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Archives D'une Année !

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 10:21

SEMAINE NATIONALE DU CHAMPIGNON


Interview  de  Régis Courtecuisse.

Professeur à la fac des sciences pharmaceutiques de Lille, Président de la Société mycologique de France, il est aussi l’un des responsables de la société mycologique du Nord de la France : l’homme consacre sa vie aux champignons.

 

Pourquoi une Semaine nationale du champignon ?

« Cette 2e édition correspond au souhait de la Société mycologique de France et des fédérations régionales de sensibiliser le public. Le domaine des champignons est bien plus vaste que la mycophagie (consommation des champignons). Il ne faut pas seulement les regarder avec l’estomac ! La thématique de cette année, c’est la toxicité et l’intoxication, car la protection fait aussi partie du rôle des sociétés mycologiques. L’an prochain, le thème sera la biodiversité. »

 

Les champignons sont-ils en danger ?
« Comme tous les êtres vivants, ils subissent les modifications de l’environnement liées aux activités humaines. Les champignons absorbent les polluants – métaux lourds, radioéléments –, ce qui peut être dangereux pour le consommateur. Des espèces disparaissent : c’est flagrant dans les pelouses et prairies où on met de l’engrais. C’est pour cela qu’avec les gestionnaires de l’environnement – office national des forêts, parcs naturels,... –, on fait un gros travail d’inventaire. »

 

Un inventaire national que vous coordonnez...
« Aujourd’hui, 17 000 espèces sont repertoriées en France, 5 300 dans le Nord - Pas-de-Calais. Ce qui doit inciter à la prudence : les ressemblances entre les différentes espèces peuvent être trompeuses. »

 

 De nouvelles espèces apparaissent, parfois néfastes pour l’homme...

« Comme l’amanita proxima méridionale arrivée en Picardie il y a deux ou trois ans. Elle provoque une toxicité relativement importante. Mais quand une nouvelle espèce apparaît, difficile de savoir s’il s’agit d’une migration, d’une mutation ou d’une espèce non répertoriée.. »

 

Pourquoi une telle diversité ?
« Rien que dans la région, entre les influences maritime d’un côté et continentale de l’autre, on a une variété de niches écologiques et d’habitats.
Les champignons s’adaptent, aussi bien dans les dunes que sur les terrils. »

 

Quel rôle jouent-ils ?
« Ils sont un maillon de l’écosystème. Comme les hommes, ils ont besoin de trouver de la matière organique pour vivre. Ils ont pour cela plusieurs stratégies : recycler la matière morte, parasiter d’autres vivants ou réaliser des échanges avec eux. Par exemple, si les champignons n’étaient pas là, les forêts ne seraient pas aussi grandes. De quoi les regarder autrement ! »

 

RECUEILLI PAR C. L.

La Voix du Nord - Édition du samedi 17 octobre 2009

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 17:05






Le Cercle Mycologique de Marcoussis et Environs (CMME) organise :

 sa 9 ème exposition de champignons  (entrée libre).


            Date : du 3 au 5octobre 2009


Horaires : 
14h à 19h le 3/10 et 10h à 19h les 4 et 5/10.




Lieu : Orangerie du Parc des Célestins  rue Gambetta à Marcoussis .

Contacts : Alain THIRIOT  au 01 64 91 38 98 ou alain.thiriot@wanadoo.fr  -  site : http://cmme.thurion.fr/


Les Mycologues du Cercle  guideront  le public parmi les différentes tables thématiques de l’exposition.









A partir des spécimens présentés, ils apprendront aux visiteurs, à éviter les confusions possibles entre champignons comestibles et espèces toxiques voire mortelles . Cette information est d’autant plus importante que de nombreux cas d’intoxications liés à la consommation de champignons sont encore malheureusement observés chaque Année en France.




 Une sortie d'initiation en forêt est organisée pour le public  le dimanche 4/10 - rendez vous  devant l'expo.  à 9h30.


En 2008, 150 espèces présentées à plus de 1 000 visiteurs !!!



 En 2008, un visiteur de marque !!!
Guillaume Eyssartier.




Amycologiquement.


 
Nimbus
Secrétaire du CMME.

 

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 12:00



Des champignons récoltés il y a 70 ans !!!

 

 

 

Paru le 06-05-2009  12:44:00   voir l’article original sur    http://www.maxisciences.com

 

 États-Unis - Après avoir été stockée à l’Université Cornell de l’État de New York pendant près de 70 ans, une partie d'une précieuse collection de champignons chinois retournera bientôt vers son pays natal. Les mycologues et scientifiques de l'Empire du milieu vont pouvoir profiter du retour de ces spécimens pour actualiser leurs connaissances.


La Collection de champignons de Cornell comprend de nombreuses espèces qui étaient les premières de leur type à être collectées et identifiées. Trametes cinnabarina, Phellinus pini ou Exobasidium sawadae font, par exemple, partie de ces espèces. Elles ont été récoltées dans les années 20 par M. Teng, un étudiant chinois en mycologie. Ce dernier a quitté l’université Cornell avant d’être diplômé pour parcourir son pays et collecter des milliers d’échantillons avec son équipe.

En 1940, lorsque la seconde guerre mondiale menaçait son travail, M. Teng a voulu envoyer ses 2 000 spécimens collectés à l’université Cornell pour les protéger. Malgré tout, certains champignons ont été détruits. « Les spécimens sont impressionnants par eux-mêmes, mais encore plus par leur passé historique et les sacrifices personnels réalisés par M. Teng et sa famille pour les sauver de la destruction » déclare David Skorton, président de Cornell.

Après la mort de M. Teng en 1970, sa famille a travaillé pour compléter son livre sur les champignons chinois, publié en 1996.

« Ces spécimens sont inestimables pour les mycologues chinois, qui pourront actualiser leurs propres connaissances et avoir un aperçu des conditions naturelles du temps où ils ont été récoltés » explique Richard P.Korf, directeur du « Plant Pathology Herbarium » de Cornell. D'autant plus que certaines zones de collecte ont aujourd'hui disparu en Chine.

Les experts de Cornell travaillent actuellement avec la délégation chinoise pour rapatrier les champignons qui devraient être renvoyés en Chine courant 2010. « Les champignons vont être soigneusement préparés et documentés dans les mois à venir, afin d’accomplir le rapatriement de cette importante collection en toute sécurité, lors de ma prochaine visite à Pékin » précise David Skorton.




Ave les Amycos !!!





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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 00:00

 

La guerre chimique entre champignons au service de l'homme ...

Berne, 14.11.2008 - Les champignons colonisant le même substrat sont contraints de se livrer une vraie guerre chimique afin de défendre le territoire conquis par chacun. Une approche novatrice, développée par la Station de recherche Agroscope Chan-gins-Wädenswil ACW, permet d'isoler et d'identifier les molécules produites dans ces zones de confrontation, dans le but d'obtenir de nouvelles substances actives, tant pour l'agronomie que pour la santé humaine.


Lorsque plusieurs espèces de champignons se rencontrent dans un même substrat, elles interagissent, ce qui implique des modifications importantes de leur développement, ainsi que dans la synthèse de molécules d'attaque et de défense. Ce phénomène est très reconnaissable dans des substrats tels que le bois. Dans ce cas, le territoire de chaque champignon est délimité par une bande noire nettement visible. Cette zone d'interaction indique qu'au moins deux champignons sont entrés en confrontation et ont synthétisé des composés toxiques, jouant le rôle de défense naturelle, leur permettant de protéger leur territoire.


Les champignons de l'esca, causant le dessèchement et la mort foudroyante des ceps de vigne, ont été choisis comme premier modèle d'étude par ACW. Une technique novatrice a permis de recréer ces confrontations sur des substrats de synthèse et d'isoler les zones de "guerre chimique". Les molécules nouvellement synthétisées ont été identifiées en partenariat avec l'institut de pharmacognosie et phytochimie de l'université de Genève. Plus de 80% des molécules identifiées et généralement inconnues jusqu'à ce jour, sont synthétisées de novo, ce qui signifie que le champignon seul, ne subissant pas de stress, est incapable de les produire. Plus intéressant encore, même si la majorité de ces substances a un effet antifongique, quelques molécules inédites sont également fortement phytotoxiques ou montrent des activités anti-bactériennes.

D'une manière générale, les champignons représentent une source importante de composés naturels, par exemple pour l'industrie pharmaceutique (antibiotiques, immunosuppresseurs) ou agro-alimentaire (arômes, ferments...). Ils sont aussi à l'origine de molécules extrêmement toxiques, telles que l'amanitine, ou les aflatoxines et vomitoxines produites par les moisissures des denrées alimentaires, pour ne citer qu'elles.
Toutefois, dans tous ces cas, les composés sont produits dans des conditions standard, en présence d'un seul organisme.


L'approche présentée ici et impliquant plusieurs champignons, ouvre donc des perspectives fondamentalement nouvelles pour la conquête de nouvelles matières actives produites dans des conditions jusqu'ici inexplorées, permettant une lutte ciblée contre divers champignons pathogènes ou encore la découverte de nouveaux herbicides ou de molécules bioactives liées à la santé humaine.

Renseignements:

Katia GINDRO   et Judith AUER

Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW

CP 1012, CH-1260 NYON

E-Mail: katia.gindro@acw.admin.ch  et  judith.auer@acw.adminwww.acw.admin.ch




Ave les Amycos
 



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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 16:45


Un champignon vénéneux à reproduction sexuée.
 





 
Une équipe de chercheurs d'Irlande et du Royaume-Uni vient de découvrir que le champignon vénéneux Aspergillus fumigatus se reproduit sexuellement. Cette découverte marque une véritable révolution dans la compréhension de ce pathogène responsable du décès de 50% des personnes immunodéficientes infectées par ce champignon. Cette étude a été partiellement financée par une bourse Marie Curie de l'UE et est publiée dans la revue Nature.

Les spores d'A. fumigatus sont répandues dans l'atmosphère. Nous inhalons régulièrement certaines de ces spores, mais un système immunitaire sain suffit à les éliminer. En revanche, un système immunitaire affaibli succombe facilement à l'attaque de ce champignon opportuniste présent dans l'air; A. fumigatus est la principale cause de décès par infection chez les patients atteints de leucémie et ayant subi une greffe de la moelle osseuse.

Les spores provoquent également de l'asthme réfractaire et des sinusites allergiques chez les humains, ainsi que l'aspergillose (momification) des colonies d'abeilles.

Le champignon, organisme important dans le recyclage des nutriments dans le sol, a été décrit pour la première fois il y a 145 ans, et a depuis fait l'objet de nombreuses études. Jusqu'à présent, on pensait qu'il se reproduisait de manière asexuelle. La reproduction sexuée permet aux organismes de se diversifier et de s'adapter, ce qui constitue une caractéristique très intéressante chez les champignons bénéfiques. La découverte de gènes sexués chez le champignon pathogène pourrait avoir d'importantes implications pour la maîtrise des infections fongiques.

Le Dr Paul Dyer de l'université de Nottingham, au Royaume-Uni, est un expert du développement sexué et de la variation de population des champignons. Cette découverte est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle, déclare-t-il. «La mauvaise nouvelle est que nous savons maintenant qu'Aspergillus fumigatus se reproduit de manière sexuée; ainsi, il résistera plus facilement aux médicaments antifongiques sur une période plus courte, et les spores sexuelles pourront davantage survivre aux conditions environnementales rigoureuses. La bonne nouvelle est que nous pouvons utiliser ce nouveau cycle sexuel en tant qu'outil précieux dans des expériences en laboratoire pour tenter de déterminer la manière dont le champignon provoque la maladie et déclenche des réactions asthmatiques.

Le Dr Dyer et l'étudiante en doctorat Céline O'Gorman de l'University College de Dublin, en Irlande, ont réalisé une analyse génétique poussée d'une population environnementale irlandaise d'A. fumigatus, composée de 91 isolats rassemblés dans 5 lieux différents à Dublin (Irlande) en 2005. Ils ont observé les structures de reproduction sexuée du champignon à l'aide des techniques de microscopie lumineuse et de microscopie électronique à balayage, et ont classé les échantillons en fonction de toutes les associations possibles de «types d'accouplement». Après l'accouplement, les champignons ont été incubés dans l'obscurité.

Les chercheurs ont remarqué que la reproduction était hétérothallique; en d'autres termes, la reproduction sexuée se produit lorsque les isolats sont de types d'accouplement complémentaires (de sexes différents). D'après l'étude, les efforts précédents consistant à provoquer la reproduction sexuée chez A. fumigatus ont été sans succès, probablement en raison des conditions environnementales requises pour déclencher l'acte sexuel, qui sont sans doute très spécifiques.

Dans la nature, le processus se passe très certainement dans les tas de compost, mais personne n'a encore étudié le champignon dans les conditions qui prévalent dans cet écosystème, explique Melle O'Gorman à CORDIS Nouvelles. Dans cette étude, les scientifiques ont fait pousser le champignon dans des températures élevées et ont utilisé de l'agar «fabriqué maison» (à base de flocons d'avoine). En outre, les échantillons ont été cultivés pendant six mois entiers, autrement dit beaucoup plus longtemps que dans les études précédentes. L'association de ces facteurs pourrait avoir permis de recréer les conditions que l'on trouve dans les tas de compost, a-t-elle déclaré.

L'analyse génétique d'A. fumigatus a également offert d'autres informations de grande valeur. «Une fois la base génétique de la maladie comprise, nous pouvons nous pencher sur l'élaboration de méthodes permettant de maîtriser et d'éliminer le champignon», déclare le Dr Dyer. «La découverte d'un cycle sexuel chez A. fumigatus nous a fourni des informations importantes concernant la biologie et l'évolution de l'espèce», conclut l'étude. On peut donc expliquer la raison pour laquelle il existe autant de variétés de champignons (que l'on ne pourrait identifier s'ils se reproduisaient par clonage) et pourquoi ils comportent des gènes sexuels. Cette découverte permet également d'expliquer les aspects de l'évolution du génome d'A. fumigatus ainsi que la capacité des spores à survivre dans les conditions environnementales les plus défavorables.

Ces découvertes ont apporté de nouveaux renseignements sur la biologie de cette espèce fongique importante et sa résistance aux médicaments antifongiques. Il est à souhaiter que les résultats de cette recherche mènent à de meilleurs traitements et de nouvelles façons de contrôler les infections par A.fumigatus.


Pour de plus amples informations, consulter:
 Nature:
http://www.nature.com/nature

University College de Dublin: http://www.ucd.ie/

Université de Nottingham: http://www.nottingham.ac.uk/

Catégorie: Résultats de projets

Source des informations: Revue Nature; Université de Nottingham

Référence du Document: O'Gorman CM, et al. (2008). Discovery of a sexual cycle in the opportunistic fungal pathogen Aspergillus fumigatus. Revue Nature. Publié en ligne le 30 novembre; DOI: 10.1038/nature07528.




Ave les Amycos  !!!!

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 15:58


La biologie va-t-elle domestiquer la truffe ?


Les agronomes français relancent les recherches pour tenter de comprendre le développement très complexe des  truffes.

La truffe enchante l'oeuf et la coquille Saint-Jacques des gourmets mais elle frustre l'agronome. Depuis quelques décennies, la biologie dompte un peu mieux la culture des trois espèces de champignons qui fructifient ces puissantes boules de saveur. Pour autant, « Tuber melanosporum » et ses cousines n'ont rien perdu de leurs caprices. La trufficulture reste une activité très aléatoire, risquée, et sa production ne cesse de baisser depuis un siècle pour des raisons plus ou moins compréhensibles. Une équipe d'une vingtaine de chercheurs sous la direction de François Le Tacon (Inra) a décidé de sortir la grosse artillerie : séquençage du génome, puce à ADN, métagénomique, les outils les plus pointus de la biologie suffiront-ils à percer les derniers secrets de la truffe ? S'il est validé par l'Agence nationale de la recherche, le programme débloquera 3,2 millions d'euros.


Les champignons de la truffe vivent en symbiose avec certains arbres (chêne, hêtre) au travers d'un organe commun. Ces mycorhizes sont un réseau de filaments qui captent les nutriments du sol (azote, phosphore) et les transmettent aux racines de l'arbre. Les champignons reçoivent en échange les sucres que seule génère la photosynthèse de l'arbre. Cette symbiose doit pourtant affronter une concurrence féroce puisque des milliers d'autres champignons, comme le cèpe ou le bolet, cherchent à en profiter. Les biologistes veulent comprendre pourquoi certaines truffières sont très mycorhizées et d'autres non. L'étude du métagénome des bactéries du sol pourrait notamment éclairer la domination des champignons. D'autres phénomènes comme les herbicides qu'émettent parfois les mycorhizes intriguent les chercheurs.


L'Inra a réussi dans les années 1970 à mettre au point une méthode pour « mycorhizer » de jeunes plants de chêne. En laboratoire, on sème un gland dans une terre désinfectée (sans champignons) puis on la mélange avec des spores de « Tuber melanosporum ». Le jeune arbre sort alors de la pépinière avec des racines entièrement colonisées par le champignon truffier. Sauf qu'une fois planté dans le champ, la compétition reprend et les bonnes mycorhizes peuvent être chassées.


Le rôle des bactéries

Les caprices de la truffe ne s'arrêtent pas là. Même si l'arbre comporte de nombreux mycorhizes, rien n'indique qu'ils produiront des truffes. « Nous ne comprenons pas comment les champignons choisissent une reproduction végétative ou une reproduction sexuée, explique François Le Tacon. J'ai déjà vu des arbres à 100 % mycorhizés mais ne donnant aucune truffe ou des arbres peu mycorhizés et très producteurs. » Dans le cas d'un développement végétatif, le champignon émet directement des spores. Seule la seconde voie sexuée intéresse la trufficulture puisqu'elle passe par le développement à la fin du printemps de petits fruits, les truffes. Les agronomes suspectent l'interaction des champignons avec les bactéries du sol d'influencer le choix de la voie de reproduction. Mais d'autres hypothèses restent ouvertes.

Ces corps fructifères entament alors une longue traversée de l'été durant lequel ils souffrent de la sécheresse. C'est pourquoi l'agronomie recommande depuis trente ans l'irrigation des truffières. En fin d'été, certaines truffes parviennent à grossir, d'autres non. Le programme de recherche de François Le Tacon insiste donc sur la nutrition de la truffe. On ne sait pas par exemple si le corps fructifère dépend beaucoup des apports de l'arbre. Les chercheurs veulent également mieux connaître la diversité génétique des truffes avec une comparaison des populations européennes.

MATTHIEU QUIRET   21/12/2008

 

La truffe en chiffres

· La truffe représente une centaine d'espèces mais 3 espèces sont exploitées en Europe : truffe noire du Périgord (« Tuber melanosporum ») ; truffe de Bourgogne (« Tuber uncinatum ») ; truffe blanche (« Tuber magnatum »).

· Terrain d'élection : sols calcaires.

· Climats d'élection : la Provence et le Sud-Ouest pour melanosporum, l'Est et la Lorraine pour uncinatum.

· Période de récolte : hiver pour melanosporum, automne pour uncinatum.

· Production française : évaluée à plus d'une cinquantaine de tonnes mais l'opacité du marché rend ce chiffre très discutable.

Ce qui est sûr c'est que la production a chuté en un siècle, probablement à cause de la sécheresse et de la qualité des sols.

· Quelque 300.000 arbres truffiers, soit de 1.000 hectares à 1.200 hectares sont plantés chaque année.




Ave les Amycos !!!

 

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 11:01

Les mycorhizes outil d’agriculture durable ?

 

[ 30/10/2008 11:32 ] La conférence "Les mycorhizes : une révolution verte" aura lieu à l’ISA, 48 boulevard Vauban à Lille, le mercredi 19 novembre de 18h15 à 19h30 pour tous publics.

 

La conférencière sera Yolande Dalpé, docteur de l’Université Paul Sabatier de Toulouse, chercheur au Centre canadien de Recherche de l’Est sur les Céréales et Oléagineux (CRECO), spécialisée en systématique des champignons mycorhiziens . Elle dispose d’une expertise mondiale sur cette problématique. A fois mycologue et phytopathologiste, cette chercheure exposera les différents types de plantes et de champignons concernés. Elle expliquera le fonctionnement des mycorhizes ainsi que les applications possibles en termes de fertilisation, de rendements et de protection des plantes.
 

Pourquoi des plantes paraissent-elles parfois mieux se développer que d’autres ? Pourquoi paraissent-elles mieux nourries et moins malades sans aucune intervention de l’homme ?

Les mycorhizes sont le résultat de l’association symbiotique entre des champignons (myco) et les racines (rhiza) des plantes. Leur découverte est assez récente puisqu’il a fallut attendre la fin du 19ème siècle pour leur mise en évidence en Allemagne puis en France. Pourtant, il semble que les mycorhizes aient contribué à l’apparition des plantes terrestres il y a 46 millions d’années! La grande majorité des plantes terrestres vivent en symbiose mycorhizienne. Dans la symbiose (association à bénéfice réciproque), le champignon joue un rôle prépondérant dans la nutrition hydrique et minérale de la plante tandis que celle-ci cède une partie de ses sucres photosynthétiques au champignon.


Au cours de ces 35 dernière années, de nombreux travaux ont clairement démontré l’intérêt scientifique et pratique de ces symbioses pour l’ensemble des végétaux du monde entier, que ce soit dans les écosystèmes naturels ou ceux aménagés par l’homme. Pourtant, en dépit de ces preuves répétées et irréfutables, un grand nombre de praticiens en agriculture, foresterie, horticulture et environnement comprennent encore mal l’importance pratique de ce phénomène.


Les systèmes de cultures, les techniques culturales, les moyens de protection phytosanitaire prennent-ils en compte l’existence de la symbiose mycorhizienne ?


Des pratiques durables n’ont-elles pas intérêt à utiliser judicieusement ces symbioses ?



 Ave les Amycos !!!

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 11:34
(src : Université d'Oxford, via The Guardian)



Les métaux rares utilisés dans les batteries conventionnelles et les piles à combustibles pourraient un jour être remplacés par des enzymes produites par des champignons.



Des chercheurs de l'Université d'Oxford ont démontré que les enzymes laccases, produites par des champignons qui poussent sur la pourriture du bois, peuvent être utilisées comme catalyseur, moins cher et plus efficacement que les métaux nobles comme le platine.


Le laccase a déjà fourni les preuves de son efficacité : l'enzyme offre des performances égales au platine quand elle est utilisée pour accélér les réactions chimiques des électrodes de piles à combustible.


Des champignons tels que le Trametes Versicolor (photo) détruit la lignine du bois grâce à la laccase.Le premier objectif de Blanford est de mettre au point une batterie qui produise 400 milliampères pendant environ 2 500 heures. Suffisamment pour alimenter un lecteur de musique portable. La prochaine étape sera une batterie de téléphone portable, réalisée à l'aide de champignons génétiquement modifiés. Le chercheur pense qu'à terme, une seule recharge d'une pile à combustible à enzymes pourrait durer aussi longtemps que 20 recharges de batterie actuelle.

"Le principal bénéfice attendu n'est pas nécessairement de fournir de l'énergie plus propre, mais de ne plus avoir besoin d'exploiter les ressources minérales rares dans la fabrication, dans la mesure où l'on pourra faire pousser les choses naturellement" précise John Loughhead, Directeur exécutif du Centre britannique de Recherche en Energie.


Les 3 milliards de batteries utilisées chaque année dans les pays occidentaux se retrouvent en effet sous forme de 200 000 tonnes de matériaux non recyclés.


De nombreux obstacles doivent encore être franchis, comme notamment trouver le meilleur matériau pour fixer les enzymes sur une électrode. Loughhead ne s'attend pas à voir cette technologie prometteuse être commercialisée avant 2020.



Publié le 13/10/2008 à 11:12  sur  Enerzine.com le n°1 de l'info énergétique
© Enerzine.com 



 Ave les Amycos !!!

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 20:35


Ces champignons très prisés au Japon arrivent en France  !!! ..........

Lire l'article  d'Elvira MASSON mis à jour le 03/10/2008 12:07:49 - publié le 03/10/2008 12:07:49

http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/champignons-d-orient_581601.html

 

Ave les Amycos !!!
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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 10:00

 

Le "Guide écologique des champignons" est sorti !
Tela Botanica - Montpellier,France
Les champignons, qui font partie de la culture traditionnelle française, sont étonnamment mal connus. Si, selon l’état actuel de l’inventaire national, ..........

Les champignons : des biotechnologies a l’etat pur !
NaturaVox - Paris,France
Très belle vidéo qui montre le développement de divers champignons et autres espèces de fungi en accéléré. Cela donne un aspect saisissant. .............

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