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Archives D'une Année !

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 19:00

LES CHAMPIGNONS TOXIQUES ….. ( partie 7 / 9)

 genres Lactarius, Lepiota, Lepista et Leucoagaricus

 

La Société Mycologique de France a édité une liste à priori non exhaustive, comportant 256 espèces toxiques regroupées en 41 genres dont certains très connus et d’autres un peu moins.

 

Les genres concernés sont :

 

Agaricus, Agrocybe, Amanita, Boletus, Chlorophyllum, Clitocybe, Collybia, Conocybe, Copelandia, Coprinus, Cortinarius, Cystolepiota, Entoloma, Galerina, Gyroporus, Hebeloma, Hygrocybe, Hypholoma, Inocybe, Lactarius, Lepiota, Lepista, Leucoagaricus, Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus, Pholiotina, Psylocybe, Ramaria, Ramicola, Russula, Sarcospharea, Scleroderma, Scutiger, Stropharia, Tricholoma et Ustilago.

 

Les genres surbrillés en jaune ont été vus dans de précédents articles.

Cet article  aborde les genres Lactarius, Lepiota, Lepista et Leucoagaricus.

  

 

Genre LACTARIUS

Les Lactaires forment un groupe  homogène relativement facile à caractériser :

-  leur chair est cassante comme de la craie (texture granuleuse).

-  lorsqu’on froisse les lames ou qu’on blesse la chair, il y a écoulement d’un « lait » (latex), plus ou moins abondant, blanc, transparent,  rouge, orangé, immuable ou changeant de couleur !  par exemple jaune, vert, gris, rose, etc .

-  les lames, généralement claires (sporées blanches à jaunâtres)   sont toujours plus ou moins décurrentes.  

Les espèces du genre sont  du genre mycorhizien ; on les rencontre sous feuillus et conifères.

Les lactaires  à lait rouge ou orangé sont comestibles  à condition d’être bien cuits.

  Le genre comporte environ 150 espèces dont une seule est  réellement toxique.

 

* Lactarius helvus (Lactaire à odeur de chicorée) :

 

 

   

Chapeau:  3-12 cm de diamètre, convexe et un peu mamelonné, puis étalé-déprimé, parfois avec une papille au centre; à surface sèche, granuleuse ou finement squamuleuse, particulièrement au centre, parfois un peu zonée, brun beige à brun jaune grisâtre; à marge incurvée au début puis étalée; à chair beige pâle, beige orangé dans le pied, à odeur de biscuit à l'érable, forte après séchage; au lait aqueux, peu abondant, doux, immuable.

Lames:  adnées ou un peu décurrentes, serrées à très serrées, souvent fourchues près du pied, à nombreuses lamellules intercalées, crème, puis jaune-beige à reflet rosâtre.

 

 

 

Genre LEPIOTA 

Toutes les espèces du genre ont  un chapeau écailleux caractéristique, des lames libres et un pied avec anneau.

Indépendamment de la taille, seules  les caractéristiques microscopiques  permettent de différencier  les 220 espèces du genre dont 21 sont toxiques et 4 sont mortelles (voir  sur ce blog l’article du  3 août 2007 intitulé « champignons mortels : les premiers à connaître »)

   

 

* Lepiota fuscovinacea  (Lépiote vineuse) : Mortelle !!!

  Lepiota fuscovinacea croît en forêts et dans les taillis avec tendance à croître sur les décombres (tendance rudérale) 

 

  












* Lepiota helveola 
: Mortelle !!!

 Assez rare, Lepiota helveola est une espèce méridionale thermophile qui croît   dans les taillis les prés et les bois. 

 

   

* Lepiota brunneoincarnata  (Lépiote brun rose) :  Mortelle !!!

  Lepiota brunneoincarnata pousse en lisières et sur dunes boisées. 

 

   

* Lepiota josserandii  (Lepiote de Josserand) : Mortelle !!!

  Donnée comme assez commune par certains auteurs et assez rare par d’autres, la lépiote de Josserand   croît dans les taillis, les parcs et les jardins  dans des zones ensoleillées. Tendance rudérale comme L. fuscovinacea. 

 

  

* Lepiota brunneolilacea (Lepiote brun lilas) :

Assez rare ou même très rare , on la rencontre  dans les dunes  plantées d’oyats  en bordure de la méditerranée ou de l’atlantique ; inodore elle est caractérisée par un anneau laineux  oblique ! 

   

  

* Lepiota castanea   (Lepiote châtain) :

Comme la précédente, cette Lépiote est assez rare ou même très rare. Elle croît dans les taillis et en forêt surtout sous feuillus. Elle est caractérisée par une odeur acidulée  fétide qui provoque dégoût et envie de vomir !   

 

 

          

 

 

 

 

 

 

 

  



* Lepiota cristata (Lepiote crêtée) :

 Assez courante, cette espèce croît en forêt, dans les lisières et les taillis. Tout comme Lepiota castanea, son odeur est vireuse acidulée. 

 

 

* Lepiota cristata var. exannulata :   pas d’info ni de photo !

 

* Lepiota cristata var. pallidior :   pas d’info ni de photo !

   

* Lepiota fulvella :

  Cette espèce  toxique, photo de gauche, est assez rare et ressemble beaucoup  à Lepiota boudieri (lépiote de Boudier) certes comestible mais sans intérêt.  Les 2 espèces  croissent dans des taillis rudéralisés ou des terrains argilo-calcaires. 













 

 




* Lepiota griseovirens
(Lépiote gris violacé) :

  Isolés ou grégaires, les spécimens de l’espèce sont rares et croissent  en bordure de forêts sur sols riches en humus et sels minéraux, plutôt sablonneux-argileux. 

 

 

* Lepiota helveoides :  (pas de photo)

 Ressemble à Lepiota brunneoincarnata décrite plus haut et représentée ci dessous

 Plus petite , elle s’en distingue essentiellement par une forte odeur fruitée de mandarine.

 

 

* Lepiota kuehneri :  (pas de photo)

Ressemble également à Lepiota brunneoincarnata ; vient surtout sous conifères.

 

 

* Lepiota ochraceofulva : (peu d’information)

   Espèce rare ! 

 


 
 

* Lepiota pseudohelveola :

  Assez peu commune – Très toxique !  

Elle est caractérisée par un chapeau densément squamuleux et un bracelet  soyeux blanchâtre au dessus de l’anneau . Elle a une odeur faible et croît  sous feuillus. Souvent  sur anciennes ruines !

 






* Lepiota pseudohelveola  var. Sabulosa : (pas de photo)

 Ressemble  à Lepiota pseudohelveola  mais avec un anneau mince et oblique ! Elle croît dans les dunes et les forêts arrière-littoral.

 

 

* Lepiota pseudolilacea :  (pas d’info.) 

 

 

 

* Lepiota rhacodes var. bohemica :

  Espèce plus robuste que le type, à chapeau à fond plus pâle et squames déchirées en étoile, anneau double, chair moins rougissante. Espèce rudérale, nitrophile qui croît dans les parcs et les jardins. 

 

 

 

* Lepiota rufipes  (Lépiote à pied roux) :

  Cette  lépiote est une petite espèce. Sur le terrain on peut la confondre  avec Lepiota hymenoderma  Toutefois, Lepiota rufipes apparaît plus tôt, dans les tons ocre rosâtre, et son pied porte un anneau ténu. (Le stipe peut être nuancé de rougeâtre chez les deux espèces !). Assez rare, on la rencontre  sous conifères dans des endroits herbeux.

 

 

  

* Lepiota saponella :

   C’est également une petite espèce !  les écailles sur le chapeau sont confuses  et caractère distinctif :  elle a une odeur de  …. savonnette !!! 

  

 

* Lepiota subfelinoides  :   pas d’info ni de photo !

 

 

* Lepiota subincarnata : pas d’info. 

 

 

 

* Lepiota xanthophylla (Lépiote à lames jaunes) :

  Petite espèce  assez rare caractérisée par des lames jaune citrin ; elle n’a pas d’odeur ! et croît  en forêt et  dans les taillis. 

 

 

Genre LEPISTA 

 Le genre Lepista comporte une  trentaine d’espèces dont une seule est actuellement considérée comme toxique.

  Les espèces du genre  ont une silhouette de clitocybe ou de tricholome ; leurs lames sont souvent séparables  et les sporées blanches ou rose pâle.

 

 

* Lepista irina :

  Espèce assez commune   rencontrée  plutôt  en forêt. Elle est reconnaissable aux taches (guttules) sur son chapeau et surtout à sa forte odeur  de fleurs !!! 

 

  

 

Genre LEUCOAGARICUS 

 Agarics à lames blanches !!!

Ce sont des champignons  à silhouette souvent charnue à marge non striée, avec chapeau glabre, lisse ou squamuleux. Le pied est souvent  orné d’un anneau mince peu ou non coulissant.

Les 50 espèces du genre dont 5 sont toxiques, sont difficiles à identifier.

 

 

* Leucoagaricus badhamii  (Lépiote de  Badham) :

 Assez rare, il croît sous les taillis, dans les parcs ; tendance  rudérale  (tendance à croître ou il y a des ruines). Le rougissement puis noircissement généralisé de la chair  est un caractère spécifique de l’espèce. 

 

 

* Leucoagaricus bresadolae (Lépiote de Bresadola) :

 Tout comme L. badhamii, L. bresadola est assez rare ;  l’anneau qui orne son pied est membraneux ; sa chair   jaunit, rosit puis noircit !!! A signaler une réaction verte à l’ammoniaque !!!

Il  pousse en touffes sur les débris de végétaux, la sciure et a comme L. badhamii, une tendance rudérale.

Attention car facile à confondre avec les Macrolépiotes !!! 

 

 

* Leucoagaricus brunneolilacinus : pas d’info ni de photo !

  

* Leucoagarticus  mairei :  pas d’info ni de photo !

  

* Leucocoprinus subcretaceus :  peu d’info et pas de photo !

 Le genre Leucocoprinus regroupe de sujets graciles et fragiles  (comme les coprins !) dont le chapeau est fortement strié à la marge. Ce sont aussi  des champignons à lames blanches !!!

Ci dessous  photos de Leucoagaricus cretaceus. 

 








Le prochain article (ce sera l'avant dernier sur les toxiques), abordera les  genres  Lyophyllum, Macrolepiota, Mycena, Omphalotus, Paneolus, Paxillus et Pholiotina.





 

 

Ave les Amycos !

 




N'ayant pu  pour des raisons techniques, contacter et demander préalablement aux auteurs l'autorisation de publication des photos parues dans cet article,  je les remercie néanmoins chaleureusement  car je suis certain  qu'ils me pardonneront ce manquement élémentaire aux bonnes manières.



 




 

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