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Archives D'une Année !

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 12:10
Pour faire la connaissance du monde des champignons au travers des articles parus sur ce BLOG, Nimbus vous conseille de les lire dans l’ordre suivant : 
 
 
1 - FUNGI ou champignons !!! 
2 - Et si on commençait par le commencement ! 
3 - Les bases de la Classification. ! 
3 - Classification générale des champignons. ! 
4 - Classification des Ascomycota. ! .
5 - Classification des Ascomycota - Pezizomycetideae. !
6 - Classification des Basidiomycota. !
7 - Classification des Basidiomycota -  Homobasidiomycètes. !
 
Puis
 
Tout en un ! (Article très général)
Vie et fonctionnement des champignons (article consacré à  la reproduction)
Comment ça pousse ? (Terminologie de base !!!)
Les champignons mortels : les premiers à connaître !
Les champignons toxiques !  (9 articles)

Etc …
Etc …

Nimbus vous conseille aussi 5 excellents guides :
 
1 – « Le Guide des champignons » en 900 photos et fiches (format 13x25 cm)
 Par Didier BORGARINO et Christian HURTADO paru chez EDISUD.
(Un excellent guide pour les  mycophages et mycophiles débutants !!!)
 

  

2 – « Guide Ecologique des champignons » (format 11x22 cm)
 Ecrit par les Mycologues de la SM du Périgord sous la direction de Guillaume EYSSARTIER, Alain COUSTILLAS et Daniel LACOMBE.
(Un excellent guide pour les  mycophages et mycophiles débutants !!!)

 

 

 

 

 
3 – « Les champignons de France et d’Europe occidentale » guide illustré ; plus de 1500 espèces et variétés décrites. (Format 12x19 cm)
 Par Marcel BON paru chez FLAMMARION.
(Un excellent guide pour les mycophiles confirmés !!!)
 
4 – « Le Guide des champignons de France et d’Europe » guide illustré ; plus de 1750 espèces et variétés décrites. (Format 13x20 cm)
Par Régis COURTECUISSE et Bernard DUHEM paru chez Delachaux & Niestlé.
(Un excellent guide pour les mycophiles confirmés !!!)

 

 

5 - « Le Guide des champignons - France et Europe ». Superbe ouvrage !

3000 espèces décrites et 1400 photos.  (Format 13x23 cm)

Par  Guillaume EYSSARTIER et  Pierre ROUX paru chez  Belin

(Un excellent guide pour les mycophiles confirmés !!!)

 

 

 




 
Ave les Amycos !!!
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 10:31

 

Pendant des siècles et des siècles, de l’Antiquité jusqu’au XXe siècle, les champignons ont été considérés comme des plantes. Et puis, brusquement, au milieu du XXe siècle, en 1969 pour être exact, ils ont été exclus du règne botanique. Les champignons seraient donc des animaux ? Non plus. Ils ont un peu des deux, mais pas assez pour en faire partie. En fait, il a été créé un nouveau règne rien que pour eux. On pourrait croire qu’au XXIe siècle, la classification systématique des êtres vivants en règne, ordre, espèce, etc. est enfin terminée. Eh bien, on n’en est pas encore là, et bien des zones d’incertitudes demeurent tant certains êtres vivants résistent farouchement à cette manie humaine de l’étiquette. La taxinomie, la science du classement et de l’appellation des différents êtres vivants, reste bel et bien pour les scientifiques de tout poil un champ de bataille.



Mais revenons à l’exemple des champignons. La plus amusante caractéristique de leur classification du temps où ils étaient des plantes, c’est qu’on les définissait par ce qu’il leur manquait pour être de «vraies» plantes. Dès le IVe siècle avant notre ère, Théophraste (qui veut dire «le divin parleur»), philosophe et naturaliste grec, inventeur d’une des premières classifications des plantes (qui n’était d’ailleurs pas si mal faite), estime que «le champignon et la truffe, à la différence des autres plantes, n’ont ni racine, ni tige, branche, graine ou fleur». Carl von Linné, le grand naturaliste suédois du XVIIIe  siècle, auteur d’une classification sur laquelle repose encore en grande partie la nôtre, place les champignons, moisissures, fougères et algues parmi les plantes. Au début du XXe siècle, les différentes sortes de champignons sont appelées cryptogames, ce qui veut dire «plantes sans fleurs» ou thallophytes, «sans tige et sans feuilles».

Ce qui va chambouler ce bel édifice, ce sont les études microscopiques, puis cellulaires et biochimiques. Là, on découvre que les champignons se sont bien moqués des savants. Car leurs caractéristiques biologiques sont tout sauf végétales. Par exemple, si les cellules de champignon ont bien une paroi, elle n’est pas faite de cellulose comme chez les plantes, mais de chitine, une substance présente chez les insectes et les crustacés. Autre exemple, les champignons ne stockent pas leurs réserves sous forme d’amidon, mais sous forme de glycogène, comme les animaux. De plus, ils n’ont pas de chlorophylle, ne peuvent donc pas utiliser la photosynthèse, et doivent se nourrir de manière organique. Comme les animaux.

Mais en même temps, ils ont trop de différences avec les animaux pour pouvoir entrer dans leur règne. C’est pourquoi un éminent chercheur américain proposa, en 1969, de créer un nouveau règne pour les champignons. Ce qui donne cinq règnes pour les êtres vivants : les végétaux, les animaux, les bactéries, les protistes – qui sont toutes les cellules vivant de manière isolée et qui ne sont pas des bactéries – et, enfin les champignons.

Un règne pourrait en cacher un autre

Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines. Ou plutôt de celles des scientifiques. Car il ne faut pas oublier que toute classification s’établit en fonction de critères. Ils peuvent être par exemple morphologiques ou généalogiques, les fameux arbres de l’évolution. Ils peuvent encore être génétiques. Mais on pourrait en choisir d’autres. Par exemple, classer les êtres vivants pluricellulaires en fonction de leur capacité à se rassembler si les différentes cellules qui les composent sont séparées. Selon ce critère, l’être vivant qui serait en haut de l’échelle serait… l’éponge. Désagrégez une éponge en la passant dans un tamis au-dessus de l’eau, elle se rassemblera très vite. Une performance que nous n’atteindrons jamais. Et certains organismes classés aujourd’hui chez les champignons, par exemple les agents du mildiou, cette maladie de la vigne, de la tomate ou de la pomme de terre, sont finalement plus proches des algues.

Ces questions de critère sont l’objet d’âpres luttes entre spécialistes. Deux exemples concrets. À la fin des années 1980, des critères scientifiques ont expulsé le chrysanthème commun du genre du même nom pour le reléguer sous un nom obscur (Dendrathema). Mais les lobbies des fans du chrysanthème ont œuvré et la décision a été annulée. De même pour certains pétunias. Mais les géraniums ont eu moins de chances et quelques espèces ont été «déclassées» et placées sous la bannière des Pélargonium. Un changement qui semble être aujourd’hui entré dans les mœurs.

Le règne, au sens classification, des champignons pourrait cacher un autre règne. Car le plus grand organisme connu vivant du monde est… un champignon. Il a été découvert dans une forêt de l’Oregon, aux États-Unis. Il couvre 890 hectares (1200 terrains de foot) et est âgé de plusieurs milliers d’années. Qu’on se le dise, un champignon n’est ni végétal ni animal. C’est un… champignon.

Article paru  dans Le FIGARO  - sciences

·                           La chronique de Jean-Luc Nothias du 19 décembre 2007.


Ave les Amycos !!!

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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 09:58

Classification des HOMOBASIDIOMYCETES
 
 
 
 
Comme je l’ai mentionné dans l’Article consacré à la classification des BASIDIOMYCOTA, ces derniers  sont divisés en quatre Classes :
 
·              Les HOMOBASIDIOMYCETES
·              Les PHRAGMOBASIDIOMYCETES
·              Les TELYOMYCETES (HEMIBASIDIOMYCETES)
·              des groupes de transition comportant des champignons difficilement classables.
 
 
Les HOMOBASIDIOMYCETES  constituent le groupe le plus important des champignons basidiomycètes. Ils sont divisés en 3 Sous-classes :

·   les APHYLLOPHOROMYCETIDEA : champignons à hyménophore non lamellé, par exemple les hydnes, les polypores ou les chanterelles.

    Hydnum répandum (pied de mouton) et   Cantharellus cibarius (girolle)         
 Hydnum-repandum.jpgCantharellus-cibarius.jpgPolyporus-brumalis.jpg
                                                 Polyporus brumalis  



     ·  
les Agaricomycetideae : champignons à hyménophore lamellé (agarics, amanites, russules etc.), sachant que les lamelles peuvent prendre la forme de tubes porés (comme chez les bolets) .


Agaricus-silvaticus.jpg













    Agaricus silvaticus (Agaric sylvatique) à g.  et    Amanita phalloides (Amanite phalloide)  à d.






Russula-emetica.jpgBoletus-felleus.jpg











          Russula emetica (Russule émétique) à g. et   Boletus felleus (Bolet de
fiel
) à d.








 ·   les Gasteromycetideae : champignons dont les basides se trouvent à l'intérieur du basidiocarpe, par exemple la vesse-de-loup. 

                                     Lycoperdon perlatum (Vesse de loup perlée)

 
Cette Classification simplifiée est issue de l’ouvrage « Guide des champignons de France et d’Europe » de Régis COURTECUISSE et Bernard DUHEM paru chez Delachaux & Niestlé.
 
 
Les   APHYLLOPHOROMYCETIDEAE 
 
Les espèces de cette sous-classe sont rangées dans 8 Ordres.
 
 Les genres rangés dans les familles, sous-familles ou tribus sont indiqués en vert !
 
1 CORTICIALES (divisés en 3 familles …ACEAE)
            1.1 Corticiaceae      Corticium, Peniophora, Cytidia, Phlebia, Merulius,
            1.2 Stereaceae        Stereum,
            1.3 Coniophoraceae Coniophora, Serpula= Gyrophana, Plicaturopsis= Plicatura,                                                
 
2 TELPHORALES (3 familles …ACEAE
            2.1, Bankeraceae Sarcodon, [Hydnellum=Calodon=Phellodon], Tomentella ?, Bankera,
            2.2 Thelephoraceae Thelephora=Phylacteria,
            2.3 Hydnaceae   Hydnum, Sistotrema
 
3 HERICIALES (3 familles …ACEAE)
            3.1Auriscalpiaceae Auriscalpium,
            3.2 Hericiaceae     Hericium,
            3.3 Clavicoronaceae
            (3.4 Lentinellaceae)
 
4 HYMENOCHAETALES (3 familles …ACEAE
            4.1 Coltriciaceae [Coltricia=Polysticus=Xanthocrous],
            4.2 Phellinaceae
            4.3 Hymenochaetaceae Inonotus, Hymenochaete, [Phellinus=Ochroporus],
 
5 GANODERMATALES (1 famille …ACEAE)
            5.1  Ganodermataceae Ganoderma,
 
6 POLYPORALES (9 familles …ACEAE) Polyporellus, Cytidia ?, Favolus dans polyporales ?, Porothelium ?,
 
            6.1 Phaeolaceae     Fomes, [Phaeolus=Hapalopilus],
            6.2 Grifolaceae        Grifolia, Meripilus, [Bjerrkandera=Leptoporus]
            6.3 Fomitopsidaceae Daedalea, Fomes, [Fomitopsis = Heterobasidion =Ungulina],
            6.4 Coriolaceae Lenzites, [Trametes=Daedaleopsis, Trichaptum, Coriolus], Irpex, Gloeophyllum, Pycnoporus,
            6.5 Bjerkanderaceae Piptoporus,  [Spongipellis=Climacocystis], Oligoporus, [Heteroporus=Abortiporus],                                                                       
            6.6 Fistulinaceae      Fistulina,
            6.7 Polyporaceae     Polyporus (Meripilus, Dendropolyporus, Grifolia, Laetiporus etc), Boletopsis, [Dendropolyporus=Poplypilus], Scenidium,
 
            6.8 Schizophyllaceae Schizophyllum,
           
            6.9 Cyphellaceae     Cyphella,
 
7 CLAVARIALES (7 familles …ACEAEPistillaria, Ceratella,
            7.1 Clavariaceae      Clavaria,
            7.2 Clavariadelphaceae  
            7.3 Clavulinaceae   
            7.4 Ramariaceae     Ramaria
            7.5 Pterulaceae      Pterula, 
            7.6 Sparassidaceae             Sparassis,
            7.7 Typhulaceae      Typhula, Macrotyphula,
 
8 CANTHARELLALES (4 familles…ACEAE)
            8.1 Gomphaceae     Gomphus,
            8.2 Craterellaceae   Craterellus,
            8.3 Cantharellaceae Cantharellus,
            8.4 Scutigeraceae ??? ou dans POLYPORALES ?
 
 
 
Les   AGARICOMYCETIDEAE 
 
Les espèces de cette sous-classe sont rangées dans 8 Ordres.
 
 Les genres rangés dans les familles, sous-familles ou tribus sont indiqués en vert !
 
 
1 ENTOLOMATALES (3 familles …ACEAE)
            1.1 Rhodotaceae   Rhodophyllus,
            1.2 Macrocystiditaceae   Macrocystidia,
            1.3 Entolomataceae     Entoloma, Clitopilus, (Clitopilopsis), Rhodocybe,
 
2 TRICHOLOMATALES (6 familles …ACEAEOrdre très important !
            2.1 Hygrophoraceae (2 tribus …EAE)
                                   2.1.1 Hygrocybeae   Hygrocybe, Cuphophyllus=Camarophyllus,
                                   2.1.2 Hygrophoreae Hygrophorus,
 
            2.2 Tricholomataceae         (3 sous familles …OIDEAE
                        2.2.1 Leucopaxilloideae (2 tribus …EAE)    
                                   2.2.1.1 Leucopaxilleae Leucopaxillus, Melanoleuca,
                                   2.2.1.2 Biannulariae Catathelasma=Biannularia,
                                  
                        2.2.2 Lyophylloideae (2 tribus …EAE)
                                   2.2.2.1 Nyctalideae    Nyctalis, Asterophora,
                                   2.2.2.2 Lyophylleae [Lyophyllum, Calocybe, Tephrocybe],
 
                        2.2.3 Tricholomatoideae (6 tribus …EAE)
                                   2.2.3.1 Lepistae              Lepista, Rhodopaxillus, Ripartites,
                                   2.2.3.2 Tricholomateae Tricholoma, Tricholomopsis,
                                   2.2.3.3 Clitocybeae        Clitocybe, Omphalina, Omphala = Rickenella, Armillaria, Clitocybula,
                                   2.2.3.4 Fayodiae              Fayodia,
                                   2.2.3.5 Laccarieae          Laccaria,
                                   2.2.3.6 Leptoglosseae     (rangés en 2.6.7 par M. BON !)        Arrhenia, Phaeotellus
 
            2.3 Dermolomataceae         [Oudemansiella= Mucidula= Xerula], Flammulina, Cystoderma, Strobilurus, Camarophyllopsis, Leucocortinarius, Phaeolepiota,   Megacollybia, Hydropus, Dermoloma, Rhodotus,
 
            2.4 Marasmiaceae (4 tribus …EAE)
                                   2.4.1 Favolaschiae
                                   2.4.2 Myceneae   Mycena, Baeospora, Delicatula, Xeromphalina,
                                   2.4.3 Collybieae     Collybia,  (Mucidula, Xerula) ?,Marasmiellus, Micromphale,
                                   2.4.4 Marasmieae    Marasmius/Crinipellis,
 
            2.5 Lachnellaceae
 
            2.6 Pleurotaceae (6 tribus …EAE)
                                   2.6.1 Geopetaleae
                                   2.6.2 Resupinateae   Resupinatus, Hohenbuehelia,
                                   2.6.3 Lentinelleae      Lentinellus,
                                   2.6.4 Panelleae          Panellus,
                                   2.6.5 Pleuroteae        Pleurotus, Pleurotellus, Nothopanus,
                                   2.6.6 Lentineae          Lentinus, Panus,
 
 
3 AMANITALES (2 familles …ACEAE)
            3.1 Amanitaceae        Amanita, Limacella, Aspidella (=section de Lepidella),
            3.2 Termytomycetaceae
 
 
4 BOLETALES (7 familles …ACEAE)  
            4.1 Omphalotaceae Omphalotus,
            4.2 Hygrophoropsidaceae Hygrophoropsis
            4.3 Paxillaceae        Paxillus,
            4.4 Gomphidiaceae Gomphidius, Chroogomphus,
            4.5 Boletaceae         Boletus, Xerocomus, Tylopilus, leccinum=Krombholziella, Porphyrellus, Suillus, Chalciporus, Pulveroboletus ?
            4.6 Gyrodontaceae Gyrodon, Gyropus, Boletinus,
            4.7 Strobilomycetaceae Strobilomyces,
 
 
5 RUSSULALES (1 famille …ACEAE)
            5.1 Russulaceae     Russula, Lactarius, 
 
 
6 CORTINARIALES (4 familles …ACEAE) A classer :Annelaria défini par A. Maublanc inconnu ailleurs !!,
 
            6.1 Bolbitiaceae (2 tribus …EAE)
                                   6.1.1 Panaeoleae Panaeolus,
                                   6.1.2 Bolbitieae     Bolbitius, Agrocybe, [Pholiotina=Conocybe],
 
            6.2 Strophariaceae (2 tribus …EAE)
                                   6.2.1 Stropharieae Stropharia, Hypholoma, Psylocybe,
                                   6.2.2 Pholioteae      Pholiota, Flammula=Ss. genre de Pholiota,
 
            6.3 Cortinariaceae (3 tribus …EAE)
                                   6.3.1 Hebelomeae Hebeloma, [Alnicola= Naucoria],
                                   6.3.2 Inocybeae      Inocybe,
                                   6.3.3 Cortinarieae   Cortinarius, Rozites,
 
            6.4 Crepidotaceae   Gymnopilus, Galerina, Kuehneromyces, Crepidotus, Phaeocollybia, Tubaria,
 
 
 
7 AGARICALES (2 familles …ACEAE
            7.1 Coprinaceae     Coprinus, Psathyrella,
            7.2 Agaricaceae (3 tribus …EAE)    
                                   7.2.1 Agariceae    Agaricus,
                                   7.2.2 Leucocoprineae    Leucoagaricus, Macrolepiota, Leucocoprinus,
                                   7.2.3 Lepioteae      , Lepiota, Cystolepiota, Echinoderma,
 
8 PLUTEALES (1 famille…ACEAE)
            8.1 Pluteaceae      Pluteus, Volvariella,
 
 
 
Les   GASTEROMYCETIDEAE 
 
Les espèces de cette sous classe sont rangées dans 8 Ordres.
 
 Les genres rangés dans les familles, sous-familles ou tribus sont indiqués en vert !
 
 
1 HYMENOGASTRALES (2 familles …ACEAE)
            1.1 Gasterellaceae
            1.2 HymenogastraceaeHymenogaster , Rhizopogon, Gautiera (AM) , Octaviana (AM) , Hydnangium (AM),
 
           
2 MELANOGASTRALES (2 familles …ACEAE
            2.1 Melanogastraceae Melanogaster,
            2.2 Leucogastraceae
            etc
 
3 LYCOPERDALES (2 familles …ACEAE)
            3.1Geastraceae   Geaster=Geastrum, Myriostoma,
            3.2 LycoperdaceaeLycoperdon, Bovista,
           
4 SCLERODERMATALES (3 familles …ACEAE)  
            4.1 Astraeaceae (proche de Geastracea) Astraeus,
            4.2 Pisolithaceae   Pisolithus,
            4.2 Sclerodermataceae  Scleroderma=Sclerangium,
           
5 TULOSTOMATALES (2 familles …ACEAE)
            5.1 Battareaceae Battarraea,
            5.2 TulostomataceaeTylostoma=Tulostoma,
 
6 NIDULARIALES (2 familles …ACEAE)
            6.1 NidulariaceaeNidularia, Cyathus, Crucibulum,
            6.2 Sphaerobolaceae         sphaerobolus,
           
7 HYSTERANGIALES (0 famille …ACEAE
            Hysterangium, Phallogaster,
 
8 PHALLALES (2 familles…ACEAE)
            8.1 Phallaceae                     Phallus, Mutinus,
            8.2 Clathraceae                   Clathrus,
 
 
 
Nota : La liste des genres notés en vert dans le texte, n’est pas exhaustive ! Elle est très incomplète !
Elle a été renseignée au fur et à mesure  de mes « découvertes » dans la littérature et sur le terrain.
 
Merci de me signaler erreurs, anomalies, etc .. 



Ave les  Amycos  !
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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 14:36
Classification des BASIDIOMYCOTA
 
Dans l’article consacré à « La classification générale des champignons », j’ai souligné  comme pour les ASCOMYCOTA, l’importance de la Division des BASIDIOMYCOTA (ou BASIDIOMYCETES) dans le règne des FUNGI.
Ce groupe considérable comprend un grand nombre d’espèces microscopiques et parasites souvent nuisibles comme la Rouille, le Charbon, etc mais également un nombre extrêmement important de champignons « charnus ».

Les BASIDIOMYCOTA sont caractérisés par des spores formées à l'extrémité Basides.JPGde cellules spécialisées, les basides et on trouve dans cette Division la plupart des espèces produisant des carpophores comestibles ou non ; les BASIDIOMYCOTA sont couramment appelés "champignons à chapeau". Ces champignons peuvent être classés sur des critères
·                    morphologiques (forme du pied et du chapeau, consistance de la chaire, couleur des spores),
·                    organoleptiques (odeur et saveur),
·                    chimiques.
 

En ce qui me concerne, j’utilise la classification simplifiée décrite par Régis COURTECUISSE * dans l’ouvrage écrit en collaboration avec Bernard DUHEM : « Guide des champignons de France et d’Europe ».
Cette classification repose sur des critères variés :
·                    Hyper spécialisation parasitaire et biologique,
·                    Type de baside,
·                    Possibilité de produire des spores secondaires à partir de basidiospores (spores issues de basides) sexuées,
·                    Mode de libération des spores,
·                    Type d’hymenophore (structure qui supporte l’hyménium),
·                    Structure anatomique,
·                    Structure et morphologie (ontologie) des basidiocarpe (= sporophore, appareil fructifère, = ce qu’on appelle improprement le « champignon »)
·                    etc
 
Sur ces bases, les Basidiomycota peuvent être divisés en quatre Classes :
·              Les HOMOBASIDIOMYCETES
·              Les PHRAGMOBASIDIOMYCETES
·              Les TELYOMYCETES (HEMIBASIDIOMYCETES)
·              À ces trois classes, il convient d'ajouter des groupes de transition comportant des champignons difficilement classables, comportant des caractéristiques appartenant à des classes différentes.
 
 
1 - Les  HOMOBASIDIOMYCETES
 

Les HOMOBASIDIOMYCETES constituent le groupe le plus important des champignons. Ils se caractérisent par leurs basides non cloisonnées, appelées homobasides, de forme clavée ou cylindrique, ne produisant pas de spores secondaires. Ce groupe comporte la plupart des champignons charnus basidiomycètes. Selon la classification traditionnelle, ils forment une classe, elle-même divisée en trois sous-classes :

      -  les Aphyllophoromycetideae : champignons à hyménophore non lamellé, par exemple les hydnes, les polypores ou les chanterelles.
  - les Agaricomycetideae : champignons à hyménophore lamellé (agarics, amanites, russules etc.), sachant que les lamelles peuvent prendre la forme de tubes porés (comme chez les bolets) ;
   - les Gasteromycetideae : champignons dont les basides se trouvent à l'intérieur du basidiocarpe, par exemple la vesse-de-loup.

 
Compte tenu de l’importance de ces sous-classes, je détaillerai leur contenu dans un prochain article
 
2 - Les PHRAGMOBASIDIOMYCETES:
Les espèces de cette Classe sont à basides cloisonnées et  production possible de spores secondaires.
La Classe comporte 2 Ordres :
· Les Auricularialesà basides cloisonnées longitudinalement.
Une famille : les Auriculariaceae dont un genre : Auricularia. auricularia-auricula-judae-copie-1.jpg            



                                            Ex.
 Auricularia auricula-judae
 



· 
Les Tremellales àbasides cloisonnées transversalement.
Une famille : les Tremellaceae regroupant les principaux genres suivants :
Tremella, Pseudohydnum ou Tremellodon, Sebacina, Tremiscus ou Guepinia, etc ...
Tremella-encephala.jpg




                       Ex. Tremella encephala

  
 


3 - Les
TELYOMYCETES (HEMIBASIDIOMYCETES)
Les espèces de cette Classe sont à basides cloisonnées transversalement.
La Classe comporte 1 Ordre :
· Les UREDINALES ou rouilles (environ 800 espèces), champignons parasites des végétaux supérieurs ou charbons des graminées.
 
 
4 – Les  GROUPES DE TRANSITION
Pourquoi  des espèces« inclassables » ?, parce que certaines avec des basides incomplètement cloisonnées d’autres avec des basides particulières, etc …
 
Cette Classe un peu « fourre-tout » comporte aujourd’hui les principaux ordres suivants :
 
· Les EXOBASIDIALES    Parasites des plantes supérieures.
 
· Les DACRYMYCETALES Espèces gélatineuses à basidiocarpe résupiné, pustuleux, légèrement cérébriformes ou clavarioïdes dont le genre le plus représentatif est celui des Calocera.
Calocera-viscosa.jpg
Dacrymyces-stillatus.jpg
 
 
                        
    
           Calocera viscosa à g.    et      Dacrymyces stillatus à d.
 



· Les SYZYGOSPORALES Parasites des champignons.
 
· Les TULASNELLALES
 
J’ai et je ne trouve que peu d’information pratique au sujet de cet Ordre ! Si vous en avez, je suis preneur ! Merci …
  
 Tulasnella-violea.jpg
  
                                                  Tulasnella violea
 
 
 
 
 
Dans un prochain Article,  je donnerai des détails sur les HOMOBASIDIOMYCETES et en particulier  sur les 3 sous-classes :
Aphyllophoromycetideae,
AGARICOMYCETIDEAE,
Gasteromycetideae, 
 qui regroupent la plupart des champignons charnus et dont on  rencontre fréquemment un très grand nombre d’espèces dans nos forêts.
 
Ave.
 
 
* Régis COURTECUISSE  Actuel Président de la Société Mycologique de France
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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 15:07
Classification des PEZIZOMYCETIDEAE
 
 
Dans l’article consacré à « La classification des ASCOMYCOTA »,  j’ai précisé qu’ils étaient divisés en quatre Classes :
·        Les LABOULBENIOMYCETES
·        Les ACARPOASCOMYCETES (ou HEMIASCOMYCETES)
·        Les PLECTOMYCETES
·        Les HYMENOASCOMYCETES
 
Les 4 classes ont été sommairement décrites et différenciées et j’ai également précisé que les HYMENOASCOMYCETES étaient divisés en  5 Sous-classes :
 
Les LECANOROMYCETIDEAE, les LOCULOASCOMYCETIDEAE, les ERYSIPHOMYCETIDEAE,  les PYRENOMYCETIDEAE et  les PEZIZOMYCETIDEAE.
 Cette dernière  Sous-classe, immense en nombre d’espèces, est caractérisée par un ascocarpe du type apothécie (en forme de coupe ou de disque et dont la face interne est tapissée par l’hyménium), largement ouvert. 

Parmi les plus typiquesdes PEZIZOMYCETIDEAE, on peut citer 
PézizesHelvellesMorilles, ....
Les PEZIZOMYCETIDEA sont divisés en 3 branches  dont  une tout à fait à part  (à part des operculés et des inoperculés mais néanmoins très proche des operculés) et qui regroupe les TUBERALES, liées au mode de rupture de l'asque au moment de la libération des spores . 2 modes sont différenciés :
 
  • Asques inoperculés (l’asque ne s’ouvre à maturité que par un orifice terminal).
  • Asques operculés (l’asque s’ouvre suivant une fente circulaire qui détache un petit opercule se soulevant pour laisser passer les spores).
 
 
 
Pezizomycetideae INOPERCULES
Chez les inoperculés, 3 Ordres sont distingués :
  • Les PHACIDIALES essentiellement des champignons parasitaires.
  • Les OSTROPORALES
  • Les LEOTIALES (ou HELOTIALES) Ordre important divisé en nombreuses familles dont :
- Les Sclerotiniaceae
- Les Hyaloscyphaceae
- Les Dermataceae dont la détermination est difficile.
- Les Geoglossaceae dont les principaux genres sont Trichoglossum,Geoglossum, Spathularia, etc
Spathularia-flavida.jpg 









Geoglossum barlae à g. et   Spathularia flavida à d.
 

On distingue par ailleurs un groupe à part  (des inoperculés et des operculés mais néanmons plus proche des operculés que des inoperculés) qui rassemble des Ascomycetes  dits « supérieurs » et qui ont optés au cours de l’évolution des espèces pour un mode de vie « hypogé » (Qui croit sous terre ou qui ne fait surface qu’à la fin) ce sont les
  • TUBERALES   dont on peut citer quelques genres comme : Terfezia, Hydnotria, Choiromyces,  et bien sur Tuber ,  bien connu des mycophages !!!
 

Choiromyces-meandriformis.jpgTuber-melanosporum.jpg










Choiromyces meandriformis (à g.) et Tuber melanosporum (à d.)
 
Nota sur les TUBERALES (Commentaires de Pierre Arthur MOREAU 19/05/2007)
"Les Pezizomycètes ou Discomycètes (Ascomycètes à hyménium exposé à maturité : en forme de coupe ou dérivés de cette forme, comme les helvelles, morilles, etc.) se scindent en deux groupes naturels, selon que les asques libèrent les spores par un opercule (discomycètes operculés) ou par un système d'ouverture plus sophistiqué (discomycètes inoperculés). Dans ces deux cas, il s'agit d'espèces épigées, expulsant leurs spores dans l'atmosphère.
Les Tuberales forment un groupe à part, car leur mode de vie souterrain les empêche d'expulser leurs spores dans l'air ; aussi les asques ne présentent-ils aucun système d'ouverture. Où les classer ? sur la base du caractère operculé-inoperculé, ils sont inclassables. C'est pourquoi il est pratique de les laisser à part dans une classification "grand public".
On sait à présent, notamment grâce aux analyses moléculaires, que les "Tubérales" forment un groupe hétérogène, mais tous sont apparentés à des groupes de Discomycètes operculés : Tuber est proche des Peziza, Hydnotrya proche des Helvella, etc. Donc, malgré l'absence d'opercule, il s'agit bien de Discomycètes operculés, qui se sont adaptés à une vie souterraine et ont perdu les caractéristiques de leurs ancêtres épigés."
 
Pezizomycetideae OPeRCULES
 
Avec l’Ordre des PEZIZALES  lui-même divisé en 2 sous ordres :

          1-  Les SARCOSCYPHINEAE  scindés en 2 familles 
                       - Sarcosomataceae
                       - Sarcoscysphaceae  Sarcoscypha, Urnula,

 
           2- Les PEZIZINEAE scindés en 6 familles 
                        - Morchellaceae Morchella, Mitrophora, Verpa, Ptychoverpa, Disciotis,
                        - Helvellaceae Rhizina, Gyromitra, Helvella,
                        - Pezizaceae Peziza, Sarcospharea, Galactina,
                        - Otideaceae  Tazetta, Otidea, Sowerbyella,
                        - Aleuriaceae Aleuria,
                        - Pyronemataceae & divers Famille rassemblant toutes les espèces restantes du groupe
                                           Humaria = Lachnea, Scutellinia, Geopora, Geopyxis, Pyronema, Melastiza, Anthracobia,
 



Morchella-esculenta.jpgMitrophora-semilibera.jpgMorchella esculenta (à g.)   et   Mitrophora semilibera (à d.)
 
Ptychoverpa-bohemica.jpgGyromitra-gigas.jpg
Ptychoverpa bohemica ( à g) et 
(à d.) Gyromitra gigas (mortel)
 

Helvella-acetabulum.jpgHelvella-crispa.jpg








      Helvella acetabularia  (à g.)     et   Helvella crispa (à d.)
 

Sarcoscypha--coccinea.jpgSarcoscypha coccinea








 
Voila , c’est tout pour la classification des ASCOMYCOTA !!!
 
Ave les Amycos !.






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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 15:12

Classification des ASCOMYCOTA
 
Dans l’article consacré à « La classification générale des champignons », j’ai souligné l’importance de la Division des ASCOMYCOTA dans le règne des FUNGI en avançant le chiffre de 150 000 espèces !
Ce groupe énorme comprend un nombre considérable d’espèces microscopiques et parasites souvent nuisibles comme la teigne, la maladie de l’orme, les divers oïdiums qui attaquent les rosiers, les chênes, les pommiers, la vigne, etc… Un certain nombre d’espèces ont cependant  évolué vers des formes moins primitives visibles à l’oeil, voire vers de grandes tailles dont les genres les  plus connus sont les Pézize, les Helvelles, les Gyromitres et bien sur les Morilles.
 
 
La classification des Ascomycota a été, et est toujours, l'objet de nombreuses révisions. Certaines classifications sont basées sur la morphologie de l'asque, d'autres sur celle de l’ascocarpe (organe sur, ou dans, lequel se forment les asques – pour le commun des mortels, c’est ce que l’on ramasse et que l’on met dans son panier !!!).


A priori, la classification la plus récente définit trois Subdivisions :

- Les TAPHRYNOMYCOTINA
- Les SACCHAROMYCOTYNA , subdivision contenant entre autres "la levure de boulangerie".
- Les PEZIZOMYCOTYNA, subdivision contenant  le plus grand nombre d'espèces.

En ce qui me concerne, j’utilise la classification sommaire décrite par Régis COURTECUISSE  dans l’ouvrage écrit en collaboration avec Bernard DUHEM : « Guide des champignons de France et d’Europe ».
 
Cette classification  repose sur la présence ou l’absence d’ascocarpe, de sa structure et de son mode de formation (ontogénie) quand il existe, de la structure et du mode d’ouverture de l’asque (déhiscence), et enfin d’une éventuelle spécialisation parasitaire.
 
Su ces bases, les Ascomycota peuvent être divisés en quatre Classes :
·        Les LABOULBENIOMYCETES
·        Les ACARPOASCOMYCETES (ou HEMIASCOMYCETES)
·        Les PLECTOMYCETES
·        Les HYMENOASCOMYCETES
 
 
·        Les LABOULBENIOMYCETES
Cette Classe est marginale. Elle renferme des espèces parasitaires d’insectes et d’arthropodes.
 
 
·        Les ACARPOASCOMYCETES (ou HEMIASCOMYCETES)
Les espèces de cette Classe ne possèdent pas d’ascocarpe ; les asques sont nus et produits directement par le système végétatif.
Les espèces sont globalement de 2 types :
1 - Des levures (que l’on trouve en abondance dans les milieux sucrés) utilisées principalement pour les fermentations (pain, vin, bière, etc)
2 – Des parasites de végétaux supérieurs (Cloque du pêcher par exemple)
 
 
·        Les PLECTOMYCETES
Ils possèdent un ascocarpe quasi sphérique totalement clos a paroi très fine. Les asques y sont répartis de façon désordonnée (pas d’hymenium)
C’est dans cette classe que sont rangées par exemple :
- des champignons croissant sous terre (on dit hypogés !) tel que « la truffe de cerf » (Elaphomyces granulatus !!!)
 
 elaphomyces-granulatus.jpg
- des champignons  responsables de la teigne ou encore des maladies des ongles …
- des champignons agents de dangereuses mycoses chez l’homme.
- des champignons parasites des végétaux supérieurs (graphiose de l’orme !!!)
- des champignons engendrant des moisissures néfastes parfois très dangereuses pour l’homme (aspergillose pulmonaire !)
- des champignons engendrant des moisissures bienfaitrices ! (Penicillium !!! par exemple)
 
 
·        Les HYMENOASCOMYCETES
Autrefois dénommés EUASCOMYCETES, la Classe comporte des espèces possédant un ascocarpe portant des asques ordonnés en hymenium.
 
Ces espèces sont rangées en 5 Sous-classes :
 
1 – Les LECANOROMYCETIDEAE
Champignons à ascocarpe divers ; cette sous-classe se divise en 4 Ordres comportant essentiellement des lichens.
Peu d’intérêt pour moi mycophile !
 
2- Les LOCULOASCOMYCETIDEAE
Champignons également à ascocarpe divers mais dont les asques sont à paroi  complexe. Peu d’intérêt pour moi  au niveau auquel je suis !!!
 
3 – Les ERYSIPHOMYCETIDEAE
Champignons à ascocarpe du type cléistothèce(sans ouverture naturelle ; les asques et les spores sont libérés lorsque le cléistothèce absorbe de l'eau). La sous-classe regroupe des champignons du type Oïdium comme l’oïdium de la vigne et le blanc des rosiers.
La encore, peu d’intérêt pour moi !!!
 
4 – Les PYRENOMYCETIDEAE ou Pyrenomycetes.
Champignons à ascocarpe du type périthèce(volume en forme de sphère ou de bouteille qui  reste clos ou ne s’ouvre que par des fentes à maturité à son sommet pour libérer les spores).
Cette sous-classe se divise en 4 Ordres dont 2 intéressants puisque regroupant les Xylaires pour l’Ordre des XYLARIALES et les Cordyceps et les Claviceps pour l’Ordre des CLAVICIPITALES.
 

Exemples de Xylaires 

 

                      

                            









 et  de Cordyceps

 

              Cordyceps-canadensis.jpg                                                                                           

                                                                                                                                                                  

 

  

 

5 – Les PEZIZOMYCETIDEAE ou DISCOMYCETES

Sous-classe immense en nombre d’espèces pour lesquels l’ascocarpe du type apothécie (en forme de coupe ou de disque et dont la face interne est tapissée par l’hyménium), est largement ouvert.

Parmi les plus typiques des  PEZIZOMYCETIDEAE on peut citer les Pézizes  (ci-dessous à gauche), les Helvelles (ci-dessous en bas à gauche) et les morilles ( ci-dessous à droite), etc ...

peziza-badia.jpgMorchella-rotunda.jpg

 

 

 

 

 

Helvella-acetabulum.jpg 

 
Les PEZIZOMYCETIDEAE sont divisés en 2 branches liées au mode de rupture de l'asque au moment de la libération des spores; 2 modes  sont différenciés :
  • Asques operculés (en b  l’asque s’ouvre suivant une fente circulaire qui détache un petit opercule se soulevant pour laisser passer les spores).
  •  Asques inoperculés (en a  l’asque ne s’ouvre à maturité que par un orifice terminal).
 sch--ma-asques.JPG

A la question quelles sont les genres, les espèce rencontrés dans cette sous-classe et ces branches ?  La réponse est :
 
 Beaucoup de champignons intéressants dont certains sont de bons, voire d’excellents comestibles !!!
 
Mais ceci est une autre histoire que je tenterai de vous raconter dans un prochain article !!!
 
Ave et à bientôt les Amycos !!!
 
 
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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 12:13
 
 
Classification générale des champignons.
 
Surtout n’ayez pas peur du mot classification ! .............
 
 Une classification bien comprise permet de distinguer  comment la nature à partir des champignons les plus rudimentaires est parvenue par adaptations successives a fabriquer les champignons évolués aux structures complexes et efficaces que nous rencontrons aujourd’hui.
 
 Si l’on veut se risquer au cours d’une promenade en forêt à tenter l’identification d’un champignon, ne serait-ce qu’à partir d’un examen visuel macroscopique, il me parait au minimum nécessaire de posséder les rudiments d’une telle classification.
 
Dans mon article du 30 mai 2007 intitulé « FUNGI ou les champignons », il est précisé que dans le règne FUNGI, désormais dissocié des règnes « animal » et « végétal », 5 grands groupes peuvent être distingués :
 
  • Les CHYTRIDIOMYCOTA 
  • Les ZYGOMYCOTA (anciennement dénommés PHYCOMYCETES)
  • Les GLOMEROMYCOTA   (Maj du 15/12/2009)
  • Les BASIDIOMYCOTA
  • Les ASCOMYCOTA
 
Le distinguo entre les groupes est effectué en fonction des propriétés et des diverses formes prises par l’appareil végétatif ; par exemple chez les Zygomycota le mycélium  se distingue par le fait que les filaments sont continus (pas de cloison transversale) alors que chez les Basidiomycota et les Ascomycota, les tubes mycéliens sont cloisonnés (on dit septés !! d’où le nom d’ailleurs de Septomycètes) etc… etc …
 

·       Les CHYTRIDIOMYCOTA 

 
Espèces de petite taille ou microscopiques
Cette Division des FUNGI correspond au reste des espèces à spores uniflagellés et paroi cellulaire chitineuse de l'ancienne division des Mastigomycota (qui chevauchait deux règnes aujourd'hui séparés en Chytridiomycota (Fungi) et Chromista.)
Le nom fait référence au chytridium (du grec chytridion signifiant « petit pot »), la structure renfermant les spores. Dans les classifications antérieures, les chytrides (à l'exception des ordres récents des Neocallimastigales et des Spizellomycetales) étaient placés dans la classe des Mastigomycota (ou Phycomycetes, du grec « champignons algues »), appartenant elle-même à la sous-division des Myxomycophyta. Dans une acception plus ancienne et plus restreinte, le terme de « chytrides » faisait seulement référence à l'ordre des Chytridiales.
Les chytrides sont considérés par la phylogénie (Etude du mode de formation des espèces et des organismes vivant jusqu’à un être considéré) comme la base évolutive des champignons, d'où ont émergé les Zygomycota puis les Ascomycota et les Basidiomycota. La plupart sont aquatiques, présents surtout dans les eaux douces. Ils sont saprophytes ou parasites, dégradant la chitine et la kératine. Leurs diverses espèces ont été réparties en cinq ordres. L'un de leurs points communs est de posséder des spores mobiles (zoospores) à un flagelle ; ce sont d'ailleurs les seuls organismes classés dans les « mycètes » à posséder ce type de spores. Le thalle ne forme pas un vrai mycélium. Certaines espèces sont unicellulaires.
Une espèce en particulier, Batrachochytrium dendrobatidis, est connue pour causer la chytridiomycose, une maladie infectieuse occasionnant la mort des amphibiens en bloquant leurs organes respiratoires (phénomène reconnu depuis 1998, en Australie et à Panama). D'autres espèces peuvent s'attaquer au maïs, à la luzerne, ou à un certain nombre d'autres plantes ; ce sont des parasites endocellulaires.
 
 
·       Les ZYGOMYCOTA 
Très discrets et de taille le plus souvent microscopique, les Zygomycota sont des champignons à spores dépourvues de flagelles, dans lesquels les cellules ne sont pas séparées par des cloisons, leurs hyphes étant cœnocytiques (les champignons ont une structure coenocytique lorsque les hyphes ne sont pas cloisonnées et forment de très longs filaments tubulaires dans lesquels existent de très nombreux noyaux cellulaires)  ou siphonnés. Ces champignons sont également caractérisés par une abondante reproduction asexuée, et une croissance rapide qui leurs permettent de coloniser rapidement leur milieu
Ils doivent leur nom à leur mode de reproduction sexuée, qui se fait par isogamie avec formation de zygospores (du grec ancien zugos = couple).
Mucorales, Entomophtorales, Basidiobolales et Endogonales sont les principaux ordres de cette division.
 
     ·       Les GLOMEROMYCOTA 
 
Séparés en1993 des Zygomycota ou ils étaient rangés dans l'ordre des Glomales, les Glomeromycota regroupent des champignons mycorhiziens dont  environ 150 espèces  ont été identifiées à ce jour.
Champignons à mycelium siphonné, on ne leur connait pas  de reproduction sexuée.



     ·       Les ASCOMYCOTA et les BASIDIOMYCOTA
 
Spores non flagellées -  Reproduction sexuée (en partie)
Ascomycota et Basidiomycota, sont de beaucoup les plus importants et renferment indépendamment d’un grand nombre d’espèces microscopiques, tous les champignons de grande taille. Ils ont le caractère commun de posséder un mycélium cloisonné mais diffèrent l’un de l’autre par le mode de reproduction ; en effet,  les spores naissent au sommet d’organes appelés basides chez les Basidiomycota et à l’intérieur d’organes appelés asques chez les Ascomycota. Basides et asques sont disposés en une assisse régulière   à la surface du tissu du sporophore pour constituer l’hyménium.
  Baside-et-asque.JPGsch--ma-asques.JPGHym--nium.jpg
      
Fig. I    baside portant 4 spores à l’extrémité de stérigmates.
Fig. II  asque contenant des spores.
Fig. a   asque non operculé s’ouvrant par déchirure.
Fig. b   asques operculés en cours d’ouverture
Fig. de droite ensemble de basides à différents stades de leur évolution sur la surface d’une lamelle.
 
 



ASCOMYCOTA
Les Ascomycota (ascomycètes) constituent un vaste embranchement (ou Division) des champignons (plus de 150 000 espèces !), caractérisés comme déjà dit plus haut, par des spores formées à l'intérieur d'asques.
Les Ascomycota colonisent tous les milieux ; ils sont saprophytes (Se dit des espèces qui croissent aux dépens de matières organiques (non vivantes) en décomposition), symbiotiques (Se dit d'espèces qui se prêtent mutuellement appui ; on dit aussi mycorhiziques quand les champignons vivent en symbiose sur les racines des arbres ou des herbes ; par exemple, certains bolets ne poussent que sous les pins, les oronges que sous les chênes, certains hygrophores que sous les hêtres, l’amanite vineuse (Amanita rubescens !) elle , accepte tous les arbres, etc …) ou parasites (Se dit des espèces qui croissent aux dépens d’autres espèces mortes ou vivantes; par exemple les Polypores, les Pholiotes, les Armillaires, etc …)
Parmi les ascomycètes, on trouve de nombreuses espèces utiles à l'Homme comme les levures utilisées en boulangerie, brasserie et vinification, des espèces bien connues des mycophiles et des mycologues amateurs comme les morilles, les pézizes, les truffes. Cette Division des FUNGI comporte également de nombreuses moisissures et des champignons occasionnant des maladies aux  plantes cultivées.
Classification
La classification des Ascomycota a été, et est toujours, l'objet de nombreuses révisions. Certaines classifications sont basées sur la morphologie de l'asque, d'autres sur celle de l'ascocarpe (organe sur, ou dans, lequel se forment les asques).
Je vous ferai part dans un prochain article de celle que j’utilise.
 
 
BASIDIOMYCOTA
 
Les Basidiomycota (basidiomycètes) constituent  également une importante  Division des champignons. Caractérisés par des spores formées à l'extrémité de cellules spécialisées, les basides, on trouve dans cette Division la plupart des espèces produisant des sporophores comestibles ou non, les Basidiomycota sont couramment appelés "champignons à chapeau". Ces champignons peuvent être classés sur des critères morphologiques (forme du pied et du chapeau, consistance de la chaire, couleur des spores), organoleptiques (odeur et saveur) et chimiques.
Classification
Je vous ferai part également dans un prochain article, de celle que j’utilise.

Ave  les Amycos !.
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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 20:01
 
Les bases de la classification !!!
 
La Mycologie est la science de l’étude des champignons. Cette étude scientifique doit passer par 3 stades :
  • La taxonomie.
  • La systématique.
  • La nomenclature.
 
La taxonomie est la science qui consiste à étudier un «être» vivant sans connaître précisément son nom, afin de pouvoir l’individualiser et ultérieurement, le reconnaître de manière fiable et répétitive. Le taxonomiste range les êtres qu’il étudie dan des tiroirs virtuels : les taxons.
Ces tiroirs virtuels peuvent en contenir d’autres et constituer un système  hiérarchisé un peu  identique à des poupées russes ! Cette hiérarchisation des taxons est la systématique. La taxonomie définit les limites des taxons ; la systématique les hiérarchise.
En ce qui concerne la nomenclature, elle a pour objet de donner un nom à chaque taxon. Le Code International de Nomenclature Botanique (ICBN) précise les règles de dénomination.

Pour les champignons, au niveau des mycophiles, le minimum consiste à donner un binôme latin qui précise le genre + un adjectif spécifique.

Exemple  Russula virescens (Russule verdoyante).

 
 
 
 

A propos de la désignation en latin , j’y suis tout à fait favorable bien que n’ayant pas étudié  cette langue dans mon cursus scolaire ! Il permet d’éviter tout malentendu lié aux désignations diverses et variées données d’un pays voire d’une région à une autre ! Exemple : Agaricus nivescens   (littéralement Agaric boule de neige) est aussi appelé Agaric des jachères, Rosé des prés, Paturon blanc, Boule de neige (nom donné également à Agaricus silvicola !! etc, etc.

Pour parler des mêmes choses, parlons latin !

 
Revenons à la classification;
Voici avec un exemple (Russula virescens) le système de classification actuellement en vigueur : ( sachant que la désignation n’est pas obligatoirement continue. )
 
TAXONS HIERARCHISES
Terminaisons latines
Exemple
Division
…mycota
BASIDIOMYCOTA
Subdivision
…mycotina
xxxxxxxxxxxxxxxxx
Classe
…mycetes
HOMOBASIDIOMYCETES
Sous-classe
…mycetideae
AGARICOMYCETIDEAE
Ordre
…ales
RUSSULALES
Sous-ordre
…ineae
xxxxxxxxxxxxxxxxx
Famille
…aceae
RUSSULACEAE
Sous-famille
…oideae
xxxxxxxxxxxxxxxxx
Tribu
…eae
xxxxxxxxxxxxxxxxx
Genre
xxx
RUSSULA
Sous-genre
xxx
xxxxxxxxxxxxxxxxx
Section
xxx
HETEROPHYLLAE
Sous-section
xxx
Virescentineae
Espèce
xxx
RUSSULA VIRESCENS
Sous-espèce
xxx
xxxxxxxxxxxxxxxxx
Variété
xxx
xxxxxxxxxxxxxxxxx
Forme
xxx
xxxxxxxxxxxxxxxxx
 
A partir de « Tribu », les choses ne sont pas toujours très nettes en raison des dénominations anciennes qui ne devraient plus être utilisées mais qui persistent néanmoins parce que délicat d’éliminer brutalement ! (sic mon professeur et Maître Daniel LEBORNE) . Par exemple dans les Russules beaucoup de sections ont une terminaison en « …eae » et toutes les sous-sections ont une terminaison en « …ineae » !!???......
 Allons c’est pas grave !!! Tout cela va s’arranger avec le temps !
 
Mais c’est bel et bien cette terminologie qu’il faut employer.
 
A bon entendeur salut ! non Ave !!!
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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 15:58
 
FUNGI (règne fongique)  ou LES CHAMPIGNONS
 
Les champignons font partie des Thallophytes c’est à dire que leur appareil végétatif le thalle, n’est pas différencié  comme pour les plantes supérieures, en racines, branches, feuilles, fleurs et ne comporte pas de vaisseaux ligneux.
Ils se distinguent des autres Thallophytes comme les algues marines par exemple, par l’absence de pigment spécial aux végétaux verts : la chlorophylle.
Par suite de cette absence de chlorophylle les champignons  ne peuvent assimiler directement le carbone minéral dont ils ont besoin et sont obligés de l’emprunter à des substances où il existe déjà à l’état combiné (hydrates de carbone ou glucide notamment).
Un champignon est généralement constitué d’un pied terminé par un chapeau dont la face inférieure est couverte de lames rayonnantes. Cet ensemble n’est en réalité qu’une partie du végétal  et n’est en fait, qu’un réceptacle fructifère (appelé sporophore) dont le rôle est de porter les organes reproducteurs (les spores) du champignon. Ce sporophore  a pris naissance sur un tissu filamenteux blanc et très fin : le mycélium!
Pour simplifier et imager, on peut dire que le sporophore, appareil reproducteur du champignon, est comparable aux fruits des plantes supérieures et que le mycélium représente alors le système végétatif (racines, branches, feuilles, fleurs).
 
Généralités relatives à la classification des champignons
 
5 grands groupes peuvent être distingués :
  • CHYTRIDIOMYCOTA 
  • Les GYMNOMYCOTA, anciennement dénommés MYXOMYCETES ont été sortis du règne FUNGI en 2000
  • ZYGOMYCOTA (anciennement dénommés PHYCOMYCETES)
  • GLOMEROMYCOTA  (Maj du 15/12/2009)
  • BASIDIOMYCOTA
  • ASCOMYCOTA

Le distinguo entre les groupes est effectué en fonction des propriétés et des diverses formes prises par l’appareil végétatif ; par exemple : chez les GYMNOMYCOTA (Myxomycètes), désormais hors du règne FUNGI, l’appareil végétatif est simplement constitué par un plasmode, substance mucilagineuse (liquide épais et visqueux) ; chez les ZYGOMYCOTA (Phycomycètes) comme pour les autres groupes, il n’y a pas de plasmode mais un mycélium qui se distingue chez les ZYGOMYCOTA par le fait que les filaments sont continus (pas de cloison transversale) alors que chez les Basidiomycota et les Ascomycota, les tubes mycéliens sont cloisonnés ( on dit septés !! d’où le nom d’ailleurs de Septomycètes) etc… etc …

 Les 2 premiers groupes ne renferment que des espèces de petite taille ou microscopiques. Le groupe des CHYTRIDIOMYCOTA ne comporte que des espèces aquatiques ; c’est lui qui a donné naissance aux ZYGO puis aux BASIDIO et aux ASCOMYCOTA. 
 
Séparés en
 1993 des Zygomycota ou ils étaient rangés dans l'ordre des Glomales, les Glomeromycota regroupent des champignons mycorhiziens dont  environ 150 espèces  ont été identifiées à ce jour.

Les 2 derniers, Basidiomycota et Ascomycota, sont de beaucoup les plus importants et renferment indépendamment d’un grand nombre d’espèces microscopiques, tous les champignons de grande taille. Ils ont le caractère commun de posséder un mycélium cloisonné mais diffèrent l’un de l’autre par le mode de reproduction ; les spores naissent au sommet d’organes appelés basides chez les Basidiomycota et à l’intérieur d’organes appelés asques chez les Ascomycota.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  Ave les Amycos !
 
 
 
 
 
 
 
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