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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 08:36



Un champignon peut être mortel même lorsqu'on ne le mange pas selon un cas rapporté dans la dernière édition de la revue médicale The Lancet. Un jardinier amateur a en effet succombé après avoir respiré les spores d’un champignon, Aspergillus fumigatus, alors qu’il retournait des feuilles mortes. Pour les experts, le cas est cependant trop rare pour justifier des précautions supplémentaires pour les jardiniers.

Lire l'article  paru sur le site d'Europe 1

http://www.europe1.fr/Info/Actualite-Internationale/Europe/Un-jardinier-mort-apres-avoir-respire-des-champignons/(gid)/143475



Ave les Amycos !!!

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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 19:49


Article paru dans le journal "LE MONDE" le 23 avril 2008


Les agrocarburants n'ont plus la cote !.

Lundi 21 avril, le président péruvien, Alan Garcia, les a accusés d'être à l'origine de la crise alimentaire actuelle. La ministre allemande de la coopération et du développement a appelé à suspendre la production de carburants à base de céréales jusqu'à la fin de cette crise. Et ils ont essuyé un feu nourri de critiques lors d'une réunion du Forum international de l'énergie, à Rome

Les agrocarburants - également appelés biocarburants - sont issus de la transformation de la biomasse, c'est-à-dire des matières organiques.


Les agrocarburants dits de première génération
 sont fabriqués à partir de matières végétales produites par l'agriculture (betterave, blé, maïs, colza, tournesol, canne à sucre) et entrent en concurrence avec des cultures alimentaires.

 

Les agrocarburants de deuxième génération  :

Les industriels du secteur se sont d'ores et déjà attelés à mettre au point la seconde génération d'agrocarburants, fondée sur la biomasse (l'ensemble des matières organiques) seront produits à partir de la cellulose et la lignigne contenues dans le bois ou dans les parties non comestibles des végétaux. Les microalgues ou l'exploitation biologique des déchets constituent d'autres pistes de recherches.et, promettent-ils, beaucoup plus vertueuse que la première. Le propos relève pour l'instant du pari. Si, partout dans le monde, des chercheurs planchent pour trouver la ressource et la technologie idéales, il faudra attendre une dizaine d'années avant de passer à la production en quantité industrielle de ce carburant du futur.

"Il reste encore beaucoup de questions à résoudre", insiste Dominique Dron, responsable de la nouvelle chaire de l'Ecole des mines consacrée aux nouvelles stratégies énergétiques. L'avenir des agrocarburants de deuxième génération dépend des réponses apportées à plusieurs de ces questions.


Le recours à la biomasse évite-t-il la concurrence avec les cultures à vocation alimentaire ?

C'est un des principaux arguments pour développer la seconde génération : utiliser la totalité de la plante - et non plus seulement la graine ou le tubercule - permet de valoriser la partie non comestible des cultures. L'absence de concurrence est encore plus évidente lorsque la biomasse provient du bois ou de ses résidus.

Plusieurs bémols doivent cependant être apportés. Le premier concerne la nécessaire préservation des sols. "Les stocks d'humus, qui jouent un grand rôle dans la fertilité des sols, dépendent des apports de résidus de cultures" , explique Cathy Neill, de l'Ecole normale supérieure. Agir sur la quantité d'humus n'est donc pas sans conséquences. D'autant, ajoute la chercheuse, qu'"on estime que l'humus a une capacité de stockage du carbone trois fois supérieure à celle des plantes terrestres". Deuxième limite : l'utilisation du bois ne doit pas conduire à la déforestation... sous peine d'accentuer le changement climatique.


Le rendement énergétique des agrocarburants de deuxième génération sera-t-il satisfaisant ?

"Pour l'instant, les rendements restent très bas" 
 constate Claude Roy, coordinateur interministériel pour la valorisation de la biomasse. Le processus de conversion des molécules cellulosiques qui composent la biomasse requiert des technologies complexes, qui devront encore beaucoup progresser pour offrir un vrai gain énergétique. La sophistication et le coût de ces technologies préoccupent la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced), qui craint que les pays du Sud ne puissent se les approprier.


L'impact sur l'environnement sera-t-il moindre, comparé à la première génération ?

 


La réponse à cette question dépend beaucoup de l'équation technologique précédente. Même si les promoteurs des agrocarburants de seconde génération soulignent, par exemple, qu'on n'utilise ni engrais ni pesticides pour faire pousser des arbres.

 

 

 

Il ne faut pas attendre du saut dans la seconde génération qu'il bouleverse la place des agrocarburants dans le classement des solutions alternatives aux énergies fossiles. Thomas Guillé, chercheur au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), a calculé que sur les 4 milliards de tonnes de résidus agricoles produits annuellement dans le monde, et compte tenu des différents usages, 300 millions de tonnes seulement pourraient être converties en énergie.

Un chiffre à comparer, même s'il ne tient pas compte de la filière bois, à la production mondiale d'énergie primaire actuelle, qui atteint 11 milliards de tonnes équivalent pétrole.


Laurence Caramel


Article paru dans le journall "LE MONDE" , édition du 23.04.08.




Ave les Amycos  !!!

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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 09:01


TERMITES ET CHAMPIGNONS :
UNE RELATION SYMBIOTIQUE VIEILLE DE 7 MILLIONS D'ANNEES !

Après la découverte d’Abel, de Toumaï (*)  et de milliers de fossiles de vertébrés, les sites à hominidés du Tchad ont livré un nouveau type de fossiles, vieux de 7 millions d’années : des fossiles de « meules à champignons » crées par des termites cultivateurs de champignons. On pensait que ces structures particulières, présentes dans certaines termitières actuelles, étaient non fossilisables.

Les chercheurs de la Mission Paléoanthropologique Franco-Tchadienne (MPFT) : Centre de géochimie de la surface (CNRS – Université Strasbourg 1), Laboratoire de géobiologie, biochronologie et paléontologie humaine (CNRS – Université de Poitiers) et Département de paléontologie de l’Université de N’Djaména (Tchad),  apportent ainsi la plus ancienne preuve d'une relation symbiotique  entre termites et champignons. Ces travaux, publiés dans la revue Naturwissenschaften de décembre 2007, complètent nos connaissances de l’environnement naturel dans lequel évoluait Toumaï, le plus ancien représentant actuellement connu du rameau humain.

 

(*)  Rappelons  qu'après Lucy, notre grand-mère à tous, il y a eu Toumaï.
Son crâne fossilisé complet, vieux de plus de 6 millions d'années, a fait la une des médias du monde entier.  Le nom scientifique de ce nouveau candidat au titre de plus vieil ancêtre de l'homme  qui a été donné à cette nouvelle espèce est Sahelanthropus tchadensis, en référence à ces hominidés qui vivaient, 3 millions d'années avant Lucy, dans le désert du Tchad, à 2 500 km à l'ouest de la vallée du Rift, considérée jusqu'alors comme le berceau de l'humanité.
Rappelons que le papa scientifique de Toumaï est un Français : Michel Brunet.

 

http://www-ulp.u-strasbg.fr/docs/pdf/2006/12/856-presse.pdf


Ave les Amycos !!!

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 18:30
Miser sur les champignons filamenteux pour produire les biocarburants de demain

 


Raréfaction du carbone fossile, hausse des prix du pétrole et raréfaction du carbone fossile, hausse des prix du pétrole et augmentation des gaz à effet de serre relancent le développement des biocarburants. Mais les filières de production actuelles à partir de colza (biodiesel), blé ou betterave (ETBE) ne constituent pas des solutions viables à terme : trop d'hectares seraient nécessaires pour satisfaire la demande future. Les biocarburants de demain devront utiliser des ressources plus abondantes et qui n'entrent pas en compétition avec l'alimentation humaine telles que pailles résidus de récolte, bois, déchets verts urbains. Le constituant essentiel en est la lignocellulose qu'on ne sait pas transformer aujourd'hui de façon rentable en éthanol biocarburant. Des chercheurs de l'Inra à Marseille étudient la transformation de ces lignocelluloses par les enzymes de champignons filamenteux pour lever les verrous scientifiques et technologiques nécessaires au développement de cette filière d'avenir.

 

L'éthanol biocarburant répond à une nécessité pour l'économie et pour l'environnement

Le bioéthanol permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre, en particulier le CO2, de 60 à 80 % par rapport aux émissions à partir d'essences. Les directives européennes souhaitent un ajout de biocarburant (éthanol ou éthanol transformé en ETBE) dans l'essence sans plomb de 5,75 en 2010. Or, les volumes à produire pour remplir cet objectif imposent de diversifier les matières premières végétales utilisées.

Les verrous scientifiques et technologiques d'une filière de production

La lignocellulose est la matière première végétale la plus abondante. D'un point de vue chimique, les celluloses sont des réseaux de chaînes (polymères) formées de maillons élémentaires : des sucres. Elles sont associées aux lignines, hétéropolymères de composés phénoliques. Pour transformer la cellulose en éthanol, il faut donc d'abord la séparer de la lignine. L'étape suivante consiste à la transformer en sucres par une hydrolyse qui coupe les chaînes en maillons élémentaires. Les sucres ainsi obtenus sont alors transformés en alcool par fermentation.

 Pour hydrolyser la cellulose, on utilise des enzymes de champignons : par exemple, la paille de blé est pré-fractionnée à l'acide, puis les enzymes de champignon transforment la paille en sucre, le verrou de cette transformation réside dans l'utilisation d'enzymes performantes de dégradation de la lignine. Cette voie biologique permet d'agir de manière hautement spécifique et n'engendre aucun sous-produit. Cependant la transformation de la lignocellulose pèse pour moitié dans le coût du bioéthanol ainsi produit. Améliorer la transformation et réduire son coût est donc un enjeu de recherche important : la diversité biologique des champignons et de leurs enzymes fournit un atout essentiel pour y parvenir.
Pour convertir les sucres en alcool, on recourt à une fermentation réalisée par des levures. Mais actuellement les pentoses, sucres formés à partir de 5 atomes de carbone, sont mal valorisés : ceci est également une question de recherche
.

Du modelage des génomes des champignons filamenteux aux essais moteurs : le programme intégré européen Nile

Le projet européen Nile (new improvements for lignicellulosic ethanol), coordonné par l'Institut français du pétrole, réunit 12 pays européens et associe 5 centres de recherche, 6 universités et 8 industriels à l'expertise et aux expériences complémentaires, couvrant toute la chaîne de production et d'utilisation du bioéthanol, jusqu'au producteur automobile. Doté d'un budget global de 12,8 millions d'euros, il va permettre de développer, d'étudier et d'évaluer de nouvelles technologies en vue de la transformation efficace de lignocellulose en bioéthanol par hydrolyse fongique et fermentation. Ces technologies seront validées dans une usine pilote unique et entièrement intégrée afin d'obtenir des données fiables pour les évaluations socio-économiques et environnementales globales, et pour la conception d'une future unité de démonstration. 

L’Inra pilote le sous-projet relatif à l’hydrolyse enzymatique avec pour principal objectif de diminuer les coûts de cette transformation. Dans ce cadre, l'unité mixte de recherche Inra-universités Aix-Marseille I et II "Biotechnologie des champignon filamenteux" de Marseille coordonne trois actions :

  • le criblage fonctionnel à haut débit des ressources génétiques du Centre français des ressources fongiques de l'UMR et l'amélioration par évolution dirigée des enzymes fongiques ciblées ;
  • le modelage du génome de Trichoderma reesei par l'incorporation d'enzymes auxiliaires de champignons Basidiomycètes. Et également, la construction de nanosomes (complexes plurienzymatiques) et d'enzymes chimériques (qui associent les propriétés de plusieurs enzymes) ;
  • la maîtrise et la conduite de bioréacteurs à haute densité fongique en liaison avec l'étude de secretomes des lignées de champignon sélectionnées.

 

 

 

 

Rédaction :  Mission communication
Contact scientifique :  Marcel Asther, marcel.asther@esil.univ-mrs.fr
Unité :  Unité Inra-universités Aix-Marseille I et II "Biotechnologie des champignon filamenteux", centre d'Avignon, http://compact.jouy.inra.fr/compact/CONSULTER/INTER/ externe/unites/ecrans/1163
Département :  Caractérisation et élaboration des produits issus de l'agriculture - http://compact.jouy.inra.fr/compact/CONSULTER/INTER/ externe/departements/ecrans/52
Date de création : 23 Mars 2006
Date de dernière mise à jour : 12 Septembre 2007







Ave les Amycos !!!
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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 10:32
La biodiversité des champignons filamenteux artisans de la chimie verte !

Améliorer le rendement énergétique et la qualité du papier, synthétiser à partir de produits végétaux des arômes alimentaires ou de nouveaux agents de texture, mettre au point de nouvelles filières de production de biocarburant… Toutes ces applications industrielles ont un point commun : elles font appel à l'activité biologique de champignons (dégradation et/ou fonctionalisation enzymatique) impliqués dans la transformation des parois végétales. Ces champignons responsables à l'état naturel de la dégradation du bois présentent, selon les régions du monde, une grande diversité biologique et renferment ainsi un potentiel très riche d'applications industrielles. Pour cela, l'Inra cherche à mieux connaître leur biologie et leur activité en relation avec les connaissances sur l'organisation des parois végétales.

 

Un gisement de bioproduits et de biotransformations


La Chine et la France possèdent un des plus grands réservoirs de biodiversité grâce à leurs forêts tropicales de Hainan, de Guangxi et de Guyane. Près de 75000 espèces de champignons filamenteux sont décrites à ce jour, mais elles pourraient être mille fois plus nombreuses. Les champignons de transformation du bois dans ces zone tropicale permettent une dégradation 5 à 10 fois plus efficace que ceux des zones tempérées. Ces champignons pourraient être employés pour nombre d'applications industrielles dans des domaines aussi variés que l'agroalimentaire, la papeterie ou les biocarburants.

Ils peuvent par exemple être utilisés pour produire des gels texturants végétaux, aptes à se substituer à la gélatine animale, ou de la vanilline biotechnologique. Ainsi, Pycnoporus cinnabarinus est une pourriture blanche du bois qui présente des voies métaboliques clés pour la production d'arômes ou d'antioxydants. Ce champignon a été retenu comme modèle de laboratoire par l'Inra de Marseille. 

L'unité Inra-universités Marseille I et II "Biotechnologie des champignon filamenteux" étudie l'intérêt des enzymes, par exemple la laccase, metalloenzyme "bleue", qui peut être produite à partir de différents champignons. Il a été montré que le papier produit à l'aide de laccase permettait 30 % de gain d'énergie, utilisait 50 % de produits chimiques en moins, et présentait plus grande résistance à la déchirure.

Trichoderma reesi est un champignon isolé pendant la guerre du Vietnam où il dégradait les uniformes des soldats. Il est actuellement utilisé industriellement pour produire du sucre dans la filière bioéthanol. Le laboratoire l'utilise comme
modèle industriel pour rentabiliser cette transformation.

Les recherches vont de l'inventaire et de la caractérisation de la diversité des gènes de champignons filamenteux et de leurs fonctions (biodiversité fonctionnelle) à la mise au point d'enzymes ou de nanosomes (complexes de plusieurs enzymes) pour étudier leurs propriétés et les mettre à disposition de filières industrielles.

 
 

Pycnoporus cinnabarinus


Rédaction :  Mission communication
Contact scientifique :  Marcel Asther, marcel.asther@esil.univ-mrs.fr
Unité :  Unité Inra-universités Aix-Marseille I et II - "Biotechnologie des champignon filamenteux", centre d'Avignon http://compact.jouy.inra.fr/compact/CONSULTER/INTER/ externe/unites/ecrans/1163
Département :  Caractérisation et élaboration des produits issus de l'agriculture et Microbiologie et chaîne alimentaire
Date de création : 23 Mars 2006
Date de dernière mise à jour : 27 Avril 2007



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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 18:20

 


Une méthode biologique de dégradation de bois a été développée par un groupe de chercheurs, universitaires et industriels, dans le but de produire du bioéthanol.

Le bois est constitué principalement de lignine et de cellulose. Pour produire du bioéthanol à partir de bois, il faut tout d'abord séparer la cellulose, riche en glucose, de la lignine afin d'en extraire le sucre et le fermenter.


Les procédés actuels de dégradation consistent à broyer mécaniquement les débris de bois, ce qui est très coûteux en énergie. La méthode biologique exploite la propriété lignivore de la pourriture blanche, espèce fongique issue de nombreuses variétés autochtones de champignons.
 La lignine étant détruite, l'extraction du glucose contenue dans la cellulose est facilitée. L'irradiation des matériaux par micro-ondes permet d'accélérer la dégradation.
 Ce procédé nécessite au final 10 fois moins d'énergie que les techniques mécaniques.


Cette méthode a été développée dans le cadre d'un projet financé par la NEDO (New Energy and Industrial Technology Development Organization).

L'utilisation de biomasse non-alimentaire tels que les résidus de coupe ou le bois de sciage est un enjeu majeur pour le Japon qui est loin de survenir à ses besoins en bioéthanol.


L'équipe souhaite commercialiser cette méthode d'ici 3 à 5 ans, une fois la culture des champignons optimisée.


Info extraite du
Bulletin Electronique Japon numéro 442 (14/05/2007) - Ambassade de France au Japon / ADIT -
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/42788.htm


 Ave les Amycos

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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 19:21


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 CUEILLETTE DES CHAMPIGNONS ET REGLEMENTATION





 Qu’en est-il de la cueillette des champignons sur les propriétés privées ?
 
Chaque année surtout entre août et octobre, certaines propriétés privées sont littéralement envahies par une race de cueilleurs de champignons qui considèrent,  que, tout ce que la nature produit dans la campagne appartient à tout le monde. 
Les champignons ne sont pas des biens publics ; ils appartiennent au propriétaire du terrain sur lequel ils poussent. La coutume tolère néanmoins le ramassage des champignons, dans la mesure ou la cueillette reste quantitativement modeste et n'est pas destinée au commerce.
 
Que dit le Code Forestier ?
 
Article 331-2 : ...Tout enlèvement non autorisé de champignons, glands, faînes et autres fruits et semences des bois et forêts est puni d'une amende...
Article 331-5 : Dans le cas d'enlèvement frauduleux de bois et d'autres produits des forêts, il y a toujours lieu, outre les amendes, à la restitution des objets enlevés ou de leur valeur et, de plus, selon les circonstances, à des dommages-intérêts.
 
Que dit le Code Civil ?
 
Article 546 : ...La propriété d'une chose... donne droit sur tout ce qu'elle produit...
Article 547 : ... les fruits naturels ou industriels de la terre... appartiennent au propriétaire par droit d'accession... 
Article 583 :  Les fruits naturels sont ceux qui sont le produit spontané de la terre...
 
Que dit le Code Rural ?
 
Pour mémoire, un certain nombre d’articles (L-211, L-212  L-213 …etc …) abordent les problèmes sous l'angle de la santé publique vétérinaire,  de la protection des végétaux   et de la préservation et la surveillance du patrimoine biologique.
 
Que dit le Code Pénal ?
 
Il traite du vol et des sanctions encourues : 
Article 311-1 : le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d'autrui.
Article 311-3 : le vol est puni de trois ans d'emprisonnement d'une amende (de 40 000 € à 50 000 €).
Article R635-1 : le sixième alinéa de cet article prévoit entre autre la confiscation de la chose volée.
 
Il faut avoir en mémoire que :
  • Les champignons sont les fruits du sol, et qu’ils appartiennent au propriétaire du sol.
  • Le propriétaire n'a nul besoin de clôturer son terrain, ni d'afficher quelque interdiction que ce soit pour conserver l’entière propriété des fruits de son sol,
  • Le propriétaire dispose librement des champignons issus du sol et peut en interdire ou en  réglementer le ramassage au public .
 
 
 
A bon entendeur …. Ave les Amycos
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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 15:06



 Les champignons de Paris  meilleurs pour la santé que  maitake et autres matsutake  plus chers  mais réputés pour  leur pouvoir de chasser les radicaux libres !

Lire l'article  :

http://www.informationhospitaliere.com/voirDepeche.php?id=11076





Ave les Amycos  !




NDLR  : Alain , mange beaucoup d'Agaricus bisporus ! C'est bon pour ta santé  ......
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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 12:00

 

France 2  (
www.france2.fr) a fait  un très grand plaisir aux membres du Cercle Mycologique de Marcoussis et Environs (CMME) en venant  tourner  quelques séquences  sur ses activités , pour les diffuser  dans l'émission 
"Envoyé spécial" (http://envoye-special.france2.fr/)
 

L'émission diffusée le 22 novembre 2007 comportait entre autres, un reportage  de 30 minutes environ sur les champignons; l'extrait qui concerne le CMME et auquel vous pouvez accèder ci-dessous, dure  un peu  moins de 4 minutes,  et  cloturait le reportage.

Les séquences concernant le CMME  ont été tournées  lors de notre voyage annuel dans le Morvan (voir compte rendu sur notre modeste site (
www.cmme.thurion.fr)  et la veille au soir  de notre exposition mycologique à Marcoussis (voir quelques images  dans l'article intitulé "Une bien belle exposition !")

Nous félicitons France2  pour ce reportage  et remercions tout particulièrement l'équipe de tournage d'Envoyé spécial, pour sa gentillesse et sa discrètion.

Bonne vidéo !!!

  Ave les Amycos !!!


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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 18:08

RECOLTE ET PREPARATION DES CHAMPIGNONS
 
Matériel à prévoir pour la récolte : Un panier à fond plat, un bon couteau, un bâton, si possible une loupe grossissement x10 à x15,    et facultativement un GPS pour ceux qui perdent le nord en forêt !!!
 pannier.JPG
La récolte des champignons doit être faite avec soin et précautions afin de les rapporter à la maison dans le meilleur état possible. Le mieux est d’utiliser un grand récipient rigide (un panier à fond plat en osier ou en bois convient parfaitement). Il faut vivement déconseiller l’emploi de sacs plastique dans lesquels les champignons vont être tassés et subir en particulier aux heures chaudes de la journée, un début de fermentation qui va développer des substances toxiques aminées (ptomaïnes). Des champignons parfaitement comestibles  vont ainsi  à cause de cela, devenir dangereux et provoquer des empoisonnements en apparence inexplicables.
Sachant également que les spores des champignons toxiques ont un pouvoir toxiques et que les spores des champignons mortels ont un pouvoir mortel, li faut impérativement dans votre panier, séparer les champignons comestibles des non comestibles. Utilisez des boites en plastique pour trier et ranger les petits spécimen ou les spécimen fragiles. Disposez tout cela avec soin dans votre panier.
Les exemplaires que vous allez par ailleurs rapporter pour identification devraient bénéficier d’un traitement particulier ! : Un panier spécial avec compartiments ou boites plastique dans lesquels vous regrouperez par espèce deux ou trois exemplaires à différents stades de maturité si possible. Pour faciliter l’identification ultérieure, prenez aussi toujours si possible, quelques notes sur l’environnement (lieu, arbres à proximité, nature du sol, etc)
 
Cueillez correctement !
Ramassez de préférence des exemplaires jeunes dont les qualités gastronomiques sont supérieures aux exemplaires âgés. Attention !!! les exemplaires jeunes sont un peu plus difficiles à identifier que les exemplaires plus âgés !
Ne ramassez que des exemplaires en bon état dans des lieux non pollués !!
Dans tous les cas, prélevez les champignons dans leur intégralité à l’aide d’un couteau en déterrant avec soin la base du pied qui comporte fréquemment des éléments importants pour l’identification. Evitez également de trop les manipuler au risque de faire disparaître des caractères morphologiques indispensables à leur identification.
Sur le terrain, débarrassez vos champignons de la terre et des débris végétaux divers, après examen soigné de la base du pied, procédez si nécessaire à son élimination. Ce nettoyage sommaire en forêt vous évitera de souiller votre récolte.
 
 
Nettoyez correctement
De retour à la maison, examinez avec soin les champignons identifiés comme comestibles et terminez le nettoyage. Eliminez les parties rongées ou entamées par vers et limaces. Otez la peau des chapeaux des espèces visqueuses ou squameuses. Pour les Bolets, éliminez les tubes (le foin) lorsqu’ils sont ramollis ou spongieux.
Eliminez le bout ou la totalité du pied ; le bout seulement s’il est charnu ; la totalité s’il est fibreux. Procédez ensuite au lavage ! Attention, ne jamais faire subir à vos champignons un lavage prolongé ; rincez les simplement deux ou trois fois a l’eau fraîche. Chaque fois que cela sera possible, contentez vous de les nettoyer avec un chiffon humide puis de les sécher avec du papier  absorbant essuie tout.
 
Cuisez correctement
Ne consommez que les espèces que vous connaissez parfaitement ! ou que vous aurez faites identifier par un Mycologue ou un Pharmacien.
Ne vous fiez surtout pas aux vielles recettes pour déterminer la comestibilité (changement de couleur de la chair, le noircissement ou non de la cuillère d’argent dans la poêle, mangé ou nom par les limaces, etc, etc). Seule la détermination précise de l’espèce peut vous permettre d’apprécier la comestibilité 
 
A part une ou deux espèces comestibles qui peuvent être consommées crues, toutes les autres doivent impérativement subir une cuisson prolongée sans couvercle !
Cette façon de cuire qui exclut par conséquent la cuisson au grill, vaut particulièrement pour les morilles, l’amanite rougissante (golmotte), l’amanite vaginée, quelques bolets, etc, particulièrement toxiques consommés crus ou insuffisamment cuits. Elle a par ailleurs aussi l’avantage de détruire le fameux  parasite   responsable de l’échinococcose transmis par les déjections de renard.
 
En ce qui me concerne (ou plus exactement en ce qui concerne Michèle mon épouse !!! …..), la cuisson à la poêle est faite en 2 temps :
 
1 – une première cuisson à feu doux ou moyen dans une poêle non couverte, sans matière grasse (ou juste un peu d’huile pour éviter que ça attache !) et sans assaisonnement. Au bout de 25 à 30 minutes quand les champignons ont perdu leur eau, procédez à la seconde cuisson
2 – La seconde cuisson consiste à faire sauter les champignons qui ont perdu leur eau. Jetez les alors dans une poêle très chaude contenant de la matière grasse (huile d’olive ou mélange d’huile d’olive et de beurre par exemple ou bien encore graisse de canard ! tout est possible !!!). Salez, poivrez. Lorsque les champignons sont dorés et croustillants, éliminez la matière grasse en excédent, et ajoutez un hachis d’ail et de persil.
 
Il n’y a plus qu’à déguster et à savourer !!!
 
Derniers conseils
 
Les champignons sont par nature difficiles à digérer ; ils ne conviennent pas aux sujets à l’estomac fragile ! Leur degré de tolérance  peut varier d’un sujet à un autre et varier d’une époque à une autre pour un même sujet.
Ils ont par ailleurs la faculté d’accumuler certains polluants comme les métaux lourds, la radioactivité, etc
Il faut par conséquent les consommer avec modération c'est-à-dire par petites quantités et à fréquence raisonnable ; les préférer en accompagnement ou en condiment ou encore pour parfumer une sauce, plutôt qu’en guise de plat !!!
 
Dans un prochain article je vous communiquerai un certain nombre de recettes spécifiques !!!
 
Ave les Amycophages !!!
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