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Archives D'une Année !

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 18:04

Paul KEIRN est un bogueur passionné de nature !

 

J'ai fait sa connaissance par le biais de son blog   http://paul-keirn.over-blog.com/

 

Il  a récemment  écrit 3 articles excellents  sur les morilles ! 

                              Morchella-rotunda.jpg

 Si vous voulez savoir  ou elles poussent , quels sont leurs habitats, à quelles plantes elles sont associées, il faut absolument aller  lire  ces articles !

   

1 - http://paul-keirn.over-blog.com/article-ou-trouver-les-morilles-habitats-et-associations-de-plantes-48708485.html

 

2 - http://paul-keirn.over-blog.com/article-ou-trouver-des-morilles-la-ou-il-y-a-du-sucre-1ere-cueillette-48922484.html

 

 

 

 Et si vous voulez  avoir des informations  sur la  culture de ces champignons merveilleux  n'hésitez pas à cliquer sur :

 

3 - http://paul-keirn.over-blog.com/article-cultiver-des-morilles-une-tres-longue-histoire-49840853.html

 

 

 

 

Bonne lecture et bonne chasse aux morilles !!!

 

 

Merci  à Paul KEIRN pour cet excellent  travail de synthèse .

 

 

Ave les Amycos !!!

 



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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 10:00


A propos des Morilles 


Point de vue des auteurs mycologues de Franche-Comté :

  "Les mycologues s'interrogent encore sur l'existence de plusieurs espèces dans le genre Morchella.
 Nombreux sont ceux qui considèrent qu'il n'existe que 4 ou 5 espèces distinctes (voire moins !), et un nombre très important de formes écologiques (c'est-à-dire dont l'aspect est conditionné par l'habitat, le climat, etc.). On peut tout de même délimiter assez nettement deux "groupes" de Morilles : le groupe "esculenta" et le groupe "elata
" "




 

1. Groupe de Morchella esculenta L.:Fr.: Chapeau arrondi ou ovoïde, à alvéoles non alignées. Vallécule subnulle ou nulle (vallécule = petit espace circulaire séparant le pied des alvéoles chez les morilles) .  












Morchella esculenta var. vulgaris           et                                 Morchella  rotunda




2. Groupe de Morchella elata Fr.:Fr. (= M. conica) : Chapeau plutôt allongé, à alvéoles également allongées, assez souvent régulières et/ou alignées. Vallécule présente. 








 




                    Morchella elata                    et                    Morchella elata var. costata



Deux Morilles méritent encore d'être élevées au rang d'espèces : la Morille des jardins (Morchella hortensis Boud.) photo ci contre, à tête brun-noir, à alvéoles "frisées", et qui vient dans les jardins ou sur les détritus et les tas d'ordures ; la Morille des dunes (Morchella dunensis (Boud.) Clowez) pas de photo !!!, de petite taille, à tête ochracé pâle, à alvéoles également "frisées", et qui vient en bordure de mer, dans les dunes humides calcaires, mais également sur terrain sablonneux plus à l'intérieur des terres.


Un peu dommage - à notre modeste avis - que les caractéristiques des stipes, parfois particulières, soient passées sous silence.


NB. En ce qui concerne la détermination d'une morille , une coupe délicate effectuée sur toute la hauteur apporte des éléments d'identification non négligeables (par ex. : la vallécule sépare ou non le stipe du chapeau).










Ave les Amycos !!!








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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 15:48

COMPLEMENTS AUX ELEMENTS DE BASE POUR UNE IDENTIFICATION VISUELLE
DES CHAMPIGNONS
 
 
Sans parler des examens microscopiques des spores ou des tissus cellulaires, nécessaires pour la différentiation et l’identification de certaines espèces, l’utilisation de réactifs chimiques est un moyen complémentaire aisé à mettre en œuvre pour une identification « visuelle macroscopique ».
 
Si l’utilisation de produits réactifs n’est qu’utile pour orienter ou confirmer un diagnostic d’identification, elle est quasiment indispensable lorsqu’on se penche sur les Russules !
 
 Parmi les réactifs que j’utilise, le plus connu est le sulfate de fer surtout employé lors de la détermination des russules, chez lesquelles il provoque des réactions variées ; par exemple chez Russula nigricans (ci dessous), la chair vire assez lentement au vert sombre suite à l'application du réactif.
 russulanigricans--yd-.jpg
 
   

Chez Russula vesca (à gauche)  et virescens (à droite, toutes deux bons comestibles ! la chair vire au rose orangé (presque saumon !!).







Le phénol provoque, l'apparition d'une coloration rouge vineux sur le pied d'Amanita crocea.
 amanita-crocea--yd-.jpg



 La soude provoque l’apparition d’une coloration noire sur le pied de Cortinarius semisanguineus.
 
 Cortinarius--semisanguineus.jpg
 
 La teinture de Gaïac provoque, par exemple, l'apparition d'une coloration bleue intense et rapide sur le pied de Russula ochroleuca (ci-dessous à gauche) Ce réactif permet notamment, en cas de doute (absence de l'odeur de farine ou pour jeunes exemplaires à lames encore blanches), de séparer le bon petit comestible Clitopilus prunulus (ci-dessous à droite), réaction nulle, des clitocybes toxiques (réaction bleu intense).
 
 russula-ochroleuca.jpgClitopilus-prunulus-mgw-.jpg
 
 
 
 
 
 
 Il en existe beaucoup d’autres (Formol, alcool à 90°, phénol, teinture d’iode, ammoniaque, etc) que je n’ai personnellement jamais utilisés et dont je ne parlerai donc pas.
 
 
 
 
Vous trouverez ci après un exemple de fiche que j’ai créée pour synthétiser le résultat de mes observations  et que j’utilise lors de mes tentatives d’identification.
 
 
FICHE DE DESCRIPTION
Repère du taxon
 
Lieu de la récolte
 
date
 
RENSEIGNEMENTS ECOLOGIQUES
 
Notes sur biotope
Substrat, arbres, phanérogame, mousses, herbes, etc …
 
 
Schéma(s) silhouette
 
 
DESCRIPTION DU CHAPEAU
DESCRIPTION DE LHYMENOPHORE(LAMES ou PORES)
 
Forme chapeau
(vue de dessus)
 
Circulaire
Flabelliforme,
Spatuliforme,
Réniforme
 
 
Vue de dessous
Lames : simples – inégales – avec lamellules – fourchues – interveinées – anastomosées – plisciformes.
Pores : ronds- anguleux – irréguliers – dédaléens.
 
 
 
Forme chapeau
 (vue de profil)
aplati
plan convexe
convexe
hémisphérique
parabolique
campanulé
conique
tronqué
obtus
 
aigu
concave
déprimé
infundibuliforme
ombiliqué
Mamelonné
papillé
mucroné
Densité des lames
 très serrées – serrées – espacées – très espacées.
 
 
     Forme
(coupe profil)
 
 
Tubes Aiguillons Lames : étroites- horizontales – ventrues – arquées – triangulaires – sinuées.
 
Marge vue de profil
 
 
droite – incurvée – enroulée – révolutée - excédente
 
Insertion de l’hyménophore
(coupe profil)
adné – sublibre – libre – collarié – emarginé – émarginé & décurrent par une dent – décurrent en filet – décurrent – transveiné.
 
Marge vue de dessus
flexueuse – lobée – fimbriée – pectinée -appendiculée – lisse – striée – cannelée -
 
Couleur
 
 
Etat de surface (aspect)
écailleuse – mèchuleuse – strigueuse – hérissée – fibrilleuse – veinée ridée – rimeuse – floconneuse – scrobiculée - granuleuse
 
Arête des lames
 
régulière – ondulée – crénelée – serrulée – érodée – bordée discolore.
Couleur
 
Maturation
régulière – irrégulière - centripète
Densité
 
Couleur sporée
 
Ornementation(s)
 
 
Taille
diamètre :
DESCRIPTION DU STIPE
DESCRIPTION DE LA CHAIR
 
Insertion
 
Central-Excentré-Latéral
Densité – Epaisseur(s)
 
Taille
hauteur :
Couleur
 
 
Forme générale
cylindrique – atténué – élargi – clavé – ventru – obèse - fusiforme
Changement couleur
 
Forme de la base
Avec rhizomorphes – radicant – bulbilleux - à bulbe marginé
Odeur
 
Saveur
 
Section longitudinale
fibreux – farci – fistuleux – creux - caverneux
 
 
Ornementation(s)
rayé- chiné – scrobiculé- à base strigueuse – raboteux scabre - réticulé
Présence-Absence de voile partiel
 
Anneau : descendant supère – double denté – ascendant infère – mixte – coulissant - Cortine – Armille
Epaisseur & couleur
 
Présence-Absence de voile général
 
volve en sac – subnulle – hémisphérique circoncise – floconneuse – à limbe interne
AT mai 2006
 
 
Faites bon usage de ces infos !!
 
 
Ave les Myco !!!
 
 
 
 
Crédit photos.
Russula nigricans : Yves DENEYER
Amanita crocea: Yves DENEYER
Russula vesca : JJ. WUILBAUT du Cercle de Mycologie de Mons
Russula virescens : JJ. WUILBAUT du Cercle de Mycologie de Mons
Cortinarius semisanguineus : Marek SNOWARSKI
Clitopilus prunulus : Michael WOOD
Amanita crocea :Yves DENEYER
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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 17:35
 
ELEMENTS DE BASE POUR UNE IDENTIFICATION VISUELLE DES CHAMPIGNONS
 
(EXAMENS MACROSCOPIQUES)
 
Déterminer, identifier, reconnaître un champignon ! Nommer une espèce ! Qu’y a-t-il de plus agréable, qu’y  a-t-il de plus satisfaisant pour un mycophile ?!!!
« Et ça qu’est ce que c’est ? Est-ce que ça se mange ? »  Pouvoir répondre à cette question bien connue ;  n’est-ce pas là encore source de satisfaction pour un mycophage ?
Certainement   oui à toutes ces interrogations ! Mais attention ! La détermination des champignons n’est pas chose facile ! Et pour les mycophages, elle ne peut et ne doit se faire qu’avec le concours et la présence sur place  d’un mycologue confirmé !!!
 
Dans les lignes qui suivent, je vais tenter de vous faire partager ma modeste expérience.
 
En préambule je voudrais attirer l’attention des mycophiles mycophages débutants sur les phases rencontrées au cours de leur vie de cueilleurs de champignons.
 
1- Dans un premier temps, le mycophile est d’une extrême prudence, il ne va rien ramasser pour sa consommation par crainte de s’empoisonner, qu’il n’ait fait   vérifier et revérifier par un Pharmacien ou mieux par un mycologue !
2- Dans un deuxième temps, l’expérience et l’habitude aidant, il sera moins vigilant, moins prudent, il prend de l’assurance !!!! Et c’est au cours de cette phase que les accidents arrivent !!! (J’en ai fait la triste expérience !!!)
3- Dans un troisième temps, nanti de cette expérience, il fait de nouveau preuve d’une extrême prudence, d’une grande sagesse et s’achemine doucement vers la mycologie.
 
 
L’identification doit procéder avec méthode et rigueur ; elle passe notamment et obligatoirement par :
 
1 - La prise en compte de l’environnement du champignon à identifier.
2 - L’examen attentif des caractères morphologiques macroscopiques du champignon à identifier.
3 – La possession et la lecture de quelques ouvrages * .
 
 
 
Prise en compte DE L’ENVIRONNEMENT
 
Il est important de noter avec le plus de rigueur possible  un certain nombre d’informations relatives à l’environnement du champignon à identifier.
 
  • A-t-il été trouvé dans une prairie ?, une forêt ? Poussait-il sur la terre ? sur du bois mort ? ou du bois vivant ?, sur des feuilles ?, sur des excréments ? etc … 
 Ex. : Tremella mesenterica (Tremelle mésentérique) ne pousse que sur du bois mort de feuillus ; Fomitopsis pinicola  vient  essentiellement  sur conifères ; Coprinus friesii (Coprin de Fries) croit sur des chaumes fanés de graminées ; Coprinus miser (Coprin misérable) pousse sur les bouses et les crottins ; etc
 
 
La connaissance de la nature du sol est aussi un élément de détermination important !
  • A-t-il été ramassé sur un sol acide ? , calcaire ? Sur un terrain  humide ? , sec ?, sablonneux ?, argileux ?
Ex. : Coprinus cortinatus (Coprin cortiné) pousse à terre sur sol calcaire ; Amanita dunensis (Amanite des dunes) comme son nom l’indique croit exclusivement dans le sable des dunes.
 
  • Poussait il en zone ombragée ?, en plein soleil ?
 
A-t-il été cueilli en plaine ? en montagne ? à quelle altitude !!
Ex : Tricholoma pardinium (tricholome tigré) mortel !!! pousse essentiellement en zone montagneuse au dessus de 500m !
  
En forêt, noter impérativement la  nature des essences environnantes ; pour les  feuillus : bouleaux, chênes, hêtres, charmes, peupliers, saules, chataîgniers, etc , pour les résineux : sapins, pins, cèdres, mélèzes, épiceas, etc ...
 
 Certaines espèces de champignons et certains arbres se prêtent mutuellement appui ; on parle alors d’espèces  mycorhiziques quand les champignons vivent en symbiose sur les racines des arbres ou des herbes ; par exemple, certains bolets ne poussent que sous les pins comme Boletus pinophilus (Cèpe des pins) quasiment toujours associé aux pins sylvestres ; d’autres comme Boletus betulicola (Cèpe des bouleaux) ne sont associés qu’aux bouleaux !  Les oronges  (Amanite des Césars) ne poussent que sous les chênes ou les châtaigniers, certains hygrophores comme Hygrophorus fagi (Hygrophore du hêtre) ne croissent que sous les hêtres, Hygrophorus queletii (hygrophore de Quelet) ne croit que sous les mélèzes ! Amanita virescens (Amanite vineuse ou Golmotte)  elle , accepte tous les arbres feuillus ou résineux, etc …
 
Noter l’époque (printemps, été, automne, début d'hiver), a aussi son importance ; par exemple certaines espèces comme Tricholoma georgii (Tricholome de la St. George)  et les morilles ne poussent qu’au printemps ! Sauf dérèglement climatique vous n’avez aucune chance de les rencontrer au mois de septembre !
 
 
Examen macroscopique des caractères morphologiques
 
L’examen  visuel macroscopique nécessite un examen rigoureux et détaillé du champignon sous toutes ses coutures.
 
Chronologie et nature des examens à pratiquer:
 
1 – Examiner l’allure générale du champignon ; 
A-t-il une silhouette classique (Chapeau et pied) ou une silhouette particulière ? (Le cas des champignons à silhouette particulière sera abordé dans un prochain article)
amanita-phalloides.jpgpeziza-badia.jpgCalocera-viscosa.jpg 
                               
          Exemple de champignon classique                                   Exemples de champignons à silhouettes particulières
 
2 – Si la silhouette est classique, examiner le dessous du chapeau  pour déterminer si c’est un champignon :
  • à tubes (Bolets et certains polypores) (a)
  • à hydnes (pieds de moutons et divers autres )  (b)
  • à lames (grande majorité des espèces rencontrées !) (c)
 3-types-champis----chapeau.JPG
 

3 - Examiner le chapeau
 
3.1 - Préciser sa forme  et son diamètre moyen.
 Dans un grand nombre de cas le chapeau peut être convexe (a), campanulé (b), conique (c), infundibuliforme (d), ombiliqué (e), mamelonné (f), excentré (g), latéral (h) ; il peut être aussi aplati, plan convexe, hémisphérique, parabolique, tronqué, obtus, aigu, concave, déprimé, papillé, mucroné, etc et là, je vous renvoie consulter les guides et ouvrages spécialisés qui illustrent ces termes !
 Formes-de-chapeaux--2-.JPG
  
 

3.2 – Préciser sa couleur (est elle uniforme ?, zonée ?, changeante ?, etc)
 
3.3 – Préciser le caractère hygrophane du chapeau et de la chair en général (Changement d'aspect et de couleur en fonction du degré d'humidité. Se dit de la chair et du chapeau, lorsqu'ils changent beaucoup d'aspect selon qu'il fait humide ou sec. Souvent la couleur s'éclaircit beaucoup par perte d'eau et, s'il y a des stries, celles-ci disparaissent également. Dans les cas typiques, le chapeau hygrophane présente un aspect tout à fait caractéristique au début de la déshydratation:s où de l'air est venu remplacer l'eau dans les espaces libres entre les « hyphes », elles sont brusquement distinctes, par leur teinte bien plus claire par rapport à celles qui sont restées pleines d’eau.) les régions qui pâlissent les premières (généralement le disque ou des lignes radiales) correspondent à celles ou de l'air est venu remplacer l'eau dans les espaces libres entre les "hyphes", elles sont brusquement distinctes  par leur teinte plus claire par rapport  à celles qui sont restées pleines d'eau) 
 
3.4 – Apprécier l’état du revêtement (Etat de surface et Ornementation).
Est-il piléique ou glabre ?, lisse ?, tomenteux ?, mèchuleux ?, fibrilleux ?, écailleux ?, floconneux ?, granuleux ?, sec ?, visqueux ?, gluant ? etc …
Pour l’appréciation de la viscosité qui pourra être nulle par temps sec, rien ne vaut la technique du baiser ! En appliquant les lèvres humides sur le revêtement, la sensation d’adhérence renseigne immédiatement sur la viscosité !
 
3.5 – Préciser la forme de la marge.
Est-elle droite ?, flexueuse ?, cannelée ?, striée ?,etc
 marges.JPG 
 

3.6 - Chair du chapeau
 
Au niveau de la chair du chapeau, 4 éléments à considérer :
 
a) la texture; la chair est elle granuleuse et cassante ?, fibreuse ?, etc
 
b) la couleur ; la couleur de la chair doit être appréciée sur cassure fraîche, sous le revêtement (cuticule !) et sur cassure après un certain temps !
 
c) l’odeur ; l’odorat étant un sens plus ou moins développé en fonction des individus, le critère « odeur » est obligatoirement très subjectif !
Bien qu’un grand nombre d’espèces n’aient que peu d’odeur et qu’un autre grand nombre aient tout simplement une odeur « fongique » (ça sent le champignon !!!), un certain nombre d’autres possèdent des odeurs caractéristiques et parfois  peu banales caractéristiques.
 
Exemples :odeur de chicorée, de « maggi », d’anis d’abricot ou de mirabelle, odeur forte de choux , odeur de caoutchouc ( chez bon nombre de cèpes dont le Bolet à beau pied), odeur cadavérique chez Phallus impudique, d’iode chez Bolet feutré, , odeur de pomme chez certaines russules, odeur de crustacé cuit !!!, odeur d’amande amère chez pas mal d’espèces, odeur de hareng ou encore de punaise des bois, odeur de miel, odeur nitreuse chez nombre de Clitocybes et de Collybies, odeur de foin, odeur terreuse chez beaucoup d’espèces, odeur de savon chez Tricholome à odeur de savon, odeur de farine commune à bon nombre d’espèces mais très marquée chez Clitopyle petite prune appelé aussi « meunier », odeur d’huitre , de concombre, d’ail, de chou pourri, de vinaigre, de rance, odeur encore de bougie, de chlore , d’eau de javel chez Mycène cespiteuse, odeur de mandarine, de mastic , de corne brûlée, de bouc, ou encore de liqueur de poire, de fromage, d’acétylène, de canelle, de DDT, j’en passe et des meilleurs !!!!
Parmi les moins banales on peut citer encore l’odeur de gant de toilette chez Clitocybe à odeur de poisson, odeur de gaz d’éclairage chez Tricholome sulfureux, odeur de pélargonium chez Lépiote féline, odeur d’encre de chine chez Agaric jaunissant, odeur de fumée de locomotive chez Cortinarius callisteus (et là il faut avoir un certain âge pour connaître cette odeur !!! , odeur d’urine de souris chez Entolome à pied vert ! , odeur de chocolat (Pour les gourmandes et les gourmands,  pas de problème !) ou encore pour terminer odeur spermatique chez beaucoup d’Inocybes !!!
 
d) la saveur
Au niveau de la saveur, ne goûter que les champignons ne présentant pas de risques de toxicité importante. Ne prélever qu’un tout petit morceau avec les dents, et recracher !! Bien que ce test lié à la saveur n’apporte que peu d’information (notre sens du goût ne peut en effet différencier beaucoup de choses hormis le salé, le sucré, l’amer, l’acide le doux, le poivré et quelques autres encore … ) il complémente les constatation faites au niveau de l’odeur !
 
Exemples de saveurs utilisées comme caractère d’identification :
Saveur amarescente (qui devient amer après mastication), saveur de noisette, saveur mentholée,  saveur amère, poivrée, piquante, douce, acidulée, ou encore saveur acre, saveur « raphanoïde» (saveur de rave !), astringente (qui resserre les tissus), etc
 
3.7 Examiner les Lames
A ce niveau 4 examens sont nécessaires :
 
a) Examiner le mode d’insertion des lames.
Le mode d’insertion des lames sur le pied est une caractéristique importante ; aussi convient-il de connaître et de différencier les principaux modes.
Les lames peuvent être distantes (a), libres (b), adnées (c), largement adnées (d), décurrentes (e) ou échancrées (f) mais elles peuvent être également  sublibres, collariées, émarginées, émarginées & décurrentes par une dent, décurrentes en filet, denticulées,  transveinées, etc et là encore, pour plus d’information sur ces termes, je vous renvoie consulter les guides et ouvrages spécialisés !
 Insertion-lames.jpg 
 

b) Examiner la densité des lames
Pour les cas les plus généraux, elles peuvent être banales, espacées, serrées, fourchues, anastomosées, avec lamelles.
 
 densit---des-lames.JPG 
 

En plus de la densité, il est parfois intéressant d’examiner l’arête des lames et des lamelles qui peuvent prendre des colorations différentes du reste de la lame ; qui plus est, les arêtes peuvent être sinuées, dentelées, etc autres caractéristiqueà consigner !
 
c) apprécier la consistance des lames.
Certaines sont cassantes, d’autres pas fragiles, d’autres encore sont   céreuses (consistance de la cire !) ou bien encore déliquescentes etc.
A ce stade on peut également noter l’épaisseur des lames (très fines, fines, épaisses, très épaisses, etc)
 
d) Apprécier la couleur des lames et de la sporée
 Attention ! Il y a de grosses différences  entre la couleur des lames et la couleur de la sporée !!! Surtout chez les jeunes spécimens ! Exemple : Un champignon de Paris a des lames roses au début et qui foncent avec l’âge pour devenir noires (couleur de la sporée !) chez les exemplaires âgés.
La sporée peut être : blanche, rose, ocracée, brun violacé foncé presque noire.
Pour apprécier cette couleur, il suffit de poser lames en dessous, le chapeau du champignon sur une feuille de papier gris. Au bout de quelques heures on est en présence d’une sporée dont on pourra apprécier la couleur et si nécessaire, qu’on pourra examiner au microscope ; mais ça c’est une autre histoire !!!
  spor--es.JPG
 

4 - Examiner le Pied (ou stipe)
 
 4.1 – Insertion et séparabilité
Noter la position du pied par rapport au chapeau, central, excentrique ou latéral.
Noter également si le pied est facilement ou non séparable du chapeau.
 
4.2 – Forme du pied
 Noter s’il est cylindrique, en fuseau, ventru ou obèse.
 
4.3 – Base du pied
Examiner et noter si la base du pied est avec rhizomorphes (a), radicante (b), bulbilleuse (c), bulbeuse (d), à bulbe marginé (e).
 
 bases-des-pieds.JPG 
 

4.4 – Ornements du pied
Les ornements sont de trois types :
a) aspect général
Noter l’aspect fibrilleux (a), rayé (b), poudré (c), chiné (d), scabré (e), scrobiculé (f).
 
  Aspecct-g--n--ral-du-pied.JPG
 

b) présence ou absence d’un anneau
Si un anneau est présent noter s’il est issu d’une cortine (a), s’il est descendant (b), ascendant (c), mixte (d) ou « à roue dentée » (e), etc. Il faut se rappeler que l’anneau ou la cortine sont les restes du voile partiel ! (Voir article « Comment ça pousse !). Tous les Agarics ont un anneau beaucoup d’amanites également (attention pas toutes !!!)
 
  types-d-anneaux.JPG
 

c) présence ou absence d’une volve
Si une volve est présente, noter si elle est en sac (a), circoncise (b), friable (c), napiforme (d), en armille (e), etc

Types-de-volve-copie-1.JPG
Il faut également toujours se souvenir que la volve ou l’armille sont les restes du voile général ! (Voir article « Comment ça pousse !).  Toutes les amanites en ont une !!!) ; C’est la raison pour laquelle il est conseillé de cueillir un champignon en le prenant largement en dessous pour ne pas manquer ce caractère important.
 
4.5 – Examiner une coupe longitudinale du pied
 Une coupe longitudinale met en évidence et permet d’apprécier s’il est plein, creux ou farci ; elle permet également de voir si la chair est fibreuse, grenue, caverneuse (creux par ci par la sur la longueur) ou fistuleuse (creux sur toute la longueur)
Puisqu’on parle de coupe, une coupe transversale cette fois, permet d’apprécier si le pied est circulaire, ovale (c’est le cas des Tricholomes !) ou sillonné !
 
 
 *A ce stade je pense pouvoir vous conseiller  la  consultation et la lecture  de 4 ouvrages :
 Pour les mycophiles débutants,
 - LE GUIDE DES CHAMPIGNONS(900 photos et fiches)
 de Didier BORGARINO et Christian HURTADO - Paru chez Edisud - 2005
- LE MINI-GUIDE DES CHAMPIGNONS
de Jean-Marie POLESE   paru chez Könemann
- LE GUIDE ECOLOGIQUE DES CHAMPIGNONS
de Guillaume EYSSARTIER - Alain  COUSTILLAS et  Daniel LACOMBE  - paru aux Editions Bacoifin et disponible au CMME
 
Pour les mycophiles confirmés ! :
Guide des champignons de France et d'Europe (Plus de 1700 illustrations et descriptions détaillées)
de   Régis Courtecuisse et Bernard Duhem
Paru chez Delachaux et Niestlé.  ISBN 2 603 00953-2
 
Champignons de France et d'Europe occidentale (Plus de 1700 illustrations et descriptions détaillées)
 de  Marcel BON 
Paru chez Flammarion     2004 - ISBN 2 08 201 321-9
 
 
Pour la ballade en forêt à cause de son format et de sa couverture « plastic »
LE GUIDE DES CHAMPIGNONS DE FRANCE
 de Jean-Marie POLESE
Sélection du Reader Digest dans la série « Côté nature »
 
 
Vous trouverez dans un prochain article quelques informations complémentaires relatives à trois ou quatre réactifs facilitant ou confortant les déterminations et  un exemple de fiche de synthèse que j’ai créée et que j’utilise lors de mes tentatives d’identification.
 
 
En conclusion, soyez prudents, curieux, observateurs, notez consciencieusement le résultat de vos observations,  soyez rigoureux et n’oubliez surtout pas que tout ne peut être écrit dans les livres. Une  ballade  de quelques heures en forêt avec un vrai mycologue vous fera plus progresser que des jours passés dans les bouquins !!!
 
Allez ! J’arrête là mon discours, je pars faire un tour en forêt !
 
AVE les myco !!!
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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 09:56
champimaison.JPG  PREMIERS PAS VERS L’IDENTIFICATION !
 
La détermination des champignons n’est pas chose facile !

Elle ne peut et ne doit se faire qu’avec le concours et la présence sur place  d’un mycologue confirmé.
En aucun cas on ne peut identifier avec certitude un champignon en comparant simplement le spécimen avec une image ou un texte.
Une détermination sérieuse de champignons ne peut se faire à distance !  

L’identification doit procéder avec méthode et rigueur ; elle passe notamment et obligatoirement par une prise en compte  du biotope et un examen attentif des caractères morphologiques macroscopiques (et dans certains cas microscopiques) des champignons.
 
De même qu’un champignon n’est pas facile à identifier, il est difficile d’affirmer qu’il est comestible ou non. Si pour un certain nombre, heureusement limité, d’espèces connues comme mortelles, il n’en est pas de même pour les espèces toxiques !
La toxicologie des champignons est une science complexe en perpétuelle évolution. A l’heure actuelle, la recrudescence des études menées sur ce sujet conduit les spécialistes à considérer que de plus en plus de champignons sont dangereux, même ceux que d'anciens ouvrages donnaient comme comestibles.
 
J’ai tenté d’expliquer dans un article précédent (« Conseils pour la récolte et la préparation des champignons »)  que la notion de  "comestibilité" s'entendait pour des champignons correctement cuits car hormis 2 ou 3 espèces consommables crus, tous les champignons sont plus ou moins toxiques voire mortels consommés crus. Qui plus est, la toxicité naturelle de  l'espèce  peut être accrue par des facteurs liés à la nature ou à la pollution du biotope (stockage de métaux lourds et de radioactivité). L'état d’avancement, un conditionnement et ou un entreposage des champignons ramassés, constituent également des  facteurs aggravants.
 Il faut par ailleurs rappeler que la sensibilité propre et   le degré de tolérance variant  d’un individu à un autre, les réactions seront différentes d’un sujet à un autre. Souvenez vous qu’il faut consommer les champignons avec modération c'est-à-dire par petites quantités et à fréquence raisonnable ; les préférer en accompagnement ou en condiment ou encore pour parfumer une sauce, plutôt qu’en guise de plat !!!
 
Dans un prochain article, je détaillerai les points relatifs au biotope et aux caractères macroscopiques à prendre en considération pour tenter une identification.
 
Je vous ferai part également de ma très modeste expérience en la matière.
 
Je voudrais terminer cet article en vous conseillant 3 excellents guides :
 
1 – « Le Guide des champignons » en 900 photos et fiches (format 13x25 cm)
 Par Didier BORGARINO et Christian HURTADO paru chez EDISUD.
(Un excellent guide pour les  mycophages et mycophiles débutants !!!)
 
2 – « Les champignons de France et d’Europe occidentale » guide illustré ; plus de 1500 espèces et variétés décrites. (Format 12x19 cm)
 Par Marcel BON paru chez FLAMMARION.
(Un excellent guide pour les mycophiles confirmés !!!)
 
3 – « Le Guide des champignons de France et d’Europe » guide illustré ; plus de 1750 espèces et variétés décrites. (Format 13x20 cm)
Par Régis COURTECUISSE et Bernard DUHEM paru chez Delachaux & Niestlé.
(Un excellent guide pour les mycophiles confirmés !!!)
 
 
 
Pour information, vous trouverez ci après le fac similé d’une affiche éditée par la Fédération des Associations Mycologiques Méditerranéennes, placardée à l’entrée des Expos mycologiques depuis 1998 !!!

affiche-mise-en-garde.JPG

Ave les Amycos !
 
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