe quand il est  ouvert), de couleur ocre à brun cannelle, s’éclaircissant par le sec. Il fait généralement moins de 25 mm de diamètre, sa marge est striée, il est  lisse et souvent orné de restes fibreux du voile partiel. Les lames sont adnées et serrées, brun cannelle avec le bord blanchâtre près de la marge, brunissant avec l’âge. Le stipe de 2 à 4 cm de hauteur et de 1 à 1,5 mm de diamètre est sans anneau,  régulier, lisse,  fragile et souvent renflé à la base, blanchâtre souvent teinté de bleu à la base et fauve brunâtre en haut.
 
 
  
Genre COPELANDIA 
 
* Copelandia cyanescens (Panéole bleuissant): 
 
Baptisé Panéole bleuissant, du fait qu'il bleuit lorsqu'on le froisse, le Copelandia cyanescens ou Panaeolus cyanescens est un champignon connu pour ses effets  anxiolytiques et hallucinogènes .
C’est un champignon rare qui aime la chaleur et qui pousse sur les excréments, dans les prairies fumées.
 Pour la petite histoire :
À la suite d’une intoxication collective de tous les membres d’une famille en Alpes-Maritimes, Roger Heim (célèbre mycologue !) est allé ramasser les champignons sur place, il a trouvé des spécimens sur du fumier provenant de l’hippodrome de Cagnes-sur-Mer qui est fréquenté par des chevaux originaires d’Amérique du Sud. Ces champignons ont subit une chromatographie qui a mis en évidence la psilocybine.
 Copelandia-cyanescens-2.jpg
 
   
 
 

Genre COPRINUS 
 
Souvent peu charnus les espèces du genre s’abiment très vite ! On les reconnaît aisément à leur chapeau ovoïde et à des lames qui noircissent rapidement pour devenir souvent déliquescentes.
Sur environ 200 espèces, la plupart sont sans intérêt  alimentaire,  5 sont toxiques et une seule est comestible très jeune : Coprinus comatus (Coprin chevelu) – photo ci-dessous.
 Coprinus-comatus.jpg
 
 
   
 
 

* Coprinus acaminatus : 

Ressemble à Coprinus atramentarius (photo de droite); il s’en distingue par un mammelon proéminent.
 coprinus-acuminatus--yd-.jpgCoprinus-atramentarius.jpg
 
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 



* Coprinus alopecia 
 
Ressemble également beaucoup à Coprinus atramentarius ; il s’en distingue par un chapeau fibrillo-soyeux et un  pied radicant (et des spores différentes !).
 Coprinus-alopecia.jpg
 
 
 
 
  

* Coprinus atramentarius (Coprin noir d’encre)
 
L’espéce occasionne des troubles sévères en cas de consommation d’alcool simultanément ou dans les jours qui suivent !!!
 Coprinus-atramentarius-copie-1.jpg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
* Coprinus micaceus (Coprin micacé) :
 
Très commun en touffes, sur souches ou bois pourri de feuillus.
 Coprinus-micaceus.jpg
 
 
  
  

Coprinus romagnesianus (Coprin squamuleux) :
 
C’est la variété squamosus de Coprinus atramentarius.
 Une astuce pour le reconnaître : il exhale une odeur faiblement bitumeuse !
 
 Coprinus-romagnesianus--1.jpgCoprinus-romagnesianus--2.jpg















Dans un prochain article je présenterai  les toxiques du genre  Cortinarius !!! et il y en a beaucoup !!!

Ave les Amycos !




N'ayant pu  pour des raisons techniques, contacter et demander préalablement aux auteurs l'autorisation de publication des photos parues dans cet article,  je les remercie néanmoins chaleureusement  car je suis
certain  qu'ils me pardonneront ce manquement élémentaire aux bonnes manières.


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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 19:21


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 CUEILLETTE DES CHAMPIGNONS ET REGLEMENTATION





 Qu’en est-il de la cueillette des champignons sur les propriétés privées ?
 
Chaque année surtout entre août et octobre, certaines propriétés privées sont littéralement envahies par une race de cueilleurs de champignons qui considèrent,  que, tout ce que la nature produit dans la campagne appartient à tout le monde. 
Les champignons ne sont pas des biens publics ; ils appartiennent au propriétaire du terrain sur lequel ils poussent. La coutume tolère néanmoins le ramassage des champignons, dans la mesure ou la cueillette reste quantitativement modeste et n'est pas destinée au commerce.
 
Que dit le Code Forestier ?
 
Article 331-2 : ...Tout enlèvement non autorisé de champignons, glands, faînes et autres fruits et semences des bois et forêts est puni d'une amende...
Article 331-5 : Dans le cas d'enlèvement frauduleux de bois et d'autres produits des forêts, il y a toujours lieu, outre les amendes, à la restitution des objets enlevés ou de leur valeur et, de plus, selon les circonstances, à des dommages-intérêts.
 
Que dit le Code Civil ?
 
Article 546 : ...La propriété d'une chose... donne droit sur tout ce qu'elle produit...
Article 547 : ... les fruits naturels ou industriels de la terre... appartiennent au propriétaire par droit d'accession... 
Article 583 :  Les fruits naturels sont ceux qui sont le produit spontané de la terre...
 
Que dit le Code Rural ?
 
Pour mémoire, un certain nombre d’articles (L-211, L-212  L-213 …etc …) abordent les problèmes sous l'angle de la santé publique vétérinaire,  de la protection des végétaux   et de la préservation et la surveillance du patrimoine biologique.
 
Que dit le Code Pénal ?
 
Il traite du vol et des sanctions encourues : 
Article 311-1 : le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d'autrui.
Article 311-3 : le vol est puni de trois ans d'emprisonnement d'une amende (de 40 000 € à 50 000 €).
Article R635-1 : le sixième alinéa de cet article prévoit entre autre la confiscation de la chose volée.
 
Il faut avoir en mémoire que :
  • Les champignons sont les fruits du sol, et qu’ils appartiennent au propriétaire du sol.
  • Le propriétaire n'a nul besoin de clôturer son terrain, ni d'afficher quelque interdiction que ce soit pour conserver l’entière propriété des fruits de son sol,
  • Le propriétaire dispose librement des champignons issus du sol et peut en interdire ou en  réglementer le ramassage au public .
 
 
 
A bon entendeur …. Ave les Amycos
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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 15:06



 Les champignons de Paris  meilleurs pour la santé que  maitake et autres matsutake  plus chers  mais réputés pour  leur pouvoir de chasser les radicaux libres !

Lire l'article  :

http://www.informationhospitaliere.com/voirDepeche.php?id=11076





Ave les Amycos  !




NDLR  : Alain , mange beaucoup d'Agaricus bisporus ! C'est bon pour ta santé  ......
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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 15:16
LES CHAMPIGNONS TOXIQUES ….. (partie 2 / 9)
   (du genre Boletus, Chlorophyllum,  et Clitocybe)
 
La Société Mycologique de France a édité une liste à priori non exhaustive, comportant 256 espèces toxiques regroupées en 41 genres dont certains très connus et d’autres un peu moins.
 
Les genres concernés sont :
 
Agaricus, Agrocybe, Amanita, Boletus, Chlorophyllum, Clitocybe, Collybia, Conocybe, Copelandia, Coprinus, Cortinarius, Cystolepiota, Entoloma, Galerina, Gyroporus, Hebeloma, Hygrocybe, Hypholoma, Inocybe, Lactarius, Lepiota, Lepista, Leucoagaricus, Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus, Pholiotina, Psylocybe, Ramaria, Ramicola, Russula, Sarcospharea, Scleroderma, Scutiger, Stropharia, Tricholoma et Ustilago.

Les genres surbrillés en jaune ont été vus dans un précédent article. Cet article va aborder les genres
Boletus, Chlorophyllum et Clitocybe
 
 
Genre BOLETUS 

Attention !!!
Tous les champignons à « tubes » ne sont pas du genre Boletus !
Exemples : le Bolet bai appartient au genre Xerocomus, le Bolet rude et le Bolet orangé au genre Leccinum, le Bolet des bouviers au genre Suillus, etc.
 Le Genre Boletus proprement dit regroupe une cinquantaine d’espèces dont une toxique.

 * Boletus satanas (Bolet satan)
Boletus-satanas.jpg
Ceci étant, je me permet d'attirer votre attention sur l'existence d'un article intitulé : "Les Bolets : comestibilité  et toxicité", écrit par Gilbert LANNOY, membre eminent de la Société Mycologique du Nord de la France, paru en 1999
  dans le N° 65 Fasc. 1 du Bulletin  Semestriel de la dite Société.
Les résultats qui y sont publiés découlent d'un important travail de compilation et d'enquêtes menées auprès de centres anti-poisons (CAP). Les intoxications par les bolets ont porté sur 5 années.
On prend conscience au fil de cette lecture que bien d'autres bolets que Boletus satanas doivent être déconseillés à la consommation.
NB. Les causes d'intoxication n'ont pas été systématiquement recherchées ou n'ont pas été trouvées. Dans certains cas, il se peut que les intoxications ne soient pas à imputer aux bolets eux-mêmes mais à leur pollution par herbicides, pesticides ou métaux lourds.
Un certain nombre de Bolets sont signalés toxiques consommés crus ou cuits (exemple : Boletus erythropus (Bolet à pied rouge) : 5 cas dont 4 après ingestion de champignons crus, Boletus luridus (Bolet blafard) : 3 cas, Boletus satanas (Bolet satan) : 108 cas en 5 ans, Boletus pulchrotinctus (Bolet teinté de rose) : signalé très suspect, voire très toxique, Boletus rhodoxanthus (Bolet rose et jaune) : toxicité certaine cru, douteuse après cuisson,  etc, etc …)
D’autres encore, sont signalés laxatifs consommés crus ou cuits (par exemple : Suillus luteus (Nonette voilée): 1 cas , Xerocomus badius (Bolet bai) : 1 cas , Xerocomus chrysenteron (Bolet à chair jaune) : 1 cas, etc, etc … )
 … Donc, prudence. Même avec des bolets !!! 


Genre CHLOROPHYLLUM

Le genre Chlorophyllum ne comporte qu’une espèce ! et elle est toxique !!!
Pour la petite histoire il faut savoir que c’est une espèce exotique rare que l’on peut rencontrer dans des serres. Ce champignon est responsable d’intoxication de métropolitains séjournant en région tropicale  à cause de sa ressemblance avec Lepiota rhacodes !
 
* Chlorophyllum molybdites
Chlorophyllum-molybdites-mgw-.jpg

 
 
Genre CLITOCYBE 

Très caractéristiques avec leur silhouette en entonnoir et des lames décurrentes ils sont pour la plupart sans intérêt pour la « casserole »
Le genre Clitocybe   comporte environ 150 à 160 espèces dont 25 sont toxiques à très toxiques comme les Clitocybes blancs.
 
 
* Clitocybe alnetorum : pas d’info !!!
  Clitocybe-alnetorum--RP-.jpgPhoto Rémy PEAN
 
 
 
* Clitocybe amoenolens
 Commentaires de Pierre-Arthur MOREAU : « Espèce toxique, à syndrome acromélalgien (paresthésies, oedèmes, rougeurs des extrémités, crises paroxystiques). Il s’agit d’intoxications non mortelles mais extrêmement douloureuses, pouvant durer plusieurs mois. Jusqu’alors (2000), seul un champignon japonais, Clitocybe acromelalga Ichimura, était connu comme responsables de tels symptômes. Cette espèce est un sosie presque parfait (mais à forte odeur aromatique) d’une espèce comestible, Lepista gilva (Fr.) Sing. (clitocybe givré), à odeur faible. Il possède également une ressemblance avec Lepista inversa (clitocybe renversé), avec lequel il avait été confondu lors d’intoxications en Maurienne. C. amoenolens semble écologiquement bien circonscrit, limité aux fonds de vallées sèches et aux versants sud de l’étage montagnard des Alpes calcaires ; la vallée de la Maurienne, autour de Lanslebourg (où il est abondant sous mélèzes du 15 août au 15 septembre) représente actuellement sa limite septentrionale. Il est connu des Hautes-Alpes, des Alpes Maritimes, des Abruzzes (Italie) et du moyen-Atlas.
 Citocybe-amoenolens.jpg
 
   
 
* Clitocybe dealbata (clitocybe blanchi) photo ci dessous à droite
et sa * variété augeana :  pas  de photo !!! 
 clitocybe-dealbata-2.jpg
Les 2 formes sont très toxiques !!!
La variété augeana est une espèce luxuriante qui vient sur des lieux fumés 
 








* Clitocybe dealbata variété
minor : pas de photo !!!
Cette variété est plus gracile, un peu omphaloïde et vient dans des taillis.
 
* Clitocybe dealbata variété paludosa :  pas d’info ni de photo !!!
 
  



 
* Clitocybe  candicans (Clitocybe blanc) photo    clitocybe-candicans.jpg
Vient sur pelouses et endroits herbeux. Très toxique !!!
 
 
* Clitocybe dryadicola : pas de photo !!!
Espèce assez proche de Clitocybe candicans qui  croît dans les alpes .
 
 
 
 
 
 
 






* Clitocybe cerussata
(Clitocybe cérusé)
Egalement très toxique ! Vient en forêt de conifères ou en lisières.
clitocybe-cerussata.jpg
 
 
 
 









* Clitocybe diatreta
(Clitocybe saumoné)
Vient en forêt.
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* Clitocybe graminicola (Clitocybe graminicole)     photo ci-dessous          

et  * Clitocybe ericetorum
(pas de photo)
Le premier vient sur les pelouses et lieux gramineux ; à peine hygrophane ;  le second   qui lui ressemble, a des lames plus espacées !
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                                                                                 Clitocybe graminicola
 
 
  
 
  
 * Clitocybe  festiva   :    Pas d’info !
 
                                                     Clitocybe festivoides = C. festiva ?
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* Clitocybe fragrans
(Clitocybe parfumé)
Vient sous feuillus. Reconnaissable à son odeur d’anis pure !
clitocybe-fragrans--YD--copie-1.jpg 
 
 
 
* Clitocybe gracilipes :  pas d’info ni photo !!!
Espèce non sylvatique qui croît dans dryadaies.
 
* Clitocybe gyrans :  pas de photo !!!
Vient sur les prairies subalpines et lieux gramineux ; à peine hygrophane .
 
* Clitocybe  nivea :  pas d’info ni de photo !!!
 
* Clitocybe  nuoljae : pas d’info ni de photo !!!
 Espèce à chapeau chocolat foncé, lames pâles ; croît dans les alpes; aime les endroits calcaires et humides.
 
 
* Clitocybe phaeophtalma (clitocybe à odeur de poulailler)
Croît sur feuilles ou sur aiguilles. Reconnaissable à sa forte odeur de poulailler !
  Clitocybe-phaeophtalma.jpg
 
 
 
 
 
 
 
* Clitocybe phyllophila  (Clitocybe des feuilles)  
Blanc givré marbré de beige avec l’âge, odeur arômatique ; croît dans les bois de feuillus.
Très toxique
 undefinedClitocybe-phyllophila--2.jpg
 
 
 
 
 
 









* Clitocybe
phyllophila  variété ornamentalis (pas de photo)
La  variété ornamentalis de C. phyllophila ressemble à un Clitocybe odora (photo ci contre) totalement décoloré ! Il en a également l’odeur caractéristique (celle de l’anis).
 
  
 
* Clitocybe rivulosa
 Ressemble beaucoup à Clitocybe dealbata mais en diffère par une marge garnie de petites craquelures et des lames un peu plus décurrentes .
  Clitocybe-RIVULOSA-1.jpgClitocybe-RIVULOSA-2.jpg
 
 
 











* Clitocybe rivulosa var. gracilis
 : pas d’info ni de photo !!!
 
 
* Clitocybe tornata   :  pas de photo !!
Chapeau de 4 à 5 cm de diamètre, blanc au départ, mamelonné puis déprimé, glacé à disque brunâtre à la fin. lames adnées ou peu décurrentes,
L’espèce croît sous les conifères.
 
  * Clitocybe tuba   :  pas de photo !!
Chapeau blanc pur 4 à 6 cm de diamètre, lames décurrentes serrées. Stipe sillonné, muni de poils raides à la base. L’espèce croît sous les conifères.  

                                                         ***************************************

Dans un prochain article je présenterai  les toxiques du genre  Collybia, Conocybe, Copelandia et Coprinus !!!

Ave les Amycos !
 
  N'ayant pu  pour des raisons techniques, contacter et demander préalablement aux auteurs l'autorisation de publication des photos parues dans cet article,  je les remercie néanmoins chaleureusement  car je suis certain  qu'ils me pardonneront ce manquement élémentaire aux bonnes manières.

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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 16:00


 La région de Wufeng, dans le hsien de Taichung à Taïwan, est progressivement devenue la capitale de la mycoculture insulaire grâce à un climat particulièrement favorable.

C'est aussi à Wufeng qu'a démarré la production à grande échelle des champignons de couche (ou champignons de Paris), dont Taiwan était dans les années 70 le premier exportateur mondial. 
Cultivés dans l'obscurité moite de serres en paille de riz, les petits champignons blancs rapportaient alors près de 100 millions d'USD par an en devises étrangères. Si Taiwan a perdu sa première place pour cette variété, les champignonnières de Wufeng se sont diversifiées. Taiwan est par exemple aujourd'hui le plus grand producteur mondial d'enoki (Flammulina velutipes), qui s'exporte partout sur le globe.


Souhaitant capitaliser sur cette activité florissante, Wufeng s'est  dotée  en 1998 d'un musée du Champignon, le seul au monde avec celui de Saumur, en France ouvert en 1978 et  le MYCORAMA  implanté à Cernier  dans le Canton de Neuchâtel en Suisse,  ouvert en octobre 2007. 
Depuis leur ouverture en 1998, le
musée de Wufeng  et celui de Saumur en 1978, reçoivent  en moyenne 200 à 300 visiteurs par jour, remplissant admirablement leur rôle pédagogique. Sur  1 300 m2 d'espace d'exposition , celui de Wufengsont présente l'histoire de la mycoculture ainsi que ses aspects techniques et scientifiques.

Bonne visite des 3 sites !!!



Ave les Amycos



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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 17:26




J'ai découvert cet excellent article  sur le site de  Félicien  site sur lequel je me rends quasi quotidiennement (voir mes liens préférés) . Je vous conseille d'y aller faire un tour et de jeter , entre autre, un coup d'oeil sur le forum "identification"; vous y découvrirez  de magnifiques photos et des commentaires faits par des gens de qualité.


Le magazine “Allez savoir !” de l’université de Lausanne a rédigé un article  intéressant sur les champignons. 
Vous pouvez le télécharger en PDF  en cliquant sur le lien ci-dessous :
http://www.champis.net/docs/allez_savoir.pdf



Bonne lecture !



Ave les Amycos !!!

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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 09:40
LES CHAMPIGNONS TOXIQUES ….. 
(du genre Agaricus, Agrocybe et Amanita)
 
Dans un article du 30 août 2007 consacré aux champignons mortels j’ai souligné la  nécessité  d’apprendre à les reconnaître en premier.
Mais il y a aussi des champignons toxiques qui, bien que non mortels, peuvent provoquer des intoxications parfois très graves et il est donc également nécessaire d'apprendre à les reconnaitre.
Avant de présenter ces nombreuses espèces dangereuses dans une série d'articles, car la liste est longue !!!, je voudrais rappeler une nouvelle fois quelques conseils fondamentaux :
 Tout d’abord, ne vous fiez pas à la consultation d'un livre : il est illusoire et dangereux de vouloir déterminer un champignon à l'aide de quelques photos. Le seul moyen de distinguer les champignons toxiques des champignons comestibles est d'avoir des connaissances précises sur les caractères distinctifs des différentes espèces. Participer aux activités d'un cercle de mycologie vous permettra au contact de personnes compétentes , au fil des promenades, des expositions et des séances d'identification, d'acquérir de bonnes connaissances de base.
Ensuite, ne consommez que les champignons que vous êtes  capable d'identifier avec précision  et certitude aux différents stades de leur développement.
Il faut aussi examiner les champignons de votre récolte  un par un : il suffit de quelques exemplaires toxiques égarés dans un panier de comestibles pour entraîner une intoxication.
Ne recoltez que des champignons sains, pas trop âgés. Ne cueillez pas d'exemplaires véreux, détrempés ou saisis par le gel : des champignons habituellement comestibles peuvent devenir toxiques une fois vieillis ou gelés (problème de décomposition de la chair du champignon).
Pour la cueillette, n’utilisez que des récipients aérés (paniers). Les champignons sont des aliments très fragiles, facilement contaminés par des bactéries. N'utiliser pas de sacs en plastique : les champignons s'y altèrent rapidement et deviennent inconsommables.
Séparez les champignons non identifiés de ceux à consommer, utilisez des paniers différents. Si vous ramassez des champignons que vous  ne connaissez pas encore, il ne faut pas les couper mais les sortir du sol en entier en tournant, tout en évitant de détruire le mycélium. Présentez les à des personnes compétentes (mycologues) qui les identifieront.
A la maison, conservez les champignons dans un endroit frais et aéré sans les entasser. Gardez les seulement pendant un temps limité.
Les champignons sont en général difficiles à digérer, il est recommandé de les découper finement, de bien les cuire (1/4 d'heure au moins, 30 minutes pour les espèces à ne pas consommer crues) et de bien les mâcher, ne jamais en manger de grandes quantités. Et bien sur pour terminer ces recommandations, attention aux espèces comestibles cuites qui sont toxiques crues (morille, Amanite rougissante, etc...).
 Liste des champignons toxiques
 
La Société Mycologique de France a édité une liste à priori non exhaustive, comportant 256 espèces toxiques regroupées en 41 genres dont certains très connus et d’autres un peu moins.
 
Les genres concernés sont :
 
Agaricus, Agrocybe, Amanita, Boletus, Chlorophyllum, Clitocybe, Collybia, Conocybe, Copelandia, Coprinus, Cortinarius, Cystolepiota, Entoloma, Galerina, Gyroporus, Hebeloma, Hygrocybe,Hypholoma, Inocybe, Lactarius, Lepiota, Lepista, Leucoagaricus, Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus, Pholiotina, Psylocybe, Ramaria, Ramicola, Russula, Sarcospharea, Scleroderma, Scutiger, Stropharia, Tricholoma et Ustilago.
 
 Je vais dans cet article et ceux qui suivront, donner pour chaque genre, quelques informations sommaires sur les espèces concernées. Je signale dores et déja au lecteur que je n'ai pas d'information pour toutes les espèces et que dans tous les cas il est indispensable de complèter les informations données dans cet article , par la lecture d'ouvrages mycologiques.
 
 
Genre AGARICUS 

Champignons-de-pariss.jpgA priori, peu de danger avec les espèces du genre dont la plus connue est peut-être l’Agaricus bisporus (champignon de Paris ! photo de dr.) mais à signaler néanmoins pour le genre,  la présence en quantité variable selon les espèces, d’une molécule pouvant faire craindre une toxicité à long terme. Par ailleurs, à signaler également que les espèces ayant une tendance au jaunissement dont certaines réputées comestibles, sont les plus sensibles à la pollution par les métaux lourds ! donc consommer avec modération ! Même et y compris « les rosés des prés » !!!
 
Le genre Agaricus compte une centaine d’espèces dont 8 toxiques :



 *  Agaricus alessii, (pas d’info ni de photo !!!)
 

*  Agaricus phaeolepidotus (Agaric à écailles sombres - ressemble beaucoup à Agaricus silvaticus !)

Agaricus-phaeolepidotus.jpgCroît sous feuillus  et a une odeur rappelant l’iode ou l’encre !
 
 
 








* Agaricus praeclaresquamosus
(Agaric pintade à gauche)  et sa variété terricolor (plus sombre à droite).
Croît sous feuillus  très souvent sur des décombres.

Agaricus-phaelepidotus.jpgAgaricus-praeclaresquamosus-var-terricolor.jpg
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 






* Agaricus romagnesii
(Agaric radicant) toxique ou fortement indigeste.
On le trouve dans les parcs, sur les pelouses urbaines et les jachères.
 Agaricus-romagnesii.jpg
 
  
 
 
* Agaricus velenovskyi  (pas de photo) : très proche de Agaricus phaeolepidotus cité plus haut, mais avec des squamules noircissantes !
 
 
 
 * Agaricus xanthoderma (Agaric jaunissant) et ses variétés lepiotoides et meleagroides
Sa chair est très jaunissante, il a lui aussi une odeur rappelant l’iode ou l’encre ! et il croî tde préférence dans les prairies et en lisière de bois ; lui aussi à tendance à croître sur des décombres.
  Agaricus-xanthoderma.jpg
 
  
  Genre AGROCYBE
Le genre Agrocybe compte environ 35 espèces dont 2 toxiques :
 
* Agrocybe molesta (Agrocybe dur)   et  sa variété xanthophylla
L’espèce molesta (photo) a des lames peu serrées gris lilacin pâle au début puis brunâtres avec l’âge tandis que la variété xanthophylla a les lames jaunes durant la jeunesse.
Agrocybe-molesta.jpg





Genre AMANITA
Le genre Amanita comporte les espèces qui occasionnent en France l’essentiel des décès et intoxications liés à la consommation de champignons.
Sur 70 à 75  espèces que regroupe le genre, 8 sont mortelles (voir su le blog l'article du 3 août 2007 intitulé "Champignons mortels : les premiers à connaitre !" et 12 sont toxiques :
 
* Amanita amici (pas de photo) est une forme plus tardive, plus grande, plus sombre, à flocons grisâtres de
 * Amanita junquillea (=  Amanita gemmata) dont la toxicité est inconstante
 Amanita-junquillea.jpg
 
 
 
* Amanita echinocephala
 Amanita-echinocephala.jpg
 
 
  
* Amanita emilii (pas de photo)  : chapeau fauve chamois souvent pelucheux.
 
* Amanita junquillea (Amanite jonquille)
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* Amanita muscaria (Amanite tue-mouches) ,
 Amanita-muscaria.jpg
 
 
 
 
 
 
 * La forme aureola (pas de photo)  de Amanita muscaria ; plus grêle, hygrophile à chapeau orangé subnu ; volve presque submembraneuse.
 
* La variété formosa (pas de photo) de Amanita muscaria ; à voile jaune (anneau, flocons du chapeau et bulbe) ; pâlit rapidement !!!
 
*Amanita ovoidea variété proxima  (pas de photo)  ; plus élancée que A. ovoidea (photo), elle possède un anneau moins crèmeux et une volve rousse.
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 Amanita ovoïdea (Amanite ovoïde)
 
 
 
* Amanita pantherina (Amanite panthère) :
 
 Amanita-pantherina.jpg
 
 
* Amanita pantherina forme abietum (pas de photo); sombre et charnue à flocons sales un peu confluents; sa marge est peu striée; elle croit en montagne sous conifères.
 
* Amanita pseudorubescens  ( pas d’info ni de photo !!!)
 
 
* Amanita regalis (pas de photo) ressemble à A. muscaria mais est plus robuste, rouge sombre à brunâtre et croît dans le Nord et en zones montagneuses.

                                                                  ***************************************

Dans un prochain article je présenterai  les toxiques du genre  Boletus (et là, je vous promets quelques surprises !), Chlorophyllum et Clitocybe !!!

Ave les Amycos !
 
N'ayant pu  pour des raisons techniques, contacter et demander préalablement aux auteurs l'autorisation de publication des photos parues dans cet article,  je les remercie néanmoins chaleureusement  car je suis certain  qu'ils me pardonneront ce manquement élémentaire aux bonnes manières.
 
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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 18:53

A propos de toxicité !!!

 J'ai promis une série d'articles sur les champignons toxiques ; le premier va paraitre  d'ici quelques jours mais auparavant, je ne peux m'empêcher de vous recommander la lecture d'un livre que je viens de terminer  et qui parle également de toxicité !

TOXIC
OBÉSITÉ, MALBOUFFE, MALADIES, ...
ENQUÊTE SUR LES VRAIS COUPABLES
 
En 2001, 400 000 Américains sont morts, victimes d'obésité. Mais la malnutrition nous menace aussi. Depuis trente ans, l'alimentation a changé à notre insu: les fruits et légumes sont empoisonnés de pesticides cancérigènes, certaines denrées sont irradiées, les desserts sont saturés d'acides gras nocifs et certaines saucisses provoquent même des mutations de l'ADN humain!
 
Toxic vous ouvre les yeux sur ce qui se trouve réellement dans votre assiette et les conséquences nocives de chaque coup de fourchette. Sans doute n'avons nous jamais si vite « creusé notre tombe avec les dents» !
 
Un livre passionnant grâce au talent d'enquêteur d’un journaliste français  William Reymond
 
William Reymond est journaliste d'enquête indépendant. Français d'origine, il vit à Dallas, aux États-Unis. Il a publié de nombreux ouvrages dont  Coca-Cola, l'enquête interdite. 


N'hésitez pas  à investir  6, 35 Euros    (paru dans la collection "J'AI LU")

 pour plus d'infos : http://www.evene.fr/tout/william-reymond


Ave les Amycos !!! et bon appétit
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