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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 18:41
PRUDENCE !!!
 
Tous les champignons, même comestibles, peuvent entraîner des troubles digestifs. En effet, consommés en trop grande quantité, mal cuits ou avariés, ils sont souvent à l’origine de troubles intestinaux, plus ou moins importants selon la fragilité de chacun. Les manifestations sont variables : nausées, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales, etc...
 
Une cinquantaine de champignons dangereux !!!
 
Mis à part ces syndromes digestifs banals, il existe en Europe une cinquantaine de champignons provoquant de véritables intoxications qui surviennent entre juillet et octobre, au moment où la pousse est abondante, ce qui augmente les risques de confusion.
 
Plus c’est long, plus c’est grave... 
Le temps d’apparition des troubles est un bon indicateur de la gravité de l’intoxication. Le plus souvent, le problème est moins grave lorsque les signes surviennent rapidement (entre 30 minutes et 3 heures). Si les troubles apparaissent tardivement (6 heures après le repas), l’hospitalisation est impérative.
 
Principales intoxications rencontrées.
 
  • Le syndrome résinoïde 
    Il est largement le plus répandu en France. Malgré des signes alarmants (douleurs intenses d’apparition rapide), l’intoxication est bénigne et laisse rarement des séquelles. Elle est due à différents champignons : le bolet Satan (Boletus satanas), l’agaric jaunissant (Agaricus xanthoderma), la russule émétique (Russula emetica) , le pleurote de l’olivier (Omphalotus olearius = Clitocybe olearius), le clavaire doré (Ramaria aurea), etc... Attention, ces champignons ressemblent à des comestibles recherchés...
 
  • Le syndrome phalloïdien 
    Sa réputation précède ce syndrome, qui représente plus de 90 % des cas d’intoxication mortelle. Il est dû à plusieurs poisons : les amatoxines et les phallotoxines, principalement. L’arrivée des signes de l’intoxication est généralement tardive. Ils surviennent au moment où tout le plat est digéré : le lavage gastrique ou les renvois sont inutiles. La première phase débute au bout de quelques heures par des vomissements et une diarrhée. La seconde phase se caractérise par une atteinte hépatique grave. Elle peut entraîner la mort à moins qu’une transplantation de foie ne soit pratiquée. Les traitements disponibles se révèlent d'une efficacité relative compte-tenu du délai de leur mise en place (Il s'agit du charbon activé qui favorise l'élimination des toxines, de la pénicilline, de la N-acétylcystéine et de la silibinine). Les champignons incriminés sont entre autres : l’amanite phalloïde (Amanita phalloides), l’amanite printanière (Amanita verna), l’amanite vireuse (Amanita virosa), la Lepiota helveola, etc... Attention, ces champignons ressemblent à des comestibles recherchés : russules, lépiotes, tricholomes, etc.
 
  • Le syndrome muscarinien 
    Il est dû à la muscarine, une toxine qui a des effets sur notre système nerveux. L’intoxication se traduit par une hypotension, un ralentissement du coeur et une augmentation des sécrétions (salives, sueur, etc...) ; signes apparaissant de 30 minutes à deux heures après l’ingestion. Il existe un antidote : l’atropine. Les principaux champignons responsables sont certains inocybes et clitocybes.
 
  • Le syndrome gyromitrien 
    Cette intoxication est principalement due aux Gyromitres (Gyromitra esculenta et sa variété fraglis, Gyromitra infula) et aux espèces proches comme les Helvelles, surtout s’ils sont insuffisamment cuits. Les symptômes apparaissent de 6 à 24 heures après l’ingestion avec nausées, vomissements et douleurs abdominales puis une toxicité hépatique se manifeste avec une atteinte neurologique dans les cas graves.
 
  • Le syndrome orellanien 
    Cette intoxication est due à une toxine (l’orellanine) présente chez certains cortinaires dont le Cortinaire couleur de Rocou (Cortinarius orellanus) et Cortinarius orellanoides. Elle se caractérise par un temps d’incubation très long, de trois à plus de 15 jours ! Les manifestations sont des nausées, vomissements, douleurs abdominales et lombaires, soif, etc... Dans les cas les plus sévères, l’issue peut être fatale si une transplantation rénale n’est pas réalisée.
  • Le syndrome coprinien 
    Ce syndrome, dû essentiellement à l’ingestion de coprin noir d’encre, ne se manifeste qu’en cas de consommation concomitante (ou dans les 36 heures) d’alcool. L’effet de cette association est appelé effet antabuse. Il se manifeste par des bouffées de chaleurs, des sueurs, des maux de tête et une augmentation de la fréquence cardiaque.
 
  • Le syndrome panthérinien 
    Ce syndrome, assez complexe, est dû à des toxines présentes dans certaines amanites : amanite panthère (Amanita pantherina), amanite jonquille (Amanita gemmata) et amanite tue-mouche (Amanita muscaria). Ces toxines provoquent des symptômes à l’opposé du syndrome muscarinien : augmentation de la fréquence cardiaque, hypertension, sécheresse des muqueuses... D’apparition rapide après l’ingestion, cette intoxication est généralement sans conséquence grave.
 
CONSEILS SECURITE !!!
 
  • Ne JAMAIS consommer un champignon dont l’identification n’est pas CERTAINE. Considérez que tout champignon inconnu est potentiellement toxique ;
  • Au moindre doute, adressez-vous à un mycologue ou au pharmacien.
  • Tout champignon sauvage doit être bien cuit ;
  • Crus ou mal cuits, même certains bons comestibles sont très indigestes. 
Si vous ramassez un champignon inconnu :
  • Ne pas le mettre dans le même panier que les autres champignons ramassés et identifiés comme comestibles (les spores que libèrent les champignons toxiques le sont souvent aussi) ;
  • Ramassez le champignon dans son ensemble pour faciliter son identification ultérieure par un mycologue ou à l’aide d’un livre illustré ; (Voir sur le BLOG l’article intitulé « Eléments de base pour une identification visuelle des champignons »)
  • La présence de traces d’une consommation du champignon par un insecte ou une chenille ne signifie pas qu’il est comestible.
  • Utilisez des paniers ou des sacs en tissus mais jamais de sac plastique car les champignons peuvent y fermenter et devenir indigestes voire toxiques (Voir sur le BLOG l’article intitulé « Récolte et préparation  des champignons »)
 
 
Après ces conseils et ces mises en garde je ne peux que vous inviter à lire ou relire sur le BLOG, l’article consacré « aux CHAMPIGNONS MORTELS - LES PREMIERS A CONNAITRE ! »
 
Soyez prudents !!!
 
Bonne lecture !!!
 
Ave les AMYCOS
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3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 19:05
tete-mort.GIFLES PREMIERS A CONNAITRE !!!!
LES CHAMPIGNONS MORTELS
 
Si l’on examine attentivement et méthodiquement les champignons comme je l’ai recommandé et développé dans un précédent article, on s’aperçoit qu’il n’y en a pas deux semblables.
Il existe cependant des espèces esthétiquement très proches les unes des autres qui peuvent engendrer des confusions.
Chaque année encore, les médias révèlent des cas d’intoxication graves ! L’Amanite phalloïde continue de tuer. Il n’est donc pas inutile de donner ici quelques informations élémentaires.
D’abord, sur les espèces mortelles.
Puis dans un prochain article, sur les espèces hautement toxiques et toxiques.
 
Pour leur plus grande partie, les accidents mortels et les  intoxications sont dus à une confusion entre des espèces toxiques et des espèces comestibles qui ne diffèrent que par quelques critères.
 
Il faut savoir par ailleurs qu’il n’existe pas de règle permettant de se rendre compte si un champignon est bon ou mauvais, en dehors d’une identification correctement menée. Il est conseillé avant toute consommation de champignons, de faire identifier et valider sa cueillette par un pharmacien ou un mycologue expérimenté.
 
Tous les champignons qui ont une volve membraneuse + un anneau membraneux + des lames blanches et libres, doivent être considérés comme mortels et doivent être systématiquement écartés, bannis d’une récolte.  
 
Toute manifestation de toxicité apparaissant plus de 6h après l’ingestion de champignons doit obligatoirementfaire appel à l’intervention d’un médecin.
 
 

LES ESPECES MORTELLES
 
Sachez tout d’abord que la Société Mycologique de France (SMF) fondée en 1884 affiche en permanence sur son site  (www.mycofrance.org) , la liste des champignons mortels ; aujourd’hui une trentaine !!
 
Au premier rang les Amanites (genre Amanita)
 
Division des BASIDIMYCOTA – Classe des HOMOBASIDIOMYCETES - Sous classe  des AGARICOMYCETIDEAE – Ordre des AMANITALES – Famille des Amanitaceae –  le  Genre AMANITA comprend de nombreuses espèces, des plus toxiques aux plus savoureuses. Il existe environ 60 espèces et sous-espèces d'amanites en France. Les amanites sont des champignons terrestres à sporée blanche et  à lames libres, blanches, rarement jaunes, à pied bulbeux souvent chaussé d'une volve plus ou moins visible, membraneuse ou floconneuse, avec un anneau généralement en forme de collerette ou en « jupe », présent au moins dans la jeunesse, mais parfois fugace. Les amanites sans anneaux et à marge du chapeau striée sont regroupées dans le Sous-genre Amanitopsis.
 
 
8 espèces mortelles.
 
(1) Amanita phalloides    et    (2) sa variété alba
       
 
Amanita phalloides (Amanite phalloïde) à gauche et sa variété alba à droite

amanita-phalloides.jpgA-phalloide--var-alba2.jpg
 
 
 Croissent en forêt principalement de feuillus ; surtout sous les chênes.
 
 
(3) Amanita phalloïdes var. larroqueiI (Rare)
Variante dunaire d'Amanita phalloides associée aux sables maritimes, sous pins, décrite par les mycologues bordelais Massart & Beauvais des Landes en 1975. L’espèce est rencontrée sous pinède pure et couverts mixtes, s'aventure en bordure de la lette grise. Sa présence sur les lieux où croissent également Tricholoma auratum  (Tricholome doré) est à l'origine de méprises ayant occasionné des intoxications mortelles.  Le Tricholome doré (appelé aussi équestre, canari, bidaou …), autrefois considéré comme comestible recherché, doit être aujourd’hui rejeté à cause d’intoxications fatales qu’il a provoquées. Il est d’ailleurs interdit à la vente !!! Trcholome-dor--.jpg
                                                           Tricholome doré
 
   
La très rare variété larroquei croît sur la lette grise en compagnie de Amanita supravolvata, comme elle, toujours profondément enfouie dans le sable
 
Selon Pierre Arthur MOREAU *,  « cette variété ne serait pas très différente d'Amanita dunensis (Heim ex Bon & Andary), illustrée dans les Champignons d'Europe Occidentale de R. Courtecuisse & B. Duhem. »
 
 Amanita phalloïdes var. larroquei à gauche    et     Amanita supravoltata à droite

 A-phalloides-var-larroquei.jpgAmanita-supravoltata.jpg
 
 
 (4) Amanita dunensis 
 
Amanite des dunes (ci contre) considérée comme une variété de Amanita phalloides, croit essentiellement dans le sable du littoral atlantique.
 
  

 


(5) Amanita verna     et    (6) Amanita decipiens 
 
Amanita verna (Amanite printanière)
 
  


















Amanita verna (Amanite printanière) ne réagit pas au contact de la potasse. Amanita decipiens quasi semblable et méridionale réagit en jaune vif avec ce réactif.
Toutes les deux croissent dans forêts et taillis et sont plutôt thermophiles.
 


(7) Amanita virosa et
(8) Amanita porrinensis (Rare en France)
 
Amanita virosa (Amanite vireuse) à gauche   et    Amanita porrinensis à droite

 
 Amanita-porrinensis.jpg
   

« A. porrinensis Freire & Castro ex Castro est une espèce du groupe phalloïdes, proche d'A. virosa, pour l'instant connue seulement d'Italie et d' Espagne. Ce serait une phalloïde blanche à chapeau mamelonné et volve peu développée. Je ne l'ai jamais eue en main (P. A. MOREAU) »
L’amanite vireuse pousse dans les forêts souvent de conifères, parfois de feuillus sous les bouleaux, sur les terrains acides humides.
 
 
Les CLAVICEPS (Genre Claviceps)
1 espèce mortelle.
Claviceps purpurea
 
Division des ASCOMYCOTA – Classe des HYMENOASCOMYCETES - Sous classe des PYRENOMYCETIDEAE – Ordre des CLAVICIPITALES – Famille des CLAVICIPitaceae –  Genre CLAVICEPS .Claviceps-purpurea--2-.jpg
Claviceps purpurea ou « ergot de seigle » est un champignon qui parasite le seigle mais aussi le froment et l'orge. Par ailleurs, le genre Claviceps regroupe une cinquantaine d'espèces qui parasitent de nombreuses céréales. L'ergot de seigle n'est en fait que la forme de résistance du champignon qui a un cycle de reproduction fort complexe. L'ergot se présente sous la forme d'une excroissance - le sclérote - qui se fixe au niveau des grains de la céréale. Le sclérote a une forme plus ou moins arquée, il mesure de 1 à 4 centimètre de long sur 3 à 8 millimètres de large, il est de couleur pourpre foncé et vire au noir une fois à maturité.
 
Pour la petite histoire !
Au Moyen Age pendant les périodes de disette, l'ingestion de la farine ergotée provoquait le "Mal des ardents" encore appelé "Feu de Saint Antoine". Cette affection d'allure épidémique comportait une forme convulsive et une forme gangréneuse accompagnées de délire. L'ingestion de farine ergotée provoque, en raison des alcaloïdes du champignon, une contraction des fibres musculaires lisses, notamment celles des artérioles, ce qui se traduit par une diminution ou un arrêt de l'irrigation sanguine aboutissant à une gangrène des extrémités suivie de leur chute. Lors des épidémies historiques, les chroniqueurs ont décrit le noircissement, la nécrose puis la chute des mains et des pieds chez les personnes atteintes ainsi que les perturbations des comportements, des perceptions et de la conscience.
 
 
 
Les CORTINAIRES (Genre Cortinarius)
 
Division des BASIDIOMYCOTA – Classe des HOMOBASIDIOMYCETES – Sous-classe des AGARICOMYCETIDEAE – Ordre des CORTINARIALES – Famille des CORTINARIACEAE – Tribu des CORTINARIEAE , le genre   CORTINARIUS regroupe un nombre extrêmement important d’espèces (500 à 2500 !! selon les auteurs) qu’i n’est pas toujours aisé de différencier.
Les espéces du genre Cortinarius ont un chapeau et un pied non séparables avec une cortine (Sorte de voile général ayant la forme d’une toile d’araignée qui relie le bord du chapeau au haut du pied cette cortine se rompt lors de la croissance du champignon et vient orner la partie supérieure du pied sous forme de minces filaments colorés en rouille par les spores qui s’y déposent). Les lames ont des couleurs très variées mais la sporée est toujours de couleur rouille à brun ferrugineux.
Les espéces du genre Cortinarius sont de médiocres comestibles ! Seuls Cortinarius varius et Cortinarius praestans peuvent être appréciés par certains mycophages. On pensait par ailleurs qu’aucun Cortinaire n’était dangereux jusqu’au jour ou des intoxications mortelles dues à Cortinarius orellanus ont contraints les chercheurs à s’intéresser à ce genre complexe.
Aujourd’hui sont considérées comme mortelles, les espèces suivantes :
 
8 espèces mortelles
 
(1) Cortinarius brunneofulvus et (2) Cortinarius speciosissimus
 
Cortinarius brunneofulvus  à gauche et    Cortinarius speciosissimus à droite
 Cortinarius-brunneofulvus.jpgCortinarius-speciosissimus.jpg

 
 Le Cortinaire speciosissimus (Cortinaire très joli ; c’est son nom en français !), croit dans les forêts humides tourbeuses de conifères et surtout sous Epicéas.
Pour C. brunneofulvus, je n’ai que peu d’information et les points d’interrogations sont nombreux chez les Mycologues de haut niveau !!!

(3) Cortinarius orellanus   et (4) Cortinarius orellanoides
 
Cortinarius orellanus   à gauche et Cortinarius orellanoides à droite                      Cortinarius-orellanus.jpg   Cortinarius-orellanoides.jpg                                                                                             
  

Cortinarius orellanus (Cortinaire couleur de rocou)   et  Cortinarius orellanoides  croissent dans forêts de feuillus surtout sous les chênes. Ils aiment les terrains acides et secs surtout C. orellanus.
 
 
(5) Cortinarius orellanus var. tristis
(6) Cortinarius rufulus 
(7) Cortinarius speciosissimus var. Julii
(8) Cortinarius speciosissimus var. ochraceovelatus
 
 Ces 4 espèces sont relativement rares en France.
 
Commentaires de Pierre Arthur MOREAU le 09 avril 2007 :
 « Ces 4 taxons appartiennent au groupe de Cortinarius orellanus, et possèdent vraisemblablement la même toxicité. Ils sont décrits dans la série des "Atlas des Cortinaires" par Reumaux P. et collaborateurs, en particulier dans le § XV (2005) qui détaille particulièrement cette section des Leprocybe. » 
Je n'ai personnellement  recueilli que peu d'information sur ces 4 espèces.
 
 
 
Les CUDONIES (Genre Cudonia)

Division  des ASCOMYCOTA – Classe des HYMENOASCOMYCETES –
Sous classe des PEZIZOMYCETIDEAE = DISCOMYCETES – Ordre des LEOTIALES – Famille des LEOTIACEAE  - genre CUDONIA
 
1 espèce mortelle.
 Cudonia circinans 
 
 Cudonia-circinans.jpg
 
  Dispersé ou en troupes sur l'humus ou le bois pourri, sous les conifères, en août et en septembre l’espèce contient du monométhylhydrazine, une substance très volatile que l'on retrouve aussi dans le Gyromitre commun, Gyromitra esculenta, et qui est utilisée dans la fabrication de combustible pour fusée. L'organisme réagit d'une façon bien particulière à cette substance: il y a un seuil très bref entre l'absence d'effet observable sur l'organisme et l'empoisonnement grave pouvant aller jusqu'à la mort.
 
 
Les ENTOLOMES (Genre Entoloma)
 
Division des BASIDIOMYCOTA – Classe des HOMOBASIDIOMYCETES – Sous-classe des AGARICOMYCETIDEAE – Ordre des ENTOLOMATALES – Famille des ENTOLOMATACEAE – genre ENTOLOMA 
 
 Le genre Entoloma (environ 280 espèces) constitue avec le genre Clitopilus et le genre Rhodocybe, la famille des ENTOLOMATACEAE  qui regroupe des champignons à sporée rosée à brun rosacé !
Les espèces du genre Entoloma ont des silhouettes très variables et leur systématique (voir définition de ce terme dans l’article intitulé « Base de la classification ») difficile est basée sur des caractères microscopiques (spores, tissus, cystides etc)
 
1 espèce mortelle.
  
Entoloma lividum 
 
 Entoloma-lividum.jpg
  
Entoloma lividum (Entolome livide) croît  dans les bois de feuillus sur terrains  humides à tendance argilo calcaire.
 
 
Les GALERES (Genre Galerina)
 
Division des BASIDIOMYCOTA – Classe des HOMOBASIDIOMYCETES – Sous-classe  des  AGARICOMYCETIDEAE – Ordre des CORTINARIALES –  Famille  des CREPIDOTIACEAE – genre   GALERINA
 
Le genre à port collybioïde ou mycenoïde, est caractérisé par un chapeau souvent hygrophane pruineux ou glabre.
 
3 espèces mortelles.
 (1) Galerina badipes 
 Galerina-badipes.jpg
 
 
 (2) Galerina marginata 
 
Galerina marginata Mortelle à gauche et Pholiote changeante à droite (excellent comestible) Attention à la confusion fatale !!!
 
Galerina-marginata.jpgPholiote-changeante.jpg


  
 

Champignons grégaires pour les 2 espèces, non cespiteux sur souches et bois surtout de conifères (mais feuillus également !) pour Galerina marginata, cespiteux pour Pholiote changeante –     Rare sur bois de conifères pour Pholiote changeante !
  Dans tous les cas , étant donné la confusion possible, s'abstenir de consommer !!!
   
 
(3) Galerina unicolor 
 
 Galerina-unicolor.jpg
 
 
Les  GYROMITRES (Genre Gyromitra)
 
Division des ASCOMYCOTA – Classe HYMENOASCOMYCETES – Sous classe des PEZIZOMYCETIDEAE – Ordre des PEZIZALES - Sous Ordre des PEZIZINEAE – Famille des HELVELLACEAE – Genre GYROMITRA
  
Les Gyromitres tout comme les Cudonies, contiennent une toxine, la gyromitrine, qui se transforme à la cuisson en monométhylhydrazine (MMH), un composé dangereux qui entre souvent comme déjà dit précédemment, dans la composition du carburant à fusée. La MMH est détruite a 87,5 oC, raison pour laquelle les gyromitres sont beaucoup plus dangereux crus que cuits. Quoi qu'il en soit, la consommation des Gyromitres même cuits à provoqué des décès !... Ceci indique qu'il reste toujours de la toxine dans le champignon même après la cuisson. On sait aussi que certains individus sont plus sensibles que d'autres à la toxine, et que cette dernière est présente en quantité variable dans les spécimens selon l'endroit d'où ils proviennent. Ne pas consommer de Gyromitres !!!
 
3 espèces mortelles.
 
(1) Gyromitra esculenta et (2) sa variété fragilis 
 
 Gyromitra-esculenta.jpg
 
Gyromitra esculenta (Gyromitre) est plutôt une espèce montagnarde aimant les sols acides.
La variété fragilis concerne des spécimens grêles et friables, récoltés sous feuillus, par ailleurs semblables à Gyromitre esculenta et vraisemblablement aussi toxiques.
 
(3) Gyromitra infula
Ce champignon est plus fréquent dans les pessières couvrant les landes des côtes atlantiques, et ailleurs sous les épicéas mais peut apprécier la couverture des hêtres. En région méditerranéenne, il déserte la plaine pour se développer en altitude sur débris ligneux et souvent sous conifères. Courant de mars à juin.
  Gyromitra-infula.jpg

Maublancomyces gigas = Gyromitra gigas
1 espèce mortelle.
 Gyromitra-gigas--2-.JPG
Gyromitra gigas (Gyromitre géant) croît de mars à juin sur des débris ligneux de conifères.
 
 
 
 LEPIOTES (Genre Lepiota)
 
Division des BASIDIOMYCOTA - Classe des HOMOBASIDIOMYCETES – Sous- classe  des AGARICOMYCETIDEAE – Ordre des AGARICALES – Famille  des AGARICACEAE –   Tribu  des LEPIOTEAE - Genre LEPIOTA
La tribu des LEPIOTEAE regroupe une parties des « Lépiotes » définis au sens large par une sporée blanche, des lames libres et un voile partiel plus ou moins développé, en forme d’anneau, d’armille, de flocons sur le pied, etc …Le genre Lepiota lui, se caractérise par un revêtement du chapeau souvent écailleux, parfois à calotte discale lisse. Genre difficile sans microscope !!!
 
4 espèces mortelles.
 
(1) Lepiota fuscovinacea
 
Lepiota fuscovinacea (Lépiote vineuse) croît en forêts et dans les taillis avec tendance à croître sur les décombres (tendance rudérale)
 Lepiota-fuscovinacea.jpg
  
(2) Lepiota helveola 
 
Lepiota helveola est une espèce méridionale thermophile qui croît   dans les taillis les prés et les bois.
 Lepiota-helveola.jpg
 
 
(3) Lepiota brunneoincarnata 
 
Lepiota brunneoincarnata (Lépiote brun rose) pousse en lisières et sur dunes boisées.
 Lepiota-brunneoincarnata.jpg
 
 
(4) Lepiota josserandii
 
La lépiote de Josserand   croît dans les taillis, les parcs et les jardins  dans des zones ensoleillées. Tendance rudérale comme L. fuscovinacea.
 Lepiota-josserandii.jpg
 
Les TRICHOLOMES (Genre Tricholoma)
 
Division des BASIDIOMYCOTA – Classe des HOMOBASIDIOMYCETES - Sous-classe des AGARICOMYCETIDEAE – Ordre des TRICHOLOMATALES – Famille des TRICHOLOMATACEAE – Sous Famille des  TRICHOLOMATOIDEAE - Tribu des TRICHOLOMATEAE - genre TRICHOLOMA
Le Genre regroupe environ 350 espèces   généralement robustes et trapus, à pied et à chapeau plus ou moins conique, de même consistance, charnus, à chair ferme non hygrophane. Voile général nul ou fibrilleux, parfois persistant sur le pied sous formes de squamules ou même d’une armille. Lamelles sinuées-émarginées. Sporée blanche.
 
2 espèces mortelles.
 
 
Tricholoma pardinium var.filamentoseum 
Tricholoma pardinium (Tricholome tigré) à gauche et sa variété filamentosum à droite
Tous les 2 mortels
  Tricholoma-pardinium-copie-1.jpgTricholoma-pardinium-var-filamentosum-ok.jpg
 

Tricholome tigré croît   dans forêts à sol plutôt calcaire en zones montagneuses ou sub montagneuses. Sa variété filamentosum est difficile à dépister.
 
Tricholoma auratum (Tricholome doré, équestre, bidaou)

Trcholome-dor--.jpg


Ce champignon qui croît dans les forêts sableuse  de conifères, surtout sous pin, est très commun   dans la région atlantique du sud ouest de la France.
Autrefois  considèré comme comestible très recherché, il a occasionné  plusieurs intoxications fatales et doit donc être rejeté tout comme dailleurs Tricholoma equestre (Tricholome équestre) moins jaune et mpins charnu.
A signaler que dans l'édtion 2000 de l'excellent  "guide des champignons de France et d'Europe" de R. COURTECUISSE et B. DUHEM,  ces 2 espèces sont données comme excellents comestibles !
Un dernier commentaire : Le bidaou est le seul champignon interdit à la vente  par arrêté au niveau national ! (lettre de la SMF n° 13 de mars 2009)




*
Pierre Arthur MOREAU
Carte de visite :
- Docteur es-sciences en écologie (Université de Savoie, Laboratoire de Dynamique des Ecosystèmes d'Altitude) depuis 2002
-  Membre de la Société Mycologique de France depuis 1985
- Membre de la Société Mycologique et Botanique de la Région Chambérienne depuis 1998
- Directeur du comité de lecture du Bulletin de la Fédération Mycologique Dauphiné-Savoie depuis 1999
- Passionné par les mycènes, russules, lentins et autres champignons sans intérêt depuis... depuis... depuis bien longtemps déjà !!!
 
Ave les Amycos !!! et soyez prudents !!!

N'ayant pu  pour des raisons techniques, contacter et demander préalablement aux auteurs l'autorisation de publication des photos parues dans cet article,  je les remercie néanmoins chaleureusement  car je suis certain  qu'ils me pardonneront ce manquement élémentaire aux bonnes manières.
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